Saturday, August 31, 2019

Réponses d’un congolais aux contre-vérités du « Mémorandum de l’APARECO au Congrès des États-Unis d’Amérique, à l’Organisation des Nations Unies et à l’Union Africaine » écrit par M. Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba

Réponses d'un congolais aux contre-vérités du « Mémorandum de l'APARECO au Congrès des États-Unis d'Amérique, à l'Organisation des Nations Unies et à l'Union Africaine » écrit par M. Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba dit « Terminator1 » sur sa prétendue vérité sur la guerre de Minembwe.
Le monde entier en général, les congolais en particulier n'oublions pas si tôt l'étendue du gâchis du régime despotique de Mobutu sur la République Démocratique du Congo et sa population. Régime qui a été entièrement animé par l'auteur de ce mémorandum auquel nous voulons humblement répondre, en tant qu'un simple citoyen congolais de la société civile, militant des droits de l'homme.
La communauté tant nationale qu'internationale retiendront que le peuple congolais avait manqué son rendez-vous pour réécrire son histoire lors de sa Conférence Nationale Souveraine de 1990-1992 qui visait l'analyse de la situation chaotique dans laquelle ce régime l'avait plongé afin de trouver de solutions au « mal Zaïrois » qu'il incarnait. Bien que, les résolutions de ladite conférence n'ont pas été appliquées et imposées à tous, elles ont insidieusement conduit fort heureusement à l'inéluctable chute de l'homme à la « toque du léopard » et derechef de son idéologie du mobutisme nihilisant.
Monsieur Ngwanda ne digérera jamais cet écroulement dont ils ont eux-mêmes tissé l'effondrement, car lui et son maitre à penser n'avaient pas su lire les signes du temps comme lui-même l'a écris, n'ayant pas réalisé que leur modus operandi avait introduit le vers dans le bois qu'était le Zaïre. Il l'avait lui-même reconnu en ces mots : « je n'ai fait aucun commentaire sur ce chapitre très douloureux et très triste qui montre toute la décadence d'un système de pouvoir qui n'a pas tenu compte du développement des tares qui rongeaient inexorablement les racines et les fondements même de son essence et sa raison d'être. Tout ce que l'homme sème, il le récolte »2, dit la parole de Dieu avait conclu celui qui à un certain moment se faisait appeler ironiquement « le frère Honoré »3 sobriquet grotesque dissimulateur d'une scélératesse encline dans l'hème de son sang et des macabres mortifères qu'il infligeait aux congolais.
Le mémorandum de 32 pages, un tohubohu mixage des contre-vérités que d'aucuns qualifieraient « d'inconsciences volontaires » maléfiquement cousues, car Honoré connait bien le Congo et les congolais et vice-versa. Sans avoir la prétention d'écrire exhaustivement sur « le frère » dans notre missive nous allons relever quelques uns de ses perfidies et intoxications qui heureusement comme tout le monde le sait n'ont plus d'audience qu'à un infiniment petit groupe du peuple congolais.
1 Du nom de l'ancien acteur de cinéma Arnold Schwarzenegger qui était devenu gouverneur de la Californie.
2 Ngwanda, N. A., Ainsi sonne le glas! Les derniers jours du Marechal Mobutu, Ed. GIDEPPE, rue de Lisbonne, ISBN 2-9512000-2-1, PP. 336- 447, 1998, Paris.
3 Ainsi qu'il se faisait nommer pour faire croire qu'il est un inoffensif repenti au christianisme. Page 1 of 5
  
Dans son introduction Honoré insinue que le Congo a été endeuillé depuis 1996 pour chercher à faire porter aux Kadogos tous les maux du Congo qui durant ce « printemps congolais » avaient fait tressaillir l'Inamovible Maréchal Mobutu Sese Seko que le monde entier ne pouvait pas croire qu'un petit groupe de ces Jeunes gens venus de Kanihura4 pouvaient le faire fuir en réaction aà l'ultimatum de 7 jours que le Gouverneur du Sud-Kivu Monsieur Kyembwa Wa Lumona et son acolyte Lwabanji venaient de donner aux Banyamulenge afin de regagner disaient-il leur pays d'origine, le Rwanda. Ngwanda était conseiller spécial en matière de sécurité du Maréchal à l'époque. Cette insinuation n'est qu'un faux fuyant car les Congolais ont été chagrinés depuis belle lurette et surtout à partir de l'instauration du pouvoir dictatorial de Mobutu en 1965 jusqu'à son départ. Secret de polichinelle, c'est bien connu que ceci est à l'origine de son animosité envers tout ce qui a trait aux Tutsis d'où qu'ils soient. Le mensonge donne des fleurs, mais pas des fruits, dit un adage africain.
Pour ne citer quelques uns des massacres dans lesquels il a lui-même les mains imbibées du sang, Ngwanda est impliqué directement dans la fameuse opération « Lititi Mboka5 » qu'une brigade spéciale présidentielle, la DSP venue nuitamment de Kinshasa ayant égorgé une cinquantaine d'étudiants de l'Université de Lubumbashi dans la nuit du 11 au12/mai/1990 pour la simple raison qu'un étudiant avait soulevé la jupe d'une collègue à l'occurrence la fille de l'ancien Gouverneur du Shaba Monsieur Koyagialo originaire de l'Equateur de l'ethnie Ngwandi comme Mobutu et Nganda.
Ngwanda est compromis dans le massacre des chrétiens du 16/mars/1992 qui réclamaient la réouverture de la Conférence Nationale Souveraine. Oh mon Dieu à chaque fois que je vois ce nom, je me rappelle de cette matinée radieuse lorsqu'à la sortie de leurs églises, dans presque toutes les zones de Kinshasa, les chrétiens de tout les âges et sexe, avaient marchés pacifiquement pour demander que les travaux de la fameuse conférence continuent ses travaux. A l'époque Ngwanda était Ministre de la défense que la population de Kinshasa avait vite surnommé « Terminator » avait ordonné les militaires d'étouffer cette contestation qui pouvait dégénérer en troubles généralisés. Les chars de combats ont été utilisés ce jour là pour marcher sur ces pauvres qui n'avaient que les bibles sous les mains comme arme. Je n'oublierais jamais cette meute des militaires ne parlant ni lingala ni français qui nous ont tirés dessus avec des balles réelles à la 16eme rue de Limite sur le tronçon Hôpital Saint Joseph-échangeur, j'ai eu la vie sauve en escaladant l'enclos de près de 3 mètres de la FIKIN. Les kinoises et kinois venaient de réaliser que « l'Aigle de Kawele6 » vole plus bas et que la bave du crapaud pouvait l'atteindre. Allègrement, la chute aux enfers du malin venait d'être enclencher. Ce triste vécu est l'une de raisons qui me poussent à répondre a tes platitudes. Dieu merci de nous avoir sauve de la bouche de la fauve.
4 Village des Hauts plateaux du Sud-Kivu où vivent les Banyamulenge là que les balles de la guerre de 1996 ont sifflées pour la première fois.
5 Lititi Mboka est un ensemble des mots de code que le commando d'opération utilisait pour rattraper ses cibles. Code signalé au départ aux étudiants originaires de l'Equateur, afin qu'ils puissent répondre Mboka à la salutation Lititi à chaque fois que le commando le croissait. En lingala on peut le traduire littéralement « feuille du village ».
6 Autre sobriquet que les adorateurs du Mobutisme affublent le Maréchal. Page 2 of 5
 
Dans son mémorandum Monsieur Ngwanda évoque une histoire fallacieuse de l'acquisition de la nationalité congolaise que les Banyamulenge aurait acquis après que Barthelemy Bisengimana Rwema ait initié en 1971 une ordonnance présidentielle leur octroyant ce droit. Dans ce même chapitre il évoque également une lettre de contestation de la communauté rwandaise vivant au Nord-Kivu adressée au Secrétaire Général de Nations-Unies pour réagir contre les décisions de la loi n°81/002 du 29 juin 1981 leurs enjoignant de demander l'acquisition individuelle de cette nationalité. Un mélimélo de deux situations n'ayant aucun rapport avec les Banyamulenge, car ils n'étaient pas concernés ni de près, ni de loin par ladite ordonnance, comme par la lettre de contestation par les simples faits que le Banyamulenge ne sont pas d'abord du Nord-Kivu et ne sont pas non plus des refugiés de 1959 comme il cherche à le faire croire. Avec malices « Terminator » attribue les conflits du Grand Kivu de ces éléments isolés et qui ne concernent qu'une petite partie de la population.
Frère Honoré sans s'éreinter à t'expliquer ce que tu connais assez mieux que pas mal des gens de part le monde, voici quelques faits têtus que l'histoire en général et les kivutiens en particulier retiennent du Mobutisme que tu incarnais.
C'est dans le Sud-Kivu qu'une infime partie des rebelles Muleliste sous le commandement de Désiré Laurent Kabila avait érigé par malheur son sanctuaire et plus précisément à Hewa Bora. Cette rébellion fut confinée et a été défaite vers les années 1980 par des guerriers civils de ces mêmes Banyamulenge, pères et grand-pères de ces Kadogos de Kanihura dont tu vilipende aujourd'hui d'être des étrangers. Kabila lui- même dans sa marche allègre vers Kinshasa ne cache pas sa satisfaction de les avoir à ses cotés, car séances tenantes redisait-il à tout celui qui voulait l'entendre d'être confiant une fois avec eux tout en reconnaissant que n'y eut été la bravoure de leurs géniteurs Mobutu n'aurait pas régné durant 32 ans. « L'ingratitude grandit ceux qu'elle outrage » disait, Émile de Girardin
Dans son livre précité Ngwanda reconnait le principe que le Marechal chérissait de « divide ut imperes » et comment « il aimait souvent les confusions et qu'il prenait plaisir à les alimenter lui-même7 et a réagir instinctivement en dressant ses collaborateurs les uns contre les autres8 » probablement que, c'est par ce même reflexe qu'il avait divisé le grand Kivu en trois régions différentes alors qu'il n'était, ni la plus grande province, ni la plus peuplée du Zaïre. L'unité des peuples Kivutiens lui faisait peur assurément. Le malin y- avait-il vu par prémonition son « signe indien » ?
Faisant fi des écrits scientifiques Ngwanda situe l'arrivée des Banyamulenge au Congo en 1959, en faisant référence aux refugiés Tutsis rwandais fuyant l'abominable révolution des Hutu au Rwanda. Et, il cite le travail de mémoire du feu Tabazi Rugama (paix a son âme) de 1976 à l'ISP Bukavu comme seule source expliquant la justification de la migration et de l'appellation de Banyamulenge. Il ne fait aucune allusion aux travaux historiquement connus des éminents chercheurs tels que Weiss, Hiernaux etc... Ngwanda un intellectuel, philosophe de formation d'aucuns comprendront qu'il s'agit uniquement d'un caprice ou d'une
7 Op cit. P. 141 8 Idem. P. 149.
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mauvaise volonté due à une haine viscérale encline dans l'esprit d'un homme animé d'un vampirisme vindicatif et que simplement politique politicienne et science ne riment pas.. Le ridicule ne tue.
Dans la foulée de sa folie controuvée, monsieur Ngwanda fait liaison de cette fallacieuse situation de nationalité avec l'agression du Zaïre par les troupes rwandaises en 1996. Pure invention paranoïaque, car l'agression a été motivée par des raisons simples que l'on connait tous à savoir l'hébergement, l'entrainement et l'aide aux génocidaires hutus qui voulaient envahir le Rwanda afin de terminer leur sale besogne d'extermination des Tutsis.
Dans sa fiction rigoleuse Ngwanda évoque également que les archives nationales de la Présidence et des grandes villes de la de la République Démocratique du Congo ainsi que celles du Centre national d'identification ont été systématiquement pillés et emportées à Kigali et que les autorités rwandaises se servent de ces documents précieux de référence pour fabriquer des nouvelles pièces d'identités aux noms et aux références ethniques congolais en faveur des populations rwandaises pour leurs immigrations aux USA. Comment tel mensonge peut-il apparaitre dans un document adressé à des instances aussi supérieures telles que l'ONU, UA et le Congrès des Etats-Unis? S'agit-il d'une amnésie? A la connaissance du monde entier le Rwanda n'encourage nullement pas sa population à immigrer. Au contraire ! Par ailleurs, le monde entier le sait aussi que les Banyamulenge rescapés du génocide a Gatumba en 2004 beaucoup d'entre-eux ont été pour la plupart aidés par les agences de l'ONU pour immigrer vers les Etats-Unis en tant que. Honte bue, Honoré doit avoir perdu le Nord.
Dans son exposé encore sieur Ngwanda trompe que des rivières ou des collines ne sont jamais éponymes des tribus ou des ethnies, mais le super conseiller de Mobutu ne nous montre pas nulle part dans la constitution zaïroise une loi stipulant sur la dénomination d'une telle ethnie ou telle autre ethnie. Toutes les ethnies sont libres de prendre les noms qu'ils préfèrent au gré des vagues de leur histoire. Nonobstant, nous considérons que les Bavira sont ainsi appelés parce qu'ils sont natifs d'Uvira, les Babwari d'Ubwari, les Bateke du Plateau de Bateke etc... Lorsqu'il s'agit de Banyamulenge ça devient un sacrilège.
Dans son dernier chapitre, Ngwanda prétend que le conflit de Minembwe est devenu plus corsé lorsque les Banyamulenge ont créé non seulement une prétendue ethnie congolaise «Banyamulenge», mais aussi un territoire « Minembwe » constitué des terres arrachées aux ethnies congolaises propriétaires séculaires. Une déclaration de quoi faire parler un sourd-muet, car, dénuée de tout fondement. En effet, c'est bien connu que les conflits interethniques et/ou intercommunautaires ne datent pas de 2019, ils sont plus lointains et trouvent ses fondements beaucoup plus dans les inégalités socio-économiques et les différences culturelles. De plus, dans sa tanière parisienne Ngwanda aurait-il perdu la notion de dénominations des entités administratives congolaises ou c'est son venin haineux qui lui fait dire des niaiseries ? Minembwe n'est pas un territoire. C'est une commune, de surcroit rurale créée en 2013 parmi tant d'autres conformément à la constitution de 2006 au sujet la décentralisation de la RDC. La commune n'est pas habitée par les seuls Banyamulenge. Les Bambembe, Banyitu, Bafulero y habitent et très nombreux. Elle se trouve à plus de 200 kilomètres du Rwanda du Rwanda. Faire croire à l'opinion tant nationale qu'internationale que le Rwanda veut annexer le Sud et le Nord-Kivu à partir de cette commune
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non urbanisée par ailleurs, alors que Bukavu et Goma sont à quelques millimètres est loin d'être une intoxication, mais un conte des fées infantilisant.
Chat échaudé Terminator voit du rouge partout. Au lieu, de mener à bien son asile doré, pour avoir lui et son clan, saigné à blanc le zaïre, il s'adonne aux illusions cauchemardesques nourrissant des desseins satanés, démagogiques pratiquement en désuétude voulant faire prévaloir leur survivance politique nuageuse. Fait ton deuil Monsieur Nzambo Ka Atumba, le Mobutisme est mort, enterre la hache de guerre car, sa résurrection n'est pas inscrite nulle part. Condoléances les plus émues !
Cher grand « frère Honoré » la génération actuelle des congolais a besoin de dignité, de liberté et surtout de vire décemment. Pouvez-vous s'il vous plait la laisser tranquille afin qu'elle puisse prendre en mains son destin ? Le changement positif n'est pas le lot des führers, car Yahvé abhorre les malins.
Cordialement
Fait à Bukavu ce 31/08/2019
Par M. Rumenge Nt. Alain
Militant de la Lutte pour le droit de l'Homme (LDH)
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Saturday, July 6, 2019

LE GÉNÉRAL TANGO FORT PROMET LA PAIX À MINEMBWE

Minembwe le 6 Juillet 2019

Les 5 généraux arrivés à Minembwe, ils sont rentrés ce samedi matin. 
Avant de partir le chef d'état major général adjoint chargé des opérations et renseignements, Gabriel Amisi tango fort a présenté aux notables des communautés différentes, le nouveau commandant des opérations axe Minembwe qui remplace l'ancien colonel Katembo.
Tango fort se dit déterminer à ramener la paix et la stabilité à Minembwe. 
Il y'a probabilité de permutation au sein des Fardc selon les propos de son communicateur. 
Le général major pense également mobiliser la hiérarchie pour une assistance humanitaire aux déplacés. 


Ghislain Bafunyembaka

Monday, July 1, 2019

RAPPORT SUR LA SITUATION CATASTROPHIQUE À MINEMBWE


MISE AU POINT DE LA COMMUNAUTE BANYAMULENGE
Nous avons suivi avec stupéfaction les déclarations incendiaires qui ont été faites avant-hier et hier, contenues dans les cahiers de charges de certaines communautés dans la salle de conférence de l'hôtel Safari Lodge sise en mairie d'Uvira.
Ces déclarations qui ont duré pendant plusieurs heures ne sont autre chose que de l' intimidations et la provocation soulevant des questions dépassées surannées, des débats d'Il ya plusieurs décennies et qui ne cadrent pas avec cette rencontre de dialogue intercommunautaire sur la paix et la sécurité en territoires d'Uvira, Fizi et secteur d'Itombwe/Mwenga.
Sans Vouloir y répondre, nous tenons néanmoins à fixer l'opinion sur certains mensonges et contre-vérités qu'on ne saurait passer sous silence.
Mais avant cela pouvons -nous dire à nos collègues des autres communautés que personne n'ayant le monopole de la violence verbale, nous avons le devoir de choisir ses mots chacun.

1. Ils'agitlonguementdelanationalité
Nous voulons seulement qu'il soit retenu que fausser intentionnellement l'histoire ne peut rien changer sur la question.
Nous ne sommes pas ici pour demander ou négocier la nationalité Encore que personne dans cette salle n'a le droit de la donner même si personne ne la demande. Pour votre information, les Banyamulenge sont des congolais de fait et de droit.

2. Il été question de la violence et de la criminalité.

A ce sujet, la communauté Banyamulenge ne va pas donner la liste de ses membres tués par les groupes armés et bandits de communautés voisines parce qu'on n'aurait pas le temps nécessaire ni suffisamment des pages pour les contenir .C'est plusieurs centaines et peut être à ce jour ils se comptent en milliers.
Ce qu'il convient de retenir est que toutes ces personnes ne se sont pas suicidées, elles ne sont pas mortes des maladies mais bel et bien tuées par d'autres. Pour la plupart des cas nous connaissons qui les ont tuées. Par exemple ceux qui ont été tuées à Baraka ,à Lueba et à Abela et dont les enfants et les femmes emmenés captifs en Tanzanie, nous avons tous les détails ;les 7 agents de l'ONG EBENEZER égorgés entre Baraka et Fizi dernièrement après avoir sorti et épargné leurs collègues qui étaient membres des autres communautés, l'auteur de ces crimes nous le connaissons .On peut aller jusqu'aux 26 élèveurs Banayamulenge tués dans les pâturages de moyens plateaux de

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Matanganika ( secteur de Ngandja ) en mars dernier jusqu'à ceux tués cette dernière semaine de juin 2019 .
Des milliers des vaches pillées sont vendues dans les marchés administrés en plein jour et d'autres gardées dans les fermes des personnes identifiées. Il est donc honteux que nous soyons entrain de rivaliser sur le nombre de nos morts, des veuves et orphelins même s'ils sont plus nombreux chez les Banyamulenge que ceux des autres communautés réunies. Pourtant c'est la communauté largement minoritaire par rapport au bloc de quatre autres.
Mais, sommes-nous réunis ici pour cela ?
Nous sommes ici, pensions-nous, pour réfléchir ensemble sur comment éviter ces tueries à ceux qui sont encore vivants.

3. DugroupementdeBijombo

D'abord personne n'a contesté l'appartenance du Groupement de Bijombo à la chefferie des Bavira. C'est hors sujet. Le problème est ailleurs. La gestion ou l'administration du groupement.
Ensuite, ceux qui contestent la signature du Mwamia des Bavira sur sa lettre du 23 octobre 1969 alors que c'est leur administration qui l'a remise à monsieur Sebasonera Obed, savent pourquoi. C'est ici la ruse.
Enfin, on a beaucoup parler de l'hypocrisie, en voici le cas :De 7 groupements qui composent la chefferie des Bavira, seules quatre sont dirigés par la famille régnante des Banyalenge. Un est dirigé par un Fuliru, un autre par un Bembe. Mais lorsqu'il s'agit d'un Munyamulenge, on lève le bouclier qu'il faut un membre de la famille régnante sachant qu'il n'y en a pas un seul dans les hauts plateaux.
De quoi parlons-nous alors ?
Cette loi par rapport à la coutume ne s'applique que lorsqu'il s'agit des Banyamulenge. Que fait-on de la chefferie de la plaine de la Ruzizi ?. Il n'y existe pas de coutume ou de la famille régnante ?
4.De la commune de Minembwe.
L'on peut revenir sur deux choses parmi tant d'autres :
- La commune est créée avec plusieurs autres à travers le pays, Il ya en d'autres qui sont déjà opérationnelles. Les villes d'Uvira, de Baraka et Kamituga créées dans les mêmes conditions, par la même autorité, tout le monde est content et rien à dire. Tout va bien, seule la commune de Minembwe pose problèmes ! C'est un alibi.

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- La commune de Minembwe n'existait pas encore en 2017, mais des villages entiers ont été incendiés et complètement détruits. Donc ce qui fâche est que la commune rurale de Minembwe a pour siège Minembwe avec un animateur membre de la communauté Banyamulenge.
Pourquoi et comment cette haine et intolérance ne gênent-elles pas les communautés voisines des Banyamulenge ?
5. Au sujet des groupes armés locaux.
Nous avons entendu parler de la culture de détenir les armes à feu, d'être sanguinaires, des tueurs et des massacreurs des autres communautés.
Voici la vérité chers collègues participants. Que ce soit en termes du nombre des groupes armés, ou le nombre d'éléments de chaque groupe armé, que ce soit l'âge des groupes armés, il n'y a pas de comparaison entre la communauté Banyamulenge et les communautés voisines, exceptés les Vira.
Vous ne connaissez pas probablement le nombre des maimai, tellement ils sont nombreux. A titre d'exemple : Groupes armés Yakutumba, Aoci, Ebuela, Mulumba,Gashumba,Mushombe . On peut aller jusqu'à Zabuloni, Bidalira, Malandula,Poroto, Ndalo, Mushubazi ect...
Si le Groupe armé Gumino est né en 2006, encore qu'il a accepté l'intégration, les maimai existent depuis 1964. Pendant ces 55 ans les Banyamulenge ont été les victimes privilégiées des tueries, des massacres et des pillages systématiques de leurs bétails. On assiste aux pyromanes sapeurs-pompiers.
Peut-on citer un groupe armé affilié à la communauté Banyamulenge depuis 1964 jusqu'en 2006 ? Qui sont les premiers à s'armer entre Banayamulenge et les autres communautés ?
Qui sont les grands terroristes de Fizi, Uvira et Itombwe ?
6. Au sujet des groupes armés étrangers.
Chaque groupe armé local a son groupe armé étranger allié.
Toutes les traversées de ces groupes armés sont facilitées par les membres des groupes
armés locaux et leurs donnent des refuges en milieux forestiers. Les pirogues qui
accostent à Baraka, Lueba ou traversent la Ruzizi qui les reçoit ?
Tous les maimai actifs dans nos trois territoires (Uvira, Fizi et Mwenga) sont aujourd'hui
alliés aux groupes armés burundais et rwandais. Ce n'est un secret pour personne.
7. Fausses accusations à l'endroit des chefs traditionnels et leaders Banyamulenge.
Nous avons suivi avec attention toutes les attaques de nos chefs traditionnels et de nos leaders à tous les niveaux.
Nous récusons et réfutons avec la dernière énergie tous les mensonges, les attaques, les méchancetés, les montages sur la personne du chef Sebasonera Obed, Chef Mitabu Sekidanga,

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Chef Muhire Meshac, Chef Maguru, Chef Karojo, Honorable Moise Nyarugabo, et Excellence Azarias Ruberwa.
Il est curieux de voir toutes les communautés qui nous ont demandé de respecter leurs chefs, leurs autorités se donnent le droit de jeter
les nôtres en pâture, les insulter, les humilier comme des malfrats.
Ce que vous voulez qu'on fasse pour vous faites le de même pour les autres.
Pensez-vous vraiment que la communauté Banyamulenge n'a rien à dire sur toutes vos personnalités à tous les niveaux ?
Cependant, tout en ayant des pages d'histoire lointaine et récente sur toutes ces personnes et bien d'autres, la communauté Banyamulenge refuse de tomber dans le piège, elle est ici pour la paix et non la guerre.
La communauté Banyamulenge est prête à tourner la page, faire dos au passé, travailler pour l'avenir. Mais cela n'est possible qu'ensemble dans la tolérance, l'acceptation mutuelle, condition de vivre ensemble.
En conclusion, malgré toutes les attaques de toute part, la communauté Banyamulenge offre un dialogue permanent harmonisé tout différends entre nos communautés.

VOICI CI-BAS LES VILLAGES DE LA COMMUNAUTE BANAYAMULENGE INCENDIES PAR LES Mai Mai -RED Tabara avec complicité du col. Katembo envoyé par le gouvernement à Minembwe:
                       
1) Ngoma,
2) Kanogo ;
3) Kamombo ;
4) Kitasha 2;
5) Mikalati 2 ;
6) Mutenja ;
7) Kabara 1 et 2
8) Kakangara ;
9) Timbyangoma ;
10) Gahwera ;
11) Gaseke ;
12) Kivumu 2 ;
13) Rudabagiza ;
14) Irumba ;
15) Biziba 1 et 2 ;
16) Kasologotchi ;
17) Kabingo ;
18) Kakangara 19)ruganirwa ;
20) Ruhemba ;
21) Nyamiringa ;
22) Nyamulombwa ;
23) Tulambo ;
24) Uwimbogo ;
25) Rushasha ;
26) Nkango ;
27) Nazareth ;
28) Bijanda ;
29) Gashasha ;
30) Kidasi ;
31) Kalingi ;
32) Kalingi bijumba ;
33) Lwiko ;
34) Rubemba ;
35) Kalingi bethel/36)mashamba ;
37) Monyi ;
38) Karongozi ;
39) Rutigita ;
40) Mashya ;
41) Kabingo 1,2et 3 ;
42) Rubibi ;
43) Gihuha ;
44) Mukumba ;
45) Rubarati ;
46) Kanono ;
47) Kuwagahura ;
48) Gatoki ;
49) Mbundamo ;
50) Gashararo ;
51) Tchanzovu ;
52) Mugogo ;
53) Murambya ;
54) Kanogo ;
55) Masoro ;
56) Kagogo ;
57) Kirumba ;
58) Kajoka ;
59) Gongwa ;
60) Gahuna ;
61) Bikuba ;
62) Bikuba ;
63) Bakura ;
64) Itara.
65)Bugogoma,
66)Rwitsankuku,
67)Ngoma,
68)Kabembwe,
69)Mugono,
70)Rutabura

Le seul crime c'est uniquement être Banyamulenge! 

Sunday, June 30, 2019

THOUSANDS of COWS of Banyamulenge Looted in Mibunda

Minembwe June 29. 2019


Over 500 cows belonging to Banyamulenge people have been looted by the Mayi Mayi militias in Mibunda this Saturday June 29th, 2019. 

While the Mayi Mayi war against Banyamulenge is still going on in Minembwe, the local defence with the support of some FARDC elements under col Simeon have managed to push them outside the Minembwe perimeters. The Mayi miliciens who had been secretly getting the support of col. Katembo, a government military officer, had gained momentum and swiftly conquered many villages burning all of them including all livestock's of Banyamulenge people in Minembwe. They burned the villages of Irumba, Biziba, Monyi, Rutigita, Kabingo etc. All inhabitants of the above villages and many more fled to the nearest villages of Runundu and ILundu. 

The Mayi Mayi gained support not only from some government military officials such col Katembo, but also from Red Tabara, a Burundian armed group operating freely in Congo. 

It's important to mention that this time around all the miliciens from the 3 neighboring tribes namely Bafulero, Nyindu and Babembe have made a coalition of evil to attack Banyamulenge and burn all their villages from Rurambo to Rugezi. In other words, all Mulenge land. Sadly, they have almost succeeded as at least 90% of all Mulenge villages have been burned and completely destroyed. 

As a result, the Mulenge populace have been forced to flee into refugees camps in neighboring countries. 

This is the second month since the war broke down, but non real government intervention has been done. 

Sadly, even no single international humanitarian organization has dared to bring help to this desperate population who have been living outside, with no shelter and food. 


What is even more disturbing is the indifference of MONUSCO before such suffering population. Monusco has air planes but has purposely refused to transport the food for these internally displaced refugees in such an isolated area where there is no other means of transportation. 


For decades, the Banyamulenge people in the Mulenge region have been subjected to extreme form of discrimination, abuse and xenophobia from their own government usually through their neighboring ethnic groups. They had been restricted access to many basic government services, not to mention infrastructure. The government since independence has supported, promoted and some time initiated actes of violence either through state military forces or ethnic armed groups whose intentions were to destabilize Banyamulenge until they abandon their land and country, which in their views does not belong to Banyamulenge. As a result, these constant threats, abuse, killings and looting of their flocks, and burning of their centuries built villages a great number of people have fled and abandoned their home land of Mulenge. Although But it is becoming impossible to keep a lid on the catalogue of events there. Violence, torture and extrajudicial killings are all part of the region's recent narrative.


It's time that Banyamulenge people rethink about their future and destiny in Mulenge.


Journal Minembwe 

A. H. M

TCHISEKEDI promets des Opérations Militaires à Minembwe

RDC :
Le 30 Juin, 2019 

À l'occasion de la commémoration du 59e Anniversaire de l'independence de la RDCONGO, le président Félix Tshisekedi annonce " les opérations militaires de grande envergure à Djugu, Mahagi et Minembwe". 


Alors que deux mois viennent de passer pendant que des attaques régulières de milices mayi Mayi contre la population Banyamulenge à Minembwe se déroulent, les villages brûlés et les vaches tuées sauvagement, finalement Félix Tshisekedi sort de son silence et revient de ses voyages incessants pour annoncer le début des opérations « de grande envergure » dans les territoires de Djugu et Mahagi (Ituri) et Minembwe (Sud-Kivu » pour lutter contre l'insécurité.

Cette déclaration est jugée par plusieurs personnes à Minembwe comme étant  extrêmement insignifiante et contradictoire d'autant plus que ses insécurités sont bel et bien alimentées et entre tenues par le gouvernement Congolais qui à travers certains officiers militaires collaborent directement avec les miliciens Mayi Mayi. 
À titre d'exemple le colonel Katembo a été pris mains dans les poches entre de non seulement approvisionner en armes aux miliciens Mayi Mayi qu'il était sensé combattre, mais aussi commander même la guerre à leur faveur. Incroyable, mais très vrai! Quand d'autres militaires ont vu clairement ce que le colonel faisait, il a opté à les tirer. Ainsi, les militaires du gouvernement qui n'avaient pas les consignes de trahir la population de Minembwe se sont vu faire face à leur commandant. 
C'est pourquoi on se demande si réellement le Président Tchilombo peut même avoir le courage, sauf hypocrisie de dire aux Banyamulenges comme il a dit aux gens d'Ituri que 
« Le dernier cas de résurgence d'insécurité en Ituri m'affecte profondément. Car il constitue un grand recul en matière de pacification."  C'est effectivement quand il a dit qu'il vient " d'ordonner à nos forces armées de mener des opérations de grande envergure dans les territoires de Djugu et Mahagi. Ces opérations vont s'étendre à Minembwe, dans le Sud-Kivu, pour mettre définitivement fin aux aventures de tous les hors-la-loi qui endeuillent nos populations et sèment la désolation dans notre pays », a t-il déclaré dans son message à l'occasion du 59e anniversaire de l'indépendance du Congo. 

Il convient de souligner ici que la population Banyamulenge a été victimes de plusieurs épisodes d'attaques de leurs voisins avec complicité du gouvernement depuis 1964 juste après l'independe ces et les atrocités ne font que augmenter. 

L'augmentation de la xénophobie 

Les sentiments anti-Tutsis au Congo sont à une montée extrêmement grave. Le tribalisme est devenu une chose absolument acceptable surtout quand les victimes sont des Tutsis. La classe dirigeante actuelle est majoritairement composée par les extrémistes et tribalistes. Cette haine est même exportée vers Ituri contre le Hema. 
Les violences armées ont resurgi, en avril dernier, dans le territoire de Djugu. L'armée a identifié un certain « Ngudjolo » comme le chef de la milice dont les hommes opèrent dans plusieurs localités de Djugu et dans la chefferie de Mokambo, en territoire de Mahagi. Ici les miliciens Mayi Mayi tuent impunément les Hemas confondus aux Tutsis Congolais. 
Au fait, le future des Tutsis Congolais, notamment les Banyamulenge au Sud Kivu,  les Banyamasisi/Banyejomba au Nord Kivu et les Bahema d'Ituri est terriblement sombre et incertain. 

À moins que quelque chose de très radical se face, ces peuples sont en danger d'extermination. 

A. H. M 

Tuesday, June 18, 2019

CRI D’ALERTE AU RISQUE D’U GENOCIDE A MULENGE


Minembwe le 18, Juin 2019, 

La guerre de Milices Mai Mai  contre Banyamulenge continue Jusqu'à 
BIBOGOBOGO dans le  TERRITOIRE de FIZI au SUD-KIVU en RDC. 

Depuis le 12 Juin 2019, les attaques de Mai Mai en coalition avec Red Tabara ( les rebelles Burundais de Mr. Alexis Sinduhije) se sont avancés de Minembwe à Bibogobogo et leurs cibles c'est toujours la population civiles Banyamulenge. Ces deux groupes rebelles se sont coalisés afin d'exterminer systématiquement la population Banyamulenge vivant dans les hauts Plateaux d'Itombwe. 

Selon les informations recueillies par le journal Minembwe, les Mai Mai composés majoritairement des hommes de tribus Bafulero, Babembe et Banyindu ont planifié le genocide contre les Banyamulenge depuis les quatre dernières années. 
Leur objectif est de faire en sorte que Mulenge, c'est à dire la région du haut et moyen plateau qui consiste à une terre natale des Banyamulenge soit complètement détruite et inhabitable par les Banyamulenge. En d'autres termes chasser les abanyamurenge chez eux et les exterminer si possible. 
Ils ont réussi à incendier presque 98% des villages des Banyamulenge de Gatanga jusqu'à Biziba. 
Comme cela n'était pas, ils comment aussi à faire la même besogne dans les moyens plateaux de Fizi ( Bibogobogo depuis une semaine où ils ont déjà brûlés deux Villages dont Kabembwe et Rutabura. 
Présentement, tous les habitants de ces villages suivants sont dans des brousses fuyant leur assaillants. Il s'agit des villages suivants:

1. Mugorore I, 

2. Mugorore II, 

3. Kabembwe, 

4. Mugono, 

5. Lutabura  et

6. Nyagisozi ,

Il est important de souligner que dans toutes ces attaques l'armée nationale ( FARDC) a complètement abandonné la population Banyamulenge et même contribuer à renforcer la capacité des milices Mai Mai dans certains coins de Mulenge. 
Non seulement le gouvernement Congolais abandonne la population Banyamulenge, mais aussi la MONUSCO ( force ONUSIENNE a décidé de fermer leurs yeux à l'égard de Banyamulenge sachant très bien que le risque d'un genocide est très probable. 

Seul Dieu pourra stopper le genocide bien planifié et en cours d'execution. 

Pour le Journal Minembwe 

M. A

Saturday, May 18, 2019

DÉNONCIATION DU PLAN D'EXTERMINATION DE LA COMMUNAUTE BANYAMULENGE P

DÉNONCIATION DU PLAN D'EXTERMINATION DE LA COMMUNAUTE BANYAMULENGE PAR LA COALITION DES COMMUNAUTES DE BABEMBE, BAFULIRU ET BANYINDU, LES FDLR RWANDAIS ET LES ELEMENTS DU RED-TABARA DU BURUNDI DANS LES TERRITOIRES DE FIZI, MWENGA ET UVIRA, AU SUD-KIVU EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


En ce moment même où nous rédigeons cet article, presque tous les villages des Banyamulenge situés en Territoire d'Uvira ont été complétement incendiés par les membres des groupes Mayi Mayi Bafuliru en 2018. 

En mars 2019 les milliers des troupeaux des vaches de Banyamulenge qui se trouvaient aux patûrages à Lulenge, en Territoire de Fizi ont été razziés par la coalition des groupes armés Mayi Mayi Bafuliru et Banyindu et plusieurs dizaines des personnes tuées.

 Actuellement même, depuis une semaine, profitant de l'assassinat d'un chef Munyindu par un certain Semahurungure, membre du groupe armé accusé à tort par les membres des Communautés précitées d'être membre d'un groupe armé d'obédience Banyamulenge, mais qui, en réalité, agit à son propre compte et ses intérêts inavoués, la coalition des groupes armés issus de ces communautés mélangés aux FDLR et aux éléments de RD-Tabara du rebelle burundais Nzabampema se sont mis à attaquer tous les villages de Banyamulenge situés en Territoires de Fizi et de Mwenga les mettant à feu et à sang comme si cet acte ignoble d'assassinat est le fait de tous les Banyamulenge.

Nous dénonçons et fustigeons avec la dernière énergie cet acte d'assassinat comme digne de sanction appropriée pour son auteur. Mais aussi nous dénonçons ces attaques barbares orchestrés injustement contre la population innocente de Banyamulenge par la coalition Babembe, Bafuliru et Banyindu, les FDLR et les membres de RED-Tabara, lesquelles attaques rélèvent d'un complot de haut niveau munitieusement mûri pour vouer la Communauté Banyamulenge à l'extemination de leur milieu d'origine.

En effet, les faits révélateurs de l'existence de ce plan maccabre sont les différentes lettres issues de la Communautés Babembe à notre disposition que nous esseyerons de souligner brièvement leur objet; mais aussi les actes d'attaques qui ont endeuillé la Communauté Banyamulenge à Ndondo en Territoire d'Uvira et à Lulenge en Territoire de Fizi; sans parler des messages audios et videos émanant de ces Communauté appelant à la haine et à l'extermination des Banyamulenge en les accusant faussément être des étrangers Rwandais.

Sans mentionner toutes les lettres et écrits de ce genre dans cet article, en voici certains révélateurs de l'existence de ce projet maccabre actuellement en exécution:

1) La pétition du 10/02/2011 de la Communauté Babembe de Fizi au Président de la République portant *refus de l'érection du Village de Minembwe en Commune rurale dans le Territoire de Fizi*: Dans cette pétition, les redacteurs affirment que l'érection de Minembwe en Commune rurale pourra provoquer et alimenter des conflits fratricides interminables entre Chef Coutumiers dépouillés de leurs pouvoirs légaux (voir point 9 de la pétition). Malheusement, le conflit actuel n'oppose pas les Chefs Coutumiers comme les prétendent faussément les pétionnaires, mais il oppose les Bambembe aux infortunés Banyamulenge qui, selon eux, ne doivent pas avoir une entité administrative autonome sur le sol de leurs ancêtres;
2) Le communiqué non daté émanant de la diaspora M'Mbondo pour une contribution allant de 100 $ à 5 $ pour soutenir leurs fils qui vivent dans la forêt dans l'ojectif de défendre leurs terres contre la spoliation par les étrangers des pays voisins et d'ailleurs dans le monde. Dans cet écrit, il est clairement dit que le but de la contribution est d'aider leurs fils d'empêcher le plan des Rwandais de spolier les terres que leur ont légué leurs aïeux en Territoire de Fizi. Et ces soi-disant Rwandais sont les Banyamulenge, parce qu'il est extrêmément difficile à un Mubembe de reconnaître la qualité de Congolais d'un Munyamulenge;
3) La lettre no Réf. 015/C.G./LIRJM/2019 du 13/04/2019 de la Ligue de Réfléxion des Jeunes M'Mbondo sur le déchargement faussément allégué des effets militaires à Minembwe en Territoire de Fizi en provenance du Rwanda et du Kenya. Cette lettre est la preuve d'un plan mûri de faire toute Communauté Banyamulenge la bête noire à abattre du fait qu'elle prépare une guerre d'occupation du pays par les étrangers sinon de sa balkanisation;
4) La déclaration du 7/04/2019 de l'affaire Minembwe Commune rurale de la Communauté estudiantine M'Mbondo du Nord-Kivu. Dans cette déclaration, ses rédacteurs dénocent l'érection de Minembwe en Commune rurale comme une cause des conflits communautaires qui aboutira au bain de sang à l'instar de celui connu à Yumbi en 2017; enfin parlons de
5) La lettre no 002/03/2019 du 12/03/2019 de Emo M'mbondo Cape Town au Président de la République. Dans cette lettre, les Banyamulenge sont dénoncés comme étant des Rwandais étrangers qui ont été logés par les Bambembe, qu'ils les ont même instruits et appris à vivre avec les voisins. Et que par conséquent l'érection de Minembwe en Commune rurale est une atteinte au droit au sol ancestral des Babembe pour lequel ils doivent lutter.

A l'heure où nous rédigeons ces quelques lignes, plusieurs villages de Banyamulenge des Territoires de Fizi et de Mwenga ont été incendiés par la coalition des Communautés de Babembe, Bafuliru et Banyindu et les groupes étrangers précités, les personnes innocentes tuées et d'autres errant dans les brousses ne sachant où aller, car ils sont encerclés par leurs bourreaux qui ont juré de les exterminer pour des raisons simplement ethniques, parce ni l'érection de Minembwe en Commune rurale ni même la qualité de Congolais de Banyamulenge, accusés faussément être des Rwandais par leurs bourreaux ne devraient pas être un motif d'extermination de toute une Communauté.

Avant de parler de la qualité de Congolais des Banyamulenge au Congo, terre incontestée de leurs ancêtres, signalons en passant que la décision d'ériger Minembwe en Commune rurale n'a pas éte prise comme une faveur administrative accordée  aux seuls Banyamulenge, du fait que Minembwe est habité par toutes ces Communautés qui sont déterminés à génocider les Banyamulenge.

Mais aussi, plusieurs autres entités territoriales ont été érigées en Villes ou Communes à Fizi, Uvira et à Mwenga, selon la décision de l'autorité compétente. C'est le cas de d'Uvira, Kamituka et Baraka qui ont été érigés en Villes, tandis que Sange, Kamanyola, Kuvungi (en Territoire d'Uvira) et Swima, Fizi-Centre, Lulimba, Misisi et Minembwe (en Territoire de Fizi) ont été érigés en Communes. Vous remarquerez avec moi que la contestation de l'érection de Minembwe en  Commune rurale est une question purement ethnique, car les avantages de cette Commune ne seront pas l'apanage de cette seule Communauté de Banyamulenge.


 *Quid de la qualité de Congolais de Banyamulenge?*

Cette question ne devrait pas être posée parce qu'à aucune époque de l'histoire du Congo, cette qualité n'a pas été contestée aux Banyamulenge sur le plan juridique.

En effet, que ce soit la Constitution de Lualuabourg de 1964 ou celle de la Deuxième Répliblique de du 14 juin 1967, elles n'avaient jamais méconnu cette qualité au peuple Banyamulenge du simple fait qu'ils étaient matériellement établis au Congo avant même le Partage de l'Afrique en 1885 et par conséquent l'occupation du Congo par le roi Léopold II et sa colonisation effective par la Belgique en 1908.

Ceci nous amène à l'histoire de peuplement des Territoires de Fizi, Mwenga et Uvira où suite à la haine ethnique la qualité *d'autochtonie* de Banyamulenge est souvent contestée par leurs compatriotes Congolais desdits territores, les qualifiant faussément *d'allochtones* pour des raisons égoïstes et ethniques.

*II. L'histoire de peuplement du Territoire de Fizi*.
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D'après l'histoire de la RDC en général et du Territoire de Fizi en particulier, les premiers occupants de ce territoire sont les *pygmées*. Ceux-ci y seront chassés ou mélés aux *Bwari, Zoba et Masanze* qui se seraient établis dans ce territoire, et particulièrement sur le littoral du lac Tanganyika vers le 16ème siècle. L'arrivée des Babembe dans ce territoire date de la deuxième moitié du 17ème siècle, et pour laplupart à partir de la colonisation à travers la politique de glissement et d'étalement qui consistait à peupler les entités territoriales les moins peuplées par les populations des parties du pays ou des pays les plus peuplés dans le cadre de leur développement économique. C'est ainsi que la majeure partie de Babembe vivant actuellement en Territoire de Fizi, ont été transféréd par le colonisateur en provenance de la  forêt d'Itombwe qui représentait un intérêt économique de moindre importance par rapport au litoral du la lac Tanganika voire même a la grande partie du Territoire de Fizi, favorable à l'agriculture du café et d'autres plantes d'intéret économique tels le palmier à huile et le manioc pour l'alimentation humaine.

Ceci étant, et tel que nous allons les démontrer à partir des faits historiques concrets, certaines familles de Banyamulenge se sont installés à Fizi, avant même la colonisation effective du Congo par la Belgique en 1908, et par voie de conséquence avant ces Babembe transplantés d'Itombwe à Fizi pour le besoin de l'agriculure. C'est notamment le cas de la famille du chef Muhasha Ruhirimbura, appelé par les Belges Moasha (voir l'Arrêté no 15 du 06 août 1937 qui le consacre chef de LA colline de Kungwe du Groupement Balala-Nord dit MBalala à cette époque) et d'autres familles dépendantes, ainsi que la famille du chef Rutambwe dit Lutambwe dans le même Arrêté, chef de la colline coutumière de Lulimba en Groupement Basimuniaka.

*Quid de l'implatation des Banyamulenge, dits Banaruanda à l'époque dans cette partie du pays?*

Nous sommes en 1890 lors de la guerre de Batetela (cfr livre du Prof Ndayuwel Enzime sur _La politique générale du Congo_, que le patriarche Muhasha Ruhirimbura quitta Katimuka au niveau de la source de la rivière Mulongwe, dans l'actuel Groupement de Kabindula en Territoire d'Uvira, après y avoir subi des attaques guerrières répétées qui ont emporté son fils ainé Rugirira et une partie de son troupeau de vaches, pour s'intaller provisoirement à Nyamara, Territoire de Fizi, dans l'actuel Groupement de Balala-Nord. Après un court séjour à Nyamara, il va pénétrer dans la forêt de Mihanga en aval de Katongo pour parvenir à Kilumbi sous la conduite des pygmées comme éclaireurs. L'histoire orale nous apprend qu'il aurait glissé de Nyamara à Mutambala à la recherche des vivres pour sa famille, car à cette époque les hauts- plateaux n'étaient habités, donc occupés par qui que ce soit, à part les pygmées qui y vivaient de la chasse et de la cueillette. Néanmoins, ses troupeaux de vaches restèrent à Ngoma et Gatongo qu'il exploita comme domaine coutumier d'élevage. A Mutambala, il va conclure le *pacte de sang* avec les Babembe du clan Balala, sous-clan Balinda de Kilumbi. Et la colline de Kungwe lui fut reconnu comme domaine coutumer d'exercice du pouvoir traditionnel. Et conformément au Décret du 05 décembre 1933 sur le circonscriptions coutumières, la colline de Kungwe se trouve dans le Groupement Mbalala qui deviendra plus tard Balala-Nord. L'Arêté no 15 du 06 août 1937 le consacra chef coutumier de Village de Kungwe le même jour que les chefs Babembe dont les noms sont repris sur cet arrêté.

Dans la liste nous y trouvons aussi le nom de chef coutumier Lutambwe de Lutabula. Ceci pour dire que les Babembe ne sont pas plus autochtones ni à Fizi ni à Itombwe que les Banyamulenge tel que nous allons le démontrer dans la suite.

*III. A Itombwe en Territoire de Mwenga*
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Les sources orales nous renseignent que lorsque la famille de chef Muhire et d'autres familles Banyamulenge arrivèrent à Tulambo, tous les Babembe étaient dans la forêt d'Itombwe où ils vivaient de la chasse que de l'agriculture.

Les uns, à l'instar de la famille de Muniaka, étaient à Ibacilo, alors que les autres families Babembe étaient établis à Kitibingi et à Miki pour la famille de chef Malekani.   

Lors  de la création des circonscriptions administratives coutumières, le chef Muhire dit Muhiri dans les documents administratifs de la  colonie, fut institué chef de Village de Tulambo, qui regroupait  les Villages de Bijanda, Rwamakila, Kuhimbogo, Luhemba et Sekalenga. 

Tandis que Sebasaza dit Sebasasa dans le documents administratifs de la colonie, il fut institué chef de Village de Itara qui s'étendait à Mahelelo, Ruminuko, Kahango,   Kahamba, Lukwiza et Mbakula (Cfr document établit à Luemba par l'enquêteur SHWAL, le 13 janvier 1954).

Lorsque le domaine coutumier de chef Muhire fut concédé à la CFL et SAK pour l'élevage bovin, une une somme de 17.000 F lui fut accordée avec Rubonesha à titre d'indemnités d'expropriation de leurs domaines fonciers coutumiers. Les deux refusèrent de toucher ces indemnités, Sabasaza y comprit.  Tandis que tous les chefs Babembe, notamment Imata, Kilima, Kikoba et Muniaka se rangèrent de l'avis du chef Kisale Malekani et acceptèrent de percevoir les indemnités qui leur étaient proposées en échange de leurs terres. Il s'ensuivit d'une mesure de déguerpissement forcé au profit de la CFL et SAK, et tous ceux qui se trouvaient au niveau de l'étendue des terres sollicitées par ces sociétés d'élevage belge perdirent toutes les terres jusqu'à l'avénèment de la Rebellion Muleliste qui viendra décimer complétement les vaches de ces sociétés. 

Ce qui est intéressant dans le cadre de notre analyse est que ces Banyamulenge que les compatriotes Babembe, Bafuliru et Banyindu accusent être des étrangers sur le sol congolais:
1) ont eu droit au même titre que les Babembe d'Itombwe aux indemnités d'expropriation de leurs domaines fonciers coutumiers dans le cadre de cession de ces derniers à la CFL et SAK (Sociétés belges d'élevage bovin);
2) Ce sont les Banyamanyamulenge seulement qui refusèrent de toucher les indemnités proposées alors que tous les Babembe qui se réclament faussément plus attachés à leurs terres ancestraux qui les cédèrent en échange d'un petit rien. Peuvent-ils encore prétendre être plus patriotiques, donc plus attachés au sol de leurs ancêtres que les Banyamulenge qui ont accepté de courir le risque de braver l'Administration coloniale belge en refusant les indemnités d'expropriation de leurs terres au profit du colonisateur?
3) Où serait donc le fondement de l'argument des compatriotes Babembe qui allèguent faussément que les Banyamulenge seraient venus au Congo dans le cadre de la politique coloniale de glissement et d'étalement pour garder les vacher de la CFL et SAK, alors que ce sont eux qui ont été sollicité pour céder leurs terres à ces sociétés. Pure machination motivée par la haine ethnique!!!

*IV Situation de Banyamulenge en Territoire d'Uvira*
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Signalons que le Territoire d'Uvira, précisement à Kakamba, constitue le point d'arrivée de Banyamulenge qui y ont établi une dynastie royale de cinq princes qui regnèrent sous le nom de Kayira  à Kakamba-Ruvumera avant et jusqu'à l'arrivée des Belges au Congo. C'est ce Kayira, autrement appelé Kaila dans les documents administratifs de la colonisation.

Dans son livre sur les Banyamulenge, Mahano ge Mahano essaie de mettre en cause l'autochtonie de Banyamulenge au Congo en disant qu'ils y seraient entrés en 1920 sous le règne de Mahina Mukogabwe.

En effet, les écrits de Mahano ge Mahano et tant d'autres qui pillulent au niveau de la Province du Sud-Kivu sur le Banyamulenge constituent une falsification volontaire de leur histoire au Congo orchestrée simplément dans l'objectif de nier leur autochtonie sur le territoire congolais.

Contrairement aux allégations de Mahano ge Mahano qui situe l'arrivée de Banyamulenge au Congo en 1920 sous la conduite de Kaila,
à cette époque, c'est le petit fils de Kayira qui regnait à Kakamba-Ruvumera est Kayira Bigimba, le dernier de cette dynastie qui fut rélegué à Lulenge par l'Admnistration belge au même moment avec Mahina Mukogabwe  rélegué à Mwenga suite au conflit de pouvoir qui les opposait.

Les autres princes de la dynastie Kayira qui régnèrent à Kakamba- Ruvumera avant Kayira Bigimba sont respectivement les suivants:
1) Kayira Sagitwe;
2) Kayira Rugira;
3) Kayira Kidebege; et
4) Kayira Musekera.

Signalons aussi que le nom de Mahina du premier prince Fuliro fils de Rwamu  a été emprunté à un Munyamulenge appelé Majanja, fils de Muhasha Ruhirimbura, avant son départ de Katimuka (en Territoire d'Uvira) lors de la guerre de Batetela dans les années 1890 à Fizi où la colline de  Kungwe lui sera concédéé comme domaine coutumier d'exercice du pouvoir.

Ces autres noms de chefs coutumiers Banyamulenge méritent une mention spéciale à cause du rôle qu'ils ont joué dans l'exercice du pouvoir au niveaux des entités administratives qui étaient sous leurs juridictions:

1) Le chef Gahutu dont l'entité admnistrative sous sa juridiction se situait au niveau de Luvungi. Il est fort probable que c'est cette entité administrative autonome de Banyamulenge qui, selon Willame, fut supprimée en 1906 pour des raisons inconnues, et qu plus tard sera partagée aux chefferies Barundi et Bafuliru en 1922 lors de leur création;
2) Le chef Nyirimuhanga de Muhanga;
3) Le chef Nyiriminege de Gihande. Signalons que le nom de ce chef Munyamulenge est mentionné sur la carte géographique du Territoire d'Uvira à notre disposition comme *Neriminege*;
4) Le chef Kazana de Gatyazo;
5) Le chef Mutayega de Mulenge;
6) Le chef Rumamfura de Galye.

En chefferie Bavira ces noms méritent aussi d'être mentionnés:
1) Le chef Bururu de Munanira;
2) Le chef Sekunzi de la même entité de Munanira;
3) Le chef Budurege de Kishembwe;
4) Le chef Sebasamira de Kataka. C'est ce dernier qui, dans les années 1890, infligea une défaite sanglante à l'armée du négrier Rumaliza dans la jungle d'Ibirezi située entre Kataka et Kafinda où il est dit que l'un des commandants de Rumaliza a trouvé la mort.

 Signalons aussi que dans les années 1890 l'armée des insurgés Batetela fut vaincue par la coalition de Banyamulenge et de Bavira au niveau d'une pente abrupte se situant entre Kataka et Rugarama qui prit le nom de Kuwabateriteri (lieu de Batetela) en mémoire de la Bataille de ce jour.
5) Le chef Rwiyereka de Kavugwa; et 
6) Le chef Muyengeza de Chito.

Certains de ces chefs ont exercé leur pouvoir traditio nnel avant la colonisation et d'autres pendant la colonisation et étaient détenteurs des documents administratifs de la colonie et des médailles attestant leur qualité des chefs coutumiers.

De cette simple analyse, il se dégage ce qui suit:

1) Sur le plan historique les Banyamulenge sont des *autochtones* au même titre que les autres communautés congolaises;
2) Les revendications ethnistes de la coalition Babembe, Bafuliru et Banyindu sont motivees uniquement par la la haine envers les membres de la Communauté de Banyamulenge.

Devant ce danger d'extermination totale qui ménace cette communauté minoritaire au Congo, il sied de reconnaître que:
1) Cette ménace d'extermination de Banyamulenge en RDC par leurs concitoyens Congolais ne constitue pas seulement une atteinte aux droits fondamentaux des victimes, mais aussi elle constitue une ménace à la paix et la sécurité internationales nécessitant une action conjointe de l'Etat congolais et l'ONU à travers les forces de la Monusco présentes sur terrain dans le cadre de leur sécurisation adéquate et effective;
 2) Les mesures spéciales devraient être envisagées par l'Etat congolais pour résoudre une fois pour toute la question de haine ethnique à travers les campagnes de sensibilisation et de formation sur les notions de base de la nationalité congolaise qui ne doit pas être confondue avec l'origine ethnique ou tribale de l'individu ni même à sa morphologie.

*Que la paix et la concorde sociale règne en RDC*

*NIYONGABO OSCAR*.

*Ressortissant d'Itombwe, Territoire de Mwenga*