Thursday, April 19, 2012

HISTORIQUE DES CONFLITS ETHNIQUES EN RDCONGO, LE CAS DE BANYAMULENGE

Avant de lire cet article, le Journal Minembwe porte à la connaissance des lecteurs que cet article est obtenu des sources internautes et l'auteur n'est pas jusque la encore connu au JM. Sa publication ne représente nullement aucun droit d'auteur et la reconnaissance est du à l'auteur bien qu'inconnu. La simple raison de sa publication dans le Journal Minembwe est purement due au fait que l'auteur manifeste une certaine objectivité et neutralité dans ses analyses, et cet article sert uniquement aux faits scientifiques. Nombreux sont ces auteurs sans ethic (d'ailleurs choses rares aux esprits soit en disant intellectuels Congolais) qui se contantent de publier des theses purement et sciemment mensongeux au sujet de l'histoire de Banyamulenge en RDCongo. Mais, honneteté oblige l'objectivité et la vérité aux faits historiques, car l'histoire ne ment pas, bien que certains cherchent vainement à la manipuler. Bonne lecture Les conflits Banyamulenge en République Démocratique du Congo: Conflits de Nationalité ou d’Espace ? 1. Introduction Depuis fort longtemps, la province du Sud-Kivu située à l’Est de la République Démocratique du Congo connaît des problèmes de cohabitation entre les populations autochtones. L'une des ethnies les plus controversées de cette partie de la République est celle des Banyamulenge. En effet, la plupart des conflits qui se sont succédés depuis l’époque pré- coloniale en passant par l’époque coloniale et la guerre de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) jusqu’à celle déclenchée au mois d’Août 1998, ont pour cause le soulèvement des Banyamulenge. Plusieurs versions à la base de ce soulèvement font état soit d’un conflit de nationalité soit d’un conflit de quête de l’espace. La présente réflexion se veut une analyse purement scientifique et morale qui pourra répondre à la question de savoir si l’antagonisme Banyamulenge et autres ethnies est du fait de la recherche de l’espace ou une façon de se revendiquer la nationalité congolaise. 2. Qui sont les Banyamulenge dans le Sud – Kivu ? L'ethnie Banyamulenge sont du peuples Tutsi,qui vivez le Congo avant l'etat colonial ,dans les annees 785. En plus les Congo, Rwanda,etaient un seul pays ,perceque le urundi n'etait pas un pays dans l'etat . On nommee Urundi une autre Rwanda,avec la politique coloniale,ils onts divises le pays en trois etats qui sont: 1.Le Congo 2.Le Rwanda 3.Le Burundi Apartir de c'est temps ,le Banyamulenge qui parle la langgue Rwandaise sont appeler Rwandais. La province du Sud-Kivu est située à l’Est de la République Démocratique du Congo. Elle a une superficie de 65.130 km2 et sa population était de 2.929.848 habitants en 1995, soit une densité moyenne de 43 habitants par Km2 (MIN. AGRI, EDUC, ENV…coll(s) , 1998). Le chef-lieu ou la capitale de la province est Bukavu. La province a des limites géographiques avec la province du Nord-Kivu au Nord ; les provinces du Maniema et du Shaba au Sud, la province du Maniema à l’Ouest et le Rwanda, Burundi et la Tanzanie à l’Est. La province est subdivisée en huit (8) territoires plus (3) communes qui composent la ville de Bukavu. Les groupes ethniques suivants sont autochtones de la province du Sud – Kivu : Ø Territoire de Fizi : - Babembe - Babwari - Bazoba - Babuyu * Banyamulenge (rwandais)Parcequ'il parle la langue rwandaise. Ø Territoire d’Idjwi : - Baharu * Banyarwanda Ø Territoire de Kabare : - Bashi * Banyarwanda Ø Territoire de Kalehe : - Baharu - Batembo - Bahunde - Barongeronge - Bamboti * Banyarwanda Ø Territoire de Mwenga : - Warega ou Balega - Bashi - Babembe - Banyindu - Bafuliru * Banyarwanda Ø Territoire de Shabunda: - Warega ou Balega - Batembo - Batali Ø Territoire d’Uvira : - Bavira - Bafuliru - Bashi * Barundi * Banyarwanda Ø Territoire de Walungu : - Bashi - Bazibaziba - Warega ou Balega * Banyarwanda. *Non autochtones et immigrants renforcés par la présence des réfugiés. (Source : MIN. AGRI, EDUC, ENV…coll(s) , 1998: 9) Qui sont alors les Banyamulenge ? La lecture de la répartition des groupes ethniques du Sud Kivu fait apparaître les Banyarwanda et non les Banyamulenge. Les Banyamulenge sont des Banyarwanda installés dans les territoires de FIZI (à Minembwe), de Mwenga (à Itombwe) et à Uvira (à Bijombo). (VANGU MAMBWENI, 1996). Cette définition me paraît incomplète car les Banyarwanda sont dans tous les territoires de la province du Sud-Kivu, à l’exception du territoire de Shabunda. Les Banyamulenge sont les non autochtones et immigrants renforcés par la présence des réfugiés qui fuient des perpétuels conflits ethniques dans leurs pays (MIN. AGRI, EDUC, ENV…coll(s), 1998). Cette définition laisse entendre qu’il y aurait des Banyamulenge en République Démocratique du Congo depuis de longues dates. Ceci m’a amené à poser les questions suivantes : depuis quand les Banyamulenge sont-ils dans la province du Sud-Kivu ? pourquoi ne s’entendent-ils pas avec les autres ethnies de la province ? 3. Rivalités Banyamulenge et autres ethnies de la Province du Sud-Kivu La plupart des conflits qui ont lieu dans la province du Sud-Kivu opposent les Banyamulenge que les documents officiels appellent Banyarwanda et que d’aucuns dénomment des Tutsi Congolais. Les chercheurs s’accordent sur le fait que les Banyamulenge sont des immigrés rwandais qui sont entrés en République Démocratique du Congo comme infiltrés, réfugiés politiques ou main d’œuvre. Ces derniers restent, cependant, divisés quant à leur statut des congolais. Ainsi, il se dessine toujours deux tendances sur les origines des Banyamulenge : pour les uns, les Banarwanda sont en République Démocratique du Congo avant l’époque pré- coloniale, et pour les autres, ils sont sur les territoires congolais après l’époque précoloniale. 3.1. Les Banyamulenge : Avant l’époque précoloniale Selon M’pambia Bekaja, il y aurait eu des sujets Tutsi sur les territoires d’Uvira et Rutshuru depuis le 14ème siècle (Ndeshyo, 1992: 9). Un autre auteur abonde dans le même sens en ces termes : " c’est au 18ème siècle sous le règne de Mwami Gahindiro que des Banyamulenge, population à majorité Tutsi avec quelques métissages évidents, venue du Rwanda ancien s’établirent en République Démocratique du Congo (Mbonyikebe S.D, 1996 : 45). Pour cet auteur, les banyamulenge sont victimes de la mauvaise politique des Colons belges qui voyaient dans ces derniers les concurrents potentiels dans le domaine de l’élevage dont ils maîtrisaient traditionnellement les techniques en tant que peuple pasteur. Il y aurait même eu des heurts fréquents entre ces éleveurs de gros bétail et les fermiers européens en 1954 et 1958, par des brigadiers et d’autres agents interposés appartenant à des ethnies rivales. Par contre, Mr E-J VANDE WOUDE, chef de bureau archives, consigne dans ses documents relatifs à l’ancien district du Kivu 1908 – 1922, Léopoldville, 1951, p, 133, que ce district était essentiellement l’habitat des tribus Baholo-Holo, Balemba, Bagoma, Babwari, Baboye, Babembe, Bavira, Bafuliru, Bashi, Bahavu, Bahunde, Wanianga, Bashu, Watalinga, Baswanga et Baamba (Vande Woude, E-J cité par Shamangoma, 1999 : 20). L’abbé Kajiga confirme que la région entre les territoires de Goma et de Masisi a reçu ses premiers migrants Rwandais en même temps que le Bwisha (KAJIGA, G, 1951 : 8). Pour R. Spitael, l’immigration volontaire d’éléments Rwandais vers Rutshuru et Masisi se signale timidement entre 1914 et 1918 (Spitael, R cité par MAHANO, 1998 : 28) La lecture de tout ce qui précède met en présence deux thèses. La première dit que les Rwandais ont bel et bien été au Congo avant le découpage des territoires à l’issue de la conférence de Berlin en 1885. La deuxième thèse réfute la première et soutient que les actuelles provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu n’ont jamais été habitées par les Tutsi avant l’ère coloniale et que leur présence est très récente. Pour eux, il n’a jamais existé une quelconque tribu ou ethnie des Banyamulenge depuis cette époque d’avant l’occupation européenne. 3.2. Les Banyamulenge : De la colonisation à nos jours Selon Muzuri Gasinzira cité par Mbonyikebe Sebahire Déogratias, au cours de la période coloniale, un conflit ethnique avait opposé un ancien Chef munyamulenge, un certain Kayira Bigimba à un Chef mufulero, Mukagobwe. Mahina, conflit incrusté dans la mémoire collective des uns et des autres. Le motif n’est pas précisé (Mbonyikebe, S . D, 1996 :47). Et pour le même auteur, le pouvoir colonial avait marginalisé de manière délibérée le groupe des Banyamulenge, en l’écartant des institutions politiques et administratives par toutes sortes de manipulation des autorités coutumières, phénomène courant un peu partout en Afrique Coloniale. En ce qui concerne ceux qui soutiennent que les Banyamulenge ne sont pas des Congolais, c’est vers le 19ème siècle qu’un monarque Rwandais nommé Rwabugiri a tenté à plusieurs reprises d’attaquer Buhavu, Bushu et Buhundi. Ces incursions se soldèrent par sa mort sur le lac Kivu par une embuscade à havu en 1895. C’est ceci qui fait dire aux défenseurs de cette thèse que la présence des Banyamulenge est récente en République Démocratique du Congo, et que les conflits des Banyamulenge étaient des conflits de conquête de l’espace et non de nationalité. La présence des Banyamulenge dans le Sud-Kivu remonterait exactement à 1924, à l’occasion d’une rafle de bataille dont le groupe désigné " groupe Kaila " fut victime de la part du Chef Fuliru Mukogabwe. Les Banyarwanda se déplaceraient ensuite sur les hauteurs entre les territoires d’Uvira, Mwenga et Fizi à la recherche d’un site favorable pour leur installation (Mahano G,M 1998 : 77). C’est la vague de la mission d’immigration des Banyarwanda et le décret du Gouverneur Général du Congo Belge de 1936 qui introduisit beaucoup de rwandais dans le territoire congolais. Une autre cause d’entrée massive des rwandais dans le territoire est la colonisation et l’après guerre de 1914 – 1918. En effet, les grandes sociétés, les concessions agricoles et minières avaient recruté leur main d’œuvre au Rwanda. Les Banyarwanda avaient par la suite obtenu de l’autorité coloniale une chefferie autonome, le Gishari, dirigée par un immigré Mr Bucyanayanda Wilfrid arrivé au Congo-Belge par la vague de la mission d’immigration des Banyarwanda. En 1971 et 1972, les Banyarwanda obtiendront des cartes d’identité pour citoyen congolais. C’est Barthélemy Bisengimana, Clément Ngirabatware Habarigira et Gisaro qui les avaient aidés à acquérir en bloc la nationalité congolaise. Malgré cette acquisition collective de nationalité, aucun texte selon les défenseurs de cette thèse ne fait allusion à l’ethnie Banyamulenge. C’est en 1976 que les Banyarwanda se nommeront eux-mêmes Banyamulenge. C’est le feu Gisaro qui en était l’auteur, dénomination créée pour des raisons purement politiques. 4. Conclusion : Analyses et suggestions 4.1 Analyses Cet article est une question qui consiste à savoir si les différents conflits des Banyamulenge qui ont eu lieu dans la province du Sud-Kivu étaient relatifs à l’occupation de l’espace ou à l’acquisition de la nationalité. Il ressort des analyses que j’ai faites que les divers auteurs ont des positions dichotomiques à ce sujet, c’est-à-dire pour les uns, ce sont des conflits de nationalité, et pour les autres, ils sont relatifs à la colonisation de la terre. Néanmoins, ces analyses m’ont amené à relever une unanimité et deux courants d’idées. Tous les auteurs s’accordent sur le fait que les Banyamulenge viennent du Rwanda précolonial, mais ces derniers restent divisés quant au statut des Banyamulenge comme Congolais. Certains chercheurs soutiennent que les Banyamulenge sont des Rwandais et que la revendication de la nationalité congolaise n’est qu’une astuce qu’ils utilisent pour s’approprier de l’espace qu’ils occupent actuellement ; pour les autres, les Banyamulenge sont des congolais car ils sont au Congo avant 1885. Au regard de ces prises de positions des uns et des autres je me permets de me poser les deux questions suivantes : est-ce le partage des frontières naturelles par les congolais du Sud-Kivu et les Rwandais, ne peut-il faire penser à la compénétration de ces deux peuples ? et où a-t-on trouvé des Banyarwanda au moment de la conférence de Berlin ?. Une enquête personnelle ultérieure nous en dira long. Néanmoins, il faut dire que ces genres de discours qui hâtisent l’inimitié et engendrent des conflits ethniques sont à proscrire de la mémoire collective. Je pense que l’heure n’est plus à parler de telle ou telle autre ethnie car les conflits ne tuent, ne déplacent pas seulement les Banyamulenge mais créent une instabilité dans toute la province. Au début, les conflits des Banyamulenge et autres autochtones du Sud-Kivu avaient pour motif la conquête de l’espace. Cela a pour preuve que les Banyarwanda soient des peuples pasteurs. Leur vie est indissociable de l’élevage du gros bétail, " vache " qui généralement demande beaucoup d’espaces pour son épanouissement. Ces conflits prendront avec le temps des dimensions politiques, réclamation de nationalité. Ainsi, en 1971 et 1972, les Banyamulenge obtinrent des cartes d’identité comme citoyens congolais. Depuis lors, les conflits Banyamulenge se sont transformés en revendication politique. La guerre qui a conduit l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) au pouvoir en République Démocratique du Congo a eu pour cause le soulèvement des Banyamulenge à cause de l’exclusion de cette ethnie de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Et, les Banyamulenge sont encore une fois de plus au centre de l’actuelle guerre qui sévit au Congo depuis Août 1998. 4.2. Suggestions Au moment où tout le monde parle de l’internationalisation ou mondialisation, la République Démocratique du Congo parle des soulèvements ethniques ou de la guerre. Certes, la conférence de Berlin de1885 a fixé des limites géographiques pour chaque Etat mais aujourd’hui les Nations du monde sont en train de briser ce mythe qui n’a consisté qu’à miser que sur ce qu’on possède. Les notions d’Etat et de Nation sont en train de laisser place à celles d’Inter-Etat et Inter-Nation. Nul ne peut se suffire seul. L’exemple de l’Union Européenne doit nous inspirer. Nous devons cultiver l’amour du prochain en toute chose. La guerre qui sévit dans mon pays depuis 4 ans a démontré que les congolais qu’ils soient Babembe, Bavira, Bafuliru ou ‘’Banyamulenge’’ sont des frères. Les Banyamulenge sous la direction du commandant Masunzu ont prouvé qu’ils défendent la patrie. Il ne faut pas que la guerre et la défense de la patrie nous unissent, par après nous nous battons à cause de l’identité congolaise. Il est vrai que la présence des Banyamulenge dans le Sud-Kivu n’est pas antérieure aux autres ethnies de la province. Et, cette notion d’antériorité a été utilisée depuis la colonisation. Que nous-a-t-elle rapporté ? Aujourd’hui, cette notion n’a donné au pays en général et aux Sud-Kivutiens en particulier que la haine, les conflits ethniques, les guerres et la pauvreté. Le Sud-Kivu a, à mon avis plusieurs défis à relever notamment son développement. Ce développement ne doit se faire qu’avec le concours de tout le monde, les autochtones et non-autochtones, les Sud-Kivutiens et les étrangers. Références bibliographiques Hamuli Kabarhuza. 1996. Paix et résolution des conflits durant la transition démocratique en RDCongo (Zaîre), Kinshasa : CNONGD Mahano G, M. 1998. Existent-ils des Rwandais Congolais ?, Kinshasa : CNONGD Mbonyikebe Sebahire, D. 1996. " Les conflits inter-ethniques dans leur contexte historique et socio-anthropologique ". pp 44-45 in Hamuli Kabarhuza ; paix et résolution pacifique des conflits durant la transition démocratique en RDCongo (Zaïre), Kinshasa : CNONGD Min. Agri, Educ ; Env, coll(s). 1998. Monographie du Sud-Kivu, Kinshasa : PNUD/UNOPS

Saturday, March 3, 2012

INSECURITE MUMARUNGU

UMUTEKANA MUKE Amakuru avugwa,nuko mu Marungu ahitwa iGahororo habaye ikibazo cy'Abacyengezi, hari umusore wapfuye yishwe n'Abantu batazwi n'umwuzukuru wa MUSHABIZI w'Abahenda. Uwabivuze, yavuze ko iyo information yatanzwe "par télephone; ngo bishoboke ko muri période hari abandi bantu batanu (5 Personnes)batari Abanyamulenge basanzwe bapfiriye mu marango ya NYAKWARE/Gahororo". Ariko harabavuga ko bishoboka kwari ababandi bashatse gusahura ibintu bya ONG yahakoreraga. Nugukomeza gusengera iMurenge. Akim

Thursday, January 5, 2012

ABANYAMULENGE BAKOMEJE KWICYWA.

Amakuru atugezeho avuga ko abantu babiri bongeye kwichwa nababembe. Bichiwe mu Rusuku. Ubwo bwicyanyi buje nyuma yuko habaye ibitaro byabereye mu Mibunda byahitanye abanyamulenge bataribake, byaje bikurikira ubwichanyi bwari bukorewe abavandimwe babo bicyiwe hagati ya Baraka na Fizi bari mu Modoka yabajanaga mu Minembwe, bazize uko baremwe. Abavugwa kuba bishwe nabobagome ni: Budederi wa Rivuze nka Sebasaza nka Birado nka Rusizana, ngo yabayasize abana ichenda. Uwakabiri ngo nuwitwaga Murwanashaka wa Ayubi nka Nyamwanja,w'umunyabyinshi. Uwo mugabo ngo asize abana bane. Bombi ngo baguye murusuku. Ngo bashinguwe umusibo ejo. Twihanganishije imiryango yabo ndetse numuryango wabanyamulenge wose. Tubifurije iruhukiro budashira. Akim Journal Minembwe

Wednesday, January 4, 2012

RD Congo: Un seul pays, deux présidents

Cet article a été publié dans son integralité dans l’Afrique en ligne. Lis pour vous:

C'est la deuxième fois en moins d'un an qu'un pays africain se retrouve avec deux présidents de la République. L'un est déclaré vainqueur par la Cour suprême et l'autre s'est autoproclamé «président élu», rejetant catégoriquement les résultats officiels qu'il a jugés trafiqués. Le 20 décembre dernier, Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, a prêté serment pour entamer son second mandat présidentiel.

Au même moment, l'éternel opposant Etienne Tshisekedi a prêté aussi serment chez lui à Minete, en présence de nombreuses personnalités de l'opposition. Cette cérémonie a tourné court puisque les forces de sécurité et les éléments de la garde républicaine ont bloqué tous les accès menant à la résidence de Tshisekedi. La République démocratique du Congo se retrouve ainsi dans une véritable impasse, semblable à celle qui avait marqué la Côte d'Ivoire au lendemain de la présidentielle de 2010, à la suite de laquelle ce pays s'est retrouvé avec deux chefs d'Etat, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. La seule différence qui existe entre la RDC et la Côte d'Ivoire c'est que la communauté internationale a pris position en faveur du candidat de l'opposition à Abidjan (Alassane Ouattara) l'aidant même militairement pour détrôner le président sortant Laurent Gbagbo, aujourd'hui en prison à La Haye, en attendant d'être jugé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

En RDC, Joseph Kabila, le président réélu, selon les résultats validés par la Cour suprême, a reçu le soutien de la communauté internationale qui semble le préférer à son rival Etienne Tshisekedi, considéré peut-être trop vieux (80 ans) pour diriger ce jeune pays de l'Afrique équatoriale, né à la fin du siècle dernier de l'éclatement de l'ancien Zaïre. Joseph Kabila est parmi les plus jeunes présidents du continent africain. Il a accédé au pouvoir au lendemain de l'assassinat de son père, l'ancien président Laurent Désiré Kabila, en janvier 2001, lors de la deuxième guerre du Congo. Mais il s'est fait élire le 27 novembre 2006, à l'issue de la première élection plurielle dans le pays. Joseph Kabila a fondé en 2002 le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie. Et c'est justement au nom de cet objectif de la reconstruction du pays qu'il a voulu briguer un autre quinquennat. Le soutien étranger à la victoire de Kabila s'est également fait par ce motif de la reconstruction de ce jeune pays qui a vécu sous les guerres successives et les millions de morts et de réfugiés durant plusieurs décennies.

En dépit de cet appui indirect au président réélu, Etienne Tshisekedi ne perd pas espoir et reste convaincu que le peuple congolais est avec lui. Le vieux loup, comme l'appellent certains, n'est pas près d'abandonner son rêve de devenir un jour le président de la RDC. La présence de la Mission onusienne du maintien de la paix (Minesco) en RDC constitue peut-être un moyen de stabiliser le pays et d'éviter une nouvelle guerre civile qui serait fatale pour Kinshasa. L'Union pour la démocratie et le progrès social (UPDS) de Tshisekedi, soutenu par d'autres partis de l'opposition se tient prêt à une éventuelle guerre. Tshisekedi a indirectement menacé de recourir à la force, en appelant ses militants à se tenir prêts en cas de nécessité. A l'approche de l'annonce des résultats des législatives, scrutin tenu en même temps que la présidentielle, la tension est montée d'un cran, poussant à l'arrêt de l'opération du décompte des voix quelques jours avant les fêtes du nouvel an.

L'opposition, à sa tête l'UPDS, a contesté les chiffres partiels d'une quarantaine de centres de compilation sur un total de 169 proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dont des membres avaient été temporairement arrêtés par les forces gouvernementales à la veille de la présidentielle du 28 novembre 2011. La menace de l'Union européenne qui a émis des réserves sur la transparence des résultats de la présidentielle a contraint indirectement la Céni à suspendre l'opération de dépouillement qui a carrément fait appel aux experts américains et britanniques chargés de garantir la transparence du processus, selon la presse Congolaise. Les résultats des législatives qui doivent être annoncés le 13 janvier prochain pourraient être reportés, à cause de nombreuses plaintes déposées par plusieurs candidats parmi les 19 000 qui se disputent les 500 sièges de l'Assemblée, a rapporté le site électronique Afreeknews. «C'est un peu bizarre de faire venir ces experts seulement pour les législatives. Les deux élections se sont passées le même jour, dans les mêmes bureaux de vote.

On ne peut pas dissocier les deux scrutins», a déclaré Albert Moleka de l'UPDS. Le camp d'Etienne Tshisekedi a appelé, en fait, ces experts à revoir aussi les résultats de la présidentielle mais cela prendra des semaines dans un pays en plein apprentissage du jeu démocratique comme dans la majorité des Etats du continent noir. Ces experts ont-ils entendu l'appel du vieil opposant ? La communauté internationale devrait-elle intervenir diplomatiquement pour refaire une nouvelle élection en RDC et financer la présidentielle ? Cela ne semblerait pas le cas mais aucune solution n'est encore proposée pour tenter de désamorcer une crise politique qui risque de virer vers l'affrontement armé. La situation n'est pas irréversible et les choses pourraient, par ailleurs, se retourner contre le président réélu dont l'entourage n'a pas cessé d'intimider certains partisans de l'opposition et de museler les médias. Un rapport d'une ONG locale a fait état de l'«escalade de la répression» contre les médias, depuis le déclenchement de la crise postélectorale. L'ONG Journaliste en danger (JED) a affirmé avoir «recensé et documenté au moins 160 cas d'atteintes diverses à la liberté de la presse dont près de la moitié enregistrés pendant la période électorale», d'octobre à décembre.

«JED note avec une grande inquiétude que l'étau se resserre chaque jour un peu plus autour des médias à Kinshasa et en province», et a dénombré plusieurs «attaques armées contre des maisons de presse», déplorant «l'interdiction des émissions et la fermeture des médias proches de l'opposition», a noté encore le rapport publié fin décembre dernier. En attendant donc de trouver une issue favorable à la crise politique congolaise, les parties en conflit campent sur leur position. Le pire est en fait à craindre pour les jours et semaines à venir en RDC. Pourra-t-on éviter une nouvelle guerre sur le continent africain ?

Par
Lyes Menacer

La Tribune
Publie dans l’Afrique en ligne 04/01/2012

Saturday, November 26, 2011

Amatora nkuko CBC ibivuga

Kurikira ibijanye namatora muriCongo nkuko bamwe mubanyamahanga babitangaza:


CBC.ca | The Current | Past Episodes

INGARUKA Z`AMATORA Y`UMUKURU WIGIHUGU CYA KONGO

Muminsi itatu isigaye, amatora yuumukuru wigihugu cya Kongo iharanira demokarasi, nibwa azatangira. Ikibazo kinini abantu bibaza, sukumenya uzatambuka kumwanya wambere, ahubwo nukumenya ibizakurikira nyuma yayo matora.
Ikidashidikanwa cyane nabenshi, nuko president Joseph Kabila Kabange, azatambuka amatora. Ashobora kuzatambuka, ataruko ariwe abantu benshi bakunda cyangwe babonamo ubushobozi kuruta abobarwanira uwo mwanya, ariko kubera impamvu nkazingahe.
Icyambere kuba ariwe president, yagize amahirwe menshi ajanye nubushobozi kwiyamamaza.
Icyakabiri, nuko afite ubushobozi bwokuburizamo abandi, nkuko bisanzwe bikorwa ahenshi muri Afirika.
Nyamara, harabantu benshibakeka ko gutambuka kwa Kabila kwamubera ingamizi kuruta kumugwaneza. Hari indakare nyinshi muri Congo, zunmva zarasizwe namateka.
Bigatuma hari uducye twinshi twumva turenganwa nogukomeza kugengwa na Kinshasa.
Kamwe mutureredufite u=ibyobibazodushobora nogushaka kwigenga, n`agace ka Katanga.
Ubu biravugwa kobobashobora kuba barimo kwitegurira gucyekamo, uko byagenda kose.
Ukobizagenda ntawabimenya neza, ariko birasanaho usibye bamwe mubanyekongo bifuza gucyikamo kwayo, harinibindi bihugu bibyifuza.

Uko gucyikamo kugira ngo kube byaba aribintu bidasanzwe muri politike mpuzamakungu igenga gucyikamo kwibihugu. Icyakora harabatekerezako haramutse habaye izindi mvururu,wenda zikaba zahitana ubutegetsi bwatowe,byatuma haruturere twivumbura, utundi tukaboneraho kwikukira kumbaraga, byacya mumategeko cyangwese binyuranya nayo.
Niyompamvu rero, abantu bahanze amaso nyuma yamatora kuruta uzatorwa.
Umuntu yatekerezako, na Kivu irimubicye bitazareka kwikukira byanga bikunda.

Wowe waba ubibona ute?

Akim

COMING DRC PRESIDENTIAL ELECTION ON NOV 28TH, 2011

INFORMATION ABOUT THE UPCOMING DRC Presidential election. Listen up what CBC is saying about it.

CBC.ca | The Current | Past Episodes

Source:
http://www.cbc.ca/thecurrent/episode/2011/11/25/after-the-drc-election-ballots-are-counted/index.html