Friday, April 3, 2026

MESSAGE AU PRESIDENT EVARISTE NDAYISHIMIYE

Minembwe le 03/04/2026

Mon message de ce jour, le 3 Avril 2026, je l'adresse à Monsieur Évariste Ndayishimiye, Président du Burundi.
Le mardi 31 mars 026, au soir, il y a eu, à Bujumbura, un événement qui n'a laissé personne indifférent, j'imagine vous aussi.

1. Vous avez entendu les fortes détonations et le grondement des explosions qui ont mis la ville de Bujumbura en émoi. Vous avez contemplé les flammes et fumées qui ont arrosé votre ciel;

2. Vous avez entendu les cris de détresse des burundaises et burundais aux quels j'adresse ma sympathie, qui disaient, avec peine et peur, Seigneur Jésus sauves-nous. Il y a eu de morts, des blessés et des dégâts matériels. Nos condoléances aux familles des victimes.

3. Cet événement regrettable est une petite démonstration, même pas un centième de ce que vous faites subir aux Banyamulenge à Minembwe mais à quelques différences que voici :
- cet événement de Bujumbura, malgré la souffrance qu'il a causé à la population, n'a duré que deux heures et demie à peu près. Mais ça fait plus de 4 ans que vous semez la mort contre les Tutsi au Nord et au Sud-Kivu;
- A Bujumbura c'était un accident, en tout cas, selon ce que vous avez dit, un incendie. Mais à Masisi, Rutshuru et en particulier à Minembwe, le plan de destruction d'un peuple est intentionnel, conçu, préparé et exécuté avec une telle cruauté que même le diable doit s'étonner. Toute cette horreur a deux signatures. La vôtre et celle de votre jumeau, Félix Tshisekedi.
- le lendemain du 31 mars, Bujumbura était calme. Depuis lors, la vie tente de reprendre. À Minembwe, en plus des drones qui bombardent par centaines et sans arrêt, des mortiers lourds, des grenades et autres armes dangereuses dont les bruits assourdissants se font entendre au quotidien, de nuit comme de jour, Minembwe est sous le siège depuis plusieurs mois.
- Quand Bujumbura crie, vous donnez l'impression d'être touché, de verser des larmes. Quand Minembwe crie, vous redoublez d'ardeur et multipliez les tactiques et instruments de la mort avec un sourire au coin des lèvres en disant, ils ont été atteints, avancez les garçons, faites plus, faites mieux pour dire faire pire;

4. À Minembwe vous, armée burundaise, votre allié, commandant suprême de l'armée congolaise, vos autres alliés Fdlr, Wazalendo et Mercenaires, tuez des enfants, des femmes, des vieillards sans aucune distinction. Pour montrer le degré de méchanceté, vous tuez les vaches, vous détruisez les champs ( couper et saccager les plantes), vous brûlez les réserves en nourritures chaque fois que vous accédez à un village. Ni vaches, ni moutons, moins encore les champs ne sont armés et vous ne vous êtes jamais disputés au sujet de quoique ce soit.
5 La seule explication est que ce n'est pas la guerre, il ne s'agit plus de combattre un potentiel ennemi. Mais il s'agit d la volonté de tuer par tous les moyens y compris la faim, l'asphyxie, détruire la vie, effacer un peuple, dénier l'existence, condamner à mort les vivants et anticipativement les générations futures en détruisant la dignité et les perspectives pour tous ceux qui pourraient échapper à toutes ces armes non conventionnelles, notamment à votre épée.

6. Je m'arrête là par ce que, vous parler de l'humanisme ou de l'humanité c'est perdre son temps. C'est trop vous demander. En cela vous êtes vraiment pareil avec votre ami et allié Tshisekedi. En effet, pendant que les Adf tuent des congolais par plusieurs dizaines à Beni, Mambasa, Bunia et ailleurs, je note que partout là il ya des aéroports et qu'il peut rendre visite à ces populations congolaises, il a choisi de s'envoler pour aller consoler et réconforter ceux dont la vie des ( leurs) citoyens comptent. Vs-même, avez vous déjà dit aux citoyens de votre pays combien de jeunes burundais perdent la vie dans les montagnes de Minembwe comme dans le Masisi! Peut être que vous les considérez aussi, à l'instar de votre ami, comme des clochards! C'est bien triste pour ces deux pays.

Par Honorable Moise Nyarugabo
Senateur et Ancien membres du Parlement National de la RDCongo. 

Wednesday, April 1, 2026

Dénonciation des exactions graves et des atteintes systématiques aux moyens de subsistance des populations civiles à Minembwe (RDC)




LETTRE OUVERTE

Excellences,
Mesdames et Messieurs les Hauts Représentants des États et des Organisations Internationales,

Il nous incombe, en cette heure grave et décisive, de porter à votre très haute attention la situation alarmante et profondément préoccupante qui prévaut dans les Hauts Plateaux de Minembwe, en République Démocratique du Congo.

Alors même que la nation congolaise était conviée à un moment d'unité et d'exaltation collective à la suite de la qualification de son équipe nationale, des actes d'une gravité exceptionnelle se poursuivaient dans l'ombre, frappant indistinctement des populations civiles déjà fragilisées.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté des agissements d'une brutalité inqualifiable, caractérisés par des attaques ciblées non seulement contre les personnes, mais *également contre les ressources vitales indispensables à leur survie. La destruction délibérée du cheptel bovin pilier économique et socle identitaire de la communauté Banyamulenge constitue une atteinte manifeste aux droits fondamentaux des populations concernées.*

La mise à mort d'au moins cinquante (50) têtes de bétail, rapportée récemment, ne saurait être reléguée au rang d'incident isolé. Elle s'inscrit dans une dynamique préoccupante de déstructuration économique, de précarisation systémique et de pression indirecte visant à provoquer le déplacement forcé des populations.

De tels actes, au regard du droit international humanitaire, peuvent être qualifiés de violations graves, en ce qu'ils portent atteinte à des biens indispensables à la survie des civils, et pourraient, à ce titre, engager la responsabilité de leurs auteurs.

Face à cette situation d'une extrême gravité, nous en appelons avec insistance à votre responsabilité collective et à votre devoir moral :

D'exprimer une condamnation ferme, explicite et sans équivoque de ces exactions ;

De diligenter, dans les plus brefs délais, des enquêtes internationales indépendantes, impartiales et crédibles en vue d'établir les responsabilités ;

De mettre en œuvre des mécanismes urgents et effectifs de protection des populations civiles, conformément aux engagements internationaux en matière de droits humains ;

De garantir que ces actes ne demeurent pas impunis, en veillant à ce que leurs auteurs répondent pleinement de leurs actes devant les juridictions compétentes.


*Le mutisme prolongé de la communauté internationale face à de telles dérives serait non seulement incompréhensible, mais également susceptible d'être interprété comme une forme de tolérance implicite.*

Il est impératif d'agir, avec diligence et détermination, afin de prévenir toute escalade supplémentaire et de restaurer les principes fondamentaux de justice, de dignité et de protection des vies humaines.

Nous vous prions d'agréer, Excellences, Mesdames et Messieurs, l'expression de notre très haute considération.

Fait à Lilongwe le 01/4/2026

*FELIX SEGO KWIZERA*
*Activiste Humanitaire*