Monday, October 19, 2020

MINISTRE AZARIAS RUBERWA DEVANT L’ASSEMBLEE NATIONALE SUR LA COMMUNE MINEMBWE

Aujourd'hui, le 19 Octobre 2020, les parlementaires nationaux Congolais ont exprimer leurs états d'âme en direct de la TEL National sur la problematique de la fameuse commune rural de Minembwe. L'ensemblee Nationale avait interpellee le Ministre d'Etat et de la Decentralisation son Excellence Me Azarias Ruberwa pour expliquer son role dans l'installation de la commune rurale de Minembwe.

L'évènement était en grande partie caractérisé par les interventions de nature tribaliste et xénophobie de la plupart de soient disant "honorables".

On dirait même que le drame consistait à un acte aussi banal que la politique primitive de la majorité des tribalistes politiciens Congolais, qui en tirent profit pour capter l'attention des publics aussi plus tribales et primitives qu'eux.

Franchement, on a tout vu de nos dirigeants. La bonne chose est qu'au moins le monde entier a aussi assisté à la profondeur et l'ampleur de la haine de nos compatriotes envers les Banyamulenges, non seulement à travers des discours de haine ou d'aversion profonde de l'Autre (notamment Tutsi congolais), mais aussi la discrimination et l'injustice administrative et politique aux quels les Banyamulenges sont soumis en RDC. Il s'agissait tout simplement du fait que l'on a octroyé une entité administrative de base aussi simple qu'une commune rurale a une population totalement enclavée et se trouvant a au moins 200 km de plus proche d'une entité administrative qui donne des services de base tels que certificat de naissance, ou acte de mariage. C'est de quoi il s'agit. Pour la grande majorité de nos parlementaires, la population Banyamulenge n'ont pas les droits de bénéficier les services administratifs comme les restes des congolais. Pour eux, on est des citoyens de tierce classe. La haine et les sentiments anti-Banyamulenge inondaient cette assemblée nationale de la RDC, devenue une moquerie au vu de tous les observateurs tant proche que lointains.

L'ensemblee était caractérisée pour la plus part des divertissements, des discours illusoires des gens assoiffées de visibilité aux écrans des medias sociaux, des politiciens aux raisons qui encouragent la désinhibition des députés dépourvus d'aucun sens de responsabilités et de moralité. Mais qui convergent tous vers le même résultat : la légitimation de leur xenophie en tant que cadre naturel des échanges politico-congolais.

Apres l'exposition explicites, concise, véridique, claire et précise du Mr. Azarias Ruberwa, exposant justement les mensonges et les affirmations gratuites, ainsi que les coneries de certains soient disant députés présent, tout le monde était visiblement embarrasses. Effectivement, Ministre Ruberwa a démontré noir sur blancs que, il avait au fait l'ordre de mission du premier ministre, sa mission était approuvée par le conseil des Ministres, qu'il était parti `a Minembwe, non pas pour l'installation de la commune rurale de Minembwe comme prétendaient ces tribalistes menteurs députés, et qu'il n'avait même pas participer à l ;installation car celle-ci était fait par le Ministre de l'intérieur en presence du gouverneur de la province du Sud Kivu, et que la commune de Minembwe ne couvre que 10 km carrée comme l'a confirmé le Ministre de l'intérieur Mr Lwabanja, et non pas le 150 et plus dont parlaient ces menteurs  Franchement, le ridicule ne tue pas.

Mais bien évidemment comme les politiciens congolais n'ont pas honte, la dimension affective fait partie structurante de leurs natures et leurs médias dits de masse, ils ont vite changé leurs communication politique, entre autres, se sont très vite intéressés à l'instrumentalisation des émotions de leurs bases aux faibles esprits à des fins de propagande de la fameuse sous-entendu Balkanisation avec des préoccupations politiques tribales.

On pouvait voir clairement certains d'entre-eux au cœur des manifestations émotives avec leurs discours de haine prolifèraient des insultes, menaces, injures, rien ne semblait plus retenir certains. Heurseusement que Madame la présidente de l'assemblée, qui certes, a démontré une maturité d'une vraie femme d'Etat, a tentée a` maintes reprises de lutter contre la prolifération de ces propos haineux.

Bref, il convient de noter que dans ces dernières 3 années, les discours politiques de plusieurs politiciens congolais contre la population Banyamulenge couvre toute forme d'expression qui répand ou justifie la haine ethnique, la xénophobie, l'antisémitisme ou toute forme de haine basée sur l'intolérance, incitant le génocide contre Banyamulenge qui est en cours depuis Mars 2017.

 

Ak

Journal Minembwe

 

 

Sunday, October 18, 2020

Ruée sur la commune de Minembwe biais cognitif vicieux et contagieux ou pogroms d’un autre génocide évitable ?


Les Tutsis Congolais en général et les Banyamulenge en particulier ont subi des tribulations inédites depuis l'indépendance de la RDC et qui se sont amplifiées au début des années 1990 jusqu'à ce jour. 

Dans un premier temps, allant de la contestation de leur nationalité depuis bien avant la conférence nationale souveraine. Par la suite, avec le fameux rapport de la commission Vangu Mambwueni en Aout/1995, l'ultimatum du gouverneur du Sud-Kivu Kyembwa Walumona, de l'appel à l'éradication de la vermine Tutsie du surnommée « verminologue », Yerodia Ndimbasi l'ancien ministre des affaires étrangères ami de l'ancien Président Joseph Désiré Kabila.

Récemment, le candidat malheureux aux élections présidentielles de 2018 Martin Fayulu, cet originaire du Kwilu rappelant Pierre Mulele (le tristement célèbre responsable de la rébellion Muleliste qui avait installé son sanctuaire justement dans les Hauts plateaux d'Itombwe), passant par le Ministre Honoraire Bitakwila Justin et aux autres députés élus ou déchus comme Kaliba Pardonné (seul le pardon divin peut le guérir de cette possession haineuse), jusqu'à l'Evêque d'Uvira Sébastien-Joseph Muyengo Mulombe. Et sans oublier surtout le Nobélisé le réparateur des femmes fistuleuses, Dr. Denis Mukwege.

Delenda Minembwe Est ?

Tout patriote animé d'un esprit de la reconstruction d'une nation meurtrie, telle que notre RDC, aura du mal à devoir expliquer comment la commune de Minembwe rurale (10 Km2) de surcroit, érigée comme plus de 200 autres puisse susciter autant d'inimitiés envers une composante de ses habitants, à l'occurrence les Banyamulenge. Ceci, car son érection (13 juin 2013 – Décret n° 13/029), la nomination et l'installation officielles de son premier Bourgmestre sont non seulement limpide comme l'eau de roche, mais aussi et surtout conformes à la loi.

Cependant, force est de constater que pas mal des compatriotes et non des moindres, de gros calibres se sont évertués à l'accuser d'être à la base des guerres qui ont été dressées en mode de gouvernance dans les hauts plateaux d'Itombwe et d'autres sont allés plus loin en demandant son annulation pure et simple.

 Par ailleurs, soulignons que la commune de Minembwe est un alibi utilisé par ces faiseurs de seigneurs de guerre pour offusquer l'intention manifeste de vouloir massacrer voire génocider les seuls Banyamulenge. Pour preuve, de centaines de leurs villages en dehors des limites de la commune ont été détruits avant même l'installation des animateurs de cette commune. Mais, pourquoi cet acharnement sur cette communauté pastorale, paisible et minoritaire surtout ? En effet, depuis la rébellion Muleliste qui avait essaimé au Sud-Kivu jusque vers la fin des années 1970, les deux dernières guerres de 1996-1997 et 1998-2003 ainsi que les troubles qui s'en sont suivies avec la création des multitudes milices partout au pays, surtout au Nord et au Sud-Kivu la communauté de Banyamulenge n'a jamais été en paix.

Sans avoir les réponses précises sur cette épineuse question, quelques hypothèses peuvent être néanmoins avancées.

La première est que la communauté Banyamulenge est une minorité ayant vécu depuis plusieurs décennies sur les hauteurs des Monts Mitumba, une région enclavée et difficile d'accès faute d'infrastructures routières aux services de l'Etat y compris de l'armée. Elle fut donc longtemps non représentée au niveau de divers échelons de la chaine de prises de décisions. Couplé du fait que, le Congo étant ce qu'il est depuis cette soi-disant indépendance qui n'en est pas une, selon le commandant en chef de la Force Publique en 1960 Émile Janssens, la communauté Banyamulenge s'est retrouvée donc non protégée par les différents régimes. A chaque fois qu'elle fut ou qu'elle est menacée, elle n'avait ou fait recours qu'à l'autodéfense locale.

La deuxième et non la moindre est cette cohabitation quasiment non pacifique avec les voisins (notamment les Babembe) depuis les années de la rébellion muleliste agriculteurs jaloux de leur prospérité dans l'élevage du gros et petit bétail. Au fait après avoir décimé les troupeaux du fermier belge Riga à Minembwe et à Mibunda, c'est depuis la rébellion Muleliste majoritairement bembe (de Fizi déclaré naguère Zone rouge) s'était férocement attaquée aux Banyamulenge accusés d'être alliés des forces armées congolaises du régime de Mobutu. Des tueries à grande échelles ainsi que la razzia de leurs vaches furent organisées, avant que les Banyamulenge ne mettent en place une force d'autodéfense locale (les guerriers) qui allait d'abord reconquérir les Moyens et les Hauts-Plateaux et ensuite détruire le maquis de Hewa-Bora de Kabila père que les forces armées zaïroises n'avaient pas réussi à le faire pendant plusieurs années.

La troisième hypothèse et la plus catalytique et aussi contemporaine est celle de la bipolarisation ethnique bantous versus tutsis. Importée en grande partie du passé-trouble des deux pays voisins (Burundi et Rwanda). Ces identités meurtrières ont été des agréments enzymatiques aux troubles qui endeuillent la RDC depuis le début des années 1990 et tout l'espace des pays de la région des Grands Lacs africains.    

Pionniers de la haine anti-tutsi

Pour revenir à ces instigateurs politiciens tireurs des ficelles que nous avons évoqués en haut il est difficile d'établir avec exactitude le cerveau moteur de cette galerie des propagandistes de la haine. Cependant, leur modus operandi est littéralement le même, comme s'ils se ressourcent à la même rivière. De la nationalité douteuse, passant à la balkanisation, un petit détour sur Kipupu jusqu'à la commune de Minembwe ceux-ci sont les thèmes qu'ils exploitent mensongèrement qui ont fait et continuent à faire couler beaucoup d'encre et de salives cette année. Juste à titre illustratif quelques pionniers du tribalisme haineux et meurtrier.   

Martin Fayulu lors de sa campagne électorale à la présidentielle de 2018 dans laquelle il a essuyé un échec cuisant répondait à la question du journal Jeune Afrique relative à la double nationalité envisagée dans la constitution de le RDC, pourquoi exclue-t-il les ressortissants des pays voisins ? Parce que nos compatriotes du Kivu m'ont dit retoqua – t – il qu'ils ne sont pas prêts à ce que des Rwandais et des Burundais détiennent notre nationalité (https://www.jeuneafrique.com/661490/politique/presidentielle-en-rdc-martin-fayulu-les-sept-leaders-de-lopposition-sont-determines-a-parvenir-a-une-candidature-commune/). Sa réponse tomba comme un couperet, mais montra par ce fait combien le forcené, mal informé de la situation de l'Est du pays et ignorant les moindres notions de la géographie de son propre pays, n'était pas digne d'être un homme d'Etat. Précisons d'ailleurs que la liste de ces extrémistes est bien longue à évoquer cette terminologie à la fois discriminatoire et vexatoire de « nationalité douteuse » des Tutsis congolais. C'est un endoctrinement datant de l'époque du Mobutisme avec la fameuse Loi n° 1981/002 du 29 juin 1981 sur la nationalité zaïroise annulant celle dite perfidement de Barthélemie Bisengimana Rwema de 1971 Loi n° 1981/002 du 29 juin 1981 sur la nationalité zaïroise, 1981/002, 1 July 1981, available at : https://www.refworld.org/docid/3ae6b5b4c.html [accessed 12 October 2020]   

A vrai dire, référence faite à ces lois susmentionnées et celle du 18 septembre 1965 voire même de la constitution dite de Luluabourg de 1964 (la plus ancienne), les Banyamulenge ne souffrent en aucun point d'une entorse quelconque à la nationalité congolaise, vu que leur antériorité à l'entité territoriale qui est  devenue le Congo-Belge est trop lointaine Décret-Loi du 18 septembre 1965 portant Loi organique relative à la nationalité congolaise. available at : https://citizenshiprightsafrica.org/decret-loi-du-18-septembre-1963-portant-loi-organique-relative-a-la-nationalite-congolaise/?lang=fr. [accessed 12 October 2020].  Seulement, la démarcation due à leur culture, leur mode de vie, leur phénotype et leurs origines rwandaise et burundaise – lointaines soient-elles – ont causé et continuent de provoquer des sentiments d'exclusion chez leurs voisins de telle sorte que les politiciens en mal de positionnement font de ce thème leur fonds de commerce pour des visées électoralistes.

Balkanisation ou Minembwe vendu aux occupants par Tshilombo !

Cette balkanisation imaginaire n'est pas l'apanage d'un seul individu. Elle est brandie à tour de rôle par les différents extrémistes que ce soit au pays comme dans la grande diaspora congolaise. Nous allons parler de quelques figures de proue de la liste des tribalistes atteints d'un racisme primaire qui se sont illustrés dans cette désinformation manipulatrice de la population.

Ngbanda Nzambo Ko Atumba lui-même « balkanisateur » de par sa politique discriminatoire résultante de la rumination de l'échec cuisant que les Kadogo du Sud-Kivu ont infligé au régime de son oncle croulant de Maréchal, en est le pionnier porte-étendard. Spécialiste en dévoiement des informations, le sieur use volontiers cette rengaine comme son fusil d'épaule à la place de la nationalité douteuse de Banyamulenge et appelle constamment les Mai-Mai au soulèvement contre eux, qui seraient utilisés par le Rwanda pour ce faire, https://www.info-apareco.com/2020/06/22/urgent-la-rdc-en-danger-honore-ngbanda-appelle-a-lunite-des-congolais-contre-la-balkanisation-et-au-rassemblement-de-tous-les-mai-mai/.

Les prélats catholiques représentés par le cardinal Fridolin Ambongo qui en janvier dernier et actuellement l'Evêque d'Uvira Monseigneur Sébastien-Joseph Muyengo ont emboité le pas. La conférence de presse que le premier a tenu de son retour à Beni nous a fait poser la question de savoir si les prélats des pays de Grands Lacs africains reçoivent une onction de potions magiques anti-tutsis avant leur ordination ! Car, au Rwanda déjà en 1959 avant l'indépendance et en 1994 lors du génocide des Tutsis, leurs seigneurs Perraudin et Misago débitèrent de similaires venins haineux aux conséquences connues de tous, étant des exemples triptyques. Nous avons décrié ce populisme médiatique du Cardinal comme étant un Homo homini lupus https://fr.igihe.com/cardinal-fridolin-ambongo-le-populisme-mediatique.html.

Que dire encore des prélats pour lesquels la norme du §1er du Code de droit canonique de 1983 demande d'éviter absolument » « tout ce qui ne convient pas à leur état » ? Il est clairement que les clercs ne doivent pas participer activement à la politique discriminatoire. Sont-ils encore ces serviteurs de Dieu appelés à garder son troupeau ou de loups qui sèment des divisions et dévorent en plein jour ? Reconnaissons que les actes de certains clergés dans la région des Grands Lacs africains laissent à désirer et sont condamnables. Au Rwanda, en RDC et au Burundi dans une moindre mesure, ils furent ardemment impliqués dans les actes ignobles de tueries de masses, comme en témoignent régulièrement leurs actes et discours 

 D'autres et non le moindre non plus, par exemple Freddy Mulongo journaliste congolais vivant en France s'est mis à qualifier la visite des ambassadeurs (USA et ONU) qui s'étaient déplacés visiter les populations en détresse que c'était pour l'installation d'un chef de district et que ceci constitue un signe de la balkanisation https://blogs.mediapart.fr/freddy-mulongo/blog/041020/de-loccupation-la-balkanisation-minembwe-est-vendu-aux-occupants-par-tshilombo. Pourtant, ces diplomates se sont rendus à Minembwe deux jours après l'installation du Bourgmestre de la commune et pour un voyage programmé indifféremment de l'installation du bourgmestre. Mubake Valentin lui, ce transfuge de l'UDPS, estime que l'idée de l'installation est toute autre que la décentralisation mais un projet de balkanisation.  https://4pouvoir.cd/installation-de-la-commune-de-minembwe-lidee-est-toute-autre-que-la-decentralisation-mais-un-projet-de-balkanisation-estime-valentin-mubake/.

En outre, les lilliputiens comme Kaliba Pardone présent à l'installation du bourgmestre sans le savoir supputera-t-il le lendemain et le fameux Bitakwila Justin un non-instruit ayant été catapulté ministre on ne sait pas par quelles forces maléfiques des démons de la haine, président du groupe Mai-Mai biloze-bishambuke (entendez détruisons tout) à la tête d'une meute des « bagulugulu bangu » entendez « mes voyous ».  Les deux iconoclastes respectivement mubembe et hutu burundais ayant subi sociologiquement une métamorphose et devenu mupfulero, agissent par atavisme, car leurs parents ou leurs frères furent adeptes du mulelisme. De quoi se demander s'ils n'ont pas tiré des leçons de l'échec de leurs géniteurs car les fils de ceux qui les ont combattus sont vivants, actifs et plus qu'aguerri. Selon AssézatJ. et Tourneux M., (2015): « Un État chancelle quand on en ménage les mécontents. Il touche à sa ruine quand la crainte les élève aux premières dignités », (les Principes de politique des souverains, p. 461-502).

Les chimériques républiquettes de l'Est

A l'opposé de ce qui précède, nous assistons ces derniers temps aux démonstrations rappelant les vielles velléités sécessionnistes. Celles-ci s'affichent ouvertement sans que les comploteurs ne soient inquiétés outre mesure. Les Bakata Katanga s'affichent au jour et attaquent la capitale cuprifère sans qu'ils soient démantelés. leur dernière incursion date du 26/09/2020, faisant 20 morts samedi à Lubumbashi dont 16 miliciens et 4 éléments parmi les forces loyalistes, dont un militaire et trois policiers décédés https://actualite.cd/2020/09/27/incursion-bakata-katanga-lubumbashi-le-depute-national-nanou-memba-denonce-des-tueries.

Un peu avant, ce 1er juillet dernier à l'aube de la commémoration de la 60ème anniversaire de l'indépendance à Bukavu on s'est réveillé avec des drapeaux noir-jaune-bleu proclamant une « République du Kivu ». Certaines sources soupçonnent en outre une action des partisans de Vital Kamerhe. https://afrique.lalibre.be/52152/rdcongo-une-republique-du-kivu-revendiquee-a-bukavu/.

Damien Grez (2020)dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè du journal Jeune Afrique nous indique que le Nobélisé Mukwege qui s'était déjà fait remarqué dans l'affaire des fausses massacres de Kipupu et dont le rapport Mapping est sa vache laitière egocentrique à l'insu des autres congolais fanatiques, était cité parmi les « balkanisateurs » et il nous affiche même un twitter et une vidéo de 6 :22 minutes sur YouTube dans lequel ce dernier désapprouvait cette création de la République du Kivu. Serait-il réellement impliqué ? Seul sa conscience est témoin. Seulement, qui se sent morveux se mouche, dit-onhttps://www.jeuneafrique.com/1011704/politique/chronique-rdc-des-drapeaux-dune-republique-du-kivu-fictive-creent-la-polemique/.

Source: 

Cet article par Alain Rumenge est repris ici dans intégralité de Kivu Times

Saturday, October 17, 2020

Mutisme du gouvernement RDC face aux attaques des Mai-Mai et les milices étrangères contre les Banyamulenge (1ere partie)


Ce récapitulatif sur 'la suite des évènements qui ont conduit à la tragédie dont les Banyamulenge sont victimes' se rapporte aux atrocités inouïes qui s'abattent sur cette partie de la population congolaise établie dans les hauts-plateaux de Minembwe et les contrées voisines, dans la Province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo. 
Les victimes lancent un cri de détresse pour que justice soit faite.

Sans prétendre être exhaustif dans cette initiative personnelle, nous estimons que les quelques éléments contenus dans ce bref exposé pourraient servir de repères pour quiconque voudrait mener des recherches plus fouillées sur la discrimination et les violences dont les Banyamulenges sont victimes au fil des années dans leur pays, la RDC. 
Cet article sera présenté en différentes parties complémentaires dans les numéros consécutifs de ce journal. Aujourd'hui il sera question des milices locales en coalition avec celles étrangères qui déstabilisent toutes les contrées de la Province du Sud-Kivu où sont établis les Banyamulenge.

Depuis quatre ans jour après jour, la communauté Banyamulenge est la seule cible et victime de tueries, viols sauvages de femmes et jeunes filles et d'attaques meurtrières incessantes par d'autres communautés établies aux confins des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira, dans les hauts-plateaux de la Province du Sud-Kivu.

Les actes de barbarie et vandalisme ciblant cette communauté dont la plupart sont actuellement confinés dans la commune rurale de Minembwe incluent également les incendies de leurs villages, des razzia de leur cheptel bovin, destruction des champs et pillage de stocks des vivres, destruction des infrastructures économiques et socio-culturelles.

Tous ces actes ignobles visent à déraciner cette communauté de ses terres ancestrales donc de son pays, la RD Congo. Ces instigateurs des troubles se partagent les butins provenant des prébendes engrangées de bétails razziés de Banyamulenge.

Une ribambelle de groupes Mai Mai s'attaquant aux Banyamulenge
Bien que les menaces et attaques contre cette communauté aient commencé depuis les années 1963 par les Mai-Mai, cette milice n'avait jamais développé autant de ramifications qu'elle l'a fait depuis ces deux dernières décennies.

Les récentes attaques contre les Banyamulenge, depuis 2017, sont donc perpétrées par cette constellation de machines à tuer regroupées au sein des milices Mai-Mai, dont Biloze Bishambuke, Hallelua, Ebuela Mtetezi, Yakutumba etTugabashabula issues des communautés voisines de Banyamulenge, en l'occurrence les Babembe, Bafuliru et Banyindu.

Ces groupes de milices locales se sont coalisées avec les milices étrangères burundaises, notamment le RED-Tabara, la FOREBU et le FNL pour les aider dans leur plan machiavélique d'exterminer cette communauté.

Cette coalition a été confirmée dans le rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de L'homme (HCDH-MONUSCO) du 10 Août 2020, sur la situation des droits de l'homme dans les hauts plateaux des territoires de Mwenga, Fizi et Uvira, Province du Sud-Kivu, entre février 2019 et juin 2020 [1].

Attaques de ces milices en complicite avec des tiers
La lecture des événements montre un soutien de ces milices par certains représentants des associations communautaires de leurs ressorts.

Parmi eux nous pouvons citer à titre d'exemple Monsieur YoramEciba et le Dr. Philbert Bilombele dont les extraits de leurs messages haineux contre les Banyamulenge sont repris un peu plus loin dans ce texte, et d' autres dans les parties qui seront publiées dans les numéros prochains de ce journal.

Ils sont également appuyés par les tireurs des ficelles se retrouvant dans la diaspora congolaise ayant à leur tête Messieurs Honoré Ngbanda Ko Atumba, Billy Mlongecha, Emmanuel Rumonge, etc. et certains élus locaux et notables tels Hon. Député Homer Bulakali, Hon. KalibaMulangi Pardonne, le Ministre honoraire Justin Bitakwira, etc.

Arme utilisee : la desinformation
Ce soutien se reflète dans divers discours publics et médias sociaux désinformateurs ou incitant à la haine contre les Banyamulenge.
Tous ces acteurs et incitateurs aux troubles répandent le mensonge selon lequel il n'y aurait jamais eu de Banyamulenge sur le territoire de l'actuelle RDC avant la colonisation. Les mêmes fausses allégations à l'endroit des Tutsi Rwandophones du Nord Kivu ont été dénoncées par Nganguzi, dans son article intitulé « Les causes lointaines et récentes de la problématique de la citoyenneté des rwandophones congolais en République Démocratique du Congo » .

Ces instigateurs de la haine tribalo-ethnique ne s'arrêtent pas là. Ils vont jusqu' à accuser faussement tous les Tutsi rwandophones d' avoir infiltré les plus hautes sphères de l'Etat et de l'armée dans le but de provoquer la dislocation de la RDC (balkanisation) au profit du Rwanda [2] Les motifs avancés pour justifier leur coalition et les attaques contre les Banyamulenge sont les mêmes vieilles et fausses revendications héritées de leurs politiciens pionniers qui réclamaient de les déchoir de leur nationalité congolaise et de les chasser ipso facto de la RDC/Zaïre.

Des leaders d'opinion repandent la haine contre la communaute Banyamulenge 
D'aucuns se feraient l'impression que les communautés voisines de Banyamulenge ont le malheur d'avoir parmi son élite des personnes influentes qui ne puissent dissuader leurs congénères dans leurs plans macabres, mais plutôt les y encouragent et les y engagent davantage. Pour preuve, le 25 Octobre 2019, le président de la mutualité des Babembe à Kinshasa, YoramEciba déclarait sur RFI que « Nous avons des Congolais en France. Il y en a qui y ont acquis la nationalité, ils sont nombreux. Est-ce qu'ils ont jamais demandé une terre en France ? Non, ça n'existe pas. Et le jour où ils vont demander une terre en France, la France va les expulser » [3].

Bien plus, dans leurs discours à l'issue du dialogue intracommunautaire, le 6 Mars 2020, auquel soixante membres de la communauté Babembe ont pris part, les représentants de cette communauté conditionnent la fin des conflits et des attaques contre la communauté Banyamulenge par la suppression de la jeune Commune Rurale de Minembwe habitée conjointement par toutes les communautés qui en bénéficient les services de l'état [4].

Une quasi inaction des autorites provinciales
Très peu d'actions, ont été entreprises par les autorités tant provinciales que nationales pour condamner les discours d'incitation à la haine et à la violence contre la communauté Banyamulenge, mais sans succès. Par contre aucune action judiciaire n'a été ouverte à ce jour contre ceux qui prononcent ces genres de discours. L'assistance des déplacés internes en détresse est quasi inexistante. Pourtant, cette population abandonnée à son triste sort n'a jamais cessé de crier à qui de droit et dénoncer le plan d'extermination dont elle est victime.

Les pertes en vies humaines et les dégâts matériels causés par ces conflits contre les Banyamulenges sont innombrables. Les morts sont estimés à plus de 300 depuis Mars 2017 avec à peu près 600 blessés. Le bilan des dégâts rapporté par Ntanyoma (2020) [5] sont évalués à plus de 265 grands villages complètement incendiés, 420 petits villages décimés, et plusieurs dizaines des milliers de personnes ont fui leurs villages après que ceux-ci soient détruits ou incendiés. Au jour actuel, des sources locales donnent un bilan de plus de 400,000 vaches razziées et coupées aux machettes appartenant aux Banyamulenge.


La destruction des villages n'a pas épargné les champs et des stocks de vivres dans un contexte où l'agriculture et l'élevage sont les principales sources de subsistance de la région. La rage des destructeurs n'a pas épargné les infrastructures sociales comme les écoles, centres de santé, églises, etc. On estime autour de centaines les écoles détruites, de dizaines de centres de santé détruits, et le tissu social autour de la famille, villages et églises est enfin détruit (voir annexe 2).

Ces Banyamulenge vivant sur les hauts-plateaux du Sud-Kivu sont abandonnés à leur triste sort par ceux-là dont ils espéraient trouver la protection, les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).Les victimes ont à plusieurs reprises dénoncé la complicité des éléments de ces dites forces déployés dans cette contrée sans succès.

Les élus provinciaux ont refusé d'entendre pendant près de quatre ans les cris de détresse lancés par cette population appelant au secours. Ils ont retenu leurs bouches pour ne pas dénoncer la destruction incendiaire et ciblée de leurs villages, la razzia des centaines des milliers de leurs bétails et les tueries atroces dont certains d'entre eux ont été victimes de la part de ces milices.

Pourquoi ce manque de volonte des pouvoirs publics a securiser la contree ?
Au regard de cette tragédie dont cette communauté est victime, la question que n'importe qui peut se poser est celle de savoir si le gouvernement congolais a été incapable d'arrêter cette vague de violences sans précédent en cours depuis 2017.

La non-assistance des personnes en détresse et le mutisme de la part du gouvernement face aux cris des victimes sont des attitudes qui laissent soupçonner sa part de responsabilité dans toutes ces crimes contre les Banyamulenge. La population abandonnée s'interroge sans réponse sur l'inaction coupable de la MONUSCO pour arrêter les actes des barbaries perpétrés par ces milices qui se sont colisées contre cette communauté.

S'il y a la résistance des civiles Banyamulenge(Twirwaneho)à cette situation de violences, c'est pour répondre à ce sentiment d'injustice partagé par toute cette communauté faute de la protection des vies humaines et des biens de leurs familles devant être garantis par l'armée et le gouvernement. 
Les victimes lancent un cri de détresse pour que justice soit faite.

Publié par 

Dr  Byizigiro Rutazuyaza  


Source:Cet article a été publié dans Igihe.com  



Monday, October 12, 2020

LES MÉDIAS CONGOLAIS APPELLENT À LA HAINE CONTRE BANYAMULENGE

Depuis l'annulation de l'installation de la commune Minembwe par le président Felix Tshisekedi, le président le plus tribaliste de tous les présidents congolais qui ont déjà dirigé la RDC, presque tous les médias congolais font appel à la haine ethnique contre les Tutsis Congolais ( Banyamulenge). 
Ici il faut bien noter que le président de la république vient de finalement démontrer sa voile longtemps cachée derrière les extrémistes militaires de la FARDC en collaboration étroite avec les milices Mai Mai-RedTabara qui, pendant plus de 3 ans continuent à détruire, voler, violer, tuer et razzier chez les banyamulenge. 
Le président a décidé de soutenir les extrémistes congolais dans leur besogne tâche de déraciner tous les Banyamulenge dans leur terre natale, jusqu'au point d'annuler une commune rurale qui leur avait donné par le gouvernement congolais dans le cadre de rapprochement des gouvernants aux gouvernés étant donné l'enclavement et l'isolement de Minembwe. Mais cet acte politico-administratif n'a jamais plaire les jaloux extrémistes Congolais qui ne tolèrent jamais qu'il y ait quelque chose de bon qui peut aller chez les Banyamulenge. 
Alors pour gagner la sympathie de ces tribalistes, étant donné qu'il n'avait pas aucune popularité au Kivu, surtout après l'affaire Kamerhe ( un populiste Kivutiens), Chilombo va choisir de sacrifier le peuple Banyamulenge. Et voici que tous les médias congolais n'ont plus même peur de diffuser des discours incendiaires contre les Banyamulenge. 

Les propos  ci-bas viennent d'un journaliste responsable qui s'indigne des médias congolais par rapport aux appels à la violence contre Banyamulenge:

UVIRA-ALERTE: NON A L'APPEL A LA HAINE COMMUNAUTAIRE. 
En faisant le monitoring des émissions dans deux radios privées d'uvira ce dimanche 11 octobre et lundi 12 octobre, grande est notre déception de constater que les animateurs des émissions, surtout celles à téléphone ouvert, laissent passer des messages appelant à la haine contre les tutsi banyamulenge.  L'exemple le plus frappant est celui de l'émission matinale "amani-maendeleo", de *Radio Uvira, sur* 91.2, capter ce lundi 12 octobre où l'animateur laisse passer les intervenants pour donner des messages de haine contre les tutsi, appelant à la mobilisation générale ce mercredi contre les banyamulenge (qu'ils nomment banyarwanda) et la commune de Minembwe. Des propos graves et inacceptables dans une zone en conflit. Il s'agit d'une violation flagrante de la constitution de la RDC, de la déontologie et de l'éthique de journalistes.
 *Les Directeurs* de radios devraient mettre de l'ordre et former leurs agents car ils  seront pris pour responsables des conséquences fâcheuses de cet appel à la haine contre les tutsi véhiculer depuis 5h jusqu'à 6h du matin de ce lundi 12 octobre 2020. 
UVIRA ne mérite pas ce que nous avons connu au Rwanda voisin en 1994.
En ma qualité des journalistes et citoyens responsables, je fais appel à la retenue et  au professionnalisme. 
 *Dominique KALONZO*

Sunday, October 11, 2020

*RDC/MINEMBWE : Le Ministre d’Etat Azarias RUBERWA MANYWA victime d’une campagne de diabolisation pour des fins populistes (Mise au point)*


Depuis quelques jours, le Ministre de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles observe avec regret des projets lui attribués par des détracteurs s'affichant sous la casquette des patriotes dévoués. Des gens  désireux de se refaire une santé politique ont choisi de tirer fortuitement sur le Ministre Ruberwa sur fond des manipulations de l'opinion.
*L'étape de Minembwe : une mission officielle*.
Tout a commencé le 24 septembre 2020 lorsque le Ministre de la Décentralisation reçût à son cabinet de travail, la notification de deux ordres de mission, l'un, principal, « la réception définitive des ouvrages financés par le Projet de Développement Urbain et l'autre secondaire, « accompagner le Ministre de la Défense Nationale à l'étape de Minembwe en vue d'y apporter un message de paix aux populations en proie à la guerre ».
 C'est dans ce contexte qu'il quitta Kinshasa en destination des provinces du Nord et Sud-Kivu 24h après, soit le 25. Le Ministre de la Décentralisation n'a pas  fait le déplacement du Sud-Kivu dans le but d'investir les autorités de la commune de Minembwe. Par ailleurs ; la loi organique n°08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées et leur rapport avec l'Etat et les provinces dans son article 56, alinéa 2 dispose qu'il revient au Gouverneur d'investir le Bourgmestre et son adjoint. Le Gouverneur ayant fait partie de la caravane de paix conduite par le Ministre de la Défense Nationale, s'est naturellement  plié à l'exigence légale. Affirmer que le Ministre de la Décentralisation a donné des instructions à un Ministre Provincial revient à dire que ce dernier n'a pas la maîtrise de ses attributions car le transfert des compétences est l'un des principes de base de la Décentralisation. 
C'est donc tout ému qu'il lit comme tout le monde les propos selon lesquels, l'investiture des autorités politico-administratives de Minembwe est un pas vers la Balkanisation du Congo qu'il nourrit comme ambition. Ce qui est faux. 
*A RUBERWA MANYWA : le bouc-émissaire désigné*

La campagne de désinformation et de diabolisation dont est victime le Ministre de la Décentralisation dans les réseaux sociaux et autres médias, a atteint le summum de la haine mais son silence perturbe tellement ses détracteurs qu'ils se sont retrouvés  en train de répondre eux-mêmes à leurs fausses accusations tout en prenant le vilain plaisir de lui attribuer leurs propos afin d'essayer de donner du crédit à leurs ragots.
Toutefois, la vérité est têtue dit-on, le Ministre Azarias Ruberwa Manywa n'a jamais accordé quelconque interview à qui que ce soit depuis son retour des provinces du Nord et Sud-Kivu, ça vaut également pour le fameux point de presse auquel, il aurait répondu au chef de l'Etat et aurait mis sur son dos, la responsabilité de ce qui s'est passé à Minembwe. C'est ici le lieu de mentionner que les auteurs de ces racontars ont oublié de signifier que leur histoire relève de la fiction pure et pire.
*La Décentralisation tout sauf une invention de Me Ruberwa*

L'on veut faire croire aux gens que Me Ruberwa n'a d'yeux que pour le Ministère de la Décentralisation pour soi-disant satisfaire des supposés besoins de cessession oubliant qu'on ne décide pas d'être Ministre, mais on est nommé ministre donc on n'a pas le privilège de choisir où on veut être affecté. En outre, ce n'est pas comme s'il détenait un record de longévité ministérielle, il n'est là que décembre 2016. Les annales renseignent que plusieurs personnes ont défilé avant lui au Ministère de la Décentralisation. Dans cette logique, peut-on déduire que tous ses prédécesseurs avaient des agendas cachés vu que l'on veut faire croire à l'opinion que Décentralisation et Balkanisation sont comme les deux faces d'une médaille.

A Ruberwa déjà condamné dans les réseaux sociaux
Le fait que l'interpellation initiée par le député Muhindo Nzangi à l'encontre du Ministre de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles soit largement partagée sur les réseaux sociaux, ne signifie pas que le Ministre Ruberwa a tort et que le député Muhindo a raison comme l'atteste le Parquet près les réseaux sociaux. Aussitôt que le bureau de l'Assemblée Nationale aura saisi le Ministre de la Décentralisation et Réformes institutionnelles, il s'y rendra volontiers et saisira cette opportunité pour éclairer l'opinion tant nationale qu'internationale sur la question relative à la commune de Minembwe au sujet de laquelle, il ne se reproche rien. En attendant, l'homme serein et imperturbable comme il en a l'habitude.
*Cellule de communication du Ministère de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles*

Friday, October 9, 2020

COMMUNIQUÉ À LA PRESSE*

Minembwe, October 08th, 2020

L'organisation (A.P.J.T, en sigle),a suivi avec vive attention les déclarations de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo, concernant l'annulation de l'installation des animateurs de la  commune rurale de Minembwe dans la province Sud-Kivu, animateurs installés le lundi 28 septembre dernier,par les autorités habiletées du gouvernement de la RDC.

 Certes,Tshisekedi, Président de la République ,chef de l'État, garant des toutes les institutions du pays, a le droit de suspendre une activité qu'il juge inopportune, mais, l'A.P.J.T, émet des inquiétudes assez sérieuses relatives du dossier MINEMBWE, évoqué par notre Président.

*INQUIÉTUDES DE L'A. P.J.T*

1.Comment un Président peut annuler une installation faite par son gouvernement,faite en bonne forme?

2. Le Président a dit,( je ne peux pas laisser le peuple surtout le mien  en danger). Alors, où va le Président élu qui est formellement dans ses  fonctions jusqu'à l'installation d'un autre Président, quel peuple laisse-t-il en danger ? Certains leaders trompent les membres de leurs tribus que ce sont que le Président a mentionné aux détriment des autres.

3. Notre Président de la République a ensuite dit, je cite que dans la région (donc Minembwe), il y'a  *un conflit latent*, non non mon Président, depuis 2017,dans les hauts plateaux de Minembwe, il y'a des massacres génocidaires contre une tribu, un groupe humain BANYAMULENGE, entouré de 9 autres non visés, massacres perpétrés par les Mai mai mêlés avec  3 groupes armés étrangers BURUNDAIS et souvent nos FARDC portent un appoint important à ces derniers dans les tueries et razzias des vaches.

4. Les limites de la Commune de Minembwe, ne dépassent pas le territoire de Fizi comme certains politiques anti- Banyamulenge le prétendent.

*CONCLUSIONDE L'A.P.J.T*

L'A.P.J.T craint que pour des fins électoralistes de 2023, notre Président de la République a été poussé à céder aux pressions des politiciens anti-Banyamulenge, et qu'à partir de son discours les massacreurs de ces  derniers seront beaucoup plus enthousiasmés de l'exécutent davantage.

L'A.P.J.T, réalise que le discours de notre Président au lieu d'apaiser les tensions les exacerbe plutôt,elle exhorte notre Président de faire un discours de rassurer à toutes les populations du sud du Sud-Kivu, la paix et sécurite.

L'A.P.J.T, remercie les tribus qui continuent à vivre en cohabitation pacifique,sans la moindre querelle.

Fait,vendredi 09.10.2020.

ACTION POUR LA PAIX, LA JUSTICE ET LE TRAVAIL* .(A.P.J.T)
*+243 998 25 38 49*

*Me BUKURU NTWARI WA N*

Président de l' APJT.

Monday, October 5, 2020

Lettre à Justin Bitakwila

*Etes-vous détenteur d'un doctorat ou homme de la rue?*

Je commence à avoir l'impression que le fameux Docteur Bitakwira finira par se deshabiller et courir tout nu en plein jour à cause de la haine qu'il a contre les Banyamulenge et l'installation de la commune de Minembwe.
Monsieur Bitakwira, je vous demanderais d'aller doucement et prudemment! Vous ne pouvez pas barrer la route lorsque le Tout-Puissant est en train, magistralement, d'accomplir ses desseins. Qu'est-ce que vous n'avez pas fait pour déraciner les Banyamulenges de la terre de leurs ancestres? Sans honte et sans peur et devant le camera, vous vous êtes permis de désigner, avec beaucoup d'affection et du fanatisme, les Maimai par le nom de *Baguruguru bangu*. C'est vrai, personne n'a osé condamné ce language mais, tõt ou tard, l'histoire vous le rappellera.
Vous avez deployé toutes vos forces pour detruire les Banyamulenges et avoir un Congo sans Munyamulenge. Mais Dieu qui est le Maître au dessus de tout s'est énergiquement acharné contre ce plan maléfique. Il a utilisé des jeunes civils du nom de Twirwaneho (Protegeons-nous, défendons-nous) pour déjouer tous vos manoeuvres diaboliques contre son peuple. Vous devez être le seul docteur en RDC qui n'a pas honte de dire devant le camera que tout Munyamulenge qui ne parle pas la langue Fuliiru ou Kibembe est venu hier. Il est venu d'où? Il est allé oú? Il a trouvé qui? Dites'moi Monsieur, si du moins vous êtes honnête, tout mufiliru qui ne parle pas Kinyamulenge est venu fraîchement du Burundi ou de l'Ouganda? Le fait de parler l'une des langues locales est un signe indicateur de la citoyenneté d'un peuple? Monsieur Bitakwira, vous devez être le seul congolais détenteur d'un diplõme de doctorat mais qui ne connaît pas l'histoire de son pays. Vous êtes le seul qui ne lit pas la constitution et qui ne peut pas la comprendre. Monsieur Bitakwira, ne savez-vous pas que les Banyamulenges sont là avant la tracée  des frontières? Ne savez-vous pas que les Banyamulenges sont les premiers habitants des hauts-plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira?
A gorge déployée, vous levez votre voix pour dénoncer l'installation de la commune de Minembwe. Tant mieux! Mais où étiez-vous  lorsque des milliers de victimes banyamulenges mouraient sauvagement et injustement? Oú étiez-vous lorsque les femmes innocentes étaient éventrées et démembrées? Où étiez-vous lorsque des milliers de villages partaient en flame et laisser la population innocente désespérée et sans abri? Oú étiez-vous lorsque des milliers de vaches étaient razziées et laisser la population démunie de tous moyens financiers? Je le sais bien! Vous avez ri aux éclats quand tous ces événements se battaient sur les Banyamulenges mais alors en votre qualité de politicien et notable du Sud-Kivu, il fallait rester collé sur le livre de la déontologie et unifier les communautés locales et leur permettre de vivre en parfaite harmonie. La commune de Minembwe n'appartient pas aux seuls Banyamulenges. C'est le patrimoine de tous les congolais. En tout cas je déplore votre comportement qui a visiblement été et est toujours celui  d'un villageois pour ne pas dire illetré qui n'a pas foulé son pied sur le banc de l'école. Permettez-moi de vous dire que vous n'êtes pas différent d'un homme de la rue. Votre cerveau est frappé d'une cécité qui ne vous rend incapable de lire correctement les événements et comprendre les signes des temps. J'ose vous dire et vous réitère, Monsieur Bitakwira, qu'un docteur n'est pas n'importe qui. C'est un flambeau, éclaireur de la société. C'est un rassembleur, un pacificareur, un bâtisseur, un unificateur. Il voit plus loin que son nez. Il est au dessus de la mêlée. Il n'est pas un semeur des troubles. Il ne crée pas le désordre. C'est une boîte à solutions et ne peut en aucun cas créer la désolation parmi les siens.
Je vous invite, Monsieur Bitakwira, à la retenue et à faire un examen de conscience si du moins vous êtes détenteur d'un diplôme de doctorat.

Pour terminer, je voudrais vous dire, Monsieur le Docteur (?) Bitakwira, vous dire qu'il faut toujours faire attention avec le temps. Il change tous les matins et change tous les soirs. Les Français disent que tous les jours ne sont pas Dimanche. Celui qui rit aujourd'hui pleure demain. 
Soyez toujours le soldat du peuple et ne l'abandonnez jamais. Un changement de comportement et de mentalité vous permettra de militer pour l'excellence et être à la hauteur du diplõme de doctorat dont vous êtes le détenteur.

Merci bien!

R. M. Osee