Wednesday, December 31, 2025

INTERNATIONALLETTRE OUVERTE AU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU POUR QUE LES MÊMES ERREURS D’APPRÉCIATION LORS DU GÉNOCIDE CONTRE LES TUTSI AU RWANDA, NE SE REPRODUISENT PAS


INTERNATIONAL

LETTRE OUVERTE AU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU POUR QUE LES MÊMES ERREURS D'APPRÉCIATION LORS DU GÉNOCIDE CONTRE LES TUTSI AU RWANDA, NE SE REPRODUISENT PAS 

AMADOU BATOR DIENG9 Plus de 400 signataires, venus de tous les continents, parmi lesquels des personnalités comme l'écrivain Boubacar Boris Diop, l'historien Vincent Duclert, la chercheuse en études interdisciplinaires sur le génocide Bojana Coulibaly d'Harvard university, Gaël Faye chanteur et auteur, Prix Renaudot 2024, Hélène Dumas, Historienne spécialiste du Rwanda, Mouhamadou Lamine Sagna directeur de l'Africana Studies à Worcester Polytechnic Institute (WPI), dans le Massachussetts au Etats-Unis, la docteure en communication Veronica Yepez-Reyes de Pontificia Universidad Católica del Ecuador, ou encore l'historien spécialiste des conflits, Abdarahmane Ngaïdé, adressent une lettre ouverte à António Guterres Secrétaire Général des Nations Unies sur la situation dans les Grands Lacs. Ils sont journalistes, écrivains, chercheurs, juristes, acteurs culturels à «exhorter respectueusement l'Organisation des Nations Unies à ne pas répéter les mêmes tragiques erreurs d'appréciation que lors du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994.»António Guterres


Secrétaire Général des Nations Unies

Siège des Nations Unies

New York, NY, 10017

405 East 42nd Street, 

New York, NY, 10017, USA. 

Monsieur le Secrétaire général,  

Nous, écrivains, artistes, journalistes, avocats, religieux, membres de la société civile, chercheurs et professeurs des universités d'Afrique, d'Amérique du Nord, d'Amérique Latine, des Caraïbes, d'Europe, du Moyen Orient et d'Asie unissons nos voix pour exhorter respectueusement l'Organisation des Nations Unies à ne pas répéter les mêmes tragiques erreurs d'appréciation que lors du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Des graves événements de l'Est du Congo plongeant leurs racines dans l'histoire, n'émerge qu'un récit unique : le risque de balkanisation du Congo et l'exploitation de ses richesses. On passe ainsi sous silence l'exclusion des Tutsi congolais dont l'extermination est de plus en plus ouvertement évoquée par certains acteurs politiques. Cette guerre, aussi abominable soit-elle, ne saurait être réduite à une seule de ses causes. Elle résulte plutôt d'un mélange explosif de tensions sociales et économiques qui se sont progressivement cristallisées en une crise identitaire et en conflit armé.

Il est impératif de conclure un cessez-le-feu immédiat afin de préserver des vies humaines et d'ouvrir la voie à une solution négociée. Le meilleur moyen d'y parvenir n'est certainement pas de répéter l'accusation particulièrement simpliste selon laquelle le Rwanda soutiendrait le Mouvement du 23 mars (M23) dans le seul but d'exploiter les ressources naturelles du Kivu.  Cette interprétation univoque, largement relayée par les médias, choisit d'ignorer les atrocités épouvantables commises au grand jour contre les Tutsi congolais tués, mutilés et parfois dévorés par leurs bourreaux. Elle exacerbe en outre les tensions et alimente les discours de haine. L'actuelle escalade militaire en est du reste une conséquence directe.

Nous vous invitons par la présente à privilégier la recherche d'une solution durable prenant en compte les causes profondes de ce conflit. Telle est à nos yeux la démarche adéquate pour assurer, à travers la stabilité de la région des Grands Lacs, la sécurité et le bien-être de millions d'hommes et de femmes ne demandant qu'à vivre dans la tranquillité.

Nous jugeons tout aussi important de bien identifier les principales forces présentes sur le terrain ainsi que leurs objectifs et leur philosophie politique. Le M23 fait face à l'armée congolaise, appuyée par les FDLR, désignées comme une entité terroriste en raison de leur idéologie génocidaire qui est aussi celle des Wazalendo, composés de plus de deux cents autres groupes armés. Outre des mercenaires européens et les forces des Nations Unies, le Burundi, l'Afrique du Sud, la Tanzanie et le Malawi entre autres pays se battent aux côtés de l'armée congolaise. En plus d'exploiter les ressources naturelles du Congo et de semer la terreur par des viols massifs et des tueries brutales, les groupes armés FDLR et Wazalendo organisent le recrutement forcé d'enfants-soldats. Quant à la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), elle s'est malheureusement éloignée de son objectif de maintien de la paix en s'associant étroitement à ces groupes armés entretenus par le gouvernement de Kinshasa.

Monsieur le Secrétaire général,

Ce conflit résulte en grande partie du défaut d'intégration de populations regroupées malgré elles au sein de nouvelles configurations frontalières établies par les autorités coloniales. Il est également motivé par le refus de prendre en compte des mouvements migratoires dans la période ayant précédé et suivi les indépendances africaines. Une autre de ses causes est la restriction de la citoyenneté à des critères ethniques et physiologiques. Il est aisé de comprendre que les épreuves subies par les populations tutsi du Congo ont laissé des séquelles dans leur psychisme.

Depuis trois décennies, des centaines de milliers d'entre eux sont condamnés à une vie précaire dans des camps de réfugiés au Burundi, en Ouganda, au Kenya et au Rwanda s'ils n'ont pas trouvé refuge dans plusieurs pays occidentaux. Face à l'indifférence ou à la complicité de l'état congolais, certains d'entre eux ont pris les armes pour assurer leur propre défense. C'est dire que ce conflit ira en s'aggravant tant que la question de la nationalité des Banyarwanda du Congo ne sera pas résolue. Aucun groupe humain ne peut accepter indéfiniment la négation de son être même et, sauf votre respect, les résolutions de l'ONU sont bien dérisoires face à un tel dilemme existentiel.

Nous nous permettons aussi de vous faire remarquer que la tragédie vécue par les Banyamulenge, Tutsi du Sud-Kivu, ne correspond en aucun cas à la fable simpliste que l'on cherche à imposer au monde. Le M23 est en effet né et évolue en dehors des territoires traditionnels des Banyamulenge, dans des zones où les ressources minières sont négligeables. Pourtant les Banyamulenge subissent depuis plus de sept ans, sur la base de cette fausse assomption, les attaques des forces armées congolaises (FARDC) et de diverses milices ethniques telles que les MaiMai.

Au Nord-Kivu, les génocidaires FDLR ont vu leurs rangs grossir dans les zones qu'elles contrôlaient avant d'en être délogées par le M23. Elles s'y étaient livrées pendant longtemps et en toute impunité à toutes sortes d'exactions. L'Etat congolais, au lieu de réagir, les laissait au contraire exploiter les minerais et le bois revendus sur le marché mondial avec la complicité de certains politiciens. De plus, elles percevaient des taxes dans les régions sous leur contrôle. Cette situation a contraint de nombreux Tutsi à chercher refuge dans les pays voisins.

Monsieur le Secrétaire général,

L'étude approfondie de l'histoire complète de la région démontre que l'émergence du M23 n'est pas la cause, mais bien la conséquence de la privation systématique des droits humains des Banyarwanda et des Tutsi en République Démocratique du Congo, faisant d'eux des citoyens de seconde zone interdits de participer pleinement à la société civile.

Julius Nyerere savait donc de quoi il parlait lors qu'il a mis en exergue en  1996 l'indissociabilité des habitants de cette partie de l'Afrique : « (…) il est inutile, disait-il, de respecter les frontières sans respecter les individus qui se trouvent à l'intérieur de ces frontières (…) Par conséquent, en abordant la question du respect de la frontière établie entre l'Allemagne et la Belgique, il est essentiel d'envisager également le respect des populations concernées par cette division.»

On peut déduire de tout cela que l'émergence du M23 n'est pas la cause, mais bien la conséquence de la question des Banyarwanda et des Tutsi en République Démocratique du Congo.

Permettez-nous de soumettre à votre réflexion les faits particulièrement significatifs que voici :

  •     Trois ans après l'indépendance du Congo (1960), le Nord-Kivu a vécu une période de troubles connue sous le nom de Guerre de Kanyarwanda. Le leader Nande, Denis Paluku a proclamé la souveraineté du Nord-Kivu contre Kinshasa. Ses collègues rwandophones se sont opposés à lui et prôné l'unité du Congo. En réaction, Paluku avait décidé d'envoyer une expédition punitive dans le Masisi. Les Tutsi y étaient arrêtés et exécutés à Kiroshe. En ce temps-là, le M23 n'existait pas.
  •     Dans les années 80, des étudiants tutsi ont été molestés sur le campus de Kinshasa aux cris de : « Vive la nationalité zaïroise ! A mort les usurpateurs de notrenationalité ! ». Un tract appelait aussi à « éradiquer partout et dans leur intégralité ces serpents (les étudiants Tutsi) qui veulent nous mordre ». On pouvait également y lire ceci : « Tous les écrits reconnaissent que les Tutsi se trouvant au Zaïre, sont des immigrants et partant ne doivent pas bénéficier des mêmes droits que les fils authentiquesde ce pays. » En ce temps-là, le M23 n'existait pas.
  •     En 1991, les Tutsi congolais ont été interdits de participation à la Conférence Nationale Souveraine, sous prétexte qu'ils n'étaient pas « zaïrois ». En ce temps-là, le M23 n'existait pas.
  •       Pendant la Deuxième République, surtout à partir des années 80, les Tutsi rwandophones avaient la possibilité d'être électeurs sans pour autant être éligibles. En ce temps-là, le M23 n'existait pas.
  •     La constitution de la République démocratique du Congo a été modifiée à plus de sept reprises, chaque révision étant associée à la question des Rwandophones. En ce temps-là, le M23 n'existait pas.

Il est clair à nos yeux que la communauté internationale commet une erreur aux effets potentiellement dévastateurs en s'imaginant que l'élimination d'un seul groupe rebelle et l'imposition de sanctions contre le Rwanda suffiront pour restaurer la paix dans l'Est du Congo.

Monsieur le Secrétaire général,

S'il est une leçon à tirer de ce conflit, c'est que la coopération entre l'État congolais, la Monusco, les Wazalendo et les FDLR a contribué à accroître la militarisation de la région et à attiser la haine envers les Tutsi de la RDC et du Rwanda.

Une telle alliance militaire et idéologique entretient une sorte de guerre perpétuelle et éloigne chaque jour un peu plus la paix que votre organisation a pour mission de promouvoir.  C'est ce qu'avait bien compris l'ancien président sud africain, Thabo Mbeki, quand il alertait sur le danger d'un conflit de longue durée en ces termes: « Si le gouvernement congolais ne protège pas les Tutsi congolais, alors le M23 continuera d'exister, car ils auront des armes pour se défendre. »

Selon nous, pour une paix et une sécurité durables dans la région des Grands Lacs, il est nécessaire :

  •     De réexaminer le rôle et la nécessité de la MONUSCO aujourd'hui
  •     De réexaminer les causes et les conséquences de la faillite des Nations Unies dans la prévention et la lutte contre le génocide des Tutsi, et la possibilité d'un génocide contre les Tutsi congolais à la lumière de la Convention de Genève , des rapports de l'Union africaine ainsi que ceux de Duclert et de Muse
  •     de prendre au sérieux les préoccupations sécuritaires du Rwanda en neutralisant les FDLR et leur idéologie génocidaire qui gangrène depuis 1994 toutes les anciennes colonies belges ;
  •     de passer en revue les nombreux accords entre le gouvernement congolais et le M23 en vue de déterminer ce qui a empêché leur application ;
  •     d'arrêter et décourager tout appui militaire au gouvernement congolais tant que ce dernier continuera à faire appel à des génocidaires, à des mercenaires et à des milices dont le programme politique se limite à l'extermination des Tutsi ;
  •     de désigner un ou une représentante des Nations Unies crédible aux yeux des deux parties. Son rôle de médiation viserait à promouvoir la paix en impliquant les communautés locales ;
  •     de réaffirmer le double principe de l'intangibilité des frontières congolaises et du droit inaliénable des communautés tutsi ou rwandophones de vivre en toute sécurité, sur leur terre natale et ailleurs au Congo;
  •     de garantir la sécurité des minorités en encourageant une éducation aux valeurs favorisant la compréhension de l'identité congolaise à travers le prisme de l'individu-citoyen plutôt que de l'appartenance à une tribu/ethnie.
  •     de mettre en place une Commission internationale neutre chargée d'enquêter sur les contrats miniers ainsi que sur les pratiques liées à l'exploration, à l'exploitation, à la commercialisation et au financement de l'économie des minerais, des terres rares et des exploitations agricoles et forestières dans toute la République Démocratique du Congo ;
  •     d'encourager les initiatives de paix initiées par des institutions religieuses telles la Conférence Nationale du Congo (CENCO) en collaboration avec l'Eglise du Christ au Congo (ECC) et récemment celles de l'Association des Conférences Episcopales de l'Afrique Centrale (ACEAC)

Monsieur le Secrétaire général,

Nous attendons de vous que vous preniez, à l'inverse de celui qui occupait vos fonctions en 1994, la mesure des périls qui menacent des populations civiles sans défense et dont le seul tort est d'être ce qu'elles sont : des Tutsi. Nous pensons qu'il est urgent de procéder à une analyse moins tendancieuse et étriquée de la situation du Kivu, préalable nécessaire à toute solution durable. Nous ne saurions trop insister sur le fait que la focalisation exclusive sur le M23 et le Rwanda est suspecte et encourage les discours venimeux chez les extrémistes de plus en plus hardis qui trouvent dans les médias sociaux un moyen efficace de populariser leur idéologie de haine.

Le génocide de 1994 au Rwanda est encore dans toutes les mémoires. L'ONU a certes présenté ses excuses aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda mais tout porte à craindre que trente-deux ans plus tard elle se verra hélas contrainte de présenter ses excuses aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Congo.

Nous vous invitons à prendre vos responsabilités face aux menaces sur lesquelles nous avons tenu à attirer votre attention. Il n'en va pas seulement du destin des populations des Grands Lacs et de leur besoin de sécurité. Il en va aussi de la crédibilité des Nations Unies et de l'honneur de l'humanité.

Les signataires incluent :

 

Researchers and Professors
1Bibhuranjan Nayak, DrChief Scientist, Gold Medallist in Geological Sciences, CSIR-Institute of Minerals and Materials Technology, BhubaneswarBhubaneswarIndia
2Carlos F.O. Graeff, Dr.Material ChemistryBauruBrazil
3Chretien Jean-Pierren Dr.HistorienBordeauxFrance
4Duclert Vincent, Dr.Historian, Senior Research Scientist, EHESS-
CNRS
ParisFrance
5Dumas Hélène, DrHistorienne spécialiste du RwandaParisFrance
6Ensign Margee, Dr.President of the American University of
Bulgaria
BlagoevgradBulgaria
7Gallimore Tim, Dr.Former Spokesperson for the UNICTR ProsecutorMissouriUSA
8Karegeye Jean-Pierre, Dr.Director, Interdisciplinary Genocide Studies
Center
BostonUSA
9Lucas Peña, Dr.Sociologist, professorBogotáColombia
10Mahamadou Lamine Sagna, DrProfessor, Social Science & Policy Studies, Worcester Polytechnic InstituteWorcesterUSA
11Mahwa AloysResearcher, Peace Ambassador and John Lewis FellowGomaDR Congo
12Moussa Sow, DrProfessor of literature  , Gaston Berger UniversitySaint-LouisSenegal
13Muhammad Zahid Bilal, DrAssociate Professor, Head, Department of Media & Communication Studies,
University of Okara
OkaraPakistan
14Murefu Alphonse, Dr.Senior Lecturer, School of Law, University of
Rwanda
KigaliRwanda
15Murigande Charles, , Dr.former Rwanda  Minister of Foreign Affairs, Prof of MathematicsKigaliRwanda
16Mweru Mugambi Hannah, DrProfessor of English an Literature, Akhawayn UniversityIfraneMorocco
17Nicki Hitchcott, , Dr.Prof of French and African Studies, University of St AndrewsSt AndrewsScotland
18Njoya Wandia, DrAssociate professor, Daystar UniversityNairobiKenya
19Saxena Ambrish, DrProfessor & Dean University of South AsiaDelhiIndia
20Surafel  Tilahun, DrProfessor and Head pf the HPC and Big Data Analytics Centre of Excellence, Science and Technology UniversityAddis AbabaEthiopia
21Wajiha Raza Rizvi, Dr.Senior Research & Policy Specialist | Associate Professor, Beaconhouse National UniversityLahorePakistan
22Yepez-Reyes Veronica, DrProfessor of Communication, Pontificia Universidad Católica del EcuadorQuitoEcuador
23Audoin- Rouzeau Stéphane, Dr.Historien et directeur d'études de l'EHESSParisFrance
24Abdarahmane Ngaidé, DrProfessor of History, University of Cheikh Anta
Diop
DakarSénégal
25Adut LillianAkhawayn University,IfraneMorocco
26Arunima MukherjeeEducationalistIndia
27Ashish ChatterjeeEducationalist (Media)DelhiIndia
28Ayushi SinghAcademic, researcherDelhiIndia
29Ben Arrous MichelGéographeJérusalem/BordeauxIsraël/France
30Bidadanure Juliana, , Dr.Associate Professor at New York UniversityNew YorkUSA
31Boyi Henri, , Dr.Senior Lecturer, Arts, Western UniversityLondonCanada
32Brinker Virginie, DrEnseignante-Chercheure, Université BourgogneDijonFrance
33Caquard Sébastien, DrProfesseur, Université Concordia (Canada)MontréalCanada
34Catalina Sagarra, DrAssociate professor, editor of the e-journal
GenObs
PeterboroughCanada
35Chance  PascalPhD studentBeijingChina
36Coulibaly Bojana, DrHarvard UniversityCambridgeUSA
37Dilshad Rao, MrTextile Designer, Researcher, Archivist, AcademicLahorePakistan
38Dr Nkaka Raphael, , Dr.Associate Professor of History, University of RwandaHuyeRwanda
39Egan Michael, , Dr.Historian, McMaster UniversityHamiltonCanada
40Eni Maryani, DrProfessor, Faculty of Communication Sciences, Universitas PadjajaranBandungIndonesia
41Enrique Pelaez, DrDemographerCordobaArgentina
42Enrique Teran, DrProfessor of Medicine – Biomedical ReseracherQuitoEcuador
43Faiza Rafique, MsVisiting Faculty, Canadian University DubaiDubaiUAE
44Flor de Mayo Gonzalez, DrProfessor of Engeneering , San Carlos
University,
San CarlosGuatemala
45Gasana Sebastien, DrLecturer/University of Technology and Arts of
Byumba
KigaliRwanda
46Gasanabo Jean-Damascene, DrResearcher – Social SciencesNew YorkUSA
47Gashugi DenyseSociologueDakarSénégal
48Gatsinzi Basaninyenzi, DrRetired Professor, Alabama A & M UniversityAlabamaUSA
49Habib ThiamEnvironementalisteDakarSénégal
50Ina Van LooyDirectrice du Centre d'éducation à la citoyenneté du CCLJBruxellesBelgium
51Juan Montero Gomez, DrProfessor, activistSpain
52Kabanda Marcel, , Dr.HistorienParisFrance
53Kalinsky Aurelia, DrResearcher, Centre Marc BlocBerlinGermany
54Kamanzi Pierre Canisius, Dr.Professor, Education, Université de MontréalMontréalCanada
55Karake Steven, Dr.Professor of EconomicsVancouverCanada
56Karege Felicien, , Dr.Retired Professor, University of RwandaKigaliRwanda
57Karen Thomas Smith, Rev.Chaplain, Al Akhawayn University, President Eglise Evangélique au MarocIfraneMorocco
58Karolyn M. Byerly, DrAcademic, researcher, activistWashingtonUSA
59Kayiranga Alphonse, Dr.Associate Professor and researcher at Chinese Academy of SciencesWulumqiChina
60Kayitsinga Jean, DrResearch Specialist, Michigan State UniversityEast LansingUSA
61Kazinierakis Alain, , Dr.Professeur de photograpghie- PhotographeBruxellesBelgique
62Kenedid Hassan, DrSociologistHargeisaSomaliland
63Kotek Joë, , Dr.lprofesseur émérité des UniversistésBruxellesBelgique
64Kumuyange Jean-Claude Aimé, ,
Dr.
Chercheur UQAMMontréalCanada
65Liza Lorenzetti, DrSocial Work Associate ProfessorCalgaryCanada
66Manasvi Maheshwari, DrHigher Education, Media StudiesDelhiUSA/India
67Manmeet Kaur, DrProfessor (Communication)DelhiIndia
68Martin-Suarez, DrProfessor of LiteratureTenerifeSpain
69Murigande Jacques Mighty PopoPrincipal Director, Rwanda School of Creative Arts and MusicKigaliRwanda
70Musonera Etienne, DrProfessor of Marketing, Mercer UniversityAtlanta, GeorgiaUSA
71Mwiza JessicaPhD Candidate, Sociologist (City University of New York )New YorkUSA
72Ndahiro TomTechnical Advisor and Researcher at Interdisciplinary Genocide Studies CenterKigaliRwanda
73Ndayizigamiye Richard, DrLecturer, Arts, Brock UniversitySaint CatherinesCanada
74Nima John Amity, DrAcademic, researcherMumbaiIndia
75Nipunika SarkarEducationalistDelhiIndia
76Nizeyimana Innocent, DrBioInformaticienDakarSénégal
77Nizeyimbabazi Jean de DieuDirector of Agriculture and Natural Resources Unit[MSc]BURERA DistrictRwanda
78Nkurunziza Emmanuel, Dr.Research in genocide studiesTorontoCanada
79Nsengumukiza Eric, MrTheologian,ViennaAustria
80Nshimiyimana, Eugène, DrAssociate Professor, Arts, McMaster UniversityHamiltonCanada
81Ntakirutimana Jean-BerchmansAssociate Professor, Arts, Brock UniversitySaint CatherinesCanada
82Ntayomba JamesPhD student/ResearcherNanjingChina
83Nyiringabo R. Gatete, MeSnr. Fellow, Institute of Policy Analysis and Reseach (IPAR).KigaliRwanda
84Pedro Martin-Suarez, Dr.Professeur de littérature et traducteurTenerifeSpain
85Pramod Pandey, DrEducationalist, DMEDelhiIndia
86Rangira Béa Gallimore, DrRetiree Professor EmeritusColumbia, MoUSA
87Rehan Tayyab, MrCriminologistFaisalabadPakistan
88Rowland Apentiik Caesar, Dr.University of Calgary, AB, CanadaCalgaryCanada
89Rusanganwa Vincent, DrResearcher, Umeå UniversityUmeåSweden
90Rusatsi Andrew, Dr.Prof of Biblical Exegesis and Peace StudiesJubaSouth Sudan
91Rustman YrsaPeace and DevelopmentUppsalaSweden
92Samba Gadjigo, DrProfessor, Mount Holyoke CollegeMassassuchetsUSA
93SAMBO Armel, DrProfessor, History, The University of MarouaMarouaCameroon
94Sandrine Ricci, Dr.Chercheuse et chargée de cours (Université du Québec à Montréal)MontréalCanada
95Sarvesh Dutt Tripathi, DrMedia educationDelhiIndia
96Semujanga Josias, Dr.Professor, University of MontrealMontrealCanada
97Sèye Serigne, DREnseignant-Chercheur, Université Cheikh Anta
Diop
DakarSénégal
98Shubham MishraAcademic, researcherDelhiIndia
99Suchismita Pattanaik, DrResearcher and Policy SpecialistBhubaneswarIndia
100Susmita Bala, DrAcademic, researcher, media and communicationDelhiIndia
101Taimoor Hassan, DrProfessor, University of Central Punjab (Former Dean Faculty of Media & Mass Communication)LahorePakistan
102Tegera Buseyi Aloys, DrHistorianGomaDR Congo
103Tultul ChatterjeeAcademic, researcher, Classical MusicDelhiIndia
104Tuza OxygèneChercheur en géopolitiqueRotterdamPays-Bas
105Twagilimana Aimable, DrDistinguished Professor, Buffalo State University SUNYBuffaloUSA
106Uwagaba Joseph, Dr.Adjunct Professor/ VIJZA PolandWarsawPoland
107Waqas A. Khan, DrAdvisor (Forests), Minister of Education,  Punjab
| Educationalist
Changa MangaPakistan
108Waseem Anwar, DrProfessor & Director, International Centre for Pakistani Writing in English, Kinnaird College for WomenLahorePakistan
109Worku Negash, DrSr. Educational Policy AdvisorAddis AbabaEthiopia
110Yoporeka SometProfessor, Dedan Kimathi University of TechnologyNyeriKenya
111Zara Masood, DrAssistant Professor, Forman Christian College (A Chartered University)LahorePakistan
Writers and Artists
112Boubacar Boris DiopWriter, Neustadt International Prize for Literature in 2022DakarSénégal
113Celis DominiqueAutrice, écrivaine et professeur de philosophieKigaliRwanda
114Chibani Ali, DrWriter and journalistParisFrance
115Clarke BrucePainter, author of works of memory on the genocide against the Tutsi of RwandaParisFrance
116Faye GaëlSinger, Writer, Prix RenaudotParis/KigaliFrance/Rwanda
117

Kayitesi-Jozan AnnickWriter, Psycholigist, genocide SurvivorParisFrance
118Morel JacquesWriterParisFrance
119Mugesera AntoineEcrivain, Ex-Président de l'Ibuka, Ex-senateurKigaliRwanda
120Mujawayo EstherEcrivaine, Traumathérapeute (Writer, Trauma Therapist)EssenGermany
121Mukagasana YolandeWriter, genocide SurvivorKigaliRwanda
122Ngabo KingArtist, Researcher and Founder and Director of Museum IngaboKigaliRwanda
123Olle-Laprune PhilippePublisher writerMexico cityMexico
124Shadwal PrinceDirector, Script-writer, Producer – Fiction/Non- fiction Editor and Post-production SupervisorMumbaiIndia
125Asad Khalid, MrArtist, Designer, Animation FilmLahorePakistan
126Barra HartAuthor, Musician, Pan-AfricanistAbujaNigeria
127Bidadanure Nestorécrivain et philosopheBujumburaBurundi
128Boitaud Dalilacomédienne, metteure en scène de théâtreUzestFrance
129Butera CharlesWriter – Genocide survivorHamiltonCanada
130Domingue CharlesCineasteSaint HillaireCanada
131Dupaquier Jean-FrançoisEcrivainParisFrance
132Gicali Marie-JoséeAutriceMontréalCanada
133Gumira EugèneArtiste PlasticienMontréalCanada
134Hamama Tul BushraArtist, DesignerOlatheUSA
135Ishimwe ClementMusic ProducerKigaliRwanda
136Kabano S. Isabelleartiste -comedienne RwandaKigaliRwanda
137Karengera EricCreative Producer – founder of the afropean
music network AFROGROOV
KigaliRwanda
138Khalid Hussain, MrCartoonist, Illustrator, ArtistLahorePakistan
139Lyamukuru FélicitéSurvivante du genocide des tutsi 1994n Autrice de l'Ouragan a frappé Nyundo, Militante pour la transmission de la mémoire des victimes de génocide et l'éducationBelgium
140Macky Madiba Syllaartiste musicien et cinéasteDakarSénégal
141Matabishi LylianeArtistTorinoItaly
142Mazina TeddyPhotographer, ArtistBruxellesBelgium
143Misigaro AdrienArtist/MusicianWashingtonUSA
144Misigaro Gentil, MrArtist, &ActivistCalgaryCanada
145Mukantabana AdélaïdeWriter, Genocide SurvivorDordogneFrance
146Mutegwaraba HenrietteWriter, Genocide SurvivorHustonUSA
147Ngabo NelArtist/MusicianKigaliRwanda
148Dr Rurangwa Jean-Marie Vianney,Novelist, playwrightDeventherCanada
149UMUGIRANEZA Alain FredArtistKigaliRwanda
150Umugiraneza Alain FredArtistKigaliRwanda
151Uwase Bukuru ChristianeArtistKigaliRwanda
Professionals and civil society members
152Amadou Bator DiengJournalist, fondateur du site KirinapostDakarSénégal
153Brito JoseAncien DiplomatePraieCap Vert
154Destexhe Alain, MD, DrEssayist, Former SenatorBruxellesBelgium
155Gisagara RichardAvocat des victimes du génocide contre les TutsiParisFrance
156Juan Montero Gomez, DrProfessor, activistSpain
157Laure de VulpianJournalisteAurayFrance
158Muhozi InnocentJournaliste, directeur de la Radio TV
Renaissance
BujumburaBurundi
159Abg. Karina PeñaAbogadocaracasVenezuela
160Abg. Reinaldo RamosAbogadocaracasVenezuela
161Abg.Edward RamosAbogadocaracasVenezuela
162Abg.Eleades Magaly CedresAbogadocaracasVenezuela
163Adama Togola, DrÉcole de journalismeBamakoMali
164AKERE Orimisan, DRBusiness operatorLagosNigeria
165Amit MattaBusiness HeadPuneIndia
166Amit Ratanlal MattaBankerMumbaiIndia
167Asma Omar, MsFreelance JournalistLahorePakistan
168Aymeric GivordMembre du CPCR et du CA d'Ibuka FranceParisFrance
169Bahati Ruzibiza DanielCivil Aviation Engineer/ATM(Air Traffic
Management)
Maine StateUSA
170Bandora PatriciaArchitect/ResearcherDar es SalaamTanzania
171Benjamin Franklin, Drconsultant at Water for peopleVancouverCanada
172Beynis Rene, DrMedecinDakarSénégal
173Brossard EspéranceComptableNiortFrance
174Cecil HalkeyCSO /Never Again RwandaKigaliRwanda
175Dabire Sorviel Aristideattaché d'administration scolaire et universitaireDanoBurkina Faso
176Dème AishaConsultante projets culturels, auteure, curatrice indépendanteDakarSénégal
177Deprez DirkLawyerBrusselBelgium
178Djomo ClororeEngeneerGarchesFrance
179Dr Jacques KiruhuraMedical Doctor and resident in obstetric and gynecologyKigaliRwanda
180DRC Refugee Return InitiativeOrganisation Sans but lucratif – USA OfficeWashingtonUSA
181Dre Jacinthe SamuelsonPsychologueMontréalCanada
182Dushimire R. InnocentJuristeKigaliRwanda
183Edith Joyce BeynisJuristeDakarSénégal
184Essoh CélestinConsultant en InformatiqueParisFrance
185Fall OmarEngineerParisFrance
186Fougain Jean-PaulEngeneerParisFrance
187Gacendeli DevotaGenocide survivorKigaliRwanda
188Galabert Jean-LucConsultant en projet de développement- Editeur de la maison d'edition IzubaNyamataRwanda
189Ganza EmmanuelSenior Pastor Of the House of Grace ChurchNew YorkUSA
190Gasana Sebastien, DrLecturer/University of Technology and Arts of ByumbaKigaliRwanda
191Gashugi RachelBanquièreMetzFrance
192Gasirabo RosineRetiredObidosPortugal
193Gauthier AlainPrésident CPCRReimsFrance
194Gerhard ReutherReverend and head of an educational project in RwandaRuhlaGermany
195Gouteux BrunoConsultantKigaliRwanda
196Gumira AgnèsRetraite de nation uniesDakarSénégal
197Heather Jessie, DrPhysicianRoseauDominica
198Ingabire Marie-ImmaculéeActivist des droits humainsKigaliRwanda
199Jean-François CahayEngineerBrusselsBelgium
200Kabano Niwese SophieLawyerKigaliRwanda
201Kagabo Mitali AlainIT SpecialistNorth BethesdaUSA
202Kalima EvodeFormer Member of Parliament & Civil Society ConsultantHuyeRwanda
203Kamanzi Jean, DrConsultant, FAOGatineauCanada
204Kamugundu David, Dr.Medical Doctor/Public Health ConsultantKigaliRwanda
205Kaneza PatrickLeader of abanyamulenge community/MontrealMontrealCanada
206Karayenga AthanaseJournaliste BurundaisLyonFrance
207Kaymba DidierMember, RCA Ottawa-GatineauOttawaCanada
208Kazinguvu RubonekaPrésident of collective of Banyamulenge communities/ Gakondo.EdmontonCanada
209Kibasumba AdèleFounder, Amahoro Peace AssociationNew YorkUSA
210Kinu Komengi JamesCommunity Development Specialist at Community Good Inc.Port MoresbyPapua New Guinea
211M. Farooq, MrTelevision ProducerLahorePakistan
212Mabrouka GasmiDocumentalisteTunisTunisia
213Makuza JimmyIgisabo Minembwe CommunityOntarioCanada
214Mbangukira YehoyadaPresident of  USRCACaliforniaUSA
215Mbasekei Martin ObonoHuman rights LawyerAbujaNigeria
216Mberakurora OlivierLawyerKigaliRwanda
217Mohsin Maryam, Dr.Resident Physician, Mobile Infirmary HospitalMobile, ALUSA
218Moustapha MikkyFinance & Development EconomistHoustonUSA
219Mpabwanamaguru Medard, DrUrban planning consultant, University Lecturer and ResearcherKigaliRwanda
220Mr. Wasif Karim, MrTelecommunication Industry / SectorIslamabadPakistan
221Mugunga EspoirPASTOREdmontonCanada
222Mukamabano MadeleineJournalistParisFrance
223Mukarumongi DafrozaEnginieur retraitée / Co-fondatrice Collectif de Partie Civiles pour le RwandaReimsFrance
224Mukazi Alexiaretraitée, famille de victimes du génocide des Tutsi au RwandaNyonSuisse
225Mukimbiri Jean, DrMédiateurBelgium
226Mumararungu InnocentHuman rights and Humanitarian activistNiameyNiger
227Munyarusisiro NorbertExpert in Community DevelopmentCalgaryCanada
228Munyeshuli JeanineEconomistGenevaSwitzerland
229Murashi FrançoisAviation ExpertDakarSénégal
230Musana ChristianBankerNienburgGermany
231Mushinzimana SergePresident RCA Ottawa-GatineauOttawaCanada
232Musinga BandoraAmbassador (retired)Dar es SalaamTanzania
233Musoni OswaldCatholic Priest Diocese of Goma /DRCGomaDR Congo
234Mutamuriza ChantalHuman rights Defender, LawyerGenevaSwitzerland
235Mutantaganzwa IlluminéeEconomistDakarSénégal
236Mutware Bachoba JosephMisercorde ASBLSydneyAustralie
237Muzana AliceMember of Parliament of RwandaKigaliRwanda
238Mwesigye Byamukama NathanResearcherKampalaUganda
239Nasezerano EsperanceCongolese Living abroad | Sud-Kivu native | A Munyamulenge survivor of the Gatumba refugee camp genocide | Congolese, survivor of Gatumba massacreAtlantaUSA
240Ndahiriwe PatrickCoordinator – DRC Refugee Return Initiative (Organisation Sans but lucratif – Canada OfficeOttawaCanada
241Ngarambe François Xavier, Dr. Amb.Rtd Ambassador of RwandaKigaliRwanda
242Nguveren Igbazua MaryFounder, Humanitarian Innovation Hub &
Foundation
AbujaNigeria
243Nhsuti Muhire AlexiaEconomistLondresUK
244Nikuze RachealHealth Policy & AdvocacyBostonUSA
245Nkusi R.Developer (I.T.)BruxellesBelgium
246Ntakirutimana SamuelEngineer /Ind.M Professional TrainerHannoverGermany
247Nteziryayo InnocentAvocat (membre de l'East Africa Law Society)HullUK
248Pape Alioune DiengCineastDakarSénégal
249Perreault EricFonctionnaire Gouv du Canada (retraité)GatineauCanada
250Purroy AlbaPeace & Development Consultant / Gender PerspectiveCaracasVenezuela
251Raza AhmedFreelance JournalistLahorePakistan
252Reyna Avila, DrPharmacistMexico CityMexico
253Ritwik Ghosh, DrEducationalist, PractitionerDelhiIndia
254Rukimbira ChristianIngénieur de projets, WSP Canada inc.MontréalCanada
255Rureshya ZawadiIT specialistMaine USAUSA
256Rutaganya ArseneMember Isoko CanadaEdmontonCanada
257Rutonesha Charles, DrLawyer and ConsultantColumbus, OhioUSA
258Rwafonyo Muhire IdraMember Isoko USAkentuckyUSA
259Rwubuzizi OdettePrésidente Isôko Canada (Ass. des congolais d'éthnie Tutsi)Toutes les provincesCanada
260Sumaira LatifJournalist DW-Urdu Service/FilmmakerLahorePakistan
261Tahira Habib, MsDevelopment Consultant & Practitioner (former Expert Human Rights Commission of Pakistan)LahorePakistan
262Terefe EnatNurseBeyroutLibanon
263Thiam PhilominnaPediatreDakarSénégal
264Thiam YasmineAccountDakarSénégal
265Umulisa GeraldineConflict Management Specialist/Canadian Federal GoV- Genocide survivorOttawaCanada
266Uwamwiza JacquelineEconomistDakarSénégal
267Uwineza Bahizi OlivierInformation professional in Library and archivesMichiganUSA
268Uwizeye Ally Soudy

269   Akim Muhoza
Journalist


Human Right Activist

Tuesday, December 9, 2025

Uvira Breaking News

Breaking News

December 09th, 2025

Breaking News

December 09th, 2025

Uvira Tombé. Uvira is fallen in the hands of true liberators -AFC/M33. 

Gone are the days of suffering, mistreatment, and taken hostages without all basic needs for the Banyamulenge people in Minembwe.

AFC/M23-Twirwaneho revolutionary forces have continued to advance in eastern Democratic Republic of the Congo, seizing key towns such as Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Nyakabere, Sange, Kabunambo, and finally the city of Uvira. Although most supporters of the Tshisekedi are so chocked to see Uvira fall into the hands of AFC/M23 this week, those of us know the strength of AFC/M23 and the weakness of the Congolese army and its allies like Burundian army, MaiMai militia and FDLR genocidaire rebels, it was expected that Uvira will fall before the end of this week nonetheless. AFC/M23 was slowing down in order to allow the cowards forces of Burundi and Congo leave the area safely in order to minimize casualties and protect the civilian population.

At the same time Twirwaneho forces have pushed other elements of FNDB and FARDD/MAIMAI/FDLR deeper into forests and mountain of high plateau of the eastern Democratic Republic of the Congo (DRC), after shotting down the military helicopter of the Tshisekedi backed Belgium mercenaries. When asked why they have continued fighting despite the ceasefire agreement reached in Dowa, one of the AFC/M23 publicly said, " the Kinshasa regime had made it its habit of violating the ceasefire and bombarding our populations, until we could no longer take it". After all, he continued, " remember that we are Congolese who are fighting for a cause," he  Journal Minembwe. Asked about the Washington accord, he stated "What happened in Washington,  doesn't concern us."  He categorically stated that the Washington Agreement is between Congo and Rwanda, definitely not AFC/M23-Twirwaneho. We are fighting with our government because it has resolved to kill us, it's citizens and our cause is the right to live and to have peace and security. He do not have any other choice but to fight or be exterminated. And we chose to fight and toppled down this tyrant regime of Tshisekedi, added the official of AFC/M23-Twirwaneho.

It has been almost one year since Tshiseket's rule ended in major part of two Easten Congolese provinces' of North and Southern Kivu, after the capture of Goma and Bukavu. All the civil and military officers of the Tshisekedi and Ndayishimiye's regimes vanished, almost overnight, into thin air. Then, thousands of European mercenaries and Tanzanian and South African soldiers followed the suit with indescribable shame of being publicly defeated and humiliated by the disciplined and determined soldiers of AFC/M23.

However, there were still another strong hold of the negative coalition of Burundian defense forces, Congolese defense forces, FDLR genocidaire militia, and Mai Mai/wazalendo militias in Southern Kivu covering a large territory made of various towns including, Katogota, Luvungi, Ruberizi, Sange and Uvira. This is a coalition of vicious genocidal forces whose sole purpose is to exterminate Congolese Tutsis from South and North Kivu. Now that Uvira and other key towns are in the hands of AFC/M23, one can optimistically say that they will definitely not be able to accomplish their evil goal of exterminating the Banyamulenge people in the Mulenge region.

Although the international community purposed not to help rescue the Banyamulenge and Tutsi population from Eastern Congo in general from the predatory extremist regimes of Kinshasa and Burundi who had vowed to exterminate the Tutsis in Eastern Congo,  with the brave advancement of AFC/M23 and Twirwaneho the coalition of genocidal force does no longer loom as a great threat for the Congolese Tutsi population, particularly the Banyamulenge, as AFC/M23 has finally captured the strategic town of Uvira and managed to kick out the Burundian false back to their country.

Eastern Congo is finally about to breath the air of peace and security once again after 8 years of chaos and carnage for the Congolese Tutsi in the Eastern Congo. Hope is finally dawning even if last month Uvira territory was still marked by tumultuous lows as well as unprecedented high criminality as the Banyamulenge people struggles to survive.

Meanwhile, the high plateau of Minembwe. people are still confined in what is viewed as an open concentration camp. But this is going to change starting tomorrow. They will no longer be cut off from the outside world as it was the case for the last 8 years, with no access to basic needs such as soap, salt, sugar, cooking oil and medication—another form of genocide. Soon, gone will be those evil and dark days. The rays of hope are about to reach Mulenge, all thanks to our God, and Twirwaneho & AFC/M23 brave sons of Eastern Congo.  

Long live AFC/M23-Twirwane 

 Muhoza Ak

Journal Minembwe 

 

Saturday, December 6, 2025

Four Belgian Mercenaries Killed After Military Helicopter Shot Down During Attack on Banyamulenge Civilians

Minembwe, DR Congo — December 6, 2025


Four Belgian Mercenaries Killed After Military Helicopter Shot Down During Attack on Banyamulenge Civilians

Reports from local sources confirm that a Belgian military helicopter involved in an attack on Banyamulenge civilians was shot down on December 6th, resulting in the deaths of four Belgian mercenaries. The aircraft crashed into Lake Tanganyika after being struck by defensive fire from Twirwaneho self-defence forces.

According to verified local reports, the helicopter was actively firing on civilian populations in Mikenke and later targeted residential areas protected by Twirwaneho armed civilians. When the helicopter began dropping bombs, a Twirwaneho defender shot the aircraft, severely injuring the crew. The helicopter continued flying only momentarily before crashing into Lake Tanganyika, where both mercenaries were recovered dead.

Foreign Mercenary Involvement Condemned

These Belgian mercenaries are among the many foreign fighters reportedly backing President Tshisekedi's government in its violent campaign against Congolese Tutsis—a community increasingly targeted through state-enabled tribalism. Rather than supplying urgently needed humanitarian relief, Belgium has deployed armed contractors, deepening its historical pattern of interference in ethnic conflicts across the Great Lakes region.

Evidence continues to point to significant external support, particularly from Burundi and Belgium, for armed groups whose stated objective is the eradication of Congolese Tutsis from their ancestral homeland.

Banyamulenge Region Under Siege

Burundian forces, alongside Mai-Mai ("Wazalendo") militias, the FDLR (Interahamwe génocidaires), and congolese forces, the FARDC, have effectively sealed off all routes into the Banyamulenge region of Mulenge. The population now lives under siege-like conditions, comparable to an open-air concentration camp. Residents are unable to enter or leave the region and have been cut off from essential supplies, including salt, sugar, medicine, soap, and cooking oil. On the night of December 5th, Burundian forces reportedly killed four men and kidnapped more than ten women who risked leaving their villages in search of basic necessities.

Escalating Atrocities and Moral Decay Among Belligerents

The participation of Belgian mercenaries alongside Burundian and ethnic militias raises urgent ethical, legal, and humanitarian concerns. Their involvement in the attempted extermination of the Banyamulenge population highlights a profound moral collapse among the political and military actors funding and executing this campaign.

Those involved—whether foreign mercenaries, Burundian officials, Congolese politicians, or Wazalendo militia members—demonstrate a complete absence of integrity, compassion, or accountability. History suggests that such actors often meet bleak ends: poverty, disgrace, or lifelong regret. As the conflict shifts and the anticipated capture of Uvira approaches, many perpetrators may ultimately confront the consequences of their actions.


Muhoza Ak, 

Editor in Chief

Journal Minembwe 


Wednesday, November 19, 2025

URGENT ALERT TO THE INTERNATIONAL COMMUNITY

URGENT ALERT TO THE INTERNATIONAL COMMUNITY

 

The Banyamulenge community, a Tutsi ethnic group, residing predominantly in the South Kivu province of the Democratic Republic of Congo, is currently facing a severe, rapidly escalating humanitarian crisis. Since 2017, the Congolese government, in coordination with neighboring Burundi and various militia groups, has been systematically perpetrating a series of heinous atrocities against the Banyamulenge people, including targeted violence and displacement.

 

REPORTED VIOLATIONS:

 

- Over 500,000 cows were stolen, devastating the community's livelihood and food security

- 150 churches, many historically significant and central to community life, were destroyed

- 200 schools, critically affecting education and prospects

- 260 medical centers, severely impairing access to healthcare

- Thousands of Banyamulenge were killed, for example, Major Kaminzobe and Captain Kabongo, Ntayoberwa, who were burned alive and eaten in the sight of all because they were Tutsi only

 

Despite numerous alerts, international condemnations, and calls for intervention from the Banyamulenge community, the global response has been largely silent or inaction.

 

CURRENT SITUATION:

 

Minembwe, a key Banyamulenge settlement and strategic location, is now effectively blockaded by Burundi and Congolese security forces. This blockade prevents access to essential food supplies, medicine, clean water, and other vital resources. There are credible reports indicating preparation for both ground and aerial military assaults on Minembwe, heightening the imminent danger to thousands of civilians, including women and children.

 

CALL TO ACTION:

 

We urgently call upon the international community, including United Nations agencies, regional bodies, and human rights organizationsto intervene immediately. The situation is critical and requires immediate and decisive measures to prevent further violence, facilitate humanitarian access, and ensure the safety and protection of the Banyamulenge community. The time for action is now.

 

EAST AFRICAN COMMUNITY, SADC, AND CIRGL

 

We call on these regional organizations to step up their efforts to mediate the conflict, deploy peacekeeping forces if necessary, and guarantee the security, well-being, and human rights of the Banyamulenge people. This could involve facilitating negotiations between the warring parties or providing logistical support for peacekeeping missions.

 

The world cannot afford to remain silent in the face of this escalating humanitarian catastrophe. The Banyamulenge community demands justice, protection, and full accountability for those responsible. As we write this, Minembwe is facing a humanitarian blockade by Congolese forces and Burundi forces in alliance with the militia Wazalendo. If you don't act today, tomorrow will be too late to save this innocent community in danger of Genocide. 

 

Local chief Makangata Thomas

Tuesday, November 18, 2025

ALERTE: Minembwe encerclé


Minembwe, le 18 Novembre 2025
Minembwe encerclé

Déclaration d'Umuryango FRATERNITÉ à l'endroit du gouvernement congolais et
burundais, aux peuples congolais et burundais ainsi qu'à la communauté internationale.

Aujourd'hui, notre voix s'élève non pas pour informer, mais pour alerter. Dans les hauteurs du Sud-Kivu, les populations Banyamulenge de Minembwe sont encerclées, isolées, asphyxiées. Des éléments de l'armée burundaise, soutenus par des groupes armés locaux, imposent un blocus militaire qui prive des milliers de familles de nourriture, de médicaments et de toute assistance humanitaire. Les routes sont coupées, les villages isolés. Le silence s'installe : un silence dangereux, complice, inhumain.
Ce que nous dénonçons aujourd'hui n'est pas une simple crise sécuritaire : c'est une stratégie d'étranglement, un crime contre l'humanité.

Fermer les yeux, c'est accepter que la tragédie se répète.
L'histoire nous a déjà montré comment commence l'indicible : par l'isolement, la privation, le silence. Tout génocide commence par le blocus, la faim et la peur.
Souvenez-vous :
- En Europe, dans les années 1940, les Juifs furent d'abord enfermés dans des ghettos, coupés du reste du monde, affamés, privés de soins, avant d'être déportés vers des camps d'extermination. Le monde savait, mais trop peu ont su élever leurs voix à temps.
- En 1994, au Rwanda, le même mécanisme de l'isolement et de la propagande a débouché sur le génocide des Tutsis. Pendant cent jours, plus d'un million d'êtres humains furent massacrés sous le regard impuissant de la communauté internationale. Là encore, le silence a précédé la tragédie.
Aujourd'hui, Minembwe vit les premiers signes de cette mécanique de la mort, l'encerclement, la privation, la peur et le silence du monde.
Si nous n'agissons pas maintenant, l'histoire pourrait se répéter sous nos yeux.
Umuryango Fraternité

Nous lançons un appel urgent :
 Au gouvernement congolais, pour qu'il protège tous ses citoyens, sans distinction d'origine ni de communauté.
 A la communauté internationale, pour qu'elle dénonce et fasse cesser immédiatement le blocus militaire burundais et qu'elle empêche toute escalade vers la violence de masse.
 Aux médias, aux organisations de la société civile et aux consciences libres, pour qu'ils brisent le mur du silence et relaient les cris étouffés des collines de Minembwe.
Refuser la nourriture, la sécurité et la dignité à un peuple, c'est lui ôter ses droits les plus fondamentaux.

Nous sommes tous appelés à la fraternité, à l'humanité et à la solidarité et non pas à l'indifférence.

Minembwe n'est pas une zone à sacrifier, c'est un foyer de vies, d'enfants, de familles.
Umuryango Fraternité élève sa voix pour la paix, la vérité et la dignité humaine. Nous refusons de nous taire face à cette injustice.
Que Minembwe respire, que le blocus cesse, que l'humanité et le vivre ensemble triomphe. La flamme de la vérité et de la fraternité ne s'éteindra jamais.


Fait à Bujumbura le 17/11/2025
Par 
Umuryango Fraternité

Friday, October 24, 2025

Une nouvelle forme de colonisation doublée de crime contre l'humanité du gouvernement burundais par son armée sur les Banyamulenge sur leur terre et dans leur pays.


L'Armée burundaise s'est engoufrée dans la crise congolaise d'abord dans le cadre de l'EAC et ensuite dans celui des accords bilatéraux entre les deux gouvernements, selon Gitega.
Elle a commencé par manipuler et acheterles consciences des Maimai dit Wazalendo en les dotant des armes et minutions (y compris desarmes lourdes) et en finançant leurs opérations.

Toutes les fois que nous avons interpelé les autorité burundaises, elles nous avaient toujours rassurés qu'elles ne vont pas s'attaquer aux banyamulenge qu'elles n'ont des problèmes qu'avec leurs ennemis, les Red tabara. C'était juste nousendormir afin de mettre en place leur plan tranquillementen faisant les trois choses suivantes:
1.D'abord, ils ont commencé en donnant des armes aux Maimai qui les utilisent pour tuer les banyamulenge,détruireleurs villages et prendre leurs vaches. Pour cette raison,les autorités burundaises et leur armée sont auteures de tous les crimes commis par leurs alliés et protégés.

Ensuite, les militaires burundais ont poursuivi leur mission en participant à tous les combats et attaques dirigés contres les jeunes d'auto-défense Twirwaneho et contre lesvillages des Banyamulenge. Il sont donc visibles à toutes les positions tenues par les FARDC, Wazalendo et FDLR telle que Point Zéro, Kipupu, Rugezi etc.. mais aussi visibles lors de tous les affrontements qu'il ya eu à Mikenke, Marunde, Bilalombili, Rugezi et ailleurs.
3. Enfin, depuis le début de cette année, ils ont racheté et récupéré toute la guerre du régime Tshisekedi, au sud du sud Kivu et ils en ont fait leur affaire. Leur terrain de prédilection est les hauts plateaux de Fizi, Mwenga Uvira.
4. En effet, l'Armée burundaise totalise plus de 10 000 hommes, entre 12 et 15 bataillons, repartis sur plus de 70positions. Les militaires qui traversent la frontière par Kavinvira prennent deux
directions. Les uns prennent directement les montagnes en direction de Kirungwa, Kishembwe pour déboucher à Mitamba, Kajoka, Ruhuha, Marimba et Murambya.

Les autres prennent la route vers Baraka-Fizi pour renforcer les positions FARDC et wazalendo de Mulima, Point zéro, Rugezi et les environs.
Ayant jeté un pont sur la rivière Ruzizi, au niveau de Sange, plusieurs milliers traversent par ce pont et prennent ladirection de Lemera, Mulenge où ils ont établi une première position et à Kagabwe où ils ont une base avec deux positions.
Apartir de cette base, ils s'établissent et contrôlent toutes les localités et tous les villages banyamulenge des groupements Itara, Kigoma, Bijombo en territoire d'uvira. A partir de Bijombo centre et du point zéro, ils prennent le contrôle du territoire de Fizi à partir de Rugezi jusqu'à Nyamara.
A ce jour, comme dit ci-haut, l'Armée burundaise dispose de plus de 60 positions seulement dans les hauts plateaux dont voici les principales, du Nord ( Rurambo) au Sud (Rugezi).
1. Nyundo, 2 positions; 2. Gashengo, au marché ets e s environs, 2 positions;
3. Mumiyaga, 2 positions; 4. Nyamarogwe, 2 positions; 5. Rushogo, 1 position;
6. Gitembe, 2 positions, l'une à Kigunda, l'autre à Mahira;
.7 Bijojwe, 1position; 8. Ruvubu là où li y avait un marché de vendredi, 1position;
9. Kugashya, 1 position; 10. Au tour et au sommet du mont Kange, plusieurs positions;
1. Au sommet de Muhe, plusieurs positions; 12. AMuziba, quelques positions;
13. Kigarama, 2 positions; 14. Gitavi (Gashama), 1 position;
15. Sur la chaine de Mukono, 2 positions;
16. Gasozo, 1 position;

19. Magunda une grande base; 20. Masango, 1position;
21. Mumazi, 1position; 22. Rudefu, 1position; 23. Nyaruhinga, au sommet de la montagne Nyankware, 1position;
24. Marimba, 1position; 25.Kanono, 1position; 26.Mitamba, 1position; 27. Rubarati, 1position; 28. Mukumba, 1 position; 29.Gatanga, 1 position;
30. Murambya centre, 1 position; 31. Kiziba (Mugogo), 1position; 32,. Mugeti, 1position; 33.Masoro, 1 position; 34. Maheta, 1 position; 35. Bijombo centre, 1 position;
36. Kirumba, 1position; 37. Karunga, 1position; 38.Kuwigitaka, 1position; 39. Cyakira munturusi, 1 position; 40.Nyamara 1position, 41. Kamombo centre, 1position; 42. Mutenja, 1 position; 43. Karumyo, 1 position; 44. Kangwe, 1 position; 45.Kabara, 1position;
46. Mikarati, 3 positions; 47. Kigazura, 1 position; 48. Firo, 1 position; 49.Gitasha, 1 position;
50. Mungezi,1 position; 51. Makaina, 1 position; 52. Bilalombili, 1 position; 53. Rwitsankuku, 1 position; 54. Point-zéro, 1 position;
55. Kipupu, 1 position; 56. Nyabibuye, 1 position; 57. Kabanju, 1 position; et 58. Rugezi, 1 position.

Rien qu'en considérant les 58 localités ci-dessus dont certaines disposent de 2 ou plus de deux positions, nous sommes au dela de 70 positions de l'Armée burundaise dans les hauts-plateaux.
I y a donc lieu de se demander un pareil déploiement d'une armée étrangère sur un territoire d'autrui, 10 fois plus que celui de l'armée nationale et ses supplétifs wazalendo vise quel objectif?

La questions vient de trouver réponse avec le nouveau développement depuis quelques semaines, à travers, d'une part les actions des autorités et l'armée burundaises
- L'armée burundaise qui est la plus nombreuse, la mieux armée dans les hauts-plateaux avec quelques FARDC et les wazalendo, tous sous ses ordres, viennent par cette mise en place progressive, defermer un encerclement de tous les villages Banyamulenge afin de boucler un camps de concentration du type Nazis, un centre d'extermination au modèle de celui du Troisième Reich;
- Au lieu d'ouvrir le marché par la libre circulation de Mulima vers Minembwe comme les autorités burundaises avaient promis, elle vient (cette armée), par sa position de Mikalati, de fermer la seule voie qui menait au marché de Mitamba où la population pouvait accéder aux produit vitaux et d e première nécessité.
-
Ceux qui ont essayé de se rendre à cemarché, de jeudi 16 au samedi 18 octobre 2025, ont été bloqués, humiliés, maltraités et renvoyés de force à Minembwe.
-
Pire, ces militaires burundais viennent de demander aux Banyamulenge de quitter Mikenke, chez eux, afin que ces burundais et leurs alliés, les wazalendo, les FARDC et Fdir viennent occuper.Visiblement, la suite sera de leur demander de quitter Minembwe et disparaitre;
- Aux dernières nouvelles, des sources proches de la coalition Armée burundaise, Fardc, Wazalendo et Fdlr, nous apprenons que toutes leurs positions sont entrain d'être renforcées, Mukela, Mukoko,Pointzéro,Rugezi, Mikalati,Kigazura,Kipupu, Nyabibuye, Kabanju et Rugezi, pour attaquer Minembwe et Mikenke le même jour à la même heure;
- C'est ainsi qu'ils exigent des choses inacceptables. Ils considèrent que les banyamulenge n'ont pas de choix. Ils doivent céder à leur chantage par ce qu'avec cet encerclement, celui qui ne mourra pas de balles, mourra de faim ou de maladie des lors qu'ils n'ont accès à aucune denrée vitale moins encore aux médicaments.
D'autre part, ne dit-on pas que ce qui se ressemble s'assemble? Comme son allié, le Président Felix Tshisekedi envoie des avions de chasse Soukhoï et des drones bombarder des localités, des cités et des villages sans tenir compte des dommages sur la population civile, au Sud comme au Nord Kivu. Il détruit sur son passage les ponts à Mpeti, Walikale et Nzibira, des entreprises et d'autres infrastructures à Twangiza. Les localités comme Bibwa, Nyarushamba, Kibua, Bitonge et Ruki dans le territoire de Masisi, Giseguru dans ke Rutshuru, Mikenke, Rugezi dans le Mwenga et Fizi au Sud-Kivu, sont régulièrement bombardés par les avions et drones du gouvernement de Kinshasa dont ladernière attaque sur Twangiza date du jeudi 23 Octobre 2025. Il semble que c'es cela sa façon de faire la guerre. Que pour détruire sans aucun gain sur le terrain @miliaire.

-C'est compte tenu de tout cequi précède que:
- Je dénonce cette pratique criminelle convenue par deux gouvernements de Kinshasa et du Burundi qui consiste à affamer, quedis je, à tuer par lafaim, indistinctement les enfants, les femmes, les hommes et les vieillards e tsélectivement tous appartenant à une seule communauté, les Banyamulenge; 
C'est un crime contre l'humanité,du reste, imprescriptible; 
-Je dénonce cette nouvelle forme de colonisation doublée de crime contre l'humanité et crime de guerre, sous-traitée au régime burundais par le régime de Tshisekedi.
- Je demande au gouvernement burundais de sortir de ce bourbier dans le quel il s'engouffre, une crise qu'il mêne sur de bases ethniques. lI n'est pas encore tard de lever votre pied. Si non, je vous rappelle que vous porterez la responsabilité de tout ce qui va arriver dans ces montagnes, que cela vienne directement de vous ou de chacun devos alliés. C'est le cas de tous les bombardements des drones et soukhoïs, qu'ils décollent de Bujumbura ou de Kisangani;
-Je dénonce l'attitude de toutes les organisations humanitaires qui, non seulement n'apportent aucune aide humanitaire malgré toutes les alertes lancées mais aussi ne dénoncent pas ceux qui les empêchent de le faire.
 Comme pour dire, silence on tue. Un génocide délibérément oublié, un effacement et une extinction prémédités et planifiés;
J e demande à la Communauté internationale d'arrêter ces crimes en interpellant les deux gouvernements impliqués;
-A vous les victimes, des hauts plateaux, abandonnées, tenons bon, quand le monde ferme les yeux, li ne nous reste qu'un seulet unique choix: Kwirwanaho, Twirwaneho, battons nous, défendons nous. Tel est le seul moyen de faire échec au plan d'extermination, au déracinement, al'épuration ethnique et à l'apatride. 
Les ténèbres ne règnerons pas toujours; La lumière est au point de poindre. 
Une seule promesse: NOUS N'ALLONS PAS PLIER.
- A vous tous les amis de la liberté, les personnes de bonne volonté, levons nous et sauvons la République Démocratique du Congo.

Hon. Moise Nyarugabo

Fait à Goma le 24/10/2025