Wednesday, October 9, 2013

LA BALKANISATION DE LA RDCongo, SEUL ET UNIQUE SOLUTION

La situation sécuritaire au Kivu (Nord-Sud) continue à soulever un certain nombre d’interrogations. Comme si l’on venait de sortir d’un long sommeil et l’on éprouve des craintes, des inquiétudes quant à l’avenir de l’Est du Congo avec toutes ces similitudes troublantes. Depuis 1998 après la tombée du Maréchale Mobutu, presque aucuns n’hésitent plus à parler d’un nouvel ordre politique au Congo. Certains parlent de la balkanisation et confirme même qu`elle est mise en marche, non pas parce qu’ils veulent cette balkanisation, mais plutôt comme une compagne contre l’eventualite de cette nouvel ordre politique national qui doit obligatoirement avoir lieu si et seulement si les Congolais veulent vraiment la paix et sécurité.

Balkanisation : voilà un concept qui suscite un débat houleux et intéressants parmi les intellectuels surtout corrompus et extrémistes Congolais. Ces faux prophètes prétendent faire une analyses politiques ou produisent des fausses informations et des théories parfois même inutiles d’une certaines conspirations occidentale pour balkaniser la RDCongo. Ainsi, lorsqu’on évoque les dangers qui guettent la République démocratique du Congo, ils évoquent tres vite la balkanisation comme quoi ceci serait l’un des objectifs poursuivis par les commanditaires de ce complot machiavélique.

Mais la vérité est simple : tout intellectuel Congolais ou Africain qui connait tres bien l’histoire du Congo et de l’Afrique sait que la Balkanisation du Congo est la seule Solution durable pour la paix, sécurité et même le développement du Congo en général et de l’Est du Congo en particulier. Sinon, on ne peut s’expliquer pourquoi le Kivu, par où tout danger arrive, l’insécurité soit devenue récurrente et que depuis plus d’une dizaine d’années, le pouvoir de Kinshasa ait du mal à rétablir l’ordre et l’autorité de l’Etat. Ce n’est pas pour rien que l’Est de la RDC est devenu le ventre mou, une poudrière de la République et restera comme une épine sous le pied tant qu’elle ne sera pas indépendant. Nul ne doute que si les Congolais etaient des blancs, qui continuent de faire tous les appels à l’alerte qu’un Congo faible, divisé, est un danger dans le quel on ne peut pas continuer de vivre, l’indifférence n’allait pas être aussi totale au sein de la communauté internationale. L’Ex-Yougoslavie et d’autres états de l’Union Soviétique nous servent comme exemple. Mais la vérité historique est têtue. Comme une gangrène, la «nouvelle balkanisation du Congo sera un jour une réalité qu’on le veut ou pas, et bientôt elle sera bel et bien en marche. Malheureusement ceux qui savent qu’ils seront les beneficieurs de cet nouvel ordre politique manquent le courage de le dire ouvertement et publiquement comme si c’est un crime. Ils ont peur des extremistes Congolais qui n’ont aucun sens de la moralité et de droit de l’homme. Ils font comme si ils ignorent que la loi international permet le droit a` l’auto-détermination.

On n’a pas besoin de faire la guerre pour réclamer notre auto-détermination a` l’Est du Congo en moins que ce droit nous soit refuser. Nous devons demander le referendum au Kivu, car c’est la seule et unique solution pour la survie et le développement du peuple de l’Est du Congo. Jusque a quand devons-nous accepter d’être marginalisés, excluent de la société Congolaise ?. Aujourd’hui, les génocidaires Hutus d’FDLR, soutenus par des forces gouvernementales et actuellement Onusiennes continuent de jouir l’avantage de prendre leurs armes contre les Tutsis et les habitants de l’Est. Tout le Nord et Sud Kivu est occupé par ces genocidaires et le pays est devenue leur fief car elle est parmi la partie la plus riche du pays avec l’abondance des minerais, et un couloir propice au trafic d’armes et de drogue. Voila pour quoi ils sont soutenus par les pays occidentaux dont la politique d’hypocrisie leur fait posés pour les sauveurs. Ils condamnent faussement le Rwanda et l’Ouganda pour avoir soutenu les gens qui se battent pour leurs droits, notamment le retour des refugies, et l’expulsion des forces negatives etrangers, mais ils soutiennent ouvertement le gouvernement Congolais qui arme et soutient ouvertement les genocidaires et terroristes (FDLR) ! Ces hypocrites occidentaux n’ont meme pas la moindre moralite jusqu’au point de prendre des sanctions economiques contre ces pauvres pays accusés d’aider ceux qui revendiquent leurs droits et en font ca un crime, pendant qu’ils se glorifient entant que defenseurs de droits humains. Merdes, ou va ce monde ?

Vive la venue de la Balkanisation du Congo

QUI SOUTIENNENT REELLEMENT LA GUERRE EN RDCONGO?

Pour comprendre la génèse du conflit en RDC, un bref résumé indispensable :

Il s’agit tout simplement de la France avec son idéologie génocidaire contre les tutsis de partout en Afrique. L’armée française, après les avoir soutenus, exfiltre les génocidaires rwandais en juillet 1994 en RDC sous le gouvernement du dictateur Mobutu acquis à l’époque à l’autorité française et lâché par les USA. Les forces génocidaires rwandaises continuent à massacrer les populations au Rwanda à partir de la RDC.



En plus de la France, si réellement la communauté internationale veut savoir ceux qui soutiennent la guerre en RDCongo, il ne faut pas confondre les gens. Il suffit de reconnaitre que la guerre est belle et bien soutenue par les pays occidentaux a travers leurs compagnies multinationaux ci-dessous. Il faut nous épargner cette fausse manipulation et propagande comme quoi c’est le Rwanda ou l’Ouganda qui soutiennent la guerre.

Voici la liste des 85 multinationales (ci-dessous) mises en cause par l’ONU dans le pillage de la RDC et financement indirect de la guerre civile à l’Est dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport l’ONU n’a pris aucune sanction ce qui n’a fait que renforcer les soupçons de complicité autour de la MONUSCO, force armée onusienne en RDC Parmi ces entreprises, certaines sont accusées de porter une aide logistique voir d’apporter directement de l’armement aux rebelles ou aux forces loyalistes.

Elles sont soient protégées par l’ONU soit par l’Etat qui les héberge ce fut le cas d’Anvil Mining au Canada ou bien d’Afrimex en Grande-Bretagne, ou bien de nombreuses autres multinationales belges en Belgique. A noter qu’un grand nombre sont d’origine d’Afrique du sud en lien étroit avec la Grande-Bretagne et les USA.

1. AFRICAN TRADING CORPORATION Sarl, SOUTH AFRICA

2. AFRIMEX, United Kingdom

3. AHMAD DIAMOND CORPORATION, BELGIUM

4. A.H. PONG & Sons, SOUTH AFRICA

5. A. KNIGHT INTERNATIONAL Ltd, United Kingdom

6. A & M MINERALS and METALS Ltd, United Kingdom

7. ALEX STEWART Ltd (Assayers), United Kingdom

8. AMALGAMATED METAL CORPORATION Plc, United Kingdom

9. AMERICA MINERAL FIELDS (AMFI), USA

10. ANGLO AMERICAN Plc, United Kingdom

11. ANGLOVAAL MINING Ltd, SOUTH AFRICA

12. ARCTIC INVESTMENT, United Kingdom

13. ASA DIAM, BELGIUM

14. ASA INTERNATIONAL, BELGIUM

15. ASHANTI GOLDFIELDS, GHANA

16. AVIENT AIR, ZIMBABWE

17. BANRO CORPORATION, SOUTH AFRICA

18. BARCLAYS BANK, United Kingdom

19. BAYER A.G., GERMANY

20. B.B.L. Banking, BELGIUM

21. BELGOLAISE, BELGIUM

22. CABOT CORPORATION, USA

23. CARSON PRODUCTS, SOUTH AFRICA

24. CHEMIE PHARMACIE NETHERLANDS, HOLLAND

25. COGECOM, BELGIUM

26. C. STEINWEG NV, BELGIUM

27. DARA FOREST, THAILAND

28. DAS AIR, United Kingdom

29. DE BEERS, United Kingdom

30. DIAGEM BVBA, BELGIUM

31. EAGLE WINGS RESOURCES INTERNATIONAL, USA

32. ECHOGEM, BELGIUM

33. EGIMEX, BELGIUM

34. ENTREPRISE GENERALE MALTA FORREST, DRC

35. EUROMET, UK

36. FINCONCORD SA, SWITZERLAND

37. FINMINING, SAINT KITTS

38. FIRST QUANTUM MINERALS, CANADA

39. FLASHES OF COLOR, USA

40. FORTIS, BELGIUM

41. GEORGE FORREST INTERNATIONAL AFRIQUE, DRC

42. HARAMBEE MINING CORPORATION, CANADA

43. H.C. STARCK GmbH & Co KG, GERMANY

44. IBRYV AND ASSOCIATES LLC, SWITZERLAND

45. INTERNATIONAL PANORAMA RESOURCES Corp, Canada

46. ISCOR, South Africa

47. JEWEL IMPEX Bvba, Belgium

48. KABABANKOLA MINING COMPANY, Zimbabwe

49. KEMET ELECTRONICS CORPORATION, USA

50. KHA International AG, Germany

51. KINROSS GOLD CORPORATION, USA

52. K & N, Belgium

53. KOMAL GEMS NV, Belgium

54. LUNDIN GROUP, Bermuda

55. MALAYSIAN SMELTING CORPORATION, Malaysia

56. MASINGIRO GmbH, Germany

57. MELKIOR RESOURCES Inc, Canada

58. MERCANTILLE CC, South Africa

59. MINERAL AFRIKA Limited, United Kingdom

60. NAC KAZATOMPROM, Kazakhstan

61. NAMI GEMS, Belgium

62. NINGXIA NON-FERROUS METALS SMELTER, China

63. OM GROUP Inc, USA

64. OPERATION SOVEREIGN LEGITIMACY (OSLEG) Pvt Ltd, Zimbabwe

65. ORION MINING Inc., South Africa

66. PACIFIC ORES METALS AND CHEMICALS Ltd, Hong Kong

67. RAREMET Ltd, Saint Kitts

68. SARACEN, South Africa

69, SDV TRANSINTRA, France

70. SIERRA GEM DIAMONDS, Belgium

71. SLC GERMANY GmbH, Germany

72. SOGEM, Belgium

73. SPECIALITY METALS COMPANY SA, Belgium

74. STANDARD CHARTERED BANK, U.A.E.

75. SWANEPOEL, South Africa

76. TENKE MINING CORPORATION, Canada

77. THORNTREE INDUSTRIES (Pvt) Ltd, Zimbabwe

78. TRACK STAR TRADING 151 (Pty) Ltd, South Africa

79. TRADEMET SA, Belgium

80. TREMALT Ltd, Belgium

81. TRINITECH INTERNATIONAL Inc, USA

82. TRIPLE A DIAMONDS, Belgium

83. UMICORE, Belgium

84. VISHAY SPRAGUE, USA and Israel

85. ZINCOR, South Africa

LE KIVU DOIT ETRE DECLARE UNE ZONE SINISTREE

Chef de la délégation du M23 aux négociations de Kampala, René Abandi fait le point sur les contacts avec Kinshasa. AFRIKARABIA : - René Abandi, alors que les négociations reprennent ce week-end à Kampala, votre passage à Paris est pour nous une surprise. Vous aviez rendez-vous avec des représentants du gouvernement français ? René ABANDI : - Je suis à Paris parce que nous avons de bons contacts avec le peuple français, pas nécessairement avec le pouvoir. Une rencontre avec un représentant du gouvernement français serait bienvenue, mais ce n’est pas encore programmé. AFRIKARABIA : - Vous le regrettez ? René ABANDI : - La France est un pays important. Nous, Congolais, parlons français, le Congo est le premier pays francophone du monde après la France. La France peut contribuer à des solutions pacifiques au Kivu et à faire l’économie de vies humaines et de bien des souffrances. AFRIKARABIA : - Vous êtes conscient de la mauvaise réputation du M23 ?

René ABANDI : - Pas auprès du peuple de France, mais auprès de personnes qui influencent l’opinion dans le sens des hostilités, oui.

AFRIKARABIA : - Le gouvernement des Etats-Unis vient d’annoncer qu’il supprime son assistance militaire au Rwanda parce qu’il soutient le M23, lequel enrôle des enfants-soldats… ?

René ABANDI : - Il s’agit d’une extraordinaire désinformation. A ma connaissance, le gouvernement rwandais a interdit le recrutement d’enfants soldats depuis de très nombreuse années, et le M23 ne pratique pas davantage ce genre d’enrôlement. Nos avons demandé une enquête internationale pour vérifier que nos n’avons pas d’enfants soldats. Nos sommes prêts à accueillir tous les journalistes qui voudront enquêter également. Mais pas de réponse en ce sens. Nos sommes confrontés à une machination, à des informations fabriquées.

AFRIKARABIA : - On reproche au Rwanda de vous soutenir ?

René ABANDI : - Demandez aux autorités rwandaises de répondre sur ce point. Mais je peux vous dire pour le M23 que le Rwanda ne nous soutient pas. Il est neutre.

AFRIKARABIA : - Pourquoi alors ces accusations, répétées de mois en mois ?

René ABANDI : - C’est ridicule. On a proclamé que 600 militaires rwandais combattaient dans nos rangs. Lorsque ces hommes de Bosco Ntaganda se sont réfugiés au Rwanda, tout la monde a vu que c’étaient des Congolais comme nous. Personne n’a pu établir la présence d’un seul Rwandais parmi ces réfugiés. C’étaient encore des accusations forgées à partir de rien.

AFRIKARABIA : - Pourtant ces accusations ne cessent pas… ?

René ABANDI : - Récemment, les FARDC (l’armée gouvernementale congolaise) a tiré des obus sur le Rwanda pour inciter l’armée rwandaise à entrer dans le conflit. Les gens qui ont ordonné ces tirs veulent provoquer le Rwanda, l’inciter à entrer en RDC.

AFRIKARABIA : - Votre mouvement, le M23, est la cible de toutes les critiques depuis que vous avez occupé la ville de Goma. Vous regrettez aujourd’hui cet épisode ?

René ABANDI : - Occuper Goma, c’était nous assurer un gage territorial pour nous permettre d’ouvrir un dialogue avec Kinshasa, afin de traiter les causes du conflit et les solutions à apporter.

AFRIKARABIA : - Ca n’a abouti qu’à vous marginaliser !

René ABANDI : - La négociation que nous voulions engager a été sabotée à New York. Avez-vous entendu cette déclaration selon laquelle "le M23 lèche ses plaies ?" Comme si nous étions assimilés à des chiens. Cette façon émotionnelle de nous diaboliser, de nous animaliser, est complètement contre-productive. Nous attendons mieux d’un pays comme la France : l’encouragement au dialogue. Si nous nous sommes révoltés, il y avait des raisons. Je ne connais pas une mission de l’ONU qui coûte aussi cher que la MONUSCO, en soutien au régime le plus corrompu du globe. Nous avons droit à un gouvernement plus responsable, l’ONU devait le comprendre.

AFRIKARABIA : - Est-ce vraiment votre base de négociations ? Vous voulez que Kabila se jette par la fenêtre du 10e étage ?

René ABANDI : - Nous ne demandons pas l’impossible. Notre tort, c’est d’avoir une faible voix. Les Etats membres de l’ONU ont les moyens d’imposer la voie de la paix à un régime corrompu et corrupteur. Face à cet appareil étatique gravement défaillant, personne n’accepte que nous élevions la voix. Nous sommes jugés sans débat.

AFRIKARABIA : - Concernant la justice, revendiquez-vous l’impunité pour tous ceux qui pourraient constituer des cibles de la justice internationale ?

René ABANDI : - Croyez-vous que les plus coupables soient chez nous ? Nous voulons une justice juste, pas une justice idéologique. Les criminels sont dans le camp du gouvernement.

AFRIKARABIA : - Et Bosco Ntaganda ?

René ABANDI : - Nous l’avons isolé. C’était déjà beaucoup. Mais après cette mesure, ils se sont dit « le M 23 et maintenant fragile, profitons-en pour les attaquer ».

AFRIKARABIA : - Vous réfutez avoir commis des atteintes graves aux droits de l’Homme ?

René ABANDI : - Le concept de droits de l’Homme est devenu un instrument de manipulation. On voit que ce droit est appliqué au cas par cas, en fonction d’intérêts diplomatiques ou autres de grandes puissances. Les milices gouvernementales et les armées étrangères comme les FDLR sont un problème sérieux de justice.

AFRIKARABIA : - Vous n’incluez pas dans la négociation un droit d’amnistie ou d’oubli en faveur du M23?

René ABANDI : - Non.

AFRIKARABIA : - Et vous ne revendiquez plus l’intégration du M23 dans les FARDC ?

René ABANDI : - Nous ne négocions que pour résoudre les causes profondes du conflit : la discrimination érigée en politique, la non-administration de notre peuple, pris en otage par un pouvoir corrompu qui refuse d’appliquer la décentralisation. Nos voulons aussi qu’on parle de la citoyenneté, du retour des réfugiés, de la reconstitution des villages au profit de tous ceux qui ont été obligés de les fuir. C’est ce que nous appelons promouvoir des « pôles d’attraction citoyenne ». Pour cela, il faut désarmer les milices et les armées étrangères.

AFRIKARABIA : - Ne craignez-vous pas de placer la barre trop haut, à la veille de la reprise des négociations ?

René ABANDI : - Il y a déjà des avancées de contexte. La délégation de Kinshasa s’est engagée à revenir à la table des négociations, de façon permanente et non plus à l’occasion… Conserver Kampala comme lieu de négociation semble acquis. S’il faut nous réunir à Goma, pourquoi pas ? Nous voulons sincèrement avancer. Les questions les plus sensibles ne seront pas abordées en public, elles vont se discuter en aparté. Il y a des questions pratiques à aborder comme la transformation du M23 en parti politique, la libération des prisonniers des uns et des autres.

AFRIKARABIA : - L’agenda des négociations comporte d’autres chapitres ?

René ABANDI : - Effectivement. Par exemple, nous souhaitons que le Kivu soit déclaré zone sinistrée, pour attirer l’attention de la communauté internationale et mobiliser les moyens d’un redressement économique et social, d’une reconstruction.

AFRIKARABIA : - On peut s’attendre à de bonnes nouvelles ?

René ABANDI : - Il y a eu un petit progrès depuis le communiqué du 23 septembre. Dans l’esprit de ce communiqué, la négociation peut s’accélérer. Il faut aussi éviter les manœuvres de certains. Le ministre des Affaires étrangères d’Ouganda a dénoncé le fait que, chaque fois que la négociation avance, la France et la Belgique nous tirent vers la boue. Mais nous avons confiance.

Propos recueillis par Jean-François DUPAQUIER - Afrikarabia

Wednesday, September 18, 2013

The Kampala negotiation is DRC's last chance

It has been over a week now that the DRC government and M33 have come back to Kampala after being forced to by the CIRGL upon the realization that the solution for a real peace in the region would only happen through a political not military solution as previously wrongly envisioned by the united nations. It is also crucial to note that the DRC has also come to a grip that even with the military support by the UN forces it was still incapable to neutralize M23 forces as it previously hoped. To save its face from embarrassment the UN has urged the DRC gov to accept another attempt of Kampala talk with the M23 instead of risking once again to loose Goma and eventually the entire Eastern Congo. Now amazingly M23 has clearly lowered its bar in order to give peace another chance: it has reduced its claims to only 2 conditions just to prove to the world how Kabila and its gov are willing to bring peace in eastern Congo. M23's only 2 conditions consist of: A. The return of Congolese refugees. B. The desarmement of the Fdlr/genocidaires forces responsible for insecurities and mass violation of human rights in that part of the world.  It's not surprising that the DRC although weak would fail to take this chance and accept to reach a peaceful agreement with M23. The risk is high and the looser will no doubt be the DRC gov. One can only sing: Que Sera. Sera. Whatever will be will.....  Let's wait and see. Ak.

Saturday, August 3, 2013

L'ONU COLLABORE IMPLICITEMENT AVEC LES TERRORISTS FDLR

Le ridicule ne tue pas! Finalement ou va ce monde? Il ya 18 ans l'ONU avait publiquement demontre sa mauvaise foi lors qu'il s'agissait de proteger les Tutsis qui subissaient un genocide du siecle. La tuerie a continue au vu et au su de tout le monde pendant au moins 100 jours, particulierement des Nations Unies qui, au lieu de proteger la population Tutsis, ils deciderent de retirer leurs troopes afin d'abandonner visiblement les victimes de genocide contre les Tutsis et donner l'opportunite et une voie libre aux genocidaires de FDLR. Aujourd'hui l'histoire se repete encore aux yeux de tous.
La Monusco sous l'influence en deguise de la France, l'ennemi juré des Tutsis, decide de se solidariser avec la coalition Tanzano-FDLR-FRDC afin de mettre fin aux derniers resistant des protecteurs des Tutsis dans la region du Nord-Kivu. Le M23 dont l'objectif principale est d'enfinir avec l'oppression contre la population de l'Est du RDCongo, particulierement le retour des refugies longtemps condamnés a` vivre eternellement dans des camps des refugies, et de combattre les terroristes genocidaires du FDLR qui continuent leur agenda d'extermination des Tutsis Congolais, devient malheureusement le cible de la coalition Monusco-FRDC/FDLR. Ou va ce monde malheureusement dirigé par l'ONU quasiment corrumpu jusqu'a` ce degre?
Pour plus d'information, je vous invite a` lire l'article ci-dessous:

L’ONU A Démarré, À 11h00, Son Offensive Anti-M23 Par Le Rapt Des Civils Rwandaphones À Goma
 Ce Jeudi 1e Août 2013, est la date d’expiration de l’ultimatum fixé à 16h00 par la Monusco afin que le M23 se désarme volontairement, sous peine de se voir désarmé de force par la Brigade onusienne tanzano-sudafricano-malawito-FDLRienne. Mais il est surprenant de constater que 4 heures avant l’heure d’expiration de l’ultimatum, la Monusco déclenche les hostilités en décrétant l’arrestation de tous les Rwandophones vivant à Goma, et ce en violation flagrante des Droits humains qu’ils sont sensés protéger.
On nous rétorquera que non, ce sont les agents de l’ANR qui sont entrain de le faire et nous de répondre, oui bien sûr, mais sous la barbe de l’ONU qui est là depuis 17ans pour protéger les civils. Et puis quelle différence ? L’ONU a pris fait et cause en faveur des FDLR avec lesquels les éléments de la MONUSCO font des bonnes affaires en RDC sur le dos et au détriment des Congolais. Sa résolution 2098 est tout simplement l’alibi pour légaliser la guerre contre l’ennemi congolais juré des FDLR. Désormais, il n’est plus facile de distinguer la nationalité exacte des têtes nègres que cache le casque bleu onusien.
Les Tanzaniens, les FDLR, les Sud-Africains, les Malawites, les FARDC vêtus en uniforme de l’ONU, c’est du bonnet blanc et blanc bonnet. Au reste, l’AFDL, le RCD, le CNDP et maintenant le M23 ne sont jamais entrés en guerre contre les Gouvernements qui se sont succédés à Kinshasa. C’est, chaque fois, contre les FDLR, pour motif d’emmener ces derniers à cesser de semer de l’insécurité et des atrocités contre toutes les populations de l’Est de la RDC, en général, et les Tutsis Congolais en particulier. Mais pourquoi, se demande-t-on, seuls les kivutiens se soulèvent-ils, au point de paraître comme les uniques sensibles à ces exactions des FDLR ? C’est simples, eux, au-delà de simples atrocités imposées aux autres Congolais, à une partie de sa communauté, est réservé l’éradication pure et simple ; chose qui les pousse forcément hors de la RDC et qui fait d’eux la communauté congolaise largement majoritaire dans les camps de réfugiés congolais en Ouganda, au Burundi et au Rwanda.
La présence pérennisée des FDLR à l’Est de la RDC, fait d’eux surtout les seuls Congolais privés du droit de retour dans leur patrie, la RDC, et presque les seuls condamnés à l’apatridie qu’ils rejettent avec laplus grande violence symbolisée par leur auto immolation à travers toutes les rebellions congolaises répétitives dans lesquelles ils n’ont pas le choix de ne pas s’engager. Comptez le nombre de camps des déplacés internes dans la seule province du Nord-Kivu et vous rendrez en évidence de ce qui se passe dans cette partie de la RDCongo. Mais puisqu’à chaque fois que l’on s’attaque à ces FDLR, le Gouvernement congolais pose en bouclier protecteur de ces forces négatives étrangères, il est inévitable que les coups portés contre ces dernières atterrissent en plein visage de ce Gouvernement et, du coup, la guerre est qualifiée de guerre entre la rébellion contre le Gouvernement congolais. Maintenant, c’est l’ONU de la France qui (las de commissionner la RDC incapable d’être à la hauteur de la tâche) qui renforce ce poulain mal motivé pour un enjeu mal compris.

Les Tanzaniens, les Sud-africains et les Malawites viennent, sur l’invitation de la France socialiste (la même que celle des années du Génocide de Tutsis au Rwanda voisin) à la rescousse des FARDC. Mais la couverture onusienne semble mal assortie au projet machiavélique de la France, car ce sera malaisé pour cette Brigade d’intervention de jouer, à la fois, le rôle de la MINUAR et de la TURQUOISE (cette dernière avec, comme par hasard, le même chiffre d’effectif : 3.000 hommes !).
Par Greber le soleil.

Tuesday, June 11, 2013

A KAMPALA, LE M23 DEVIENT LA VOIX DE TOUTE LA POPULATION DE L'EST DU RDCONGO


Les délégations du gouvernement Congolais, et du mouvement du M23 ont repris les pourparlers à Kampala. Toute la population de l’Est de la RDC, plus particulièrement ceux qui ne comprenaient pas encore la cause du M23, et qui étaient toujours manipulées par les medias nationaux et les propos mensongères des autorités Congolaises a l’égard des doléances du M23, seront cette fois-ci très content et satisfait de savoir les dispositions du projet d’accord du M23 élaboré par le M23 et présentées comme document finale dans cette négociation presque infinie a Kampala.
Ici il faut d’abord préciser certaines vérités incontestables même par les gens corrompues et manipules par le pouvoir de Kinshasa malgré leurs mauvaise foi notamment le fait que le l’Est du Congo : (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Haut-Uélé, Maniema et Tanganyika) a connu plusieurs guerres récurrentes ayant entraîné la destruction des infrastructures, du tissu socioéconomique, la fracture de la cohésion sociale et l’absence de toute perspective de développement. Ainsi donc, il est évident (sauf pour les indifférents) que cette partie du pays doit absolument être déclaré « zone sinistrée » afin de permettre aux habitants longtemps victimes par des guerres de bénéficier un appui particulier, et une administration sensible à leurs problèmes et l’appui financier de la population à travers les bailleurs des fonds.
Cela dit, il n’est pas étonnant que le gouvernement Congolais s’oppose à cette initiative qui pouvait sans doute ramener la paix et aider la population de l’Est à se stabiliser. Ce qui nous incite a se poser la question de savoir c’est qui réellement entre le M23 et le gouvernement qui œuvre pour l’intérêt de la population de l’Est du Congo. Le teste devient cette fois ci claire et simple à vérifier : c’est les dispositions du projet de l’accord de Kampala. Qui propose des initiatives répondant à nos besoins nous, entant que population de l’Est du Congo ? Qui sait vraiment ceux dont on a besoin et qui milite pour qu’on en accède ? Voilà ce qui intéresse chaque personne de l’Est (sauf les acolytes du régime bien sûr). On doit en finir avec les manipulations des émotions, et sentiments, afin d’évoluer et savoir ce qui est très important pour nous et nos enfants, et la génération future.
En lisant le texte ci-dessous, finalement, on comprend effectivement qui lutte réellement pour l’intérêt commun de tout le peuple de l’Est du Congo. Voici un des articles  dans les dispositions du projet d’accord du M23 :
L’article 5 de ce projet d’accord dispose que « Du fait des guerres récurrentes ayant entraîné la destruction des infrastructures, du tissu socioéconomique, la fracture de la cohésion sociale et l’absence de toute perspective de développement suite au déficit d’une paix durable et de la sécurité durant les dernières décennies dans l’Est de la République, le gouvernement s’engage à décréter la partie Est de la RDC (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Haut-Uélé, Maniema et Tanganyika) comme étant une « zone sinistrée ». A ce titre, la zone déclarée sinistrée devra jouir de :
1. Un statut administratif particulier;
 2. D’un plan de développement spécial ;
3. D’une large autonomie fiscale et financière ;
4. D’un concept opérationnel particulier pour sa sécurisation ;
5. D’un programme spécifique de sécurisation pour la concrétisation de différents Accords régionaux, notamment :
- Le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs signé à Nairobi, le 15 décembre 2006;
- L’Accord-cadre pour la Paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013 ». Ainsi pour démontrer sa détermination a sa cause, notamment la sécurité et le développement de l’Est de la RDC, ainsi que le retour des refugies le M23 souligne dans son article 23 que: « Dès lors que la partie Est de la RDC sera sécurisée, débarrassée de toutes les forces négatives étrangères et de tous les groupes armés nationaux et que, les déplacés internes et les réfugiés seront retournés, réinstallés et réinsérés dans leurs lieux d’origine, le M23 s’engage à :
- Déposer définitivement les armes;- Démobiliser les membres de l’ARC qui ne souhaiteront pas intégrer les FARDC;
- Ne jamais recourir aux armes pour faire entendre les revendications de la population congolaise ».

Toute personne qui a du bon sens comprend très bien la nécessité de sécuriser et développer cette partie du pays qui est longtemps marginalisé, oublié et même surexploitée par tous les régimes successifs de la RDC dont les conséquences sont très lourdes et exponentielles. Il serait alors une erreur très grave si on optait de laisser la responsabilité aux autorités du gouvernement Congolais soit de refuser l’adoption de ce projet, ou de mettre en vigueur l’accord de Kampala. Le gouvernement ne peut plus mentir a`  personne qu’il est capable de sécuriser l’Est du pays, ou de garantir le développement de l’Est non plus. Voilà pourquoi il faut une administration particulière à l’Est du pays et une large autonomie fiscale et financière capable de mettre en place un plan de développement et de sécurisation, et qui sera tenait redevable a` la population de l’Est et a la communauté internationale car il est connu de tout le monde que les autorités Congolaises sont corrompues et manque le sens de responsabilité et même moralité, par conséquent ne peuvent jamais exécuter ce projet.
Il est aussi très évident que le gouvernement à travers ses medias et ses acolytes personnalités vont vite manipuler la mass populaire comme d’habitude en diabolisant ce projet comme quoi c’est un agenda cache de certaines mains invisibles pour la « balcanisation du pays ».   Mais hélas, y a-t-il quelque qui peut honnêtement dire que le gouvernement Congolais a soit la volonté ou la capacité de mettre en place le plan de sécurisation, du retour de nos refugies et du développement de l’Est du pays au moment où ils n’ont jamais réussi a` sécuriser la population vivant dans des territoires sous sa contrôle pendant plus d’une decenie ? Ceci est même confirmé par le députe Mutuhule More More  dans son intervention avec le Ministre quand il attestant que : «Nous nous ne sommes pas satisfaits parce qu’il y a une insécurité généralisée dans la province du Nord-Kivu. On dénonce des cas d’insécurité même dans la partie contrôlée par le gouvernement. Il n’y a pas lieu de dire qu’il y a accalmie relative», a-t-il déclaré a` la radio okapi.

Le fait que le gouvernement Congolais arme les forces négatives étrangères telles que le FDLR et le FNL qui continuent de semer la terreur, et commettre de graves crimes contre la population de l’Est, témoigne sans équivoque sa mauvaise foi ou son incapacité de gérer l’ensemble du pays. Ceci fait qu’il y ait des formations des groupes armes locaux qui n’ont d’autre choix que de se prendre en charge. A titre d’exemple, le ministre provincial de l’Administration du territoire et des Affaires coutumières du Nord-Kivu, Valérien Mbalutwirandi a lui-même confirmé que « La province du Nord-Kivu dans l’Est de la RDC compte plus de 27 groupes armés ».  Curieusement on s’attaque seulement au M23, et presque aucune mention de ces 27 autres groupes en plus d’autres dizaines au Sud-Kivu, et au Shaba comme Kata-Katanga.
Le ministre Valérien est allé plus loin jusqu’à préciser qu’en plus des groupes armés, « les militaires incontrôlés et la police parallèle de créer l’insécurité au Nord-Kivu » parlant sur les ondes du radio Okapi.
Bref, l’Est du Congo crie fort et clair pour un statut Administratif particulier et un plan Marechal du développement qui inclus un programme spécifique de sécurisation pour la concrétisation de différents Accords régionaux, notamment le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs signé à Nairobi, le 15 décembre 2006;


A.M

Tuesday, May 28, 2013

THE ONLY WAY TO HELP CONGO IS TO STOP PRETENDING IT EXISTS

THERE IS NO CONGO
BY JEFFREY HERBST, GREG MILLS /foreignpolicy.com
The international community needs to recognize a simple, albeit brutal fact: The Democratic Republic of the Congo does not exist. All of the peacekeeping missions, special envoys, interagency processes, and diplomatic initiatives that are predicated on the Congo myth — the notion that one sovereign power is present in this vast country — are doomed to fail. It is time to stop pretending otherwise.
Much of Congo’s intractability stems from a vast territory that is sparsely populated but packed with natural resources. A mostly landlocked expanse at the heart of Africa, Congo comprises 67 million people from more than 200 ethnic groups. The country is bordered by nine others — among them some of the continent’s weakest states.
A local Kiswahili saying holds, Congo is a big country — you will eat it until you tire away! And indeed, for centuries, this is precisely what Congo’s colonial occupiers, its neighbors, and even some of its people have done: eaten away at Congo’s vast mineral wealth with little concern for the coherency of the country left behind. Congo has none of the things that make a nation-state: interconnectedness, a government that is able to exert authority consistently in territory beyond the capital, a shared culture that promotes national unity, or a common language. Instead, Congo has become a collection of peoples, groups, interests, and pillagers who coexist at best.
Congo today is a product of its troubled history: a century of brutal colonialism, 30 years of Cold War meddling and misrule under U.S. ally Mobutu SeseSeko, and more than a decade of war following his ouster in 1997. That conflict, which embroiled much of southern Africa, brought rebel leader Laurent Kabila, a one-time revolutionary colleague of Che Guevara, to power. Kabila was assassinated just a few short years later, leaving his son, Joseph Kabila, in office in Kinshasa, Congo’s ostensible capital.
The younger Kabila inherited a broken infrastructure and a tenuous national identity shaped on repression and patronage rather than governance and the supply of basic services. Despite winning internationally sponsored elections in 2006, he still struggles to rule over a territory one quarter of the size of the United States, where a nebulous sense of Congolese identity — based on French, music, and a shared oppressive history — has not translated into allegiance to the Congolese state. Innumerable secessionist attempts, including those instigated by his father, have turned Congo into ungovernable fiefdoms tenuously linked to the center. Kabila has few tools at his disposal. There is little in the way of a disciplined army and police force; they are more used to living off than serving the population. Like Mobutu before him, Kabila is dependent on patronage to remain in power and on revenue from aid flows and mining taxes.
Economically, the various outlying parts of Congo are better integrated with their neighbours than with the rest of the country. For instance, it is hard for anyone sitting in Lubumbashi, the capital of mineral-rich Katanga province in the far southeast, to see Kinshasa as ruling. It is a two-day journey from Lubumbashi to South Africa’s Johannesburg; the trip from Katanga to Kinshasa — of similar distance — is seldom attempted, even contemplated. With more in common with its southern Anglophone neighbors than with Kinshasa, no wonder one Zambian minister privately refers to Katanga as Zambia’s 10th province. Congo’s neighbors have learned to ignore its sovereignty.
The Congolese government’s inability to control its territory has resulted in one of the world’s longest and most violent wars. About 4 million people died between 2000 and 2004 — and that was merely one episode of the ongoing conflict. War has led to the predation of the various armies on the civilian populations, the destruction of what were the country’s transport and agrarian systems, and the collapse of any semblance of public health. Internationally, Congo has gained notoriety for the tremendous violence suffered by its civilians and the widespread use of rape as a method of coercion.
The many combatants in today’s Congo have little incentive to form a united country; they benefit from the violent chaos that ensures that so many can pick at the country’s resources. The international community does not have the will or the resources to construct a functional Congo. Nor do neighbors want one Congo, as many find it easier to deal with a plethora of ungoverned parts over which they can exert influence. Rwanda, Angola, and Uganda, for example, have all intervened to protect their security interests over the past decades.
To clean up the mess, the Central African country has been home to one of the world’s largest peacekeeping operations. More than 18,400 United Nations peacekeeping troops and observers are stationed in Congo at an annual cost of $1.24 billion. Yet recent events demonstrate just how impossible their task has become. Early this year, Rwandan troops entered eastern Congo’s two Kivu provinces with Kinshasa’s permission to flush out rebel Hutu militias left over from the Rwandan genocide a decade ago. Despite achieving some military success, reprisals by the Hutu militias left more than 100 civilians dead.
The Kivu provinces are not the only restive areas. Trouble has flared sporadically in the Bas-Congo, Ituri, Katanga, and Kasai provinces of sub-Saharan Africa’s largest state. At January 2008′s peace talks, the government categorized one of the largest rebel groups, the CNDP, as just one of two dozen armed militias not under government control. Nationwide elections in 2006, on which the international community spent more than a billion dollars, did little to mend Congo’s many divisions.
Given the immense human tragedy, it is time to ask if provinces such as the Kivus and Katanga (which are themselves the size of other African countries) can ever be improved as long as they fall under a fictional Congolese state. Although African states recognize the borders on paper, Congo’s neighbors have often acted as if no such lines exist. The international community is the only remaining player devoting large amounts of resources to the idea of one Congo — with dismal returns.
A solution to Congo’s troubles is possible with a reimagined approach. The West could start by making development and order its first priority in the Congolese territory, rather than focusing on the promotion of the Congolese state. This simple distinction immediately casts the Congolese problem in a whole new light. It would mean, for instance, that foreign governments and aid agencies would deal with whomever exerted control on the ground rather than continuing to pretend that Kinshasa is ruling and running the country. Such an approach might bring into the picture a confusing array of governors, traditional leaders, warlords, and others rather than the usual panoply of ministers. But that would finally be a reflection of who is actually running Congo.
Instead of continuing to spend billions of dollars on putting Congo together, the international community could regionally address actual security and political problems. For instance, troubles in eastern Congo have as much to do with continuing Rwandan insecurity than with what the government in Kinshasa is (or is not capable of) doing. A more realistic foreign policy toward eastern Congo would assign a high priority to Rwandan security interests, given that many derive from the wake of the 1994 genocide. Get this right and there might actually be a chance to reduce the violence that has haunted the Kivus. It would also incentivize the Rwandans to see Congo as a natural partner in trade and development rather than a security problem to be managed unilaterally. Joint Congolese-Rwandan operations early this year are a step in this direction.
Congo is rightly notorious for being one of the most pathological instances of the European division of Africa. Perhaps as a result, Western powers have shied away from anything other than reflexively trying to get Congo to work within the boundaries that the king of Belgium helped establish in 1885. Setting aside the scope of human tragedy, there are real reasons that getting things right in Congo matters now more than ever. The country is the region’s vortex; when it has failed in the past, its neighbors have often gone down with it.
The very concept of a Congolese state has outlived its usefulness. For an international community that has far too long made wishful thinking the enemy of pragmatism, acting on reality rather than diplomatic theory would be a good start.

BY JEFFREY HERBST, GREG MILLS /foreignpolicy.com

Dated 22nd may 2013