Thursday, September 29, 2022

Le nom d'une tribu serait-il à l'origine de guerres au Sud-Kivu?



Les dires des extrémistes anti-tutsi attribuent à coup sûr les guerres dans cette région, à un changement du nom par une tribu. Tout commence néanmoins par notre pays, qui a vu le jour sous le nom de _*l'État Indépendant du Congo* (EIC) en date du 30 avril 1885_, puis, _*Congo Belge* du 15 novembre 1908,_ après le _*Congo* en date du 30 Juin 1960,_ suivi par _*Zaïre* à partir du 27 octobre 1971_ et enfin la _*RDC* du 16 mai 1997._ Son seul et unique développement en effet. Il y en aura peut-être d'autres noms pour ce pays qui en a fait son vice des siècles.

En effet, quant à ce qui concerne les tribus au Sud-Kivu dans ce domaine précis. Les Babembe, aujourd'hui _*Babembe Babondo.*_ L'ajout Babondo à l'appellation Babembe ne figure dans aucun ouvrage des colons, suggère ainsi le changement de ce nom. Dans le même ordre, bien que les Bapfulero (Bafulero) en eussent faits _l'exception qui confirme la règle,_ en se laissant attribuer cette appellation par une tierce personne, _une fois n'est pas coutume,_ dit-on. De leur propre gré et sans consulter personne cependant, ils optent aujourd'hui pour celle de _*Bafuliru.*_ Les documents historiques qui le prouvent sont là, pourtant personne n'en fait problème. 

Ce changement des noms par les groupes ethniques bantous, la plupart des gens le trouvent normal. Mais lorsque les Ruanda qui sont les Pasteurs et Tutsi de l'Itombwe se nomment _*Banyamulenge,*_ est faussement qualifié de cause de la guerre. Cela est, et restera tel qu'il a toujours été, leur autodétermination en revanche. 

Ceux-là qui se plaignent et qui s'attaquent aux Banyamulenge de suite de cette appellation, ils l'auraient dûs commencer par leurs propres tribus, puis, par notre pays connu pour son habitude de changement d'un nom à un autre sans raison valable de le faire. Et non se déchaîner injustement contre les Banyamulenge pour une telle cause insensée.

En guise de conclusion, avant de s'acharner contre la paille dans l'œil d'autrui, s'il y en a, occupes toi de la poutre de ton tien, s'il vous plaît. L'introspection est beaucoup intelligible. Voilà votre vaine préoccupation et débat sans objet. Bonne compréhension. Merci !

Fait ce jeudi 29/09/2022

*Pour ma cause humaniste*

    *Mjasiri Michaël*

Wednesday, September 21, 2022

Minembwe et Beni: deux massacres, deux auteurs*

Minembwe le 20, Septembre 2022

Le premier est situé dans la province du Nord Kivu alors que le second est situé dans la province du Sud-Kivu. Depuis quelques années, les deux entités connaissent chacune un conflit qui compte des centaines des milliers de morts. Cependant, le conflit de Beni attribué aux *miliciens ADF-NALU* se passe sous les  projecteurs de caméras des journalistes locaux, nationaux et internationaux. Les médias telles que la RFI et la BBC couvrent quotidiennement le conflit. Leurs reportages attirent l'attention du monde sur ce qui se passe. Un état de siège y a été décrété et le président de la république y a installé sa résidence pour suivre de près la conduite des opérations menées par les FARDC et bientôt avec l'appui des armées régionales  ( Kenya, Rwanda et Ouganda). La guerre que mènent les ADF-NALU crée une insécurité généralisée sans cibler une quelconque ethnie.  

Minembwe et les Hauts Plateaux sont situés dans l'intersection des territoires de Mwenga, Fizi et Uvira. Depuis 2017, la région vit une guerre cachée,  loin des caméras et médias locaux et internationaux:  *une épuration ethnique bien conçue et exécutée intelligemment*. Le premier stade consistait en un encadrement de la coalition Maïmaï et rebelles burundais de Red Tabara par les FARDC contre les banyamulenge. Le deuxième stade qui vient de passer à la vitesse supérieure est celui dans lequel les militaires des FARDC tuent en plein jour les civils banyamulenge. La dernière opération commencée le 30 juin 2021, a été supervisée en personne par le *Lieutenant Général Philémon Yav*,  commandant de la 3ème zone de défense des FARDC. Le bilan est lourd: 4 femmes banyamulenge dont l'une enceinte et un enseignant de 30 ans. Le général Yav était arrivé à Minembwe quelques avant avec les armes lourdes pour mener la dernière opération sous la supervision du commandant suprême des FARDC selon ses propres déclarations. Rien ne pouvait l'arrêter car, selon ses dires, il devait accomplir parfaitement la mission lui confiée par le président. Les images macabres des femmes massacrées ayant fait le tour de la toile ont changé le plan de l'opération selon les analystes. 

On se souviendra que c'est le lieutenant général *Yav Philémon* qui avait organisé la réunion de la coalition Maïmaï en janvier 2021à Goma. Au cours de cette rencontre, il a promis un appui logistique et financier aux miliciens Maïmaï et les rebelles de Red Tabara pour qu'ils en finissent avec la question Banyamulenge avant la fin du mois de février 2021. Une Somme de 2 millions de dollars fut mobilisée pour encadrer cette opération y compris la rémunération mensuelle des miliciens Maïmaï! 
L'épuration ethnique contre les banyamulenge est un plan conçu par les extrémistes congolais et exécutée par les officiers supérieurs des FARDC notamment les généraux Mundos Akili, Muhima Dieudonné, Yav Philémon, Gaby Boswana...

Beni et Minembwe vivent deux massacres mais deux auteurs. Pour le premier les auteurs sont les ADF-NALU combattus par les FARDC alors que pour le second les massacres sont commis par les FARDC: Col Katembo, Général Muhima, Gén Mundos et le Superviseur Gén Philémon  Yav en toute impunité. Un jour cette vérité et ces crimes seront reconnus par le gouvernement congolais comme il vient de le faire au Kasai avec le phénomène Kamuena Nsapu. 

*Minembwe, le 4 juillet 2021*

Nkundinka Emmanuel

Thursday, July 21, 2022

Cri d’alarme contre une opération militaire inopportune envers le groupe d’Autodéfense civile Twirwaneho.


Cri d'alarme contre une opération militaire inopportune envers le groupe d'Autodéfense civile Twirwaneho.

Copie pour information à:

- Son Excellence Monsieur le Président de la République du Kenya et Président en exercice de l'EAC (avec nos hommages les plus déférents) à Nairobi ;

- Son Excellence Madame la Présidente de la République Unie de Tanzanie (avec nos hommages les plus déférents) à Dar-es- Salaam;

- Son Excellence Monsieur le Président de la République de l'Ouganda (avec nos hommages les plus déférents) à Kampala;

- Son Excellence Monsieur le Président de la République du Soudan du Sud (avec nos hommages les plus déférents) à Juba;

- Son Excellence Monsieur le Président de la République du Rwanda (avec nos hommages les plus déférents) à Kigali;

- Son Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi (avec nos hommages les plus déférents) à Bujumbura;

Objet: Cri d'alarme contre une opération militaire inopportune envers le groupe d'Autodéfense civile Twirwaneho.


A Son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshidekedi Tchilombo, Président de la République Démocratique du Congo (avec nos hommages les plus déférents) à Kinshasa- Gombe/RDC


Excellence Monsieur le Président de la République,
J'ai l'insigne honneur de m'adresser auprès de votre haute responsabilité, en vue d'exprimer, au nom de la communauté Banyamulenge vivant dans les Hauts-
      
Plateaux de la province du Sud-Kivu, communément appelés Minembwe, notre profonde inquiétude suscitée par l'imminence d'une inopportune opération militaire contre le groupe d'autodéfense civile Twirwaneho.

Cette opération conjointe entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les Forces Nationales de Défense du Burundi (FNDB) s'annonce dangereuse et irrégulière sur plusieurs plans et risque de conduire à un nettoyage ethnique pure et simple contre les Tutsis Banyamulenges des Hauts-Plateaux.

En effet, selon les informations crédibles en notre possession, la semaine du 10/07/2022, les Forces armées Burundaises (FNDB) ont traversé la rivière Rusizi en trois groupes de 250 militaires chacun pour faire jonction avec les FARDC opérant dans les Moyens-Plateaux d'Uvira, totalisant ainsi une force constituée de 1500 hommes de troupe, à raison de 750 hommes par pays. Ces troupes ont pour objectif de détruire l'auto- défense Banyamulenge Twirwaneho, pourtant partenaire au processus de paix de Nairobi initié sous les bons offices de Son Excellence Uhuru Kenyatta, Président de la République du Kenya et Président en exercice de l'EAC dont les travaux n'ont pas encore pris fin.
Excellence Monsieur le Président, il sied de porter à votre aimable attention qu'une telle initiative est irrégulière et inopportune pour plusieurs raisons : 

D'abord, cette opération viole intentionnellement le processus de Paix de Nairobi auquel Twiraneho est partie prenante. Comment pouvez-vous décider de mener une telle opération sélective contre un groupe déjà engagé dans le dialogue pour une résolution pacifique du conflit ?

Ensuite, seul ce groupe est visé par l'opération dans une province où l'on compte à peu près 90 groupes armés selon le Baromètre sécuritaire du Kivu datant du mois de février 2021. 

Cette opération est de toute évidence sélective car elle cible un groupe d'auto-défense qui n'a jamais lancé une seule attaque contre l'armée régulière et met en danger l'ensemble de la Communauté Banyamulenge ciblée par des massacres à motivation ethnique enduré depuis Avril 2017, sous le regard complaisant si pas complice de certains éléments des FARDC. Cette intervention militaire ne fera que remuer l'épée dans une plaie encore saignante, car visant une population civile, les Banyamulenges, puisque les Twirwaneho sont des paisibles civils qui ont décidé de se prendre en charge après avoir été abandonnés par les services compétents et livrés à la merci de ceux qui ne jurent que par l'extermination ou à défaut l'expulsion des Banyamulenge du Territoire Congolais.

Enfin, ce qui est plus inquiétant est que le FARDC, qui sont sensé sécuriser tout le monde, organise cette opération avec l'armée burundaise mais aussi avec les différents groupes maimai qui deviennent officiellement des forces amies contre les seuls banyamulenge.

Eu égard aux éléments développés ci-dessus, il est évident que l'opération est mal partie ; car elle offrira sans doute l'opportunité à tous les acteurs du projet macabre de génocide des Tutsis de la RDC d'en finir une fois pour toute.

Excellence Monsieur le Président de la République, comment notre pays peut-il prendre une telle décision qui met en danger tout un groupe ethnique dont le seul péché est son faciès allongé ?

Cette correspondance sert de cris d'alarme pour vous demander de faire appel à la raison et éviter de prêter une main forte à un plan de génocide qui ne fait plus l'ombre d'aucun doute.

Vous avez sans doute suivi une campagne haineuse qui fait le tour dans les réseaux sociaux et autres canaux dont l'objectif est d'appeler à l'extermination des Tutsis de la Rdc. Nous voudrions par la présente demander au Gouvernement de la RDC de mettre fin à ce plan d'extermination de la Communauté Banyamulenge en cours d'exécution depuis 2017, en commençant par l'annulation de cette opération dont les effets sont prévisibles.

Nous en appelons par la même occasion aux Chefs d'Etats membres de l'EAC de tout mettre en œuvre afin d'éviter que le processus de Paix de Nairobi ne soit pas mis en péril. Nous les prenons également à témoin face à un projet de longue date de génocide et dont l'opération en question risque de parachever son exécution finale.

Espérant qu'une suite appropriée sera réservée à notre cri d'alarme, nous vous prions d'agréer, Excellence Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments les plus patriotiques.

Fait à Minembwe, le 21/07/2022

KAMASA NDAKIZE WELCOME
Porte-Parole de Twirwaneho
 

Monday, May 16, 2022

Apologie de la haine tribale et de la violence dans l'hémicycle de la RDC: le député Freddy Musambya justifie le lynchage du major FARDC Kaminzobe Joseph

Dans une diartribe mal articulée et dominée par les sentiments et les émotions, l'élu du territoire de Fizi,  *Freddy Musambya Abwe*, par ailleurs membre du parti présidentiel (UDPS)  fait l'apologie de la haine et violence ethniques. Tenez. 
1. Il critique sévèrement l'essence des négociations de Nairobi entre le gouvernement congolais et les groupes armés de l'Est de la RDC. Mais en même temps regrette le fait que seulement les groupes armés "pro-rwandais" aient été seuls invités sans associer ses groupes armés babembe qui tuent les Banyamulenge à Fizi et Uvira. 

2. Il justifie le lynchage de l'officier supérieur FARDC, *le major Kaminzobe Joseph*, exfiltré du véhicule et lynché le 9 décembre 2021 par une population en "colère" dit-il. Il n'a ni condamné ce lynchage et a expréssement passé sous-silence le fait que la chair du major Kaminzobe Joseph a été mangée par les habitants de Lueba d'où est originaire le député Musambya. 

3. Il fustige l'affectation du Colonel Stanislas Muheto dans le territoire de Fizi. Comme si un militaire FARDC était exclu ou frappé d'interdit dans certaines parties du pays. Et comme cela ne suffit Mr Musambya parle des nominations des militaires FARDC et critique sévèrement le fait que les officiers supérieurs Bafuliiru et babembe ne soient pas nommés comme titulaires mais plutôt adjoints ou commandants en second alors que les Banyamulenge commandent les régiments. 

Cette *tribalisation* d'une armée censée être nationale et républicaine par un député national viole les lois du pays et doit être condamnée par les parlementaires. 

Le président du parlement avait demandé aux députés de l'Est du pays de quitter les groupes armés. Maintenant il doit aller plus loin en  condamnant  fermement l'apologie de la violence et la haine ethniques qui entament la cohésion sociale et le vivre ensemble. 

Enfin faut-il terminer en  rappelant aux plus jeunes d'entre nous que c'est dans ce même hémicycle qu'en 1995, Mr *AzuluniBembe*,  le père spirituel de Mr Musambya avait fait voter au HCR-PT une loi qui retirait la nationalité zaïroise aux Banyamulenge comme pour confirmer l'adage français selon lequel *l'histoire se répète*. 

Fait à Minembwe ce 13 mai 2022

Pour les Chroniques des Hauts Plateaux 
Mwalimu Gérard

Tuesday, February 1, 2022

ALERTE relatif aux massacres des déplacés banyamulenge de Bibogobogo.

Baraka le 01/02/2022,

          Des renseignements qui viennent de nous parvenir ce matin du 01/février/2022, donnent des précisions que le groupe Maimai Yakutumba composé de plus de deux cents éléments, qui est allié au groupe rebelle burundais dit Red-tabara avec près de 120 éléments sont dans une phase finale pour attaquer et massacrer les déplacés banyamulenge de Bibogobogo. Selon les mêmes renseignements le plan est de tué, effacé et exterminé tout munyamulenge (hommes, femmes et enfants) dans la contrée.

          Nous demandons aux autorités congolaises, l'armée Nationale FARDC et la MONUSCO de protéger Les déplacés banyamulenge de Bibogobogo et de mettre fin à ce plan de Génocide et harcèlement qui viennent de faire cinq ans donc depuis 2017 ce jour. Nous demandons une une haute considération à cet alerte pour éviter de constater les dégâts dans les heures et jours qui viennent.

Fait à bibogobogo, le 1/2/2022.

*Pour le comité de crise de déplacés banyamulenge de Bibogobogo.*

Muhumuza Mugwema Jacques

Ambassadeur de la paix.

Sunday, January 30, 2022

CRI D'ALARME AU GOUVERNEMENT CONGOLAIS ET MONUSCO

Bibogobogo, le 28/01/2022

CRI D'ALARME  Adressé :

au gouvernement congolais à Kinshasa,
Au  gouvernement provincial du Sud Kivu à Bukavu, 
A La MONUSCO, et la communauté internationale


Préambule.

              Du 13 au 15 octobre 2021, tous les villages de Bibogobogo ont été complètement détruits par les maimai Bilozebishambuke, Yakutumba, Ebuela Mutetezi et Red-tabara (rebelles burundais) ayant une position à Mulongwe/Sebele. Ce plan était directement géré par le colonel Katembo Honoré, commandant sous-secteur FARDC à Fizi. Cette opération a exigé une relève des unités FARDC qui protégeaient la contrée et on y a laissé seulement sept militaires. Cette décision a été prise par le Gen.Mukalay, commandant Sokola II du sud du Sud Kivu. Moins d'une semaine, l'attaque a été faite avec toute quiétude par les groupes armés cités plus  hauts. Ils ont été domptés des équipements par le colonel Katembo Honoré.

Situation Actuelle

  Des renseignements  précis font étant d'une seconde grande attaque contre les déplacés banyamulenge de Bibogobogo par le groupe armé Bilozebishambuke dirigé par Naluhogola qui vient de remplacer Assani Mbakani, en coalition avec groupe armé Yakutumba, Groupe armé Ebuela Mutetezi, et le groupe armé étranger burundais dit Red-tabara dirigé par Ndikumana Albert en territoire de Fizi.

A six kilomètres de Bibogobogo dans le village de Kalele, le groupe armé Yakutumba et autres sont dans les préparatifs de cette attaque. Le colonel Katembo Honoré commandant sous-secteur FARDC à Fizi, qui vient de Kinshasa pour une mission de service vient de le dompter des équipements militaires nécessaires pour cette opération.

La dernière opération du 26/1/2022 effectuée par Toronto et Felly (bras droit de Yakutumba) était un essai pour apprécier la situation actuelle sur terrain.

Cri D'alarme

    La Nouvelle Société Civile de Bibogobogo en sigle "NSCB", demande au nom des déplacés banyamulenge de Bibogobogo une protection optimale car sans cela vous allez constater les dégâts et crimes contre l'humanité et crime de Génocide. Les groupes armés cités et le tireur des ficelles sont déterminés à réaliser cette mission, de qui on ne sait pas. Cette population bien que détestée pour raison des faciès a droit à la Vie.  

Fait à Bibogobogo, le 28/01/2022.

Pour la Nouvelle Société Civile de Bibogobogo,

Rusamira Gisore Jean Claude.

*Le Coordonnateur*

Saturday, January 29, 2022

ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ A MINEMBWE

Bukavu, samedi le 29 janvier 2022

CE QUE TU NE SAVAIS PAS DE MINEMBWE, SUD-KIVU

Les dernières attaques des rebelles Maimai remontent à dimanche 19 décembre 2021 à Kalingi et Monyi. Suivies de la toute dernière de Kivumu menée le 02 janvier 2022 . Depuis , Minembwe est en paix . Et pour la population harassée de la guerre le presque un mois sans les hostilités équivaut à une éternité. Quand vous les entendez parler de cette " très longue durée " avec emphase et extase , les larmes
coulent aux yeux . Instinctivement .
Je sortais mon mouchoir en cachette et m'essuyer. Très peu d'entre eux comprenaient mon geste. D'autres , les femmes la plupart des fois , n'hésitaient pas de me poser ouvertement la question : qu'est - ce qui te fait pleurer Jean scohier? Je baissais la tête et ne répondais pas .
Un agronome remarqua et comprit . Et pour me rassurer il poursuivit : Non , il faut que tu comprennes beauf, pour le moment et avec l'avènement du général Opio les choses ont radicalement changé. Il a permis la défense locale( balala rondo) de s'installer sur les collines surplombant Minembwe. Ces gens mènent jour et nuit des patrouilles et bloquent complètement les incursions des terroristes maimai qui viennent tuer, voler , violer , détruire.
Dans le centre de Minembwe tout le monde ne peut malheureusement accéder à un terrain pour cultiver son champ. Nous avons profité de la présence de ces jeunes qui nous protègent, chacun rentre chez soi , dans le village qu'il a fui pour cultiver. Ça se fait à Kabingo, Ruziba, Monyi, Kivumu, Rutigita voire Kahwera. Nous partons très tôt matin , on travaille un bon nombre d'heures , puis subitement , à un signal donné la garde vous dit de stopper et rentrer à la maison .
La diaspora nous a beaucoup aidés , dites leur tous nos remerciements. Actuellement nous vivons les produits de notre récolte. Vous mangez les maïs n'est-ce pas ? Je fis un signe de tête pour acquiescer.
L'agronome ne tarit pas d'éloge; oui c'est ça à Minembwe nous sommes bien et l'avenir est plein d'espoir. Je le regardais les yeux dans les yeux, et m'efforcer de diminuer ma surprise et mon étonnement de constater qu'un droit à la vie devienne une aubaine . Ces affirmations particulières ne faisaient que renforcer mon impuissance. Me sentant ridicule de ne pouvoir pas leur venir en aide en quelque nature que ce soit .
Initialement mon séjour était prévu de 3 jours, du mercredi 19 janvier au samedi 22. . Mais j'ai dû reporter puisque j'aimais rester à côté de ces hommes et femmes quand ils vous disent leur détermination.
La guerre va bientôt finir, disent -ils. Nous ne quitterons pas ce pays. La terre de nos ancêtres. La souffrance nous a rendus insensibles et nous nous battrons contre quiconque viendra nous faire la guerre jusqu'à la dernière goutte du sang. Franchement, à les voir et les entendre parler , vous avez en face de vous des gens déterminés et furieux. Et ce qui étonne davantage il n'y a pas de différence dans le langage entre hommes habituellement combatifs et femmes souvent peureuses. Tous vous parlent avec la même énergie, le même zèle, même sentiment de bravoure. Le mental intact. À
 1

tel point que l'un d'eux m'a interpellé un jour ; monsieur, si on te donne notre salutation c'est parce que nous te connaissons. Comme pour vouloir me dire si tu nous combattais tu ne sortirais pas d'ici .
ET CEUX QUI LES COMBATTENT NE MANQUENT PAS
Nous levons notre voix pour dire à tout celui qui oserait d'aller torpiller la fragile tranquillité en cours à Minembwe de revenir sur sa décision. Sous peine des malédictions divines et des sanctions collectives . Nous le combattrons tous et ne nous vaincra pas tous . Minembwe est une zone sur militarisée. Outre le quartier général du 12ème brigade dans le centre Madegu, toutes les voies de sorties sont quadrillées par des unités d'élite commandos FARDC : À Kakenke, Kabingo, Kiziba, Ilundu c'est à dire tous les 4 points cardinaux sont bouchés .
On se pose naturellement la question de savoir pourquoi le même dispositif n'existe pas chez les babembe Mai-mai de Lulenge, à Milimba chez les Mai-mai fuliru Biloze bishambuke etc . La réponse est simple. Ils ne sont menacés par personne.
Qu'on ne cherche pas à nous aveugler les yeux par des discours haineux et partisans selon lesquels les Twirwaneho combattent les FARDC . Il ne l'a jamais fait et ne le fera jamais malgré leur appui avéré aux Mai-mai. Les banyamulenge restent confiants et fidèles au gouvernement de Son Excellence Félix TSHISEKEDI. Eux qui savent l'importance de l'adage selon lequel le roi tue ton père et épouse ta mère. Ils ne rêveront jamais un jour de combattre le pouvoir. Nous n'avons ni la volonté ni la force pour le faire . Nous sommes minoritaires et nous nous connaissons comme tels .
N'éventez donc pas des prétextes pour faire la guerre aux gens assoiffés de cultiver la terre pour leur survie . Le sage général Opio a su se maintenir où les autres ont échoué. Gardons le statu quo tel qu'il est présent à Minembwe.
Aujourd'hui on cultive chez soi grâce à Twirwaneho et la liberté que leur accorde le général . Demain on y retournera pour vivre . Voilà qui doit être fait , encouragé, soutenu par tous les banyamulenge et non banyamulenge.
Du moment que les opérations militaires contre le Red Tabara et ses alliés maimai vont bon train à Rurambo, gardons les efforts de paix à Minembwe c'est le cœur de notre siège sans lequel tout peut s'effondre à la minute.

Par .
Jean Jean scohier MUHAMIRIZA
Président du comité SHIKAMA/Bukavu



Friday, January 7, 2022

Cri d’alarme contre Claude MISARE, député genocidaire


Minembwe le 07, Janvier 2022

Aujourd'hui, une fois encore le Journal Minembwe  envoie un signal très fort à Kinshasa et à la communauté internationale  pour lancer encore un cri d'alarme pour faire cesser les atrocités contre les Banyamulenge en RDC" a commenté dans un communiqué l'éditeur en chef du journal Minembwe dénonçant haut et fort les actes des barbaries que subissent la population Banyamulenge à l'Est de la RDC par ordre de Déshonnorable députe Claude MISARE. 
Ce député criminel continue  les démarches criminelles à Uvira où il continue d'inciter la population à la haine et au genocide contre les Tutsis Congolais, en l'occurrence les Banyamulenge. 

Les députés Congolais dont le soit disant "honorable" Claude Misaro et Bitakwira ( ex-Ministre) continuent à intoxiquer la population du Sud Kivu en appelant les jeunes Bafulero à prendre des armes et chasser les Banyamulenge dans le Sud Kivu ce qui constitue un grand risque sérieux de génocide déjà en exécution depuis 2017 contre la minorité Banyamulenge en RDC, au moment où les violations des droits humains par les groupes armés Mai Mai sont de plus en plus dénoncées par toutes les organisations des droits humains.

Cet élu, qui figure parmi les extrémistes et tribalistes politiciens congolais est responsable de pérenniser les conflits ethniques à l'Est de la RDC. Il comptait initialement faire chasser les Tutsi Congolais  par tous les moyens nécessaires y compris le crime de génocide dont il se rend coupable à ses yeux. 

Selon certains observateurs, on se demande comment "dans un pays où il ya absence totale de l'état où ces anarchies peuvent être accepter. Comment on dépense l'argent pour combattre les groupes armés au moment le  député comme Misare à Kinshasa met le pays en feu il mobilise sa communauté les Bafulero à tuer les Banyamulenge". Nous appelons les dirigeants des grandes puissances et ONUSIENNES à appelé la RDC  à cesser les crimes contre l'humanité exécutés par son armée la FARDC et à respecter les droits humains et libertés fondamentales de la minorité Banyamulenge  dans la région du Kivu ainsi que les droits et libertés de circuler librement sur toute l'étendue de leur pays, la RDC.  

C'est connu de tous que la RDC est un pays faillite et que ses dirigeants ont échoué à leurs responsabilités de protéger la population à risque d'extermination. À moins que la communauté internationale veut à l'unanimité sacrifier cette population à risque d'extinction; sinon, l'ONU doit trouver une autre solution radicale pour la paix et sécurité durable pour la minorité Tutsis congolais. Le droit à l'autodétermination reste la seule alternative pour assurer l'avenir de ce peuple en danger. Moralité exige et le droit à la protection demande que cette alternative de derrière recours soit mis en accomplication si on ne veut pas assister à une unième genocide dans la region des grands lacs. 

Par Achim M

Pour le Journal Minembwe