Saturday, May 29, 2021

CONSTAT SUR L'ÉTAT SÉCURITAIRE À MINEMBWE ET SES ENVIRONS.


Minembwe le 28 Mai, 2021


Depuis le début de ce mois de mai 2021, nous avons appris le changement intervenu au niveau du commandement de la 12ème brigade où le général Muhima Dieudonné serait remplacé, cette nouvelle a énormément réjoui la population de Minembwe qui attendait ce changement depuis très longtemps. Malheureusement le nouveau commandant traîne à venir, Muhima est encore sur place jusqu'à ce jour. Entre-temps un comportement inhabituel s'observe chez nos militaires de la 12ème brigade. Ils exploitent abusivement le conflit armé de Minembwe. Ils ont ouvert ainsi un marché noir des effets militaires ( tenues , armes et munitions) pour ce faire ils ont monté un système où ils circulent dans les villages à la recherche des clients, une fois trouvé, ils se conviennent avec ces derniers du lieu et de l'heure de livraison, ils alertent immédiatement leurs supérieurs pour qu'ils puissent piéger ces preneurs à l'endroit et à l'heure convenus. Leur mission réussie ils arrêtent ces victimes au motif qu'ils ont été attrapés en flagrance entrain d'acheter les effets militaires. Acheminés au cachot militaire de madegu ( dans un conteneur installé au Q.G de la 12ème brigade) ici ils sont maltraités et obligés de payer de l'argent pour se faire libérer mais malheureusement après avoir récupéré cet argent, au lieu de les libérer on les envoie à bukavu et/ou à Kinshasa pour être jugé par la justice militaire. Citons à titre d'exemple ces deux cas récents : Un jeune homme de Kiziba répondant aux noms de Ngirumuvugizi Ndabarishe surnommé Rwizihirwa est tombé dans ce filet le 14 avril 2021 puis transféré à bukavu le jour suivant après avoir payé une somme de 250 dollars ( à Minembwe cette somme équivaut à 2500 dollars sous d'autres cieux car la vie est trop chère, toutes les ressources de la population ont été consumées par les 3 ans de conflits armés),  Monsieur Mushambaro Gatungo Semutumwa piégé au centre de madegu, motard de son état, arrêté le 15 mai 2021 puis transféré à bukavu le 22 du même mois. Ce qui prouve que c'est un coup monté par la hiérarchie militaire, les vendeurs de ces effets militaires eux ne sont pas poursuivis. Dans quel pays du monde où un militaire commettre de telles infractions sans être inquiété si ce n'est à Minembwe ? Le complot contre les banyamulenge a atteint un niveau intolérable.

Pendant ce temps un phénomène nouveau s'annonce dans le monde militaire à Minembwe : Deux officiers supérieurs se présentent comme *Médiateurs*  dans les conflits des hauts plateaux de Fizi et Itombwe. Il s'agit du colonel Rugabisha Alexis et le colonel Mukelenge Album envoyés par l'état-major général de l'armée (selon leur déclaration)  à Minembwe c'est ce 4 mai dernier qu'ils commencent leurs contacts avec les différentes couches des habitants de Minembwe ( les chefs coutumiers, les femmes, les jeunes et la société civile) tous ont été invités séparément dans des entretiens avec ces 2 colonels où ils ont été sensibilisés aux dialogues entre les communautés séparées par les conflits. Comme toujours les habitants de Minembwe ont accueilli favorablement cette initiative. Par la suite ladite délégation venue de Kinshasa s'est rendue tour à tour à Lulenge et à Rugezi deux localités éloignées de22 Minembwe centre pour y rencontrer 2d'autres communautés comme les bafuliru, banyindu et babembe, ici la délégation dit avoir également rencontré les membres du groupe armé dénommé Bishambuke. Selon la déclaration du colonel Mukelenge, ila trouvé ces hommes bien armés et vêtus en tenues militaires neuves et propres, une tenue de l'unité commando des FARDC de la 12ème brigade de Minembwe ! Quand il a posé la question à l'un d'eux pour savoir d'où viennent ces armes, il lui répond: " eh c'est des militaires qui nous les vendent" (  aucun membre de ce groupe n'a été arrêté pour ce port illégal d'arme et/ou de tenue militaire) seuls les jeunes de Minembwe sont donc visés. 

Le 20 mai dernier un grand rassemblement se tient dans la périphérie de Minembwe, précisément dans la localité de kakangara où toutes les communautés rencontrées par la délégation sont réunies. Ici les gens sont sensibilisés à s'engager dans le processus de dialogue pour la paix. Après l'allocution de la délégation, les communautés réagissent à l'unanimité en déclarant " ce sont des militaires FARDC qui nous opposent, nous pouvions déjà terminé nos différends depuis très longtemps, c'est vous qui soutenez nos jeunes à s'affronter en leur donnant des armes et munitions, d'ailleurs vous devriez être déployés dans toutes nos localités mais vous êtes basés à Minembwe seulement et ce malgré les différentes demandes de nos populations, si réellement vous êtes venus pour la paix allez exécuter nos demandes car vous en avez les moyens ". 
Même si la fameuse délégation soit porteur d'un bon message, la procédure utilisée n'est pas bonne : Leur plan de travail n'est pas adapté au rythme de la population civile, ces officiers nous conduisent comme si nous étions des militaires  s'indigne la population; ils monopolisent la parole et ils ne supportent pas une idée contraire à la leur ; ils veulent imposer leurs pensées aux citoyens, ils s'énervent facilement et intimident les gens, pas de langage diplomatique de leur part d'où la nécessité de changer cette équipe et donner la charge de diriger ce processus aux civils  tel est le souhait de la société civile.

Nous recommandons donc à la hiérarchie militaire des FARDC et aux dirigeants du pays ce qui suit:
1. Le dialogue entre les communautés doit continuer avec les médiateurs civils
2. Les militaires doivent également être déployés dans des zones non occupées afin de faciliter le retour des populations dans leurs villages d'origine et reprendre leurs activités quotidiennes.
3. Initier des enquêtes pour découvrir les militaires impliqués dans la complicité avec les groupes armés afin qu'ils soient traduits devant la justice
4. Que les civils arbitrairement arrêtés  par les militaires soient libérés. 

 *FAIT À MINEMBWE *CE 28 MAI 2021* 
Pour la société civile noyau de Minembwe Ruvuzangoma Rubibi Saint-cadet, président.

Saturday, May 15, 2021

Dénonciation du Genocide contre Banyamulenge

Le 14 mai 2021

 Les Banyamulenge vivants aux États-Unis sont descendus dans les rues pour protester contre l'épuration ethnique et le déracinement dont fait l'objet leur communauté résident dans les hauts et moyens plateaux d'Uvira, Mwenga et Fizi à l'Est de la RD Congo.

La manifestation organisée sous la houlette de Mahoro Peace Association était attendue par ses membres. Les hommes et femmes épris de paix, de justice pour tous et de dignité humaine se sont joints à Mahoro Peace pour manifester dans plus de 20 cités américaines. Les manifestants ont étaient reçus et entendus par plusieurs congressmen/congresswomen, mais aussi des maires de cités et des gouverneurs.


La mobilisation pour la marche pacifique était totale, elle a enregistré des milliers de participants. L'organisation Mahoro Peace a mobilisé ses membres du Nord au Sud-est de Portland /Maine à Jacksonville/ Florida; de Rochester/ New York, en passant par Columbus/ Ohio et Indianapolis à Austin/ Texas sans oublier Phœnix/Arizona et ailleurs, les membres et amis étaient bel et bien au rendez-vous.

Quant au message, il est clair comme l'eau de roche ; les manifestants ont demandé l'arrêt du nettoyage ethnique contre les , le déracinement de cette communauté congolaise de leur pays et l'arrêt du razzia de bétail appartenant à la communauté.        


En effet depuis avril 2017, la communauté congolaise Banyamulenge est victime d'une cabale planifiée par des tireurs de ficelles au pouvoir en RD Congo; cette dernière vise à déraciner et à chasser les Banyamulenge de leur pays la RD Congo sous prétexte qu'ils ne sont pas des Congolais. Pour ce fait ils utilisent les mai mai et les mercenaires étrangers (burundais) Red Tabara pour exécuter leur sale besogne.

Depuis avril 2021, début d'attaques planifiées contre les populations Banyamulenge, 90 % des villages Banyamulenge des hauts et moyens plateaux des territoires d'Uvira, Mwenga et Fizi ont été rayés de la carte de la RD Congo par les assaillants cités ci haut; 95 % du bétail appartenant aux Banyamulenge a été razzié, plusieurs centaines de personnes (femmes et enfants inclus ) ont été tués tout simplement parce qu'ils sont Banyamulenge.

Malheureusement, les FARDC locales ont joué un rôle important dans la guerre contre les Banyamulenge. Selon les témoignages et les rapports crédibles, ils ont appuyé les mai mai et leurs alliés dans leurs attaques maléfiques . Ils se sont aussi impliqués directement dans les combats contre les Banyamulenge.

Depuis le début des hostilités contre les Banyamulenge en 2017 ; ni l'ex-président Joseph Kabila à l'époque, ni le Président Felix Antoine Tshisekedi, président actuel ne sont pas investis sérieusement pour protéger les Banyamulenge. Ils ont adopté l'appellation erronée des conflits inter-ethniques au lieu de reconnaitre l'épuration ethnique contre les Banyamulenge. Pour le gouvernement, c'est une façon de s'absoudre du manque d'intervention pour arrêter les massacres contre les Banyamulenge; hélas aussi une façon de cautionner le processus de rendre les Banyamulenge apatrides.

Les attaques contre les Banyamulenge et la crise des hauts plateaux revêtent un caractère national .
Elles ont aussi des soubassements politiques, il s'agit d'une crise entretenue au niveau national et local aux acteurs multiples et multi-facette qui s'exécute à plusieurs niveaux.

Pour le savoir, il suffit tout simplement d'examiner les discours de haine entretenus par les leaders politiques (toutes tendances confondues) sans être inquiété par la justice congolaise ; et le soutien logistique et rhétorique accordée aux mai mai par les militaires (FARDC).

Pour désamorcer cette crise, il faut tout simplement recadrer le dialogue dans sa dimension plurielle (au niveau nationale et local). L'Etat congolais devrait aussi faire l'auto-évaluation en ce qui concerne son rôle dans l'épuration ethnique des Banyamulenge et leur déracinement avant de s'engager comme sapeur-pompier. Ceci permettra de corriger ses politiques de deux poids et deux mesures et de tamiser les acteurs et les actions appropriées.

Un exemple saillant de politique discriminatoire, c'est le débat parlementaire de 2020 sur l'annulation de la commune rurale de Minembwe qui était dirigé par l'actuel Ministre de l'enseignement supérieur et universitaire Muhindo Nzangi . Au vu du contexte, le débat était absurde tout simplement parce que la commune rurale représentait l'autorité de l'état dans une contrée où l'on en a plus besoin. Proposer son annulation relève tout simplement de la manipulation politique.

L'autre faille du dialogue, c'est le manque d'engager des sages des communautés (véritables sapeurs pompiers) et les leaders des groupes armés impliqués dans les conflits ; de soi-disant représentants (chef de fil des théories conspiratrices) qui sont reconnus à travers leurs propos incendiaires après le dialogue font plutôt penser au jeu de dupes.

Nous demandons au président de la République Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi de s'investir personnellement pour arrêter l'épuration ethnique des Banyamulenge et leur déracinement.

Jacques Murinda


Source: 7sur 7.cd 



Thursday, April 29, 2021

A mes compatriotes de la R. D. Congo Appel à la conscience

A mes compatriotes de la R. D. Congo
Appel à la conscience 

Chers compatriotes,

Je suis Beatrice Gisaro, je suis Munyamulenge.

Depuis plus de 3 ans, ma communauté se fait chasser de ses villages, spolier de ses biens, nos maisons se font incendier, nos champs pillés, nos vaches razziées, nos enfants tués, nos mères, nos sœurs, nos épouses, nos filles se font violer, mutilées et ensuite laissées pour morte sur la place publique pour rajouter à notre malheur, une humiliation au delà de la mort.
Il faut que le cycle de la violence cesse en RDC, nous avons tous assez souffert.

Chers compatriotes, les propos qui passent dans différents médiais en parlant d'une rébellion ouverte de la communauté Banyamulenge n'ont rien de factuels. Devant des attaques et massacres à répétition, ils n'ont eu d'autres choix que de se défendre, étant livré à leur funeste destin, c'était une question de survie devant une extermination planifiée, alors nous avons créé une auto-défense composée des jeunes villageois, pour notre survie. Aujourd'hui, les banyamulenge passent pour des bourreaux, alors que ces communautés vivent des situations difficiles, et c'est peu dire. Des villages entiers ont été vidés de leurs substances. Le cheptel massacré de façon haineuse et abandonné sciemment sur le bord de la route.

Je fais appel à l'esprit critique de tout un chacun et à la bienveillance de tous.
Nous aimerions que ces massacres cessent, que l'armée sur place ne prenne partie pour les uns contre les autres, ces tueries qui n'ont pour fondement que la haine de son prochain doivent cesser. Que l'armée joue son rôle: protéger tous les citoyens de la république, garantir la paix et la quiétude des populations paisibles qui n'aspirent qu'à un avenir meilleur comme le reste de tous les congolais et cela à travers toute la RDC. 

Minembwe, Minkenke, Kamombo, Kalindye, ... sont le théâtre de massacres à répétition par les RED TABARA, FNL, MAI-MAI et La MONUSCO assiste «impuissante» à cette épuration ethnique. 

Quel serait le but poursuivi en déclenchant une rébellion ouverte ? J'aimerais qu'une personne me donne une réponse cohérente à cette question. Ne me parlez pas de balkanisation, cela s'est avéré sans fondement, quand bien même certains politiciens en mal de notoriété s'égosilleraient là-dessus. Ces non-vérités sont à rejeter, je vous en conjure. Ces massacres ne datent pas d'aujourd'hui. Ils sont en continuité avec ceux commencés les années antérieures. 
Nous aimerions qu'une enquête internationale soit diligentée sur la crise des hauts plateaux de Uvira, Fizi et Mwenga.
Rurambo du Sud au Nord à été vidé de ses habitants, chassés de leurs villages ancestraux,  hommes, femmes et enfants marchants vers un avenir incertain, laissants derrière eux tout ce qu'ils ont gagnés à la sueur de leur front, toute leurs vies durant. 
CECI EST UN DÉRACINEMENT PUR !!!

Mon cœur ne peut à la fois porter de l'amour et de la haine. Je n'ai de la haine pour aucun être vivant, encore moins contre ma patrie, contre mes compatriotes, alors mon étonnement est d'autant plus grand lorsque j'apprend les sévices mortels que subissent mes grands-parents, mes parents, mes frères, mes sœurs, mes enfants massacrés sans autre forme de procès par d'autres congolais. Cela se passe au vingt et unième siècle. Je me pose la question, qu'avons-nous pu faire pour mériter cette haine et comment un être humain peut-il en arriver à ce degré d'exécration pour un autre être humain ? Ces populations ont-elles droit à la protection de l'Etat ? Avons-nous droit à la vie ? Il nous reste qu'à espérer que la protection divine fera ce qui est de droit.

C'est le nième jour que les villageois sont assaillis dans les Hauts Plateaux et attaqués au sein de leur mère patrie !!!
Les assaillants attaquent les villages, attaquent les déplacés, les entourant de toutes parts pour les confiner et les empêcher de subvenir à leurs besoins fondamentaux, et ainsi les tuer à petit feu, quand ils ne peuvent les tuer sur le coup. Je vous demande d'imaginer une mère, un père voyant ses enfants mourir de faim, alors que le grenier est rempli de provisions, et les champs regorgent d'aliments. Quels choix s'imposent à ces parents ? Laisser mourir de faim leurs enfants ou mourir soi-même dans des circonstances atroces en allant chercher de quoi nourrir sa progéniture? Quel serait leur choix, mourir ou laisser mourir le fruit de leurs entrailles ? Déchirant, n'est-ce pas ? Un parent choisi de braver le danger, et pour cela ne reverra certainement jamais la prunelle de ses yeux. 

« Vous pouvez choisir de regarder ailleurs, mais vous ne prétendrez jamais ne pas avoir su » 
MLK

Pourquoi tant de mensonges, dans le seul but de détruire plutôt que d'unir ?
Plus de 500 kms séparent Minembwe de Kigali. Comment Balkaniser un petit village à plus de 3500km en hauteur et s'attacher à quoi ? Comment créer une commune dans une région peut amener à la balkanisation ? 
Tout ceci se résume au fait que l'on refuse à une communauté l'essence même d'être qui elle est, des Tutsi Congolais !

Tuesday, April 27, 2021

AN SOS LETTER OF THE BANYAMULENGE COMMUNITY TO THE SECRETARY-GENERAL OF THE UNITED NATIONS DENOUNCING AN ETHNIC CLEANSING IN FINAL STAGES

  Re: AN SOS LETTER OF THE BANYAMULENGE COMMUNITY TO THE SECRETARY-GENERAL OF THE UNITED NATIONS DENOUNCING AN ETHNIC CLEANSING IN FINAL STAGES

H.E. António Guterres, Secretary-General United Nations
New York, NY
26 April 2021
CC/:
- H.E. Félix Tshisekedi, President of the DRC & Chairperson of the
African Union;
- H.E. Bintou Keita, SR and Head of MONUSCO;
- H.E. Yoweri Museveni, President of the Republic of Uganda;
- H. E. Paul Kagame, President of the Republic of Rwanda;
- H.E. Évariste Ndayishimiye, President of the Republic of Burundi;
- H.E. Uhuru Kenyetta, President of the Republic of Kenya and
Chairperson of the Summit of Heads of State;
- H.E. Moussa Faki Mahamat, Chairperson of the AU Commission;
- H.E. Joseph Biden, President of the United States of America;
- H.E. Charles Michel, President of the EU Council;
- H.E. Madame Ursula Von Der Leyen, President, EU Commission ;
- H.E. President Nyusi, President of Mozambique and Chairperson of
SADC;
- H.E. João Lourenço, President of the Republic of Angola and
Chairperson of the ICGLR;
- H.E. Michelle Bachelet, UN High Commissioner for Human Rights;
- H.E. Alice Wairimu Nderitu, Special Adviser of the Secretary- General on the Prevention of Genocide;
- Ms Fatou Bensouda, ICC Prosecutor;

Ethnic Cleansing of the Banyamulenge Community in the Hauts-Plateaux of South Kivu
Province in the DRC Dear Secretary-General,
Faced with inaction to our previous warnings, through letters dated 27 April 2020 and 29 June 2020, on the siege of the Banyamulenge community by a coalition of Mai Mai militias and foreign armed groups with the complicity of elements of the Congolese military, we are writing this letter, with deep sense of sorry and desperation, to ring an ultimate alarm bell on the unfolding ethnic cleansing in final stages targeting our community in the entire hauts plateaux of South Kivu.

After four years of concerted attacks by a coalition of Mai Mai militias and foreign armed groups targeting the Banyamulenge Community in the Bijombo, Mikenke, Minembwe and surrounding areas, the northern territory of the moyens and hauts plateaux stretching from Katobwe and Kahololo to Rurambo was recently the new theatre of attacks that appear to be succeeding in cleansing the area of any Banyamulenge presence. As of the writing of this letter, the area has been nearly totally cleansed of any Banyamulenge presence. Members of this community have either been killed, forced to flee or are still hiding in the bushes, tracked by the assailants. This latest wave
of attacks has created a humanitarian disaster whereby those fleeing the attacks, women, men, children, old and young, are forced to walk more than 50 km in inhospitable environments with no assistance and a constant fear of extermination. Many are stranded between Lemera and Bwegera with no assistance and limited security guarantees.
The Katobwe-Kahololo-Rurambo area had largely remained peaceful and largely spared from systematic attacks. This relative peace was a result of a constant dialogue between local Bafuliiru, Banyamulenge and Banyindu communities who had vowed to preserve peace and good relations that had characterised their interactions for generations. However, due to a rising wave of hate speech and an increased firepower of the attacking Mai Mai and Red-Tabara forces from Burundi, that fragile peace was broken since mid-March 2021. The systematic and coordinated nature of the recent attacks clearly show that the openly professed goal of cleansing the hauts plateaux of any Banyamulenge presence and kicking members of this community out of the borders of the DRC is largely being achieved.

On 16 March, Mai Mai Ilunga and Red-Tabara launched attacks in the Kahololo area, killing 4 people, including an 82-year-old woman, burning 3 villages (Kageregeri, Kahundwe, Rwinkubo). Attacks intensified in the beginning of this month of April when the attackers burned the villages of Mataba and Goshen on 9 April 2021. Several other villages including Marungu 1 and 2, Murambi, Gitembe, Rukuka, Gahusi and Bijige (Bibangwa) were attacked and burned the following day. On 21 April 2021, four other villages namely Nyakamungu, Kageregeri 2, Mugono and Birindiro were attacked and burned. Finally, on 23 April, 16 villages that had served as a refuge for the fleeing and distressed Banyamulenge population were destroyed in a single day pushing survivors on the slopes of the hauts plateaux towards the Ruzizi plain where most of them are currently stationed in inhospitable conditions, fatigued, hungry and in constant fear of being exterminated. The latest attacks have claimed several dozens of lives and the whereabouts of many members of the community are still uncertain since those who could not flee have either been killed or are trapped in their hiding bushes, with retreating chances of survival, in an environment where they are surrounded by their attackers. The survivors who have fled the entire area have lost all their possessions, including herds of cattle and small livestock which were looted by the attacking Mai Mai and Red-Tabara groups.

While recent attacks were aimed at destroying the Katobwe-Kahololo-Rurambo area that had largely remained safe, the ethnic cleansing nature of the unfolding tragedy is evidenced by the fact that attacks have not stopped in the Bijombo-Mikenke-Minembwe area. Since the beginning of April, attacks have increased in the latter area in circumstances that clearly show a high degree of complicity between the Congolese army deployed in the area (as denounced in our previous communications) and Mai Mai militias. For instance, on 1 April, Mai Mai attacks were launched on the villages of Kabingo, Masha, Monyi, Rutigita and others in the Minembwe area. Instead of securing the attacked population, the Congolese army attacked the besieged villagers, killing 5 people, including teachers and students. Similarly, on 9 April, three young people were killed in the Bibokoboko area by soldiers of the Congolese army in circumstances that have not been clarified, absent any official investigation in the matter.

Mr. Secretary General,
The above-described recent dynamics clearly show that, the inaction that followed our previous warnings has emboldened those who have vowed to cleanse the hauts plateaux and the entire DRC
of any Banyamulenge presence. We are conscious of the fact that the inaction is often justified by a misguided reading of what is happening on the ground. Similarly to the Rwandan context some 27 years ago, a dominant reading of what is happening in the hauts plateaux often captures the events in terms of inter-ethnic conflicts. Instead of empathizing with the Banyamulenge civilians under sustained attacks from several local armed groups recruiting from ethnic communities (Bembe, Fuliiru, Vira and Nyindu) acting in close collaboration with Red-Tabara, with documented complicities of elements of the Congolese military and public officials, several reports on the conflicts, informed by disinformation campaigns, often blame the victims. Even UN investigations on the ground have often displayed partial or misguided readings of the realities due to involved actors' limited engagement with the Banyamulenge community. In a characteristic tendency to portray the events under ethnic lenses and "balance" the blame, reports have failed to give due attention to the plight of a small Banyamulenge community assailed from all sides, both at the local and national levels.
The fact that a largely outnumbered Banyamulenge minority community is undergoing this ordeal in this month of April when the world remembers the genocide that targeted the Tutsi of Rwanda ̶ with sad episodes of international failures in places like Bisesero but also in other contexts such as Srebrenica ̶ is quite ironic and displays the international community's inability to learn from past mistakes. While the hauts plateaux area is difficult to access, the world cannot, again, hide behind a lack of knowledge or information on this avoidable tragedy. In addition to our past warnings on the foreseeability of what is currently happening absent decisive action to prevent the tragedy, MONUSCO has a sizable presence in the broad area and, dynamics leading up to the current situation, including sustained anti-Banyamulenge hate speech have been documented by the United Nations Joint Human Rights Office (UNJHRO). MONUSCO's units on the grounds have been passive spectators of the unfolding tragedy. The force has occasionally engaged in what is described by survivors as photo opportunity stunts, such as the visit to Kahololo and Kitembe on 23 April 2021 when attacks resulting in the destruction of some 16 villages (described above) were taking place less than 10 km from the MONUSCO position.

Moreover, to our knowledge, neither the Congolese state, nor the international community have taken steps to sanction state actors and prominent public officials fuelling violence in the area. In our previous communications, we denounced the complicity of individual DRC officers deployed in the hauts plateaux area in the attacks that target the Banyamulenge but nothing has been done to remedy the situation. The intensification of attacks on the Banyamulenge in recent days is a product of an increased support that civilian officials and elements of the military on the ground lend to the attackers, under current circumstances where such support is not sanctioned. Even more paradoxically, some individuals involved behind the scenes in fuelling the flames of hate and violence have been rewarded for their actions. For instance, Justin Bitakwira, a public figure and former minister from the Bafuliiru community is on record calling the attacking Mai Mai militia (several from his community) his "boys" who will be rewarded if and when he is in public office. Similarly, incendiary declarations by high profile individuals such as Martin Fayulu who stated that there was no such a thing as the Banyamulenge in the DRC and that the Minembwe area was under foreign occupation, with his supporters vowing to liberate it, he is still regularly welcomed by members of the international community who contribute to the legitimation of his platform. Just as some members of the international community insisted on the participation of the extremist CDR party in the unity government in Rwanda in the1993-1994 period in Rwanda, lack of denunciation of extremist ethnic politics is one of the conducive factors for the unfolding tragedy.
The final stages of ethnic cleansing of the Banyamulenge in the hauts plateaux are taking place at a time when DRC president holds the rotating presidency of the African Union. It is not surprising therefore that continental bodies have remained silent on the plight of the Banyamulenge. Despite numerous "never again" pledges, regional authorities have failed to take decisive action, to prevent another tragedy of genocidal proportions from materializing. The Banyamulenge seem to have been sacrificed at the altar of geopolitical agenda. In view of the recent waves of attacks, Congolese authorities' approaches to addressing the crisis in the hauts plateaux ̶ through intra and inter- community dialogues combined with military interventions ̶ have largely been unsuccessful.

In spite of past failings, we remain hopeful that it is not too late to act decisively to alleviate the suffering of the Banyamulenge community in the DRC and, reiterate our previous requests for the United Nations to:
• Take urgent and decisive action to stop the killings, the looting and, the ongoing, largely successful campaign of ethnic cleansing of the Banyamulenge in the DRC;
• Provide urgently needed humanitarian assistance and protection, through MONUSCO and other UN agencies, to displaced populations scattered across the hauts plateaux and the Ruzizi plain. Assistance and protection should build on past tragic experiences such as the Gatumba Massacre in August 2004, by guaranteeing effective protection to displaced population and shielding it from further attacks;
• Decisively engage the Congolese authorities in pursuing accountability for individuals bearing responsibility for atrocities committed against civilians, including members of domestic and foreign armed groups as well as elements of the Congolese armed forces;
• Promote peacebuilding and security strategies that are likely to provide equal protection for all, foster peaceful responses to conflicts, incentivize disarmament of combatants from various groups and re-build confidence between communities;
• Engage regional countries, in ensuring that non-domestic factors of tensions in the hauts plateaux, including the presence of foreign armed groups, are properly addressed once and for all.
We renew our hope, Mr Secretary General, that the United Nations, under your leadership and its presence on the ground, will play a more proactive role in protecting a displaced Banyamulenge population in distress and ensuring a return to stability and peaceful coexistence between communities in South Kivu and the rest of the DRC.


  Yours sincerely
Ms. Adele Kibasumba
Banyamulenge Community in the USA President (Mahoro Peace Association)
Mr. Charles Mukiza
Banyamulenge Community in the DRC President (Mutualité Kinshsasa)
  Félix Rubogora
President of Gakondo Coordinating Committee
  

« Arrêtez de d’appuyer les tueurs »

Rurambo, 

 

Ce Samedi le 24, Avril 2021, le régime Tshisekedi Chilombo a encore assisté et fermé les yeux à un nouveau massacre dans les hauts plateaux d'Itombwe, commis par les milices locaux Mai Mai et étranger Red-Tabara à Ruramba là ou plus de 25 villages ont été brulés et des centaines des vaches razziées pendant que les elements de la FARDC observaient avec indifférence totale. Des centaines de civils ont ainsi trouvé la mort de la façon la plus barbare, certains tués à l'arme blanche, à la hache ou exécutés par balle, d'autres brûlés vifs dans leurs maisons. Cette semaine, des familles entières ont été exterminées: femmes, enfants et vieillards en majorité alors que les militaires de l'armée nationales regardaient sans rien faire; tout simplement parce que les victimes sont des Banyamulenges.

Ce massacre a été perpétré, comme tous les massacres précédents, après que leurs villages eut été assiégés et bombardés par les milices mai mai avec complicite de l'armée nationale. Cette situation, a endeuillé des familles, entrainé des déplacements massifs des populations et causé des pertes importantes tant humaines que matériels. Ici il faut souligner que les victimes se comptent par milliers: plus de 4000 des déplacés internes à Bwegera en provenance du haut plateau de Rurambo juste dans une seule semaine. Ils sont sans aucune assistance. On compte également plusieurs morts et environ une cinquante des personnes soit perduées dans des forets ou kidnappées.


L'armée nationale complice 


Ici il faut signaler que les refugies condamnent fermement et dénoncent la présence occasionnelles des militaires du gouvernement dans les rangs des milices et leurs allies ( les rebels Burundais du Red-Tabara) engagés dans les opérations de deracinement des Banyamulenge dans les hauts plateaux d'Itombwe. Ceci justifie la raison pour la quelle l'Etat Congolais est souvent soupçonnés de complicité avec l'ennemi. Face à cette situation sécuritaire, les éléments des FARDC dans cette zone des massacres reperpétrés contre les Banyamulenge depuis Avril 2017, sont accusés par la population de leurs complicités et leur soutien aux milices Mai Mai et Red Tabara  parfois directes ou indirecte.  Cette complicité est expliqué par le fait que les éléments de l'armée nationale octroyent la logistiques aux milices et sont souvent présents mais ils aménagent aucun  effort pour protéger la population qui demande leurs secours. Il est connu que certains des officiers sont des extrémistes tribalistes qui encouragent les massacres et les pillages des biens de Banyamulenge. Il sied aussi de rappeler certains leaders d'opinions et politiques sont accusés à l'incitation à la haine ethnique et au génocide contre Banyamulenge, entre autre Naluvumbu, Rumonge aux Etats-Unis, Michel Bwami, l'encien Ministre Justin Bitakwila etc.  Ces derniers non seulement qu'ils soutiennent les milices mai mai, en leurs incitant de massacrer les Banyamulenge, mais aussi  incitent le pillage parce qu'ils se partagent les butins. Mais le gouvernement de la RDC ferme les yeux a ces genocidaires qui ne cachent pas leur idéologie génocidaire.

Le Journal Minembwe lance un cri d'alarme tant qu'à l'opinion nationale qu'internationale  qu'il s'avère extrêmement urgent et nécessaire de venir en aide à la population des déplacés internes Banyamulenge venus de Rurambo, et demande qu'ils soient immédiatement déplacés loin de la plaine de Ruzizi qui est une fief des milices terroristes Mai mai et Red Tabara qui est un groupe armé Burundais qui ne cache pas leurs intentions de commettre un autre genocide comme celui de 2004 à Gatumba, non loin de là où ils sont actuellement. On demande egalement au gouvernement  de mettre à l'écart de la chaine de commandement et de la logistique certains officiers comme le générale Muhima et autres qui seraient réputés comme agents-relais des milices mai mai et Red Tabara en vue de réduire les pertes en vies humaines et en matériels. Il est temps que le gouvernement congolais prenne ses responsabilités de protéger les minorités comme l'exige les principes de la loi internationale.


Journal Minembwe

Hakiza A. 

Saturday, April 24, 2021

RDC : Moïse Nyarugabo alerte sur un massacre "à grande échelle" dans les hauts plateaux d'Uvira

Le député national Moïse Nyarugabo alerte la communauté tant nationale qu'internationale sur un massacre à "grande échelle" et un déracinement "programmé" qui s'effectuent dans les hauts plateaux d'Uvira, en chefferie de Bafuliru située dans le groupe de Kigoma, au Sud-Kivu. 

"Pendant que l'on pleure toutes ces personnes atrocement arrachées à la vie à Beni, Bunia et ses environs, il y a un autre coin de la République ou pareilles barbaries se commettent sans que personne n'en parle, aucune presse, aucune image, aucune photo, aucune nouvelle. Silence on tue ! En effet, la zone plateaux se trouvant entre Kahololo et Rurambo était la plus calme et épargnée des violences généralisées. Les populations de toutes les communautés s'étaient accordées de gérer leur sécurité par une auto-défense mixte et ce, pendant quelques années", déclare-t-il dans une mise au point parvenue à 7SUR7.CD ce samedi. 

Pour appuyer son argumentaire, cet élu du Sud-Kivu évoque plusieurs faits survenus dans ce coin de la République démocratique du Congo, notamment :

- Le 16 mars 2021, les groupes armés Maï-Maï Ilunga avec les Red Tabara burundais, ont attaqué et brûlé 3 villages : Kageregeri, Rwikubo et Kahundwe, tuant quatre personnes dont une maman de 82 ans brûlée vive, et blessant 4 autres personnes ;

- Le vendredi 09 avril 2021, deux villages ont été brûlés : Mataba et Goschen ;

- Le samedi 10 avril 2021, 8 villages ont été complètement rasés : Marungu 1 et 2, Murambi 1 et 2, Gitembe, Bibangwa, Gahusi et Rukuka ;

- Le 21 avril 2021, 4 villages attaqués et brûlés : Nyakamungu, Mugono, Kageregeri 2 et Birindiro ;

- Le 23 avril 2021, donc hier, des attaques généralisées venues de toutes les directions notamment Maï-Maï Ilunga, les Reds Tabara et les Maï-Maï Kasende Chubwa à Kahembe près du lac Lungwe avec d'autres alliés, ont détruit par le feu 16 villages : Gasu, Gikarage, Gifuni 1 et 2, Mibande 1 et 2, Remezo, Kibundi Gogwe, Gitavi, Gashama, Rya Kalongi, Gashararo, Ngoma, Bushoryo et Rugabano. 

"Pour les attaques d'hier, on dénombre 16 morts dont 4 corps sont retrouvés mais non encore enterrés, des blessés sans nombre et sans assistance. La population de tous ces villages est dans les forêts sous une pluie d'avril et le froid, sans espoir d'en sortir vivante. Les quelques personnes qui ont percé se dirigent vers Lemera dans les moyens plateaux. Certaines familles venaient d'y arriver", explique-t-il. 

Selon Moïse Nyarugabo, cette situation est tellement inquiétante que de tous les côtés des hauts plateaux (Minembwe, Fizi, etc.), les assassinats se font presque dans les mêmes conditions.

Face à cette situation, ce député national déplore le silence, dit-il, le plus assourdissant des autorités locales, provinciales et nationales. "Faut-il dire que depuis un mois et une semaine que ce carnage dure, aucune intervention, aucun militaire n'a bougé de sa position même pour une simple interposition. Toutes les autorités civiles et militaires locales, provinciales et nationales couvrent cette barbarie d'un silence le plus assourdissant", affirme-t-il. 

Pour mettre un terme à ce qu'il qualifie de barbaries, il demande aux forces armées de la RDC de faire leur travail. "Je lance encore un cri d'alarme. Je demande que l'armée fasse son travail, qu'elle fasse diligence pour sauver ce qui peut l'être mais aussi qu'elle organise les opérations contre ces groupes armés locaux et étrangers", lance l'élu du Sud-Kivu. 

Il appelle aussi les autorités civiles, du chef de collectivité, administrateur du territoire, gouverneur jusqu'au gouvernement central, à agir, chacune dans son secteur et dans les limites de ses compétences. "Il en est ainsi pour la MONUSCO qui d'ailleurs a survolé la zone il y a deux jours", ajoute-il. 

Par ailleurs, le député national Moïse Nyarugabo invite les notables du Sud-Kivu et en particulier ceux d'Uvira et de Fizi à ne pas assister à ces massacres en observateurs et laisser faire, car "c'est une erreur et une joie de courte durée de penser que ça n'arrive qu'aux autres".

Elysée Odia et Prince Mayiro

LA SONNETTE D’ALARME DE GENOCIDE CONTRE BANYAMULENGE

L'Honorable MUHIVWA NGWEBO Godefroy tire la sonnette d'alarme 

Chers cadres, intellectuels et opérateurs socio-politico-économiques du Sud-Kivu

Depuis 2017, des affrontements entre milices tribales ou ethniques se déroulent dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira.

Ce qui paraissait comme étant des conflits liés au contrôle du pouvoir dans le groupement de Bijombo a viré aujourd'hui à un déracinement total des peuples de ces plateaux.

Les Babembe, Bafuliiru, Banyamulenge, Banyindu, Bashi, sont en errance dans les vallées et forêts de montagne en cette période fortement pluvieuse dans la région de la chaine des Mitumba connue pour son froid qui n'a d'égal que les régions proches des pôles. C'est là que ces populations se sont réfugiées, dépourvues de tout.

Les Banyamulenge ont perdu toutes leurs vaches qui constituaient leur unique richesse. Ils sont donc dépourvus de tous les moyens de leur subsistance. Les petites enclaves de Minembwe, Mikenge, Kamombo où ils vivent encore entassés comme déplacés ne les herbergeront certainement que pour des jours très comptés tellement la pression des milices coalisées de leurs voisins est forte, des tueries des masses sont à craindre dans un tout proche avenir. Ne dîtes pas demain que n'étiez pas informés. Dieu seul sait comment tous ces gens se sortiront de cet engrainage de violence.

Leurs voisins Bafuliiru, Babembe et Banyindu sont dans les forêts avoisinantes, Itombwe à l'occurrence, soumis à toutes sortes de privations ne sachant pas comment sortir de leurs cachettes. Ils n'ont ni à manger ni soins médicaux, bref ils sont, comme leurs voisins Banyamulenge, abandonnés à leur triste sort et soumis à une mort certaine.

Dans tout ça seuls les seigneurs de guerre se tirent d'affaires eux qui ont mis leurs familles à l'abri et pris soin de mettre en place des réseaux de collecte et de réception des dons qui leur font vivre.

Ce drame que tout le monde regarde embraser toute cette région y compris la très pacifique Chefferie des Bafuliiru, où toute sa population de sa partie Hauts plateaux vient d'être expulsée (plus de 10 villages Banyamulenge ont flambé en une semaine et leurs occupants en errance), je disais que ce drame ne finira pas de faire ses victimes si nous ne nous impliquons pas tous à l'arrêter. Il est possible d'y arriver. Ne gardons pas le silence devant le mal. L'histoire nous jugera vivants ou morts.


Bukavu, 24 avril 2021


Honorable MUHIVWA NGWEBO Godefroy