Sunday, October 11, 2020

*RDC/MINEMBWE : Le Ministre d’Etat Azarias RUBERWA MANYWA victime d’une campagne de diabolisation pour des fins populistes (Mise au point)*


Depuis quelques jours, le Ministre de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles observe avec regret des projets lui attribués par des détracteurs s'affichant sous la casquette des patriotes dévoués. Des gens  désireux de se refaire une santé politique ont choisi de tirer fortuitement sur le Ministre Ruberwa sur fond des manipulations de l'opinion.
*L'étape de Minembwe : une mission officielle*.
Tout a commencé le 24 septembre 2020 lorsque le Ministre de la Décentralisation reçût à son cabinet de travail, la notification de deux ordres de mission, l'un, principal, « la réception définitive des ouvrages financés par le Projet de Développement Urbain et l'autre secondaire, « accompagner le Ministre de la Défense Nationale à l'étape de Minembwe en vue d'y apporter un message de paix aux populations en proie à la guerre ».
 C'est dans ce contexte qu'il quitta Kinshasa en destination des provinces du Nord et Sud-Kivu 24h après, soit le 25. Le Ministre de la Décentralisation n'a pas  fait le déplacement du Sud-Kivu dans le but d'investir les autorités de la commune de Minembwe. Par ailleurs ; la loi organique n°08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées et leur rapport avec l'Etat et les provinces dans son article 56, alinéa 2 dispose qu'il revient au Gouverneur d'investir le Bourgmestre et son adjoint. Le Gouverneur ayant fait partie de la caravane de paix conduite par le Ministre de la Défense Nationale, s'est naturellement  plié à l'exigence légale. Affirmer que le Ministre de la Décentralisation a donné des instructions à un Ministre Provincial revient à dire que ce dernier n'a pas la maîtrise de ses attributions car le transfert des compétences est l'un des principes de base de la Décentralisation. 
C'est donc tout ému qu'il lit comme tout le monde les propos selon lesquels, l'investiture des autorités politico-administratives de Minembwe est un pas vers la Balkanisation du Congo qu'il nourrit comme ambition. Ce qui est faux. 
*A RUBERWA MANYWA : le bouc-émissaire désigné*

La campagne de désinformation et de diabolisation dont est victime le Ministre de la Décentralisation dans les réseaux sociaux et autres médias, a atteint le summum de la haine mais son silence perturbe tellement ses détracteurs qu'ils se sont retrouvés  en train de répondre eux-mêmes à leurs fausses accusations tout en prenant le vilain plaisir de lui attribuer leurs propos afin d'essayer de donner du crédit à leurs ragots.
Toutefois, la vérité est têtue dit-on, le Ministre Azarias Ruberwa Manywa n'a jamais accordé quelconque interview à qui que ce soit depuis son retour des provinces du Nord et Sud-Kivu, ça vaut également pour le fameux point de presse auquel, il aurait répondu au chef de l'Etat et aurait mis sur son dos, la responsabilité de ce qui s'est passé à Minembwe. C'est ici le lieu de mentionner que les auteurs de ces racontars ont oublié de signifier que leur histoire relève de la fiction pure et pire.
*La Décentralisation tout sauf une invention de Me Ruberwa*

L'on veut faire croire aux gens que Me Ruberwa n'a d'yeux que pour le Ministère de la Décentralisation pour soi-disant satisfaire des supposés besoins de cessession oubliant qu'on ne décide pas d'être Ministre, mais on est nommé ministre donc on n'a pas le privilège de choisir où on veut être affecté. En outre, ce n'est pas comme s'il détenait un record de longévité ministérielle, il n'est là que décembre 2016. Les annales renseignent que plusieurs personnes ont défilé avant lui au Ministère de la Décentralisation. Dans cette logique, peut-on déduire que tous ses prédécesseurs avaient des agendas cachés vu que l'on veut faire croire à l'opinion que Décentralisation et Balkanisation sont comme les deux faces d'une médaille.

A Ruberwa déjà condamné dans les réseaux sociaux
Le fait que l'interpellation initiée par le député Muhindo Nzangi à l'encontre du Ministre de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles soit largement partagée sur les réseaux sociaux, ne signifie pas que le Ministre Ruberwa a tort et que le député Muhindo a raison comme l'atteste le Parquet près les réseaux sociaux. Aussitôt que le bureau de l'Assemblée Nationale aura saisi le Ministre de la Décentralisation et Réformes institutionnelles, il s'y rendra volontiers et saisira cette opportunité pour éclairer l'opinion tant nationale qu'internationale sur la question relative à la commune de Minembwe au sujet de laquelle, il ne se reproche rien. En attendant, l'homme serein et imperturbable comme il en a l'habitude.
*Cellule de communication du Ministère de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles*

Friday, October 9, 2020

COMMUNIQUÉ À LA PRESSE*

Minembwe, October 08th, 2020

L'organisation (A.P.J.T, en sigle),a suivi avec vive attention les déclarations de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo, concernant l'annulation de l'installation des animateurs de la  commune rurale de Minembwe dans la province Sud-Kivu, animateurs installés le lundi 28 septembre dernier,par les autorités habiletées du gouvernement de la RDC.

 Certes,Tshisekedi, Président de la République ,chef de l'État, garant des toutes les institutions du pays, a le droit de suspendre une activité qu'il juge inopportune, mais, l'A.P.J.T, émet des inquiétudes assez sérieuses relatives du dossier MINEMBWE, évoqué par notre Président.

*INQUIÉTUDES DE L'A. P.J.T*

1.Comment un Président peut annuler une installation faite par son gouvernement,faite en bonne forme?

2. Le Président a dit,( je ne peux pas laisser le peuple surtout le mien  en danger). Alors, où va le Président élu qui est formellement dans ses  fonctions jusqu'à l'installation d'un autre Président, quel peuple laisse-t-il en danger ? Certains leaders trompent les membres de leurs tribus que ce sont que le Président a mentionné aux détriment des autres.

3. Notre Président de la République a ensuite dit, je cite que dans la région (donc Minembwe), il y'a  *un conflit latent*, non non mon Président, depuis 2017,dans les hauts plateaux de Minembwe, il y'a des massacres génocidaires contre une tribu, un groupe humain BANYAMULENGE, entouré de 9 autres non visés, massacres perpétrés par les Mai mai mêlés avec  3 groupes armés étrangers BURUNDAIS et souvent nos FARDC portent un appoint important à ces derniers dans les tueries et razzias des vaches.

4. Les limites de la Commune de Minembwe, ne dépassent pas le territoire de Fizi comme certains politiques anti- Banyamulenge le prétendent.

*CONCLUSIONDE L'A.P.J.T*

L'A.P.J.T craint que pour des fins électoralistes de 2023, notre Président de la République a été poussé à céder aux pressions des politiciens anti-Banyamulenge, et qu'à partir de son discours les massacreurs de ces  derniers seront beaucoup plus enthousiasmés de l'exécutent davantage.

L'A.P.J.T, réalise que le discours de notre Président au lieu d'apaiser les tensions les exacerbe plutôt,elle exhorte notre Président de faire un discours de rassurer à toutes les populations du sud du Sud-Kivu, la paix et sécurite.

L'A.P.J.T, remercie les tribus qui continuent à vivre en cohabitation pacifique,sans la moindre querelle.

Fait,vendredi 09.10.2020.

ACTION POUR LA PAIX, LA JUSTICE ET LE TRAVAIL* .(A.P.J.T)
*+243 998 25 38 49*

*Me BUKURU NTWARI WA N*

Président de l' APJT.

Monday, October 5, 2020

Lettre à Justin Bitakwila

*Etes-vous détenteur d'un doctorat ou homme de la rue?*

Je commence à avoir l'impression que le fameux Docteur Bitakwira finira par se deshabiller et courir tout nu en plein jour à cause de la haine qu'il a contre les Banyamulenge et l'installation de la commune de Minembwe.
Monsieur Bitakwira, je vous demanderais d'aller doucement et prudemment! Vous ne pouvez pas barrer la route lorsque le Tout-Puissant est en train, magistralement, d'accomplir ses desseins. Qu'est-ce que vous n'avez pas fait pour déraciner les Banyamulenges de la terre de leurs ancestres? Sans honte et sans peur et devant le camera, vous vous êtes permis de désigner, avec beaucoup d'affection et du fanatisme, les Maimai par le nom de *Baguruguru bangu*. C'est vrai, personne n'a osé condamné ce language mais, tõt ou tard, l'histoire vous le rappellera.
Vous avez deployé toutes vos forces pour detruire les Banyamulenges et avoir un Congo sans Munyamulenge. Mais Dieu qui est le Maître au dessus de tout s'est énergiquement acharné contre ce plan maléfique. Il a utilisé des jeunes civils du nom de Twirwaneho (Protegeons-nous, défendons-nous) pour déjouer tous vos manoeuvres diaboliques contre son peuple. Vous devez être le seul docteur en RDC qui n'a pas honte de dire devant le camera que tout Munyamulenge qui ne parle pas la langue Fuliiru ou Kibembe est venu hier. Il est venu d'où? Il est allé oú? Il a trouvé qui? Dites'moi Monsieur, si du moins vous êtes honnête, tout mufiliru qui ne parle pas Kinyamulenge est venu fraîchement du Burundi ou de l'Ouganda? Le fait de parler l'une des langues locales est un signe indicateur de la citoyenneté d'un peuple? Monsieur Bitakwira, vous devez être le seul congolais détenteur d'un diplõme de doctorat mais qui ne connaît pas l'histoire de son pays. Vous êtes le seul qui ne lit pas la constitution et qui ne peut pas la comprendre. Monsieur Bitakwira, ne savez-vous pas que les Banyamulenges sont là avant la tracée  des frontières? Ne savez-vous pas que les Banyamulenges sont les premiers habitants des hauts-plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira?
A gorge déployée, vous levez votre voix pour dénoncer l'installation de la commune de Minembwe. Tant mieux! Mais où étiez-vous  lorsque des milliers de victimes banyamulenges mouraient sauvagement et injustement? Oú étiez-vous lorsque les femmes innocentes étaient éventrées et démembrées? Où étiez-vous lorsque des milliers de villages partaient en flame et laisser la population innocente désespérée et sans abri? Oú étiez-vous lorsque des milliers de vaches étaient razziées et laisser la population démunie de tous moyens financiers? Je le sais bien! Vous avez ri aux éclats quand tous ces événements se battaient sur les Banyamulenges mais alors en votre qualité de politicien et notable du Sud-Kivu, il fallait rester collé sur le livre de la déontologie et unifier les communautés locales et leur permettre de vivre en parfaite harmonie. La commune de Minembwe n'appartient pas aux seuls Banyamulenges. C'est le patrimoine de tous les congolais. En tout cas je déplore votre comportement qui a visiblement été et est toujours celui  d'un villageois pour ne pas dire illetré qui n'a pas foulé son pied sur le banc de l'école. Permettez-moi de vous dire que vous n'êtes pas différent d'un homme de la rue. Votre cerveau est frappé d'une cécité qui ne vous rend incapable de lire correctement les événements et comprendre les signes des temps. J'ose vous dire et vous réitère, Monsieur Bitakwira, qu'un docteur n'est pas n'importe qui. C'est un flambeau, éclaireur de la société. C'est un rassembleur, un pacificareur, un bâtisseur, un unificateur. Il voit plus loin que son nez. Il est au dessus de la mêlée. Il n'est pas un semeur des troubles. Il ne crée pas le désordre. C'est une boîte à solutions et ne peut en aucun cas créer la désolation parmi les siens.
Je vous invite, Monsieur Bitakwira, à la retenue et à faire un examen de conscience si du moins vous êtes détenteur d'un diplôme de doctorat.

Pour terminer, je voudrais vous dire, Monsieur le Docteur (?) Bitakwira, vous dire qu'il faut toujours faire attention avec le temps. Il change tous les matins et change tous les soirs. Les Français disent que tous les jours ne sont pas Dimanche. Celui qui rit aujourd'hui pleure demain. 
Soyez toujours le soldat du peuple et ne l'abandonnez jamais. Un changement de comportement et de mentalité vous permettra de militer pour l'excellence et être à la hauteur du diplõme de doctorat dont vous êtes le détenteur.

Merci bien!

R. M. Osee

La Commune de Minembwe fait couler beaucoup d'encre et de salive

*Commune de Minembwe, le Président de l'asbl les Amis de RUBERWA Azarias Manywa (ARAM) recadre MUHINDO, BITAKWIRA et Consorts*

La question relative à la Commune de Minembwe fait couler beaucoup d'encre et de salive. Mais, elle est tellement galvaudée qu'il est d'une nécessité impérieuse d'en faire une analyse juridique (scientifique) et donc impartiale et objective. Il y a tellement des bruits de tonneaux vides, il, il y a tellement de la haine et de perversité que la voie de la rationalité se retrouve pendant longtemps orpheline de toute majorité, tant est que les vendeurs de la peur, les vendeurs d'illusions et autres pêcheurs en eau trouble de la scène politique congolaise ont déjà fait de la question de Minembwe une machine d'idéologisation dans le but machiavélique d'essayer de recycler leurs carrières politiques qui peinent à marcher parce que mutilées soit par  des échecs, soit par leur propre ignorance.

L'interpellation du Ministre d'État, Ministre de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles, Me Azarias RUBERWA par le Député MUHINDO procède d'un mélange de l'ignorance des textes légaux et réglementaires et de l'ignorance de la géographie élémentaire de la République Démocratique du Congo. 

Cette double ignorance que l'on retrouve également a la base des élucubrations agitatrices des individus comme Martin FAYULU ou encore Justin BITAKWIRA, appelle  les évidences ci-après :

✓La Décentralisation a pour, entre autres objectifs, rapprocher l'Administration des administrés. Pour certains habitants, il fallait parcourir de longues distances à pieds pour obtenir un acte de l'état civil :  enregistrer une naissance ou un décès, célébrer le mariage etc. Ainsi, plusieurs agglomérations remplissant un certain nombre des critères ont acquis le statut de Commune d'autres sont même devenues des Villes. Cette municipalisation vient donc résoudre un problème crucial. Et on ne parle même pas du développement que cela peut apporter. Le développement à partir de la base, un autre principe prôné par la Décentralisation. 

✓En 2013, une série de Décrets signés par  le Premier Ministre Augustin MATATA PONYO confèrent le statut de Ville et de Commune à certaines agglomérations de la RDC. Comme beaucoup d'autres Communes, c'est en vertu du Décret N°13/029 du 13 juin 2013 conférant le statut de Ville et de Commune à certaines agglomérations de la province du Sud-Kivu que  Minembwe devient une Commune. En ce moment précis Me Azarias RUBERWA n'est pas membre du Gouvernement.

✓Pour qu'une agglomération se voie conférer le statut de Ville ou de Commune, il est requis l'avis favorable de l'Assemblée Provinciale. Après des études menées par une Commission ad hoc, l'Assemblée Provinciale du Sud-Kivu avait, par sa lettre N°150/BUR/ASPRO-SK/01/2008, transmis au Gouvernement central son avis favorable pour que les agglomérations concernées y compris Minembwe deviennent des Communes.
*NB* A cette époque Me Azarias RUBERWA n'était pas membre Gouvernement.

✓S'agissant des limites: les limites de la Commune de Minembwe sont fixées par les annexes de la Loi précitée. Ces limites sont connues et elles n'empiètent aucunement sur les autres entités voisines préexistantes. La Commune de Minembwe est limitée à l'Est par la chaîne de Mukolo et la forêt Rugemoro, à l'ouest par la rivière Matinganya, au Nord par le ruisseau Kalungi et la Rivière Minembwe et au Sud par le ruisseau Sara et la Rivière Kabandja. C'est ici que les vendeurs de la peur inventent des histoires.

✓Par sa géographie, la Commune de Minembwe est située à une centaine de Km de la frontière de la RDC avec le Burundi et le Rwanda. On a voulu faire croire aux  gens  que Minembwe est frontalier  au Rwanda en  agitant le  spectre d'une  éventuelle annexion de cette Commune par un pays voisin. Pure affabulation. En tant que Ministre de la Décentralisation, Me Azarias RUBERWA a pesé de son poids pour l'opérationnalisation de Lumumba-Ville. Un jour on nous fera certainement avaler que le Rwanda voudrait annexer Lumumba-Ville. Quel complexe d'infériorité ?

✓Parlons de la surseance du Décret de 2013 ayant créé notamment les Communes. Pour des raisons sans doute politiques, le Premier Ministre MATATA PONYO prend un autre Décret portant surseance de certaines dispositions du Décret ayant créé les villes et les Commune. Mais, en 2018 le Premier Ministre Bruno Tshibala va , par un Décret lever ladite surseance. Et pendant ce temps, Monsieur MOHINDO continue à épiloguer sur la surseance. Pour un Député c'est quand même assez grave et c'est la preuve que la lettre d'interpellation du Ministre de la Décentralisation a été rédigée avec une légèreté déconcertante pas digne pour des questions de pareille importance.

✓ Parlons de l'installation du Bourgmestre de la Commune de Minembwe. En 2018, le Vice-premier Ministre, Ministre de l'Intérieur  nomme par Arrêté le Bourgmestre de la Commune de Minembwe. L'article 56 alinéa 2 de la Loi organique portant, composition, organisation et fonctionnement  des Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l'État et les Provinces, dispose que le Bourgmestre et son Adjoint sont investis par Arrêté du Gouverneur de Province.  Faisant partie d'une mission ayant pour but d'apporter le message de paix du Chef de l'État dans les zones en proie aux conflits armés (Beni, Butembo, Minembwe), le Ministre de la Défense s'est fait accompagné, à l'étape de Minembwe du Ministre Azarias RUBERWA, natif de Minembwe, du Gouverneur  et du Ministre en charge de l'intérieur et de la Décentralisation de la Province du Sud-Kivu, d'un groupe des Députés nationaux etc.

C'est en marge de cette mission que le Gouverneur su Sud-Kivu accompagné de son Ministre de l'intérieur et de la Décentralisation ont procédé à l'installation du Bourgmestre. Quoi de plus normal que le Ministre RUBERWA, en charge de la décentralisation au niveau national et de surcroît natif de Minembwe, puisse prendre part à cette cérémonie alors qu'il séjourne sur le lieu. 

✓En conclusion,  l'interpellation du Ministre d'État, Ministre de  la Décentralisation et Réformes Institutionnelles par le Député MUHINDO n'est qu'une somme des préjugés, d'ignorance des textes légaux et réglementaires et de complexe. Or l'ignorance engendre la peur et c'est  de cette peur dont les personnes mal intentionnées se servent pour manipuler l'opinion et les esprits faibles sur une supposée partition de Minembwe. 

*Me Idriss Ghislain OKENGE KONGA*

Sunday, October 4, 2020

LETTRE A MONSIEUR HONORE NGBANDA NZAMBO-KATUMBA

LETTRE A MONSIEUR HONORE NGBANDA NZAMBO-KATUMBA – par Jean Baptiste RUTHIRIRIZA NKANIKA, October 3, 2020 

Monsieur, c'est depuis un certain temps que vous contestez la nationalité des  Banyamulenge, emboitant ainsi le pas à certains compatriotes du Sud-Kivu et d'ailleurs qui ont choisi volontairement de ramer à contre courant de l'histoire. Intellectuel et homme d'Etat bien connu dans notre pays, j'ai du mal à croire que votre déni de la nationalité congolaise des concernés soit le fait de l'ignorance de votre part, ce qui serait surprenant si tel était le cas. Tout comme il serait aussi regrettable si c'est volontairement que vous le faites.

Les documents historiques qui prouvent que l'établissement des Banyamulenge en RDC est bien antérieur au partage de l'Afrique sont nombreux. Cependant, point n'est besoin pour moi de vous les étaler ici. Je préfère plutôt vous donner quelques cas des gens qui ont tenté bien avant vous de contester leur nationalité et qui n'ont pas obtenu gain de cause, tout simplement parce qu'il n'est pas facile de falsifier l'histoire. Toutefois, Je vous citerai aussi quelques documents de l'époque coloniale pour démontrer la véracité de ce que j'affirme. Je vous préviens que je serai assez long dans mon propos que  je vous invite à lire entièrement avec espoir qu'après l'avoir lu, vous allez rectifier votre position sur ce sujet. Car, traiter les Banyamulenge d'étrangers sur le sol de leurs ancêtres revient à passer à mille années lumières de  la vérité.

Au début des premières élections qui précédèrent la date de l'accession de notre pays à l'indépendance, deux personnalités Fuliru (Malandura et Shishi) s'opposèrent à ce que les Banyamulenge pussent voter. C'était au poste de Mulenge, dans le territoire d'Uvira. Suite à cette opposition, Mr Herman, qui était  le chef de ce poste, descendit à Uvira pour porter l'affaire devant l'administrateur colonial  du territoire Mr Depelchin. Ce dernier lui dira que ces gens auxquels on voulait interdire le vote, leurs ancêtres étaient établis au Congo avant la création l'Etat Indépendant du Congo et qu'ils étaient des citoyens congolais et par ce fait, ils devaient voter à l'instar des autres citoyens. Les belges qui ont tranché ce jour là savaient bien qu'ils les avaient trouvés sur place lorsqu'ils sont venus coloniser le Congo. Pouvez-vous prétendre en savoir plus qu'eux aujourd'hui sur les Banyamulenge? Certains témoins de cet événement sont encore en vie aujourd'hui et quiconque voudra vérifier ce récit pourra les contacter facilement. A l'époque, non seulement ils avaient voté, mais aussi certains d'entre eux avaient été élus comme conseillers au niveau des collectivités locales. Il s'agit de Mr Simon BISHIRIMBEHO dans le secteur de Tanganika, des MM Stephano MUHINDANYI (feu mon beau-père) et Isaac KARAMUDOGA dans la chefferie Bavira et Mr Yohana MUGABE dans le  secteur d'Itombwe. Les deux derniers seront malheureusement tués en 1966 respectivement à Rugabano dans le secteur d'Itombwe et à Kirumba dans la collectivité Bavira par les rebelles mulelistes de la tribu Bembe, de laquelle se recrutent encore  aujourd'hui les mai-mai qui mènent une fois de plus la vie dure aux Banyamulenge. Quelle est cette tête bien-pensante qui peut croire que l'on avait élu des étrangers  au niveau des collectivités locales? Vous comprenez  clairement que la loi de 1972 que vous brandissez à tout bout de champ, qui aurait accordé la nationalité congolaise aux Banyarwanda d'une manière collective n'a jamais concerné les Banyamulenge. 

En 1969, il y eut un recensement général avant les élections qui allaient avoir lieu en 1970. La question de la nationalité des Banyamulenge fut encore soulevée par quelques individus mal intentionnés. L'affaire fut portée devant le Gouverneur du Kivu de l'époque, Mr Henri Désiré Takizala. Par sa lettre n° 212-2220-054-A.I.C-69 adressée au Commissaire du District du Sud-Kivu, il précisa que «les Banyarwanda d'Itombwe (les Banyamulenge) sont parmi les ethnies fondatrices de l'Etat Indépendant du Congo et sont des congolais d'origine». Ils prirent part au recensement. Signalons qu'à l'issue des élections législatives de 1970, le territoire d'Uvira fut représenté par deux députés, dont un citoyen Munyamulenge, en la personne de notre regretté frère l'Honorable Isaac Gisaro Muhoza qu'une mort à la fois brutale et prématurée arracha à l'affection de tous les siens en plein mandat législatif en mars 1980. Pensez-vous que la population d'Uvira avec ses intellectuels s'étaient tous laissés représenter au niveau national par un étranger sans broncher? Ceux qui avaient entériné sa candidature au niveau national  n'avaient-ils pas étudié son CV? Je vous rappelle de plus que c'était deux ans avant la  fameuse loi  de 1972 devenue votre cheval de bataille. D'aucuns ont prétendu que les Banyamulenge avaient  pris des armes en 1996 pour acquérir la nationalité congolaise par la force. Et les kadogo non Banyamulenge et leur maître à eux tous le feu Président Laurent Désiré Kabila, pour quoi les avaient-ils prises? Pour aider les Banyamulenge à avoir la nationalité? Quelle absurdité! Comment pouvaient-ils combattre pour arracher ce qu'ils possédaient déjà de par l'histoire ? Ceux d'entre eux qui avaient pris des armes avec d'autres congolais contre votre régime l'ont fait pour des motifs connus d'eux-mêmes, autres que celui de leur nationalité.

 En 1974, ce problème refit surface quelque part dans le Sud-Kivu au moment de l'octroi des cartes d'identité pour citoyen. Certains de leurs compatriotes contestèrent leur droit d'en avoir. Le gouverneur de l'époque, Mr Ndebo Akanda di Nenkeza tranchant lui aussi en faveur des Banyamulenge par une lettre officielle et les cartes d'identité leur furent délivrées. Les colons belges et ces deux anciens gouverneurs du Kivu savaient tous très bien que les Banyamulenge n'avaient aucun problème de nationalité en RD Congo.

Tout récemment, j'ai suivi votre vidéo vieille d'environ 11 mois dans laquelle vous brandissez un document de 1953 tout en débitant des mensonges et des incohérences à  faire dormir debout. Vous affirmez sans vergogne que c'est l'Honorable Gisaro qui, en 1996, avait demandé à Monsieur Tabazi (tous deux Banyamulenge) d'inclure le nom ''Banyamulenge'' dans son mémoire de licence en histoire. Le premier est mort le 16/03/1980 et le second a obtenu sa licence en histoire à l'ISP/Bukavu en 1975. Comment en 1996, 16 ans après sa mort, l'Honorable Gisaro aurait pu demander à Monsieur Tabazi d'inclure ce nom dans son mémoire présenté 21 ans plus tôt(en 1975)? Avec ces mensonges grotesques, qui est cet homme sérieux qui peut croire à ces ragots qui émanent malheureusement d'un homme digne de respect que vous êtes? Voilà qu'en voulant se faire passer pour spécialiste d'un domaine que l'on ne maîtrise pas on finit par se rendre ridicule. Malheureusement vous ne vous arrêtez pas là. Vous continuez avec vos affirmations dénuées de tout fondement en parlant de l'arrivée des réfugiés rwandais dans l'Itombwe en 1953 où les belges auraient demandé à un notable Bembe de leur chercher un asile dans son entité. C'est encore votre propre invention car vous ne trouverez aucun document historique attestant qu'il y eut des rwandais qui avaient fui leur pays pour le Congo Belge durant cette année-là, tout simplement parce que ces refugiés n'ont jamais existé si ce n'est dans votre imagination.

 Dans votre vidéo, vous parlez aussi des tensions qui auraient existé entre les Bembe et les Banyamulenge et qui auraient été à la base de l'expulsion de ces derniers du secteur de l'Itombwe toujours en 1953. Encore un tissus de mensonges. Il n'y a aucun Bembe ou Munyamulenge, moins encore un document historique qui peut confirmer qu'il y eut une quelconque tension entre leurs communautés avant 1964, année où éclata la rébellion muleliste. Au début des années 50, il y eut une conversion massive des Banyamulenge au christianisme. Les premiers convertis d'entre eux furent baptisés dans les églises se trouvant dans les villages des Bembe dans l'Itombwe forêt. Mon propre père fut baptisé à Kisangani, aux environs de Kitibingi, en Septembre 1950. Le premier baptême dans l'Itombwe savane eut lieu chez les Banyamulenge le 18/05/1951 à Tulambo, chez le tout premier Pasteur Munyamulenge qui s'appelait Matayo Mwungura. Le suivant eut lieu à Kakuku (un village Bembe) le 30/05/1951. Donc, en 1953, année des vos tensions imaginaires, les Banyamulenge et les Bembe appartenaient à une même communauté religieuse avec un même Révérend Pasteur Bembe en la personne de feu Stephano Mukyoku d'heureuse mémoire et dont mon papa fut l'un des proches collaborateurs parmi les pasteurs Banyamulenge. A la place des tensions, il y avait une  convivialité totale et une parfaite harmonie. Parler de tensions tribales à cette époque relèverait d'une pure chimère. Durant cette même période, des jeunes Banyamulenge fréquentaient l'école chez les Bembe dans l'Itombwe forêt, précisément à Kitibingi. Signalons que ceux d'entre eux qui ne se prenaient pas en charge étaient hébergés dans des familles Bembe. Nous avons encore  aujourd'hui des vieux (Muringa Laban et  Gaturuturu Elias) qui ont terminé leurs études primaires en 1956 ensemble avec Mr. Kyembwa Walumona (ancien Gouverneur du Sud-Kivu) à Kalambi non loin de la cité de Mwenga. Monsieur, tout ceci eût-il été possible durant une période des tensions entre les Bembe et les Banyamulenge? A vous de répondre.   

Toujours dans la même vidéo, vous sollicitez l'intervention des belges en tant qu'anciens colonisateurs pour éclairer votre lanterne au sujet des Banyamulenge. Pendant que vous attendez leur réponse à votre préoccupation, permettez-moi de vous proposer ici un avant-gout de ce que vous obtiendrez de leur part.

Dans l'annexe de l'arrêté no 15 du 16 Août 1937 créant le secteur de Tanganika, vous trouverez des noms des chefs des villages Banyamulenge (aux côtés des chefs Bembe), notamment Mr Lutambwe dans le groupement Basimuniaka et Mr Moasha (Muhasha) dans le groupement Balala. Cet arrêté fut signé à Constermansville (Bukavu aujourd'hui) le 06 Août 1937 par le Chef de la Province, Mr J. NOIROT. D'après votre entendement, pouvait-on confier la gestion d'une entité locale à un étranger?

Dans le procès-verbal du conseil du Secteur de l'Itombwe tenu le 24.09.1947 à Luemba (à plus ou moins 3 kilomètres au sud de Kipupu) et qui était présidé par l'Administrateur du Territoire Mr DERYCKE, vous trouverez trois groupes qui y apparaissent. Il s'agit de: Basimuniaka, Basimukindji et Baniarwanda (Banyamulenge). Parmi les participants se trouvaient les Banyamulenge SEBASAZA et SEMALINGA (qui représentait Mr Muhire dans cette réunion). Qui pouvez-vous convaincre que l'on avait invité des étrangers à siéger au Conseil du Secteur d'Itombwe en 1947? Même ceux de nos voisins dont les oreilles sont souvent caressées par vont propos mensongers n'y croient pas parce qu'ils connaissent la vérité. Ceci étant, ne trouvez-vous pas que devenez le dindon de la farce?

Voici en plus un récit éloquent d'un événement post colonial. Dans le compte rendu du conseil du secteur de Tanganika, dans le territoire de Fizi, tenu du 01 au 04 Juin 1962 et qui était présidé par Mr Kinioni Monebatu (Mwenebatu), vous trouverez un Munyamulenge parmi les huit membres du conseil. Il s'agit de Mr Bisirimbeo (Bishirimbeho) Simon, qui avait été élu en même temps que ses pairs Bembe. Dans ce même document vous trouverez que Mr Mvuka fut désigné notable de la cité de Itasha (Gitasha) avec quatre capitas Banyamulenge  sur les six que comptait ladite cité. Il s'agit des MM Lukabanira (Rugabanira), Kahota (Gahota), Muhavu et Nyandinda. Notons qu'au moment des premières élections locales dans notre pays, il n'y avait pas encore dans ce secteur de refugiés tutsi rwandais auxquels vos patriotes mai-mai assimilent abusivement les Banyamulenge. Quelques questions Monsieur: pensez-vous sincèrement que l'on avait élu un étranger comme membre du conseil du secteur et trois ans après, quatre parmi les siens nommés notables? Leurs collègues Bembe  ne connaissaient-ils pas leur origine? Me direz-vous qu'à cette époque les Bembe étaient incultes au point de ne pas savoir distinguer qui était étranger ou non dans leur secteur? Décidément, le démon de mensonge ne tient jamais compte de la logique. A vous et à ceux-là dont vous vous êtes fait l'avocat dans leur œuvre destructrice des biens et des personnes je dis: mentez, mentez, il  restera toujours quelque chose.

Monsieur, nos grands-pères eurent maille à partir avec les pygmées qui leur reprochaient de faire fuir les gibiers suite à l'extension de leurs pâturages dans les hauts plateaux d'Itombwe.

Ils furent face aux lions qui dévorèrent certains d'entre eux et qui n'épargnaient surtout pas leurs vaches. Appeler leurs descendants des étrangers chez-eux, c'est cracher sur leur mémoire. Il sied de souligner que le secteur de l'Itombwe comprend deux parties : la savane et la forêt. La  toute première personne à s'installer dans l'Itombwe savane avec sa famille fut Monsieur Muhire, un Munyamulenge, vers les années 1930. C'était à Kibonangoma, tout près de la lisière de la forêt de l'Itombwe. Suite au décès de son fils mort foudroyé, celui-ci déménagea pour Tulambo (plus à l'Est) en 1938, à plus ou moins quatre kilomètres au sud-ouest de Kipupu. Beaucoup d'autres familles Banyamulenge vinrent à sa suite pour ériger plusieurs villages autour de Tulambo. Signalons que bien des années avant de s'installer avec leurs familles dans l'Itombwe savane, ils y pratiquaient la transhumance en provenance du territoire d'Uvira. A cette époque, aucun Bembe n'habitait encore l'Itombwe savane. Ils habitaient tous l'Itombwe forêt. Ils vivaient à Ibachilo, Kisangani(Luchweko),  Kitibingi, Lubumba, Kitopo etc. Signalons que le siège du secteur se trouvait initialement à Kitibingi. Il fut  dans la suite transféré à Miki à la demande du chef de poste administratif belge qui venait de s'y installer parce que les véhicules pouvaient y accéder. C'était après la construction de la route reliant Fizi et Mwenga qui traversait l'Itombwe. Kipupu n'est devenu le siège du secteur de l'Itombwe qu'après la rébellion muleliste qui éclata en 1964. Les premiers Bembe à s'installer dans l'Itombwe savane furent les Basikombo (faisant partie des Basimukindji) qui s'établirent à Kakuku, à plus ou moins trois kilomètres à l'ouest de Kipupu en 1947. Je crois qu'il peut y avoir encore aujourd'hui beaucoup de vieux Banyamulenge qui peuvent témoigner les avoir vus s'y installer. Les Basimwenda avec leur Chef Kilima s'établirent à Tubangwa en 1948 au moment où la famille de mon grand-père s'installait non loin de là à Malanda, lieu où fut érigée plus tard la principale mission protestante de l'Association des Eglises Libres de Norvège (AELN)  dans l'Itombwe, devenue aujourd'hui CELPA (Communauté des Eglises Libres de Pentecôte en Afrique). Quant aux Basimunyaka, c'est bien après l'expulsion des Banyamulenge de l'Itombwe savane en 1952 au profit de la société ELIT (Elevage de l'Itombwe) qu'ils s'y établirent. Je mets au défi quiconque peut citer le nom d'un seul village Bembe construit dans l'Itombwe savane avant 1947 ainsi que son emplacement. Ainsi, votre histoire des refugiés rwandais arrivant dans ce secteur en 1953 est encore un pur produit de votre propre imagination. Toutefois, je constate que vous commencez à reculer la date de l'arrivée des Banyamulenge en RD Congo. Si je ne me trompe pas, plus d'une fois par le passé vous avez parlé de 1959. Dans votre vidéo dont il est question, vous ramenez leur arrivée en 1953. Quelle sera la prochaine date? Je vous informe que nos parents et grands parents avaient à l'époque coloniale les mêmes livrets d'identité que tous les autres congolais. Pouvez-vous penser que les belges avaient accordé les livrets d'identité nationaux aux étrangers? On se rend compte que toutes vos déclarations concernant les Banyamulenge défient toute logique. C'est fort dommage pour un intellectuel que vous êtes.      

S'agissant de votre document de 1953, voici les faits réels. Avant 1952, les sociétés CFL et SAAK avaient décidé d'implanter une société d'élevage bovin dans l'Itombwe, précisément dans les entités qui étaient occupées et gérées par les Banyamulenge notamment Tulambo, Itara, Irundu et Minembwe, entités dans lesquelles ils pratiquaient déjà l'élevage. Signalons que Tulambo était dirigé par Muhire, Itara par Sebasaza, Irundu par Sebihunga et Minembwe par Ruvugwa. En 1951, un géomètre fut envoyé dans la région pour explorer ce que sera l'étendue du domaine de la société d'élevage ELIT alors en gestation. Bien que la société portât le nom de l'Elevage de l'Itombwe, secteur du territoire de Mwenga, remarquons que sa concession s'était étendue jusqu'à Minembwe dans le territoire de Fizi. En 1952, tous les Banyamulenge furent expulsés de leurs terres de l'Itombwe et de Minembwe au profit donc de la nouvelle société. Alors que la décision de les déposséder leurs terres était déjà mise en application, Mr SCHEWALL se rendit dans la contrée en tant qu'Officier de Police Judicaire  pour une enquête de fixation des limites de ladite société. L'expropriation des terres des Banyamulenge fut sanctionnée par un procès-verbal signé le 13 Janvier 1954 à Luemba. Seuls les notables Bembe de l'Itombwe qui n'avaient rien à perdre signèrent ledit procès-verbal avec l'enquêteur susmentionné. Il s'agit des MM KISALE, MALEKANI, MUNIAKA et MUKUMA. Vous remarquerez qu'en bas des noms des notables Banyamulenge SEBIHUNGA et MUHIRE repris dans ce procès-verbal, il n'y a ni signatures ni empruntes digitales car ils refusèrent de cautionner l'expropriation de leurs terres. C'est au notable Matiyabo du secteur de Lulenge où il y avait des savanes propices à l'élevage bovin que le colonisateur demandera de chercher un endroit où les Banyamulenge chassés de leurs terres pouvaient être relocalisés avec leurs troupeaux de vaches. Notons qu'ils ne s'installèrent même pas dans le secteur de Lulenge comme le demandait les colons belges. La plupart retournèrent dans le territoire d'Uvira et d'autres s'installèrent  dans la partie orientale du secteur de l'Itombwe, en bordure des limites  occidentales du territoire d'Uvira. Voilà le sens de votre document de 1953 dont vous tordez le sens et  que vous présentez comme si on y parlait  de l'installation des étrangers rwandais fraichement arrivés dans le milieu. Signalons que dans ce même procès-verbal, on parle d'un fonds d'indemnisation qui avait été proposé aux Banyamulenge contre leurs terres ; ce qu'ils refusèrent. Ce fonds fut logé dans un compte à la CADECO à Bukavu sous la gestion du Chef du secteur de l'Itombwe de l'époque. Seuls ses descendants peuvent peut être dire avec qui il s'était partagé cet argent. D'après vous, pouvait-on indemniser des étrangers  pour avoir perdu des terres qu'ils n'avaient pas achetées et qui ne leur appartenaient pas d'aucune manière? Je vous laisse donner la réponse en tant qu'un homme instruit.

A l'avènement de la rébellion muleliste en 1964, la société ELIT comptait 7000 têtes de bovins à Minembwe et 3500 à Tulambo. Dans moins de deux ans, les rebelles et leurs familles avaient bouffé tous ces bétails au point qu'en 1966 ils avaient commencé à bouffer ceux des Banyamulenge. Ceux de ma famille furent razziés un certain lundi 04 juillet 1966 entre Kipupu et Tubangwa. Aujourd'hui, plus de 53 ans plus tard, les voici revenus à la charge pour emporter cette fois-ci, plus qu'avant, des dizaines des milliers des vaches des Banyamulenge, détruire leurs villages, tuer quelques uns d'entre eux et pousser d'autres à l'exil. Voilà Monsieur, les œuvres de vos patriotes dont vous défendez une cause imaginaire.

En 1968, plusieurs jeunes Banyamulenge furent massivement incorporés dans l'Armée Nationale Congolaise(ANC) dont le Commandant suprême n'était autre que votre frère de tribu, le feu Marechal Mobutu. Pensez-vous qu'il ne fut pas au courant du recrutement de ceux-là que vous appelez aujourd'hui des étrangers rwandais? C'était après que les autorités militaires à Uvira et Fizi eurent remarqué leur bravoure dans leurs combats contre les rebelles muleliste issus des tribus voisines Fuliru et Bembe, tribus d'origine des mai-mai qui ont tué, détruit les maisons, les églises et razzié des dizaines des milliers des vaches des Banyamulenge depuis 2017, curieusement cette fois-ci, avec l'appui de certains éléments de l'armée nationale(FARDC). Ces jeunes militaires issus de notre tribu avaient contribué à enrailler la rébellion muleliste dans notre région.  Ils serviront ensuite sous le drapeau dans plusieurs coins du pays et plusieurs d'entre eux tombèrent sur le champ d'honneur. D'après vous, ont-ils combattu dans l'ANC en tant que des mercenaires étrangers? De cette génération, il en restait encore très peu dont deux qui ont été assassinés en 1998 à Kinshasa après avoir servi leur pays pendant environ 30 ans, non pas parce qu'ils avaient trahi leur patrie, mais parce que ils étaient nés tutsi. Il s'agit des MM Sebaganwa(un oncle paternel) et Ndahinda(un cousin croisé). Le premier a péri avec deux de ses fils. Le second fut pendant des années au service du Général Baramoto que vous connaissez bien plus que moi. Il pourra vous dire s'il l'avait eu à son service un mercenaire rwandais ou un militaire congolais. Vous trouverez leurs traces dans différents camps militaires de la ville de Mbandaka depuis 1969 et de Kinshasa au Camp Kokolo, de 1977 jusqu'à leur assassinat en 1998. Sachez que de 1968 jusqu'à ce jour, notre armée n'a jamais manqué en son sein des ressortissants Banyamulenge. Il y en a encore aujourd'hui jusqu'au niveau des officiers généraux. Je me demande si, à cause de leur facies, vous ne les incluez pas parmi les militaires rwandais dont vous dénoncez sans cesse l'infiltration au sein des FARDC.

Depuis longtemps, le facies tutsi a été faussement présenté comme la morphologie typique des rwandais alors que le Rwanda était habité par plus de 85% des hutu (bantous). Ainsi, un citoyen hutu rwandais pouvait être plus facilement accepté comme congolais là où un tutsi congolais d'origine avait du mal à se faire accepter comme tel. C'est ainsi que l'on pouvait trouver à Kinshasa, lors d'une conférence des Chefs d'Etat de la CEPGL, des étudiants qui étaient incapables de distinguer entre les Présidents Habyarimana et Bagaza, qui était  le Président du Rwanda ou du Burundi. Le tutsi Bagaza, Président du Burundi était donné pour rwandais tandis que le hutu Habyarimana, Président du Rwanda était donné pour burundais. Ceci peut amener quelqu'un à se poser la question de savoir si nous avons tous utilisé les mêmes programmes scolaires de géographie et d'histoire de notre pays pour que certains compatriotes affichent une telle ignorance. Cette astuce de facies fut utilisée pendant plus d'une décennie (à partir des années 80) par certains politiciens du Kivu pour mettre hors circuit leurs concurrents potentiels tutsis lors des élections législatives. Avant l'entérinement des candidatures, une liste des candidats tutsi (parfois avec quelques Havu et Shi) était transmise à la commission ad hoc du comité central du MPR, les présentant tous comme des candidats à la nationalité douteuse. Comme conséquence, ils étaient tous rejetés en bloc sans aucune vérification. Curieusement, eux-mêmes et tous les membres de leur communauté tutsi participaient aux élections sans que la question de leur nationalité douteuse fusse évoquée, faisant ainsi des tutsi des citoyens électeurs non éligibles, sans qu'il y eut un texte de loi consacrant cette situation. C'est encore par cette astuce qu'aucun citoyen tutsi (du Nord et du Sud-Kivu) ne fut admis à siéger à la conférence nationale souveraine au début des années 90. Même le feu Rwakabuba Shinga, l'un des pères de l'indépendance de notre pays n'y fut pas admis bien qu'il eût été bien de décennies auparavant ministre provincial de l'éducation du Kivu(en 1960), et pendant plusieurs années, membre du bureau politique et du comité central du MPR d'une manière quasi ininterrompue.

Certains compatriotes (dont vous) se comportent comme si la RD Congo était une presqu'île attachée au continent africain par le Rwanda, ignorant délibérément qu'elle possède des frontières communes avec huit autres pays. Monsieur, ignorez-vous sincèrement que le long des nos frontières il y a des compatriotes qui appartiennent aux  tribus qui ont des membres aussi dans les pays voisins ? Ignorez-vous que les Lunda de la RDC, de la Zambie et de l'Angola reconnaissent une même autorité coutumière et que ça n'a jamais dérangé personne? Ignorez-vous qu'à part en RDC, les Bakongo se retrouvent aussi bien au Congo qu'en l'Angola et que ça n'a jamais posé aucun problème à ceux de la RDC? Ignorez-vous que les Nande du Nord-Kivu sont les mêmes que ceux de l'Ouganda et qui sont des ougandais? Pouvez-vous distinguer les Tshokwe de l'Angola de ceux de Shayimbwanda en territoire de Kahemba dans le Bandundu en RDC où l'on peut trouver des militaires de l'armée angolaise venus passer des congés dans leurs familles congolaises? Pouvez-vous imaginer la mobilité entre frères de sang séparés par une tracée arbitraire des frontières qui n'a obéi à aucune logique si ce n'est qu'aux intérêts de ceux qui se partageaient le continent africain ? Pour quoi ça devient un problème lors qu'il s'agit seulement des tutsi? Les exemples sont trop nombreux pour les citer tous, mais je ne terminerai pas ce paragraphe sans parler de votre propre tribu, celle des Ngbandi. Vous et moi savons très bien que les Ngbandi de la RD Congo ont des cousins de l'autre côté de la rivière Ubangi en RCA. Alors que les Banyamulenge habitent des territoires qui ne font pas frontière avec le Rwanda auquel vous aimez les rattacher, aucune autre tribu ne se trouve entre la vôtre et la République Centrafricaine. C'est seulement une rivière qui sépare les Ngbandi de la RDC de ceux de la RCA. N'êtes-vous pas au courant de l'existence de cette frontière? En 1996, lorsque les bruits des bottes de l'AFDL se faisaient déjà entendre à l'Est, notre regretté frère Joseph MUTAMBO essaya de contacter différents officiels à Kinshasa pour leur parler des Banyamulenge dont le nom se propageait comme une trainée de poudre. Lorsqu'il parla à l'un d'eux qui était de votre tribu depuis quand les Banyamulenge étaient établis en RDC, celui-ci lui avoua qu'à cette date, ses ancêtres (Ngbandi) n'étaient pas encore arrivés en RDC. Qu'en est-il des vôtres? Pouvez-vous prouver que vous êtes plus congolais que Son Excellence Mr Azarias Ruberwa et l'Honorable Moïse Nyarugabo devenus des cibles privilégiées des extrémistes antis tutsis comme vous sur les réseaux sociaux à propos de leur nationalité ?

J'ai un frère qui a étudié à la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB) au courant de la décennie 80. Certains de ses collègues Ngbandi centrafricains allaient passer leurs vacances à Kinshasa chez leurs oncles Ngbandi zaïrois (congolais). Qu'en dites-vous Monsieur? Un jour j'étais avec ce frère au centre ville de Kinshasa. Il fut arrêté par un des hommes du régime qui circulaient souvent dans le centre ville se faisant passer pour les agents de sécurité alors que quelques uns n'étaient là que pour rançonner des paisibles citoyens. Motif d'arrestation? Son adresse à Kinshasa n'était pas consignée dans sa carte d'identité pour citoyen alors qu'il y était tout simplement de passage. Arrivés auprès du chef devant lequel on avait été conduit, le motif changea pour dire qu'il avait injurié Mobutu (sic)!  Le chef ayant appris que mon frère étudiait à Bangui, comme pour en vérifier la véracité, se mit à lui parler en langue Sango, qui est parlée aussi bien par les Ngbandi de la RCA que par ceux de la RDC.  Il le relâcha après leur entretien dans cette langue. Quelques questions Monsieur: à quoi pouvait-on reconnaître que cet agent de sécurité qui parlait la langue Sango à Kinshasa était congolais? Quelle serait votre réaction si vous entendiez un citoyen congolais de Rutshuru, Masisi ou Goma parler le Kinyarwanda, langue parlée également en face au Rwanda? Direz-vous qu'il est rwandais ? Monsieur, la vérité est comme la lumière. Si vous avancez avec elle, elle vous éclaire; mais, si vous marchez à son encontre, elle vous aveugle. Ainsi, l'aveuglement vous rend incapable de voir et d'analyser de la même manière des cas qui sont similaires chez tous les compatriotes frontaliers ayant des membres des leurs tribus dans les pays voisins. Laissez-moi vous dire aussi que le fait de parler en criant haut et fort et sans arrêt ne signifie pas que l'on a raison et inversement, se taire ne signifie pas que l'on a tort.

A vrai dire, les Banyamulenge n'ont pas un problème de nationalité en RDC. Ils sont plutôt victimes d'une haine ethnique de la part de certains de leurs compatriotes. Moi qui vous écris, je suis natif du secteur d'Itombwe, territoire de Mwenga dans le Sud-Kivu. Encore tout jeune, j'avais vu le livret d'identité de mon grand père paternel lui délivré par les belges. Son emballage d'origine était un étui métallique brillant (probablement en aluminium) frappé de l'effigie d'une étoile. Les caractères imprimés dedans étaient en français et en flamand. L'année approximative de sa naissance estimée par le colon belge était 1875, à Gihande, entre Katobwe et Mulenge, dans l'actuelle collectivité Bafuliru en territoire d'Uvira. Comme  vous pouvez le constater, de par cette date estimée de la naissance de mon grand père, aucun homme sensé ne peut mettre en doute ma nationalité congolaise. Pourtant, à cause de la haine ethnique et de l'intolérance, j'ai failli être tué par ceux qui m'accusaient d'être rwandais, comme si être rwandais était une infraction punissable par la mort en RD Congo. Au cours d'une nuit de décembre 1981, trois étudiants tutsis (dont moi) furent attaqués presque simultanément dans trois homes différents sur le campus de l'Université de Kinshasa. Le lendemain vers la mi-journée, lorsque j'étais encore couché dans la salle d'urgence des cliniques universitaires où l'on soignait mes blessures, j'apprendrai que l'on venait de surprendre un étudiant en train de glisser les tracts dans les toilettes du home 20, lesquels tracts parlaient de l'«opération herbe» qui visait les étudiants tutsi de l'UNIKIN. L'étudiant en question était originaire de Nyantende, dans la périphérie sud de la ville de Bukavu, non loin de la frontière  avec le Rwanda. Moins d'une semaine plus tard, les étudiants originaires du Kivu avaient manifesté dans l'enceinte de l'Université avec un calicot sur lequel on avait écrit que tous les tutsi étaient des rwandais (sic). Combien parmi mes agresseurs pouvaient prouver qu'ils étaient plus congolais que moi, surtout ceux-là dont les domiciles des parents étaient juchés sur les hauteurs surplombant les rives occidentales du Lac Kivu et de la rivière Ruzizi à quelques pas du Rwanda voisin et dont la morphologie est identique à celle de la majorité des rwandais? Etaient-ils plus congolais par le simple fait qu'ils étaient des bantous? Permettez-moi de vous dire que ceux de nos voisins qui contestent faussement la nationalité congolaise des Banyamulenge le font sciemment, tout simplement par haine des tutsi. Voilà Monsieur, la danse dans laquelle vous vous êtes mêlé sans en connaître ni la musique ni le rythme. Dès lors que vous connaissez la vérité, allez-vous continuer sur la même voie de l'erreur?

Monsieur, selon moi, votre comportement répréhensible trouve son explication dans ce que je vais vous raconter ici.  Tenez. Un soir, au courant des années 80 j'avais suivi sur Télé Zaïre l'émission ''Plein Feu'' dont l'animateur n'était autre que Mr Kwebe Kimpele, devenu votre compagnon dans vos diatribes anti tutsi. Son invité était un sujet belge à qui on avait confiait la mission de redresser la SNCZ (SNCC). Celui-ci  parlait des difficultés qu'il éprouvait de la part de ceux qui lui introduisaient les bâtons dans les roues alors qu'ils œuvraient au sein même de cette entreprise. A la question du journaliste de savoir comment cela se faisait, voici ce que lui répondit le PDG : «vous savez, le zaïrois est un génie, malheureusement il met son génie au service du mal». Ça ne vous rappelle pas les mêmes difficultés que rencontra l'allemand Blumenthal à la Banque du Zaïre quelques années auparavant? Cela résume le problème de la gestion de notre pays par son élite. Le fait qu'elle mette son génie au service du mal. Et c'est ce que vous continuez à faire malheureusement. Monsieur, savez-vous qu'à l'accession de notre pays à l'indépendance, son produit intérieur brut équivalait celui du Canada? Aujourd'hui, notre pays est le seul (à ma connaissance) en Afrique où vous ne pouvez trouver même pas une seule route qui le traverse d'Est à l'Ouest et du Nord au Sud. 60 ans après son accession à l'indépendance, notre pays devrait avoir eu des infrastructures routières et ferroviaires dignes de son potentiel économique et de ses dimensions. C'est ce que vous auriez dû faire pendant l'interminable règne du MPR. Direz-vous que c'est à cause du Rwanda ou des Tutsi que vous n'avez pas pu le faire ? Non Monsieur; c'est le génie au service du mal qui a fait son travail. L'essentiel du riz (un cas parmi tant d'autres produits) consommé au pays est cultivé à plus de 8000 km à vol d'oiseau alors que le Bumba, le Sankuru et le Maniema bien aménagés peuvent nourrir toute l'Afrique et au-delà en cette denrée. Ah! Ça me rappelle le projet de Bukanga Lonzo. Sont-ce toujours les tutsi rwandais qui empêchent les dirigeants congolais de procurer du bien être aux citoyens d'un pays où Dieu avait tout mis sauf rien pour qu'ils vivent mieux qu'aujourd'hui? Non Monsieur; c'est le « mal zaïrois » qui continue son bonhomme de chemin. Vous souvenez-vous de dix fléaux identifiés en 1975 par le bureau politique du MPR comme gangrenant la société zaïroise? Combien en aviez-vous jugulés avant la fin de votre régime? Vous connaissez le triste sort  que vous avez fait subir aux 13 parlementaires  qui, sept ans plus tard, avaient osé rappeler ces fléaux au Président Mobutu.

Monsieur, au lieu de penser au développement du pays pour combler le retard dont votre régime déchu est en grande partie responsable, c'est la nationalité des citoyens congolais qui parlent le kinyarwanda qui vous préoccupe alors que le fait que vous même vous ayez comme langue maternelle une langue parlée de l'autre côté de la rivière Ubangui ne fait pas de vous un citoyen centrafricain. Ça fait honte! Ce n'est vraiment pas digne de vous. Consultez différents  classements des indices du développement humain. Presque dans tous les domaines, notre pays se retrouve vers le bas de l'échelle dans tous ces classements, très loin derrière même de petits pays qui n'ont comme richesse que les cerveaux de leurs citoyens. C'est à la fois triste et honteux. C'est dommage que vous n'ayez pas d'yeux pour voir cette sombre situation, mais que vous en ayez pour ne voir qu'une seule frontière sur les neuf que compte notre pays, qui est devenue pour vous une véritable obsession sur laquelle vous concentrez votre temps et votre énergie.

Monsieur, être patriote, ce n'est pas seulement crier en permanence contre le Rwanda; c'est aussi bien gérer et bien gouverner le pays pour une meilleure distribution de ses richesses à ses citoyens. Je me souviens encore de quelques paroles du Président Mobutu qui précédaient les informations en langue française à la radio vers le début des années 70 où il disait : «Mabele tozali na yango, Nzambe atondisa biloko» Pour dire : les terres nous en avons, Dieu en remplies des richesses. Qu'avez-vous fait de ces richesses? Comment les avez-vous distribuées à vos concitoyens pendant votre règne? Direz-vous toujours que c'est à cause des tutsi rwandais que vous n'avez pas pu le faire? Pendant plus de trente ans de règne, votre régime n'est pas parvenu à hisser notre pays sur la voie du développement. Il n'a au contraire que régressé. Curieusement, vous êtes aujourd'hui devenu ce grand donneur de leçon en matière de bonne gouvernance aux régimes qui ont succédé au vôtre. Ça fait tout simplement rire. Vous accusez l'actuel régime rwandais d'être responsable de la tragédie que connaît notre pays depuis plus de 20 ans. C'est normal. Toutefois, permettez-moi de vous dire que vous y avez aussi une grande part de responsabilité. Voici comment. A la fin du régime du Président Habyarimana, les rwandais ont fui dans différentes directions. Il n'y a qu'en RDC où ces refugiés furent accueillis avec leur armée et son arsenal militaire. Le gouvernement rwandais et le vôtre savaient tous les deux ce qui se préparaient dans les camps où ils étaient installés. Nous connaissons la suite. Peut-on frapper volontairement le bâton dans une flaque d'eau et après s'étonner d'être éclaboussé? Or, c'est justement votre cas. Certainement que vous ne vous attendiez pas au retour de la manivelle. Pourtant, en homme averti, vous aviez été témoin quelques années plus tôt de la piètre prestation du corps expéditionnaire militaire zaïrois parti à la rescousse du régime Habyarimana contre les rebelles du FPR. C'est sans honneur ni gloire que vos militaires étaient rentrés au pays après avoir pillé au passage quelques magasins à Kigali. Donc, vous conviendrez sincèrement avec moi que si votre gouvernement avait accueilli ces refugiés chez-nous comme ils le furent dans d'autres pays (sans armes ni arrière pensée), le nôtre n'aurait pas connu une tragédie de l'ampleur telle qu'on l'a connue. Ainsi, d'autres compatriotes peuvent accuser le Rwanda, mais pas vous, parce que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.

Quid du vocable ''Banyamulenge'' qui fait couler beaucoup d'encre et de salive depuis belle lurette et qui semble hanter votre esprit? Les termes Baniaruanda[1], Banyarwanda ou Banya-Rwanda[2], les Pasteurs de l'Itombwe[3], les Tutsis de l'Itombwe[4] et les Banyamulenge[5] ont été utilisés pour designer les membres d'une même et seule tribu. Les concernés ont opté pour cette dernière appellation dont Monsieur Depelchin[5] donna explicitement l'origine suite à ses recherches. Selon ces dernières, ce sont les leurs demeurés dans le royaume précolonial du Rwanda qui les appelaient des Banyamulenge en référence à l'endroit où ils s'étaient établis dans ce qui deviendra plus tard l'Etat Indépendant du Congo, en suite le Congo Belge et enfin la RD Congo. Monsieur, en tant qu'intellectuel, vous savez que la nationalité d'un individu ne dépend ni de son nom, ni de celui de sa tribu, de son ethnie, de son facies ou de sa race, mais plutôt de son histoire. Ceci étant bien compris, le débat sur le vocable ''Banyamulenge'' est  sans objet. En 1971, des millions des congolais étaient devenus des zaïrois du jour au lendemain. Un jour après ce changement du nom, qui est ce géographe qui pouvait situer le pays appelé Zaïre sur la carte du monde? Aucun. Pouvait-on ainsi conclure que ce pays et ses habitants appelés zaïrois  n'existaient pas? Bien que n'existant pas encore dans aucun manuel de géographie et d'histoire, le Zaïre et les zaïrois étaient bel et bien là! Donc, nier la nationalité congolaise aux tribus dont les noms ne se trouvent pas sur une liste que vous détiendriez est un non sens. Vérifiez plutôt leur histoire. A l'origine, le territoire d'Uvira comprenait trois collectivités chefferies crées par un même décret royal à la même date. Il s'agit des collectivités chefferies Bavira, Bafuliru et Barundi.  Aujourd'hui, le nom de la dernière parmi les trois a été changé en celui de la Plaine de la Ruzizi par ceux qui ne voulaient pas entendre le vocable ''Barundi'' et surtout que la famille régnante de celle-ci est tutsi. Ceux qui ont opéré ce changement, à qui avaient-ils demandé l'autorisation? Direz-vous que cette collectivité chefferie n'existe pas parce que son nom actuel n'existait pas à l'époque coloniale? Je voudrais vraiment avoir une réponse à cette dernière question de votre part. Dans la plaine de la Ruzizi ils n'ont pas voulu l'appellation « Barundi » ; dans les hauts plateaux de Fizi-Mwenga-Uvira, ils veulent imposer celle de « Banyarwanda ». Quelle contradiction! Sûrement que tout est fait en fonction des objectifs à atteindre.

Monsieur, de tout ce qui précède, toute personne sensée peut se rendre compte que de par leur histoire, les Banyamulenge n'ont aucun problème de nationalité en RD Congo, terre des leurs ancêtres. Ils sont plutôt victimes de l'intolérance et de la haine ethnique comme tous les autres tutsis à l'Est de notre pays, de la part de certains extrémistes congolais. Je vous ai relaté comment j'ai failli mourir parce que je suis tutsi. Beaucoup parmi les miens n'ont pas eu, comme moi, la chance de survivre face à l'intolérance. Ils ont été exécutés dans différents endroits de notre pays à cause de leur facies. Et ce n'est pas encore fini car ça continue jusqu'à ce jour dans les hauts plateaux de Fizi-Mwenga-Uvira. Je termine par ce cas tout à fait singulier. En 1993, au lendemain de l'assassinat du Président hutu burundais Melchior Ndadaye, un jeune étudiant Munyamulenge quitta Bukavu pour se rendre à Uvira en compagnie d'autres compatriotes bantous en passant par le Rwanda comme il était de coutume(jusqu'au début de la pandémie en cours), pour rentrer au pays par Kamanyola. Au niveau de Bugarama (en face de Kamanyola) au Rwanda, le jeune Muyamulenge fut extrait du véhicule, tué à la machette tandis que ses compatriotes congolais continuèrent leur route jusqu'à destination. Qu'est ce qui s'est passé? Des hutus rwandais vengeant (au Rwanda) un hutu burundais tué par des tutsis burundais (au Burundi) sur un tutsi congolais! C'est ça le drame de l'Est. Voilà la situation sur laquelle vous continuez à verser de l'huile à travers vos déclarations mensongères qui trouvent des caisses de résonnance dans l'Est de notre pays dont, apparemment, vous ignorez complètement l'histoire.

Monsieur, je pense qu'il n'y aura jamais dans notre pays une loi qui rendra apatride une partie de ses citoyens, quelle que soit la détermination des quelques extrémistes anti tutsi. Je crois que la voix de la majorité de nos compatriotes qui sont lucides et qui aspirent à la paix et à une cohabitation pacifique prévaudra sur la haine d'une minorité extrémiste.

Monsieur, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Je reste convaincu que le jour où tous les responsables congolais mettront leur génie au service du bien être des populations de leur pays, celui-ci décoléra pour la réalisation du rêve des pères de l'indépendance. A savoir, bâtir un pays plus beau qu'avant dans la paix et en assurer la grandeur. A ce moment là, les guerres inutiles et interminables, la misère des populations d'un pays immensément riche potentiellement, l'intolérance, la haine ethnique et son cortège de malheurs n'auront plus droit de cité dans notre pays. Etes-vous prêt pour mettre la main à la pâte? Attendons voir.

Respectueusement,

Jean Baptiste RUTHIRIRIZA NKANIKA

   
[1]. Terme utilisé dans les documents officiels référenciés dans cette lettre

[2]. Etude Ethnographique de l'Itombwe(District du Kivu, Congo Belge), par Frédéric Hautmann, 1949

[3]. Les Pasteurs de l'Itombwe, in Revue Science et Nature 8(1955) : 3-12 par Maquet, Jacques J.

[4]. Notes sur les Tutsi de l'Itombwe, Bulletins et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris, tome 7, XI* série, 1965, pp. 361 à 371 par J Hiernaux.

[5]. From pre-capitalism to imperialism: a history of social and economic formations in Eastern of Zaire (Uvira Zone, c. 1800-1965), 1971, by Jacques M. François Depelchin.

La Commune de Minembwe, une question épineuse.

Vous êtes entrain de relayer des messages d'incitation à la révolte en diffusant des fausses informations. 
La Commune de Minembwe a été créée par Décret Nº 13/029 du 13 juin 2013 conférant le statut de Ville et de Commune à certaines agglomérations de la province du Sud-Kivu. 
A titre de rappel, par sa lettre Nº 150/BUR/ASPRO-SK/01/2008, adressée au Ministre Provincial ayant l'intérieur dans ses attributions, le Président de l'Assemblée provinciale du Sud-Kivu, l'Honorable Émile Baleke Kadudu, d'heureuse mémoire, avait transmis l'avis conforme de cette organe délibérant sur la cartographie des agglomérations à ériger en villes et communes en province du Sud-Kivu..
Parmi ces avis favorables, l'agglomération de Minembwe a été retenue comme Commune par 4 députés provinciaux originaires du Territoire de Fizi, membres de la Commission ad hoc, dont je tais les noms.
Il convient de noter également que cet exercice se déroulait partout en République Démocratique du Congo pour doter le pays des entités plus proches de la population vue l'immensité du territoire national.
En 2013, le Premier Ministre signe 10 décrets partant du Nº 13/020 au 13/030, c'est-à-dire que chaque province, excepté la province-ville de Kinshasa, devait être régie par son propre décret.
Toute tentative de nomination des animateurs des villes et communes sur l'ensemble du territoire national bute aux problèmes des moyens de leur fonctionnement ainsi qu'au contexte politique explosif lié au débat très passionné à propos du troisième mandat du Président Joseph Kabila. Toute l'attention du politique congolais est tournée vers cette question épineuse émaillée des manifestations organisées par l'opposition soutenue par l'Eglise catholique et son fameux CLC. Les décrets sont mis en veilleuse jusqu'en 2018 où des nominations progressives commencent par le Sud-Kivu. 
Trois Maires des nouvelles villes sont nommés par Ordonnance Nº 18/164 du 29 décembre 2018. Baraka, Kamituga et Uvira seront ainsi dotés des animateurs en application du décret 13/029 susmentionné.
Un mois avant la nomination des animateurs des nouvelles villes au Sud-Kivu, l'arrêté ministériel Nº 25/CAB/VPM/MININTERSEC/HMS/075/2018 du 28 novembre 2018 du Vice-premier Ministre, Ministre en charge de l'intérieur, venait de nommer Messieurs MUKIZA NZABINESHA et ESUMBICO SADIKI en qualité de Bourgmestre de la Commune de Minembwe.
La campagne électorale pour les élections présidentielles et législatives arrive et celles-ci aboutissent à l'élection d'un nouveau Chef de l'Etat et une majorité parlementaire au FCC.
La suite est connue, c'est la coalition FCC-CACH qui s'installe au pouvoir. 
Comme d'habitude les tractations pour la formation du nouveau Gouvernement prennent du temps et toutes les autres questions administratives sont mises provisoirement à l'écart. Néanmoins les nominés au sein des Mairies sont installés tandis que les Bourgmestre de Minembwe et son Adjoint attendent pendant trois ans leur installation jusqu'au 28 septembre 2020, date de leur installation officielle.
Je tiens à rappeler aux amis du groupe et à tous ceux qui vont lire ce texte que la procédure administrative consacrant la reconnaissance d'une autorité politico-administrative est la suivante : Nomination-notification-installation. 
C'est ce qui a été fait pour Minembwe. Se poser des questions le pourquoi de l'installation tardive est un débat à part.
En ce qui concerne les limites de cette Commune, les annexes à l'arrêté susmentionné sont très clairs,  *elles ne dépassent pas 10 km partant du Chef-lieu pour toutes les communes.*
C'est le cas de Minembwe, cessons des dangereux jeux d'intoxication susceptibles d'allumer un feu difficile à etteindre et dont les animateurs connus de cette intoxication sur les réseaux sociaux seront tenus à très brève échéance, pour responsables.
Bon weekend.
Fait à Bukavu, le 3 octobre 2020
Honorable MUHIVWA NGWEBO Godefroy, Président du Conseil d'administration de l'Union pour la Paix et le Développement, UNIPAD en sigle.

Friday, October 2, 2020

LE BOUT D'HOMME JUSTIN BITAKWIRA DÉPASSÉ



À la suite d'installation et officialisation de la commune rurale de Minembwe , le Notable d'Uvira Justin bitakwara bihoranya n ' a plus de capacité de rétention politique.   Ni celle du langage diplomatique . Il parle comme un vulgaire citoyen. 

Accusant le ministre de la défense , présent à Minembwe pendant l'événement,  de HAUTE TRAHISON.  Lui et le rassemblement des gens de  Fayulu,  RAFA, en signe,  ils appellent à la démission du ministre d'État monsieur Azarias Ruberwa ensemble avec le gouverneur du sud kivu,  Kasi Ngwabidje. Bitakwira et Fayulu parlent  confusément de la commune de Minembwe.  Mêlant le Rwandais  Paul Kagame et l'Ougandais Yoweri Museveni dans des histoires internes de la RDCONGO . 

Et comme si cela ne suffisait pas , ils suggèrent à l' ouverture d'un corridor pour un retour massif et définitif des Tutsi congolais.  

Décidément, à considérer les fusillades qui se sont produites dans le centre Minembwe,  à Madegu,  conséquemment aux incitations aux meurtres et assassinats des banyamulenge visés  par la logorrhée  communicationnelle de l'homme aux allules d' un pygmée ayant perdu la tête par une chasse ratée,  harassante et longue; monsieur bitakwira  certes, semble clore la page de l' existence des Tutsi en République démocratique du Congo. 

Quand bien même l'ethnie tutsi figure sur l'attlas jeune Afrique parmi les peuples vivant dans le sous-continent.  

Pour mieux le faire,  la violence meurtrière commence par les commerçants bashi vivant à Minembwe. Eux qui ont à  la fois refusé d'abandonner le milieu pour donner prétexte à la non cohabitation pacifique entre les  banyamulenge avec d'autres tribus. Mais aussi eux qui ont rejeté l'adhésion aux  groupes Maimai par solidarité bantu. 

Dans  la nuit du jeudi à vendredi 02 octobre 2020, trois  commerçants bashi sont ainsi achevés par une fusillade d' un militaire du gouvernement congolais en fureur .  Un autre  militaire du gouvernement tombe également par accident dans la foulée  des cris et des  détonations d'une krachinikof aux bruits incandescents.  

Minembwe en deuil donc au lendemain de l' octroi officiel de la commune rurale. Vivement contestée par  BITAKWIRA Justin  en des termes banals et irréfléchis. 

Il accuse maître Azarias Ruberwa être descendu à Minembwe pour l' installation de la commune. Or, le  même bitakwira était descendu à Kiliba chez lui pour installation de sa commune . 
Il furmine contre le ministre de la défense de n'avoir pas capturé le col MICHEL RUKUNDA.  Le  ministre n'était pas allé se batre.  Il était dans une mission de pacification.  

Et quand bien même il se battrait ; il aurait dû commencer par les premières défections dans l'armée congolaise aujourd'hui des  chefs rebelles reconnus ostensiblement  au-delà de nos frontières.  Ce sont William YAKUTUMBA,  René,  Nyerere etc. 

Le bout d'homme semble carrément perdre la tête lorsqu'il évoque des situations invraisemblables en sa qualité d'un communicant aguerri.  

Mais cherchons vraiment à savoir si le fils à sa grand-mère est réellement  un orateur de qualité.  Ou s' il s' agit tout simplement d' une volonté farouche de compensation de son insuffisance physique par une volupté verbale mal placée et incommodée.  

BITAKWIRA Justin jure par sa mère la fin de l'existence des  tutsi dans les hauts plateaux de Minembwe.  Il pousse  les Maimai ainsi que l'armée nationale à  la violence et aux meurtres des citoyens civils dans leurs activités à  faire avancer la commune meurtrie par les affres de la guerre.  

Ce faisant , Bitakwira doit répondre devant un juge d'instruction.  Dans un délai raisonnable ne dépassant pas 3 jours. Trop c'est trop . Que le pouvoir nous dise s'il est avec le criminel  BITAKWIRA ainsi que son camarade anti-toutsi Martin Fayulu . Ou s'il est  du côté de la population civile  
victime des actes d'assassinat quotidien. Et pour rien !

Bukavu,  le 02 octobre 2020

*Jean Scohier Muhamiriza*

*Journaliste indépendant* 

À la suite d'installation et officialisation de la commune rurale de Minembwe , le Notable d'Uvira Justin bitakwara bihoranya n ' a plus de capacité de rétention politique.   Ni celle du langage diplomatique . Il parle comme un vulgaire citoyen. 

Accusant le ministre de la défense , présent à Minembwe pendant l'événement,  de HAUTE TRAHISON.  Lui et le rassemblement des gens de  Fayulu,  RAFA, en signe,  ils appellent à la démission du ministre d'État monsieur Azarias Ruberwa ensemble avec le gouverneur du sud kivu,  Kasi Ngwabidje. Bitakwira et Fayulu parlent  confusément de la commune de Minembwe.  Mêlant le Rwandais  Paul Kagame et l'Ougandais Yoweri Museveni dans des histoires internes de la RDCONGO . 

Et comme si cela ne suffisait pas , ils suggèrent à l' ouverture d'un corridor pour un retour massif et définitif des Tutsi congolais.  

Décidément, à considérer les fusillades qui se sont produites dans le centre Minembwe,  à Madegu,  conséquemment aux incitations aux meurtres et assassinats des banyamulenge visés  par la logorrhée  communicationnelle de l'homme aux allules d' un pygmée ayant perdu la tête par une chasse ratée,  harassante et longue; monsieur bitakwira  certes, semble clore la page de l' existence des Tutsi en République démocratique du Congo. 

Quand bien même l'ethnie tutsi figure sur l'attlas jeune Afrique parmi les peuples vivant dans le sous-continent.  

Pour mieux le faire,  la violence meurtrière commence par les commerçants bashi vivant à Minembwe. Eux qui ont à  la fois refusé d'abandonner le milieu pour donner prétexte à la non cohabitation pacifique entre les  banyamulenge avec d'autres tribus. Mais aussi eux qui ont rejeté l'adhésion aux  groupes Maimai par solidarité bantu. 

Dans  la nuit du jeudi à vendredi 02 octobre 2020, trois  commerçants bashi sont ainsi achevés par une fusillade d' un militaire du gouvernement congolais en fureur .  Un autre  militaire du gouvernement tombe également par accident dans la foulée  des cris et des  détonations d'une krachinikof aux bruits incandescents.  

Minembwe en deuil donc au lendemain de l' octroi officiel de la commune rurale. Vivement contestée par  BITAKWIRA Justin  en des termes banals et irréfléchis. 

Il accuse maître Azarias Ruberwa être descendu à Minembwe pour l' installation de la commune. Or, le  même bitakwira était descendu à Kiliba chez lui pour installation de sa commune . 
Il furmine contre le ministre de la défense de n'avoir pas capturé le col MICHEL RUKUNDA.  Le  ministre n'était pas allé se batre.  Il était dans une mission de pacification.  

Et quand bien même il se battrait ; il aurait dû commencer par les premières défections dans l'armée congolaise aujourd'hui des  chefs rebelles reconnus ostensiblement  au-delà de nos frontières.  Ce sont William YAKUTUMBA,  René,  Nyerere etc. 

Le bout d'homme semble carrément perdre la tête lorsqu'il évoque des situations invraisemblables en sa qualité d'un communicant aguerri.  

Mais cherchons vraiment à savoir si le fils à sa grand-mère est réellement  un orateur de qualité.  Ou s' il s' agit tout simplement d' une volonté farouche de compensation de son insuffisance physique par une volupté verbale mal placée et incommodée.  

BITAKWIRA Justin jure par sa mère la fin de l'existence des  tutsi dans les hauts plateaux de Minembwe.  Il pousse  les Maimai ainsi que l'armée nationale à  la violence et aux meurtres des citoyens civils dans leurs activités à  faire avancer la commune meurtrie par les affres de la guerre.  

Ce faisant , Bitakwira doit répondre devant un juge d'instruction.  Dans un délai raisonnable ne dépassant pas 3 jours. Trop c'est trop . Que le pouvoir nous dise s'il est avec le criminel  BITAKWIRA ainsi que son camarade anti-toutsi Martin Fayulu . Ou s'il est  du côté de la population civile  
victime des actes d'assassinat quotidien. Et pour rien !

Bukavu,  le 02 octobre 2020

*Jean Scohier Muhamiriza*

*Journaliste indépendant*