Tuesday, October 12, 2021

Commémoration de l’ Ultimatum meurtrier de Six jours de Lwabandji Lwasi Ngabo donné aux Banyamulenge de quitter les Hauts Plateaux et d'aller au Rwanda!

C'était le 08 octobre 1996:

Une date et un ultimatum inoubliables qui sonnèrent le chemin de la croix ou le calvaire  pour les Banyamulenge jusqu'à ce jour. 

A la suite de cet ultimatum - qui rendait les Banyamulenge apatrides- des centaines de personnes de cette communauté furent massacrées par les Forces Armées Zaïroises ( FAZ) et les voisins des Banyamulenge notamment et principalement les Babembe et les Bafuliiru. D'autres personnes furent chargées dans les pirogues et jetées vivantes dans le lac Tanganyika. Plus de *300 enfants Banyamulenge* ont été amenés et vendus comme esclaves en Tanzanie.  

Le calvaire Banyamulenge est bien documenté et fait l'objet du premier chapitre du Rapport Mapping de 2010.  

Cependant, ce qui étonne plusieurs observateurs de la scène congolaise  est que personne n'en fut mention lors de la première commémoration des victimes des massacres et "génocide" des Congolais. Ni *le Prix Nobel de la paix* ni les *prélat catholique* qui a officié la messe et moins encore les *députés provinciaux* organisateurs de l'événement. Pour eux le coupable est déjà identifié et la condamnation déjà prononcée. 

Malheureusement la commémoration du 25ème anniversaire de l'ultimatum de Mr Lwabandji coïncide avec la montée du discours de haine ethnique contre les Banyamulenge qui se tient en plein jour et certainement avec  beaucoup d'acharnement et d'appels à l'extermination de cette communauté. Et comme dans le cas de Lwabandji Lwasi - récompensé ministre provincial de l'intérieur, les discoureurs de la haine ethnique dînent sur la table du roi et attendent probablement  leur récompense- comme Lwabandji Lwasi Ngabo

Fait à Uvira ce 07 octobre 2021

Pour les Chroniques des Hauts Plateaux 
*Mwalimu Gérard*

Tuesday, September 28, 2021

Plainte de 71 Banyamulenge pour nettoyage ethnique

Kinshasa le 26/09/2021


Selon les informations recueillies par La Libre Belgique, une plainte a été déposée lundi à Kinshasa auprès le Procureur de la République et auprès l'auditeur général de l'armée congolaise (les FARDC) par 71 Banyamulenge vivant sur les hauts plateaux du Sud-Kivu, dans la région de Minembwe. En cause : les assassinats, viols, tortures, rapts, incendies de maisons et bâtiments agricoles, pillage de bétail, dont ils sont les victimes depuis 2018.

Des Tutsis congolais

Les Banyamulenge sont des Congolais d'ethnie tutsie. Leurs ancêtres sont arrivés sur les hauts plateaux du Sud-Kivu à la fin du XVIè siècle, à la suite d'une dispute avec le roi du Rwanda, dont ils étaient les sujets à l'époque. Personne ne vivait alors sur ces hauts plateaux peu accueillants et ils s'y installèrent. Il y a également des Tutsis congolais au Nord-Kivu.

Depuis les années 1970, cependant, des variations dans la loi sur la nationalité zaïroise puis congolaise ont entraîné une contestation de la nationalité de tous les Tutsis au Congo, qu'ils soient immigrés du Rwanda ou du Burundi, fils d'immigrés, installés au Congo depuis plusieurs générations ou depuis plusieurs siècles.

Il y a à cela deux raisons. La première est que contester la nationalité congolaise des Tutsis permet d'espérer pouvoir s'approprier leurs terres. À partir des années 90, s'y ajoute le fait que certains Tutsis congolais se sont enrôlés dans le Front patriotique rwandais (FPR, dominé par les Tutsis et aujourd'hui au pouvoir à Kigali) lorsqu'il combattait le régime Habyarimana. L'appui donné ensuite par Kigali à la rébellion du RCD contre Laurent Kabila (1998), puis les opérations de l'armée rwandaise au Kivu, au cours du nouveau siècle, ont achevé de cristalliser la rancœur contre les Tutsis congolais.

Celle-ci est, en outre, régulièrement attisée par des politiciens à la recherche d'une popularité facile, qui se présentent comme les défenseurs des "autochtones" contre tous les rwandophones ; plusieurs ethnies locales parlant des langues proches du kinyarwanda, leurs ressortissants sont souvent présentés, en toute ignorance, comme "rwandais".

Depuis 2018, les exactions contre les Banyamulenge ont augmenté et pris un tour de plus en plus violent. Depuis 2019, des groupes armés "maï maï" (combattants irréguliers) des ethnies Fulero, Bembe et Nyindu s'affrontent à deux groupes "d'autodéfense" des Tutsis.

L'armée indifférente, voire complice

La plainte déposée lundi à Kinshasa vise des attaques entre 2018 et 2020. Elle l'a été par deux avocats du Sud-Kivu, appuyés par deux confrères de New-York, Me Jean-Paul Shaka, et de Bruxelles, Me Bernard Maingain, pour obtenir de l'État congolais qu'il défende les droits de ses ressortissants contre les exactions de leurs voisins.

En effet, l'armée congolaise, visée par ces plaintes, ne bouge pas le petit doigt lorsque des paysans tutsis  viennent l'appeler au secours en cas d'attaque. Pire : elle fournit, selon les plaignants, conseils et munitions aux assaillants, quand des soldats congolais ne participent pas aux assauts.

La plainte est accompagnée d'une recension des discours de haine contre les Banyamulenge, parfois repris par des hommes politiques connus, ainsi que des vidéos et enregistrements.

Saturday, September 4, 2021

D'Uvira à Kamombo: l'itinéraire honteux des FARDC et alliés



Nous sommes début août 2021. *Le Général François Mukalay*, avec presque un millier de soldats FARDC, part d'Uvira pour Kamombo pour attaquer l'autodéfense Banyamulenge connue sous le nom de Twirwaneho. Si le motif de son voyage soulève nombreuses interrogations, son itinéraire d'Uvira à Kamombo jette l'opprobre et le discrédit sur une armée qui se veut républicaine et nationale. Tenez. 

*Jour 1*. Route Kabindula. Traversée de la rivière Mugaja. Cap vers Bijombo. Arrivée à  Kirungwa, siège du groupe mayimayi *John Kasimbira alias Makanaki*.  Bouteilles de bière  Primus. Un taureau est égorgé. Fête toute la nuit. 

*Jour 2*. Direction Bijombo. Nuit à Murambya. Position des FARDC. Arrivée de *Gisiga* du Red Tabara et mayimayi *Ilunga* de Masango. Taureau égorgé. Bière sirotée toute la nuit. Discussion sur l'attaque conjointe de Kamombo. 

*Jour 3*.  Arrivée à Bijombo avec les FARDC et les Maïmaï et les Red Tabara. Accueillis au camp FARDC. Visite de la Monusco Bijombo. Retour à la position FARDC. Discussion avec les Maïmaï de Kateja sur l'attaque conjointe de Banyamulenge de Kamombo. Les Maïmaï acceptent de  fournir les hommes du front. 

*Jour 4*. Repos. Toujours à Bijombo. Taureau égorgé. Finalisation des derniers préparatifs. 

*Jour 5*. Cap sur Kamombo. Cependant le *Général Mukalay* supervise les opérations depuis Bijombo. Il ne quitte donc pas Bijombo. Ses militaires avec leurs alliés prennent deux directions.
Groupe 1, constitué des combattants de Makanaki avec quelques soldats des FARDC, passe sur Kirumba et ouvre le premier front. 
Groupe 2. Direction Kabara via Kangwe. Dominé par les hommes du général mayimayi Ilunga et ceux de Red Tabara avec une centaine d'hommes des FARDC. 

Ces deux groupes feront jonction avec les hommes du colonel *André Ekembé* mélangés des mayimayi *Yakutumba* attaqueront Kamombo depuis Kabara II et Mikalati.
Enfin, quelques soldats venus de Minembwe sous le commandement du *Général Opya* attaqueront Kamombo dans sa partie Est (Ngoma et Bishigo), avant à  leur tête, les hommes de *Kibukila Mtetezi*. 

Cette coalition hétéroclite mais unie autour d'un même intérêt: exterminer les Banyamulenge et/ou les déraciner de leur milieu ancestral a utilisé la *bombe Katuscia* pour attaquer un groupe d'autodéfense civil. 

Les images "victorieuses" du *Colonel André Ekembé* sur les ruines d'une école primaire et d'un dispensaire ont circulé sur la toile. Quelle honte!

Tel est le récit honteux du voyage d'une armée qui se dit nationale et républicaine entrée en coalition avec ses alliés (mayimayi et Red Tabara) qui brûle et détruit  tout ce qui appartient aux Banyamulenge. Combat-elle vraiment les groupes armés ou elle appuie tout simplement ces groupes armés dans leur entreprise d'extermination des Banyamulenge?  


Minembwe 02/09/2021
*Mwananchi Mupendwa*
Pour les *Chroniques des Hauts Plateaux*

Wednesday, August 25, 2021

Opération Sokola 2 Sud-Kivu ou opération Sokola Minembwe des Banyamulenge




Les partisans de l'opération "Sokola (nettoyer) Minembwe des Banyamulenge" se réjouissent naturellement des images accablantes des déplacés Banyamulenge de Kamombo ainsi que des vagues de flammes folles et de fumées épaisses sur leurs maisons abandonnées dont chacune constituait un foyer d'incendies criminelles. Il importe de rappeler ici que la destruction volontaire de ces villages (y compris les écoles, les églises et les centres de santé) par le feu incendiaire est intervenue six jours après ce que le capitaine Kasereka appela, à grand coup médiatique la « libération » du dernier bastion de Twirwaneho au 15 août par les FARDC sous le commandement, entre-autres du général Mukalay et du colonel Ekyembe. Il a cependant oublié de faire mention du caractère pyromane et de la passion dévorante de desdits libérateurs ! 



L'avion du général Yav tourne à plein régime entre Bukavu et Minembwe, en passant par Kamituga. Objectif : Mobiliser ses troupes, y compris les combattants MAI-MAI et Red-tabara à en finir avec la résistance au génocide contre les Banyamulenge. "Wanyarwanda warudi kwao" - les rwandais (Banyamulenge) n'ont qu'à rentrer chez-eux (au Rwanda)- est le slogan scandé par les troupes FARDC à Uvira, en partance pour les Hauts-Plateaux de Minembwe. Ces dernières se déclarent déterminées à nettoyer, à balayer (sokola) Minembwe et ses environs de toute présence Banyamulenge. En même temps, le sort de milliers des familles sinistrées qui n'ont aucun accès, aucun droit à l'aide humanitaire est plus qu'incertain. Elles sont décidément déboutées du droit à la vie.

En effet, alors que des groupes armés nationaux (MAI-MAI) et étrangers (Red-Tabara, FNL et FOREBU) écument dans une bonne partie de la province du Sud-Kivu, le concept de la « restauration de la paix et de l'autorité de l'Etat » utilisé par le Président de la République et Chef de l'Etat est interprété et synergiquement mis en œuvre par les principaux acteurs comme suit:

▪️Pour l'Etat-major général des FARDC, la restauration de la paix dans les Hauts-Plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira est synonyme d'affûter toutes ses armes contre le mouvement Twirwaneho, avec des œillères qui font de lui complètement aveugle vis-à-vis des groupes armés MAI-MAI et RED TABARA;

▪️Pour le général Philémon Yav (commandant de la 3ème zone de défense couvrant le Sud-Kivu), cela signifie qu'il faut s'appuyer sur les groupes armés (MAI-MAI et Red-Tabara) pour détruire tous les villages Banyamulenge à travers le prétexte de la traque de Twirwaneho ;

▪️Quant au désormais ex-ministre Lwabandji (intérieur, sécurité et affaires coutumières), le processus lié à la restauration de la paix voulue par le Chef de l'Etat est une aubaine qui n'arrive pas deux fois et qu'il faut profiter pour tuer au moins 90 à 95% de la population Banyamulenge de Minembwe. Cela équivaut, comme il le prétend, à la proportion des porteurs illégaux d'armes.

En effet, depuis sa désertion des rangs des FARDC en janvier 2020, le colonel Makanika fait l'objet de farouches campagnes. C'est sans compter sur le fait que sa décision ait été motivée et justifiée par l'abandon de sa communauté à la merci de la funeste coalition MAI-MAI et Red-Tabara (depuis 2017) - sans que l'armée sur place n'ose stopper ces barbaries, si ce n'est que les exacerber et les superviser. Ces malveillantes campagnes contre Makanika et Twirwaneho sont menées au sein des FARDC par un cercle des généraux qui se constituent une économie de guerre grâce aux centaines de milliers de vaches razziées, et à travers les débats et polémiques menés, par médias interposés par des politiciens aux motivations xénophobes et génocidaires. C'est à l'image notamment du rôle joué par Bitakwira qui passe tout son temps sur les radios et télévisions locales à vociférer des outrages, des allusions et des insinuations odieuses et mensongères sur Minembwe, Banyamulenge et Twirwaneho.  Bien entendu, il suffit pour les médias d'aborder en mal le feuilleton Banyamulenge pour affoler les compteurs des views », des « followers » ou des ventes des journaux.

Il y a lieu de se rendre facilement à l'évidence que si le colonel Makanika est dans les collimateurs des FARDC, ce n'est certainement pas parce qu'on lui reproche la désertion. L'autoproclamé général MAI-MAI Yakutumba dont les hommes servent de supplétifs aux FARDC pour mener des attaques contre Twirwaneho s'est rendu coupable du même délit. Son offensive lancée sur la ville d'Uvira et contre les FARDC au matin du 29 septembre 2017 n'en est pas un geste héroïque pour le dédouaner ou blanchir son casier judiciaire. Mais il n'est pas inquiété. Au contraire, il est appuyé pour traquer son jeune cadet, Makanika dont les circonstances aggravantes portent effectivement sur le fait qu'il est de la communauté Banyamulenge (vouée au nettoyage) et qu'il ait rejoint Twirwaneho (et non les MAI-MAI), justement pour se battre contre ce nettoyage ethnique perpétré par les Yakutumba et alliés.  

Au Sud-Kivu pourtant, des leaders d'opinion, des défenseurs des droits humains, des autorités politico-administratives, des élus du peuple, des représentations diplomatiques, la MONUSCO et j'en passe, sont au courant de cette situation. Ils connaissent toute la vérité. Mais par crainte d'effaroucher certaines sensibilités et de protéger leurs postes, ils se taisent devant les crimes. Le principe est tel qu'il n'est pas question de heurter le fragile lien qu'ils entretiennent avec leur base, leurs hiérarchies ou leurs partenaires. Ce qui importe, c'est de ne rien risquer qui puisse offusquer les préjugés ou de mettre la dévotion des communautés majoritaires (Bembe, Nyindu et Fuliru) en méfiance. Ceux qui ont osé ont cruellement essuyé  des volées de bois vert. L'honorable MUHIVWA n'est pas de ceux qui vont me contredire à ce sujet. 

Kinshasa, le 23 août 2021

Mukulu Le Patriote

Eve Bazaiba et la haine ethnique : Méconnaissance ou ignorance de l'histoire ou signe de la montée de l'extrême droite au Congo ?

UNE FEMME REMPLIE DE HAINE 

Les divisions à caractère tribal font la une de l'actualité en RDC. La population n'en reste pas moins scandalisée par les débats houleux, les échanges acerbes et les invectives xénophobes auxquels se livre, par médias interposés, l'élite congolaise. L'agitation observée au sein de la classe politique congolaise n'est que fruit des semailles de la saison d'octobre 2020 pour laquelle, dix mois après, on est en pleine phase de récolte de haine et exclusion tribalo-ethniques. 

Même les églises ne sont pas épargnées. La saga de la désignation du nouveau président la CENI montre à quel point les désaccords fondés sur le tribalisme s'impriment de plus en plus la vie plitique du pays.

*D'aucuns* retiennent que la terre propice aux semis de stigmatisation tribale a été préparée au sein de l'hémicycle du Palais de la Nation, lorsque les élus du peuple, dont les circonscriptions électorales manquent de l'essentiel pour leur développement se trompaient de combat pour se consacrer pleinement à distiller la haine ethnique tandis qu'ils ne sont, en aucun cas rappelés à l'ordre et à la réserve. Leur prestigieux statut de *« représentant de la population »* en est à lui seul une excuse. On aura tout vu au Congo de Lumumba !

Les journalistes et analystes politiques congolais ont (à tors ou à raison) l'habitude de dire que les congolais ont la mémoire courte. A l'appui de cette affirmation, le discours ségrégationniste et tribalo-stigmatisant  tenu en octobre 2020 à l'hémicycle de l'Assemblée Nationale par la VPM Eva Bazaiba Masudi, alors député nationale, qui se plaisait à provoquer des salves de réactions indignées contre l'ancien ministre d'Etat Azarias Ruberwa (car président du RCD et donc cadre d'une ancienne rébellion), sa communauté (Banyamulenge) et sa commune d'origine (commune rurale de Minembwe) ont fait oublié aux congolais le parcours de celle qui doit toute son ascension politique et sa gloire (en apogée aujourd'hui) aux sacrifices suprêmes de la branche armée de la *rébellion MLC* dont la colonne vertébrale était constituée *des Banyamulenge* sous le commandement du feu Général Moustapha Mukiza (paix à son âme), un vaillant digne fils du pays et *originaire de Minembwe*. Nul donc besoin de rappeler ici, au passage et pour mémoire qu'au nom de l'exclusion ethnique, Mme Bazaiba ne s'agace de mordre la main qui l'a loyalement et fidèlement servi.
En effet, à l'instar de la VPM Bazaiba, élue de Basoko, province de la Tshopo, un des plus pauvres territoires du pays où les routes, l'eau et électricité restent encore des denrées rares et où les moyens de locomotion les plus modernes demeurent la bicyclette et la pirogue, la communication politique de bien de femmes  et d'hommes congolais semble se flatter de mobiliser sur la haine plutôt que sur les résultats des programmes et promesses électoraux. Probablement parce qu'ils sont, on le sait, cruellement défaillants ! Les acclamations des élus du peuple portées vers l'Honorable Bazaiba quand, narquoise elle voulait savoir ce que serait la prochaine revendication des Banyamulenge après leur acquisition de la nationalité et des terres qu'ils revendiquent à travers l'érection de Minembwe en commune rurale en sont une éloquente illustration.

Il est pourtant constitutionnellement établi que les Banyamulenge sont congolais d'origine au même titre que le reste de 450 autres ethnies et tribus dont la limitation des frontières de la RDC a trouvé sur l'espace territorial qui deviendra le Congo. De même, la commune rurale de Minembwe se compte parmi 1000 autres communes promulguée au même moment et par la même autorité de tutelle à travers le pays. Mais comme le discours de haine ethnique est devenu l'assurance pour se hisser au plus haut de son piédestal politique et que Minembwe et les Banyamulenge restent la cible facile, les extrémistes de tous bords ne peuvent s'empêcher de recourir à la dérive identitaire et utiliser l'arme fatale de *« faciès »* pour exclure cette communauté de la citoyenneté congolaise et la priver ainsi de son droit de développement à travers une entité décentralisée plus proches des habitants. 

Suite à cela, le monde n'a qu'une question au bord des lèvres : La VPM et élue de Basoko agirait-elle par ignorance ou serait-elle adepte de l'extrême droite congolaise portée par Martin Fayulu et ses lieutenants, dont Adolphe Muzito, Noël Tshiani, Muhindo Nzangi, Justin Bitakwira, Lwabandji Lwasi Ngabo, Homer Bulakalui, etc.

A l'allure où vont les choses, inutile d'être prophète pour parier que ce qui arrive aux Banyamulenge soit, à très brève échéance, vécu par d'autres communautés ou groupes ethniques en RDC. Les banyamulenge ne seront donc pas les seules victimes de l'exclusion et de la stigmatisation tribale. Ils en souffriront certainement plus, mais ne seront pas les seuls comme disait Jean de La Fontaine dans sa célèbre fable, les animaux malade de la peste : *_«Ils ne mourront pas tous, mais tous seront frappés »_*. 
C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui au Congo. Le concept de la *« congolité »* qui se veut une forme de nouveau esprit du contrat social et inventée pour empêcher une partie de congolais de jouir de leurs droits constitutionnels divise déjà les congolais. Un pays artificiellement construit et unis par le sort devrait pourtant combattre la politique d'exclusion. Mais fort est de constater que les vendeurs de haine tribale sont le mieux récompensés tellement ils sont plus visibles et mieux acceptés  que ceux qui font la promotion des valeurs d'unité et de cohésion nationale. Les exemples de Eve Bazaiba, de Muhindo Nzangi et de bien d'autres (car ils sont de plus en plus nombreux) hissés au sommet de l'Etat à la faveur de leurs prises de position extrémistes et xénophobes va sûrement émuler la jeune classe congolaise qui ne manquera pas d'épouser et de pérenniser leurs idées.
Qui sème le tribalisme, ethnisme et le régionalisme récoltera nécessairement la division. Les pas de Mme Bazaiba guidés par Muhindo sur le terrain de Minembwe semblent bien naturellement porter le pays entier ainsi que toute sa classe politique vers cette division. *Qui vivra verra*.

*Uvira ce 8 août 2021*
*Mwalimu Gérard*

Tuesday, August 24, 2021

Après avoir affaibli la résistance des Twirwaneho, les FARDC coordonnent des attaques Maïmaï sur Minembwe

Les attaques de cet après-midi du 24 août 2021 sur Minembwe par les Maïmaï n'ont surpris personne. Si on ne savait pas le jour qu'elles   surviendraient, on savait néanmoins qu'elles étaient en préparation. Car après avoir affaibli  les Twirwaneho par les différentes opérations en cours à Kamombo et à Minembwe par la coalition FARDC-Maïmaï et Red Tabara, le boulevard est donc ouvert aux groupes Maïmaï de venir tuer et razzier le bétail. C'est de cette logique qu'il faut situer les attaques simultanées et bien coordonnées de Kalongi et Gakenke de cet après-midi.

On sait qu'il est difficile aux FARDC de tenir dans les Hauts Plateaux sans emporter les  vaches des Banyamulenge. Pour s'approvisionner en ressources financières, les FARDC inventent toujours des attaques par les Maïmaï interposés. 

A Beni, les militaires FARDC et policiers qui font des patrouilles nocturnes sont devenus des cambrioleurs des habitations et des commerces. La  population de Beni crie au secours. 

Pour le cas de Minembwe, les militaires ont toujours utilisé les Maïmaï pour ravir le bétail des Banyamulenge. Un véritable marché noir bien coordonné,  avec la bénédiction et l'aide des agents de l'état,  s'est mis en place. Nul ne peut le démanteler. 

Les attaques de cet après-midi à Kalongi et Gakenge ont, comme dans les cas précédents, bénéficié de la complicité et de la facilitation des FARDC. 

Nous condamnons la complicité des FARDC et exigeons l'interpellation du *Général Opya* commandant de la 12ème Brigade d'intervention rapide. Il faut une tolérance zéro vvis-à-visde l'impunité. On s'attendait pourtant qu'il se comporte  différemment du *Général Muhima Dieudonné* en corrigeant les erreurs de son prédécesseur. Mais comme toujours l'homme congolais apprend peu ou pas de leçons du passé. 

Fait à Minembwe ce 24 août 2021
*Mwalimu Gérard*

Saturday, August 21, 2021

Les crimes de guerre commis par les FARDC à Kamombo

Le 21 Août 2021,

Le porte-parole de l'opération Sokola II Sud Sud, le capitaine *Dieudonné Kasereka* a annoncé pompeusement  la prise de Kamombo, le quartier général de Twirwaneho, en date du 16 août 2021 après des violents affrontements disait-il. Cependant, son communiqué et ses interviews sont remplis des mensonges. Il le fait bien sûr pour couvrir les crimes de guerre commis par les FARDC. Voici quelques  examples:

1. Kasereka parle de l'attaque des Twirwaneho contre leurs positions de Kangwe, Kanihura et Kabara. On sait que les positions les plus avancées des FARDC avant l'attaque de Kamombo se trouvaient à Bijombo (nord de Kamombo) et Mikenke (à l'ouest de Kamombo). Aucune attaque n'a été signalée dans toutes ses positions. *1er mensonge des FARDC*. 
2. Kasereka ne mentionne pas le massacre des femmes Banyamulenge ordonné par le Général *Philemon Yav Ngoy* le 30 juin 2021. Quatre  femmes Banyamulenge et un enseignant furent abattus par les FARDC à Minembwe alors que ces femmes revenaient d'un sit-in à Kiziba. Sauter cette étape dans la crise actuelle est une façon de cacher la vérité. *Deuxième crime de guerre et gros mensonge des FARDC*
3. Kasereka parle de la puissance du feu des FARDC. Pourtant tout le monde sait que les FARDC ont attaqué Kamombo avec l'appui des Maïmaï *William Yakutumba*, *Mtetezi Kibukila, *Bilozebishambuke* et le *Red Tabara* Burundais. Des sources indépendantes le confirment (Baromètre Sécuritaire du Sud-Kivu).  Attaquer une population en utilisant des milices opposées à celle-ci est *le troisième crime de guerre et  mensonge* des  FARDC. 

4. Le porte-parole des FARDC ne parle pas de l'incendie des villages de civils. Un modus operandi connu de tous. Les Maïmaï et ses alliés (FARDC) ont brûlé les villages de Cyakira, Murwondo et Nyamara. Un crime de guerre. Kasereka veut attribuer ces actes aux Twirwaneho. *Quatrième crime de guerre*  et gros  mensonge de Kasereka et des FARDC. 

Nous condamnons avec la toute notre dernière énergie,  ces crimes de guerre commis par une armée qui se dit et nationale et républicaine.

Nous exigeons l'ouverture d'une enquête internationale,  transparente, indépendante et impartiale pour punir les coupables. 

Minembwe ce 21 août 2021
*Mwananchi Mupendwa*