Sunday, November 10, 2019

SAVE MULENGE

Minembwe continues to be as a concentration camp of thousands of refugees from all the villages of the Mulenge region who have been forced to flee for their lives due to continual attacks from the coalition of local and foreign armed groups namely Maimai, Red Tabara and FNL from Burundi. This coalition of evil doers and murderers have burned almost 99% of Banyamulenge villages, looted their cows and killed many people. On November 07, 2019 the following people were massacred in the village of Kirumba by the Mai Mai group from Babembe, Bafuliru and Banyindu tribus together with Burundian rebels of Red Tabara and FNL :
1. Kibirira Aaron 
2. Nyabagaza Kibirira 
3. Mme Zirayi Kibirira 
4. Mme Mzee Mukukuba 
5. Pasteur Gapata Rwumvakamu
The list of people killed since the beginning of the attacks keeps increasing. As for the cows taken, it is estimated so far that about 40,000 cows belonging to Banyamulenge have been taken away by those killers and over 100 villages burned and completely destroyed.  
Their ultimate goal is to drive out all Banyamulenge from the DRCongo. All these tragic and attrocities are being committed at the watch of the Congolese army and the indifferent United Nations forces. 
In fact, there are many cases where the government forces (FARDC) have been seen giving a helping hands to these militias I order to strengthen them in the fight against the local population who have been helplessly defending themselves. 

This situation has been going for the last two years, the ongoing non stop attacks on civilians and looting of their properties has started since February 2019 until now. 
The civil society, the local community leaders, elected officials, and membres of the Banyamulenge diaspora have been crying out loud for national, regional and international help for innocent people in Mulenge, but sadly the world has once again turned a blind eye with a deep sens of indifference for the cause of Banyamulenge. 
Thousands of families are without food and shelter in Minembwe and other pockets areas.  We have been and still continue to call upon the humanitarian organizations to please provide assistance to the suffering internally displaced Banyamulenge in Minembwe. 
One wonders what's left for the Banyamulenge people to do. Should they stay quiet and wait to be wiped out? Should they be expected to remain loyal to a government that has demonstrated many times over its willingness of exterminating them, violating all their rights even the right to live? 
Needless to say that under the international law and principle when a state fails to its obligation to protect it's citizens, it looses the moral and legal right to rule or govern them. Thus, the DRC as a state has totally lost its legal right and legitimacy over the social and political obligations over Banyamulenge people and Mulenge. It's about time that Banyamulenge despite being in their hour of need, to be bold and take their destiny in their own hands and trust only in God's providence. 

Save Mulenge oh Lord!

Friday, October 25, 2019

Une Autre Victime de la FARDC à Minembwe

Mme. Kabibi Kagiriro shot by a gouvernement Soldier in Minembwe. 

Minembwe le 25 Octobre 2019,

Incroyable, mais vrai, une unième victime de FARDC ( force armée congolaise) à Minembwe. 
Alors que la population Banyamulenge continue d'être victimes d'agression et des attaques meurtrières par la coalition des milices mai mai, les éléments de l'armée Congolaise se joignent aisément aux Mai Mai pour tuer les citoyens Banyamulenge déjà traumatisée par des multiples attaques. 

Aujourd'hui c'est Mrs Kabibi fille de Kagiriro de Mishashu à Minembwe  qui est assassinée par un militaire de FARDC alors qu'elle venait du marché de Vendredi. 
Il ya seulement quelques jours que les leaders communautaires de Banyamulenge inclus les membres du gouvernement ont fait une déclaration accusant le gouvernement de la RDC d'être complice dans l'exécution du genocide commise contre le Banyamulenge. 
Les exécuteurs de genocide de Banyamulenge sont essentiellement des Mai Mai et les groupes armés Burundais Red Tabara et FNL. 
Malheureusement , certains éléments de la FARDC ont ouvertement commencé à aider les milices Mai Mai afin de déstabiliser la population Banyamulenge et les expulser de leurs terres natale. 

Qui vivra verra. 

Mhz. 


Monday, October 21, 2019

PAS DE NÉGOCIATION AVEC LES MAIMAI

*PAS DE NÉGOCIATION AVEC LES MAIMAI*


Les banyamulenge ne sont pas près à négocier avec la Maimai. Pas parce que nous ne voulons pas la paix mais parce que les exigences des Maimai ne sont pas négociables.

Le Maimai:

1. Ne veulent pas notre nom, notre identité. Nous ne pouvons pas négocier notre identité (banyamulenge)

2. Veulent nous ravir la nationalité congolaise. Nous ne pouvons pas négocier notre nationalité

3. Veulent nous exterminer. Nous ne pouvons pas négocier notre vie

4. Veulent nous chasser du territoire congolais. Nous ne pouvons pas négocier de vivre sur le sol congolais. 

5. Veulent s'approprier de notre richesses (les vache). Nous ne pouvons pas négocier notre richesse.

6. Veulent l'annulation de la commune Minembwe. Cela ne nous concerne pas.

Qu'est ce que nous pouvons négocier avec les Maimai?

En principe, quand on accepte de négocier on s'apprête à céder face à certaines exigences du côté adverse. Or, pour notre cas avec les Maimai:

- Nous ne sommes pas près à abandonner notre identité

- Nous ne sommes pas près à céder la nationalité

- Nous ne sommes pas près à céder notre vie

- Nous ne sommes pas près à être déportés vers le Rwanda

- Nous ne sommes pas près à céder notre richesse

- En fin, nous ne sommes pas près à négocier le statut de Minembwe comme commune. Ils doivent négocier avec le Gouvernement

Alors, qu'est ce qu'on peut négocier avec les Maimai❓Au moment où nous ne sommes pas près à céder quoique ce soit face aux exigences de Maimai, inutile de négocier.

*Luc*

Démenti à la déclaration de l'éminent Docteur Dénis Mukwege et celle du journaliste Roberto du 06. Octobre 2019

*Démenti à la déclaration de l'éminent Docteur Dénis Mukwege et celle du journaliste Roberto du 06. Octobre  2019*

*LE MASSACRE DE LEMERA N'EST PAS NI LE 1er, 2ème OU 3ème CRIME CONTRE L'HUMANITÉ EN 1996*

Nous avons lu l'article paru dans le journal *hht://l'interview.cd/rdc* du 06-octobre-2019, article intitulé *《 RDC: 06 octobre 1996,06 octobre: Dénis Mukwege se souvient du massacre de Lemera 》*,signé par le journaliste  *Roberto Tshahe*.

Dimanche 06.10.2019 l'éminent Docteur Dénis Mukwege et Prix Nobel de la paix 2018, a visité la localité de Lemera, territoire d'Uvira, province du Sud-Kivu- RDC, pour rendre hommage aux  victimes du massacre commis contre les malades,le 06-octobre 1996.

Selon Roberto, le Dr Dénis,lui même rescapé de cet ignoble massacre, se souvient de ce qui s'est passé ce jour là, quand, ses 32 patients furent froidement  fusillés sur leurs lits d'hôpital.Et ,après 23 ans,la justice n'est pas encore dite pour ces personnes atrocement assassinées.

Mes condoléances aux familles des victimes,et ma compassion à notre unique Prix Nobel de la Paix au Kivu, RDC et en Afrique centrale, Dr D. Mukwege, je voudrais émettre mon point de vue sur cette déclaration.

1. *Docteur, le crime de Lemera n'est pas le 1er, le 2ème, ou 3ème de crime contre l'humanité  en (1996).*

L'AFDL a déclenché la guerre en Septembre,et, juste après une semaine de combats entre AFDL  et les FAZ,le 19.09.1996, les crimes graves ont été commis à Fizi, contre la tribu BANYAMULENGE.

Les Banyamulenge de Bibogobogo, en tant qu'un groupe humain ,ont été concomitamment victimes des crimes de génocide et crimes contre l'humanité.

Ces crimes relevant *du droit des gens*, dont les Banyamulenge sont victimes, ont été commis par les forces armées zaïroises, les Mayi mayi et par un groupe humain tribal, les *Babembe*  

Avant octobre 1996 dont évoque Dr Dénis M, des  Banyamulenge de Bibogobogo ont été  nettoyés à *Baraka, Lueba, Ngandja*,et jetés dans le Lac Tanganyika.
Entre 141,153 mineurs Banyamulenge furent victimes du *transfert forcé d'enfants du groupe pour un autre groupe*.

Donc,l'article 2 de la *Convention de prévention et répression du crime de génocide du 09.décembre 1948* dont notre pays a ratifié en 1962, doit être appliqué pour les auteurs de ces crimes.Donc le premier record macabre des crimes *sui generis* ,se situe à Fizi,non à Lemera

*2. Monsieur le journaliste Roberto, la guerre de l'AFDL 1996, n'est pas la première ou la 2ème, 3ème-5ème guerre, ni au Kivu ni au Congo-Zaïre*

Roberto,tu écris,  *《 Rappelons que le massacre de Lemera est le 1er crime de la première guerre, l'un de (617) crimes documentés par l'équipe du mapping report et jamais jugés* 
Roberto, d'où est ce que, tu as puisé que la guerre de 1996, est la première guerre ? Mensonge avec impudence!!!

Après la naissance de notre pays en1885, on a connu les guerres en (1893,1895- 1903, 1914, 1940,1960, 1964,1967) pourquoi celle de 1996, prime-t-elle à ces autres  innombrables GUERRES? 

Ces sentiments de mettre en avant la guerre de l'AFDL (1996-1997), sont ceux des Mayi mayi, qui veulent s'esquiver des responsabilités de la première grande guerre qui a pu déchirer le Kivu et la RDL- RDC et Zaïre 1964 jusqu'à 1986.

Votre article du 06.10 2019, a l'intention de falsifier l'histoire des guerres sempiternelles de notre pays depuis L' E.I.C, à nos jours. 
Sinon c'est être animé de quelle intention, en déclarant ostensiblement que,《Si la communauté internationale est préoccupée par la justice, elle peut commencer par le massacre de Lemera?》

Non, la justice, aurait été faite pour tous les crimes commis dans notre pays,suivant la loi. 

En fin, si, parmi les 617 crimes répertoriés en tant que les premiers crimes graves de 1996,si, ceux perpétrés contre les Banyamulenge ne sont pas cités, ce *Mapping report* est imparfait et incorrecte.
Je respecte éperdument l'éminent Dr D. Mukwege, au point qu'en Avril dernier, mon (a.s.b.l), *Action pour la Paix la Justice et le Travail,(APJT),* a initié la célébration de son prix Nobel à Minembwe avec les femmes soignées par la Fondation Panzi du Dr.
Le nom du Dr  Mukwege ne doit pas  être collé d'un article qui falsifie sciemment l'histoire.

Fait à Bukavu 09.10.2019

*Me Bukuru Ntwari wa N*

Chercheur,Analyste et Humanitaire.


Monday, October 7, 2019

Will Tchisekedi restore Peace in Minembwe?

Minembwe September 08th, 2019. 


While the rest of Southern Kivu is excited to receive the newly elected president Tchisekedi Tchilombo in Bukavu this Monday and other regional presidents, the Minembwe populace continues to suffer various attacks from the DRC government supported Mai Mai militias. Cows are being taken by Mai Mai by thousands everyday. 

In his speech in Bukavu, Mr. Tchisekedi promised to fight for peace and even die for it if need be. But does his fight for peace include Minembwe/ mulenge or it will make it even worse considering that his regime has victimized Banyamulenge people more than any other presidents in Congo. 

For decades, the Banyamulenge people in the Mulenge region have been subjected to extreme form of discrimination, abuse and xenophobia from their own government usually through their neighboring ethnic groups. They had been restricted access to many basic government services, not to mention infrastructure. 


The government since independence has supported, promoted and some time initiated actes of violence either through state military forces or ethnic armed groups whose intentions were to destabilize Banyamulenge until they abandon their land and country, which in their views does not belong to Banyamulenge.

 As a result, these constant threats, abuse, killings and looting of their flocks, and burning of their centuries built villages a great number of people have fled and abandoned their home land of Mulenge. It is actually becoming impossible to keep a lid on the catalogue of tragic events of Violence, torture and extrajudicial killings that are again all part of the recent narrative in Mulenge. 


May God save Mulenge 


Ak. 

Journal Minembwe. 




Monday, September 30, 2019

Genocide Warning in Mulenge. Never Again is now Once Again.


Minembwe September 30, 2019,



Minembwe villages of Kalingi and Kahwela are reported to have been once again attacked by Mai Mai militias, after recent attacks in Mibunda that have resulted in massive refugee crisis Minembwe.

Minembwe district ( Commune) has been under constant attacks by the coalition of Mai Mai militias and Burundian rebels of Red Tabara for the last nine months. But the entire Mulenge region has been under Mai Mai attacks since 2016, and has seen little if any government support. Ten of thousands of people continue to be victims of this heinous crimes while their so called government watch and do nothing about it. 

It's crucial to mention that since DRCongo's independence from the Belgium in 1960, the political integration and security situation of Banyamulenge in the DRCongo has always been unstable, despite a short lived peace there and then. Despite being in what became the Congo Belgium before the 1885 Berlin Conference that arbitrary divided Africa into various national states, the Banyamulenge people continue to face political and military persecution in their own country (Democratic Republic of Congo) due to their historical and cultural heritage. 


The Banyamulenge, are DRCongo's most oppressed minority; and remains under the fifty-five year tyranny of DRC government military  and tribal militias. It should be known that the current crisis is a planned genocide currently in implementation phase and should be a grave concern to the international community. Needless to say every day in Banyamulenge villages there is massive and gross human right violation, mass killings, looting of their livestocks, burning of the villages resulting in mandatory relocations of internally displaced refugees with no protection and assistances in Minembwe. 


The insurgency of the extremist tribal armed groups called Mai Mai supported by some government military and political officials and some Congolese extremists Diaspora leaders including but not limited to Honoré Ngbanda in Belgium and so called Dr. Mulongecha in USA, pose a great threat of genocidal massacres in Minembwe. We call their countries of residence, namely Belgium and the United States to hold those genocide instigators responsible. 


Since September of 2016 Mai Mai militias in collaboration with Burundian rebel movement known as Red Tabara of Alex Sinduhije and FNL struck and burned various villages of Banyamulenge in Southern Kivu ranging from private homes, schools and church buildings from Gatanga to Biziba ( over 68 villages). 

The latter category of attacks is alarming as they have radicalize relations between the long term neighboring tribes namely Babembe, baFuliro, baNyindu against Banyamulenge. However, contrary to some false reports, it should be noted that this current crisis is not a civil war between tribes, but a planned genocide against Banyamulenge people. 


Furthermore, according to various local sources, the current ongoing genocide against Banyamulenge in southern Kivu is largely influenced by the political situation in neighboring countries where foreign armed rebels are striving to make Mulenge region their base and thus, made a coalition with the Mai Mai extremist and terrorist groups in order to drive out Banyamulenge population from their homeland so that they can make it their military base from where to fight their countries. 

Unfortunately, the Congolese government instead of protecting its citizens, it has supported the tribal rebels ( Mai Mai) whose known ideology and mission is to kill Banyamulenge or drive them out of their land and destroy all their livestock claiming that they are not fully Congolese citizens despite their pre-colonial settlement in what became the Congo in 1885. 

It is important to inform the nations and international public that as this article is being written thousands of Banyamulenge are being fired at, families are internally displaced refugees in their homeland after being driven out of their burned houses, they are outside under the rain and cold with children and old men and women, starving without any assistance, after having not only their houses put on fire, but also their livestock looted. Hundred people have been killed in various fields and left out in the open air without even being properly buried! 


Is this a conspiracy to exterminate Banyamulenge people? Let it be clearly known that these situations in Mulenge are publicly declared as Genocide Warnings and has passed the stage of genocide preparation to genocide implementation. 

One wonders why the current new government is silent on this pressing and crical issue! Since the new president Tchisekedi Tchilombo has taken power, he has only been giving empty promises and political rhetoric giving false hope to the people of Mulenge, while his governmental military forces (FARDC) has been directly supporting the Mai Mai militas that it claims to fight. There are many evidences to this claim. Government commanders have been caught openly supplying minutions to militias they came to supposedly fight. We believe that president Tchisekedi is likely unaware of the conspiracy of some of his political and military officials, but the fact of the matter is some government military officials have aided militias and government troupes have shown unwillingness to protect the Banyamulenge populace under Mai Mai attacks. 

Even the United Nations forces known as MONUSCO has purposely refused to protect the Banyamulenge people and left the hopeless situation of hundreds of thousands refugees in Minembwe just like they did during the genocide in Rwanda in 1994. 

What is even more disappointing is the conscious silence of neighbours and regional states while the genocide of Banyamulenge is being conducted. 

It is incomprehensible that after the 1994 genocide against Tutsis in Rwanda, until now no one country dare to raise even an Alert about the genocide against Banyamulenge in the Southern Kivu ( Eastern DRC) despite clear indicators of ongoing genocide in Mulenge. 

Only God can and will help the Banyamulenge people if all regional states and powers decide to be quit even after the "Never Again" slogan. 


We call for the Easter African regional states and the international community to not watch another genocide unfold when they can stop it. We call for the international humanitarian organizations to quickly provide much needed humanitarian support to needy internally refugees in Minembwe. 

We call for the DRC government to take its responsibility to protect its citizens before it's too late and looses it's legitimacy. 


Concerned Citizen 


Haki Mak 

Journal Minembwe. 

Saturday, September 14, 2019

MINEMBWE EST ENCORE ATTAQUÉ PAR UNE COALITION DES MAYI MAYI


 Accueil/Actualité du 13 Septembre 2019

ActualitéPolitiqueSécuritéSociétéUncategorized

Sud-Kivu : «Personne ne devra prétexter ignorer ce qui se passe à Minembwe» (l'interpellation du député Moïse Nyarugabo)

laprunellerdc  il y a 26 minutes

 0 2 minutes de lecture

 Le député National Moise Nyarugabo. Ph. Laprunellerdc.info/HDS

La situation reste tendue à Minembwe et ses environs. Depuis plusieurs années la situation dans les hauts plateaux est explosive. Et depuis quelques mois un cycle de violence emporte des vies humaines, des villages et le cheptel.
Le député national élu d'Uvira Moïse Nyarugabo donne son regard sur la situation dans cette région.
Selon Moïse Nyarugabo qui s'est confié à Laprunellerdc.info, depuis samedi 7 septembre les maïmaï Ebuila ont attaqué, incendié et détruit complètement au moins 16 villages. C'est entre autres Linjanja, Lisansi, Bijanda, Ruvumera, Wimbogo, Tulambo, Marunde Rujanika, Marunde Mushambaro,  Marunde Muzerwa, Rushasha, Nkango, Bakura, Kwa Kabemba, Murambi, Malanda, Bikuba.
Toutes les populations de ces villages sont dans les brousses en débandade.
Selon lui, ces maïmaï ont emmené des milliers des têtes de bétail: «700 vaches le samedi 7 septembre, plus de 1000  mercredi 11 septembre. Plus ou moins 1000 vaches emportées encore ce jeudi 12 septembre»explique-t-il.
Ces maïmaï, dit-il, avec leurs alliés burundais particulièrement ceux du général Nzabampema ont depuis janvier volé plus de 10000 têtes de bétail et au tour de 3000 pour cette seule semaine.
Dans ce même chapitre explique le député national, pour la journée de ce jeudi 12 septembre, les groupes armés ont attaqué et incendié les villages de Katenga et Kigazura.  Il explique que les populations banyamulenge de ces villages ont fui vers Mikenge.
 «Le drame est que toutes ces atrocités se font sous la barbe des FARDC. Au tour de ces villages détruits il y a des positions de l'armée à moins de deux Kilomètres pour certains cas. A titre d'exemple il y a une position de l'armée à Mikenge, à Bukunji, à Kipupu, Nyarurambi, Makutano, Bikuba. Il y a des villages qui ont été brûlés sauf les cases où sont logés les militaires c'est le cas de Bikuba et Kwa Kabemba. Les militaires sur terrain disent qu'ils n'ont pas l'ordre de se battre  et  le commandant région dit qu'ils sont dans une phase de sensibilisation. Et les populations civiles de toutes les communautés sont en train d'errer, de fuir dans tous les sens, sans parler des vies qui sont fauchées.  Comment on peut sensibiliser organiser le dialogue sous les crépitements d'armes à feu? »s'interroge le député.
Dans ce chaos, déplore le député national, il y a des assassinats des enlèvements qui visent toutes les communautés. Pour cette seule semaine par exemple, le député cite le cas de Messieurs Iranzi et Munyakazi ( Banyamulenge) ont été tués par balles à Tulambo, Mwanaume Kibunjwa et Miambo ( Bafuliru) ont été tués par balles à Kalingi, mercredi le 11 septembre. Mr David Sekaganda (Munyamulenge) tué par machette à Kitumba et madame Mupanya enlevée par les maïmaï parce que pour ce cas elle était sur une moto. C'est le motard qui a donné les détails de son enlèvement. Depuis, pas de nouvelles. Il rappelle également que le jeudi 12 un notable Mufuliro Monsieur Nalibwini Muninga a été tué par balle en route vers Ibumba.
«Qu'attend-on pour agir vigoureusement ? Les babembe, bafuliro et banyindu sont entrain de quitter Minembwe et les banyamulenge ont tous quitté Mibunda » alerte Moïse Nyarugabo.
Nyarugabo pense qu'on ne peut pas continuer à assister en silence à des massacres à grande échelle.
«Je lance un cri d'alarme un cri de cœur pour que l'Etat prenne au sérieux cette situation et impose la paix, sauve les vies humaines. Pour la diversion, on parle des conflits interethniques. Pourtant ce sont les mêmes groupes armés aux quels l'armé était opposée à Uvira,  à Baraka, à Bibokoboko etc… Pourquoi aujourd'hui ça devient un conflit ethnique ? À supposer même que ce soit un conflit ethnique, c'est toujours à l'Etat d'y mettre fin et d'imposer la paix. Qui d'autre? »s'interroge-t-il.
Selon le député, jusque ce vendredi 13 septembre 2019 à 11 heures 20 de Kinshasa, des colonnes des maïmaï  par centaines attaquaient les villages de Rutigita, Monyi qui étaient en train de brûler.
«Personne ne devra prétexter ignorer ce qui se passe à Minembwe» conclut Me Moïse Nyarugabo.

Jean-Luc M