Sunday, January 30, 2022

CRI D'ALARME AU GOUVERNEMENT CONGOLAIS ET MONUSCO

Bibogobogo, le 28/01/2022

CRI D'ALARME  Adressé :

au gouvernement congolais à Kinshasa,
Au  gouvernement provincial du Sud Kivu à Bukavu, 
A La MONUSCO, et la communauté internationale


Préambule.

              Du 13 au 15 octobre 2021, tous les villages de Bibogobogo ont été complètement détruits par les maimai Bilozebishambuke, Yakutumba, Ebuela Mutetezi et Red-tabara (rebelles burundais) ayant une position à Mulongwe/Sebele. Ce plan était directement géré par le colonel Katembo Honoré, commandant sous-secteur FARDC à Fizi. Cette opération a exigé une relève des unités FARDC qui protégeaient la contrée et on y a laissé seulement sept militaires. Cette décision a été prise par le Gen.Mukalay, commandant Sokola II du sud du Sud Kivu. Moins d'une semaine, l'attaque a été faite avec toute quiétude par les groupes armés cités plus  hauts. Ils ont été domptés des équipements par le colonel Katembo Honoré.

Situation Actuelle

  Des renseignements  précis font étant d'une seconde grande attaque contre les déplacés banyamulenge de Bibogobogo par le groupe armé Bilozebishambuke dirigé par Naluhogola qui vient de remplacer Assani Mbakani, en coalition avec groupe armé Yakutumba, Groupe armé Ebuela Mutetezi, et le groupe armé étranger burundais dit Red-tabara dirigé par Ndikumana Albert en territoire de Fizi.

A six kilomètres de Bibogobogo dans le village de Kalele, le groupe armé Yakutumba et autres sont dans les préparatifs de cette attaque. Le colonel Katembo Honoré commandant sous-secteur FARDC à Fizi, qui vient de Kinshasa pour une mission de service vient de le dompter des équipements militaires nécessaires pour cette opération.

La dernière opération du 26/1/2022 effectuée par Toronto et Felly (bras droit de Yakutumba) était un essai pour apprécier la situation actuelle sur terrain.

Cri D'alarme

    La Nouvelle Société Civile de Bibogobogo en sigle "NSCB", demande au nom des déplacés banyamulenge de Bibogobogo une protection optimale car sans cela vous allez constater les dégâts et crimes contre l'humanité et crime de Génocide. Les groupes armés cités et le tireur des ficelles sont déterminés à réaliser cette mission, de qui on ne sait pas. Cette population bien que détestée pour raison des faciès a droit à la Vie.  

Fait à Bibogobogo, le 28/01/2022.

Pour la Nouvelle Société Civile de Bibogobogo,

Rusamira Gisore Jean Claude.

*Le Coordonnateur*

Saturday, January 29, 2022

ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ A MINEMBWE

Bukavu, samedi le 29 janvier 2022

CE QUE TU NE SAVAIS PAS DE MINEMBWE, SUD-KIVU

Les dernières attaques des rebelles Maimai remontent à dimanche 19 décembre 2021 à Kalingi et Monyi. Suivies de la toute dernière de Kivumu menée le 02 janvier 2022 . Depuis , Minembwe est en paix . Et pour la population harassée de la guerre le presque un mois sans les hostilités équivaut à une éternité. Quand vous les entendez parler de cette " très longue durée " avec emphase et extase , les larmes
coulent aux yeux . Instinctivement .
Je sortais mon mouchoir en cachette et m'essuyer. Très peu d'entre eux comprenaient mon geste. D'autres , les femmes la plupart des fois , n'hésitaient pas de me poser ouvertement la question : qu'est - ce qui te fait pleurer Jean scohier? Je baissais la tête et ne répondais pas .
Un agronome remarqua et comprit . Et pour me rassurer il poursuivit : Non , il faut que tu comprennes beauf, pour le moment et avec l'avènement du général Opio les choses ont radicalement changé. Il a permis la défense locale( balala rondo) de s'installer sur les collines surplombant Minembwe. Ces gens mènent jour et nuit des patrouilles et bloquent complètement les incursions des terroristes maimai qui viennent tuer, voler , violer , détruire.
Dans le centre de Minembwe tout le monde ne peut malheureusement accéder à un terrain pour cultiver son champ. Nous avons profité de la présence de ces jeunes qui nous protègent, chacun rentre chez soi , dans le village qu'il a fui pour cultiver. Ça se fait à Kabingo, Ruziba, Monyi, Kivumu, Rutigita voire Kahwera. Nous partons très tôt matin , on travaille un bon nombre d'heures , puis subitement , à un signal donné la garde vous dit de stopper et rentrer à la maison .
La diaspora nous a beaucoup aidés , dites leur tous nos remerciements. Actuellement nous vivons les produits de notre récolte. Vous mangez les maïs n'est-ce pas ? Je fis un signe de tête pour acquiescer.
L'agronome ne tarit pas d'éloge; oui c'est ça à Minembwe nous sommes bien et l'avenir est plein d'espoir. Je le regardais les yeux dans les yeux, et m'efforcer de diminuer ma surprise et mon étonnement de constater qu'un droit à la vie devienne une aubaine . Ces affirmations particulières ne faisaient que renforcer mon impuissance. Me sentant ridicule de ne pouvoir pas leur venir en aide en quelque nature que ce soit .
Initialement mon séjour était prévu de 3 jours, du mercredi 19 janvier au samedi 22. . Mais j'ai dû reporter puisque j'aimais rester à côté de ces hommes et femmes quand ils vous disent leur détermination.
La guerre va bientôt finir, disent -ils. Nous ne quitterons pas ce pays. La terre de nos ancêtres. La souffrance nous a rendus insensibles et nous nous battrons contre quiconque viendra nous faire la guerre jusqu'à la dernière goutte du sang. Franchement, à les voir et les entendre parler , vous avez en face de vous des gens déterminés et furieux. Et ce qui étonne davantage il n'y a pas de différence dans le langage entre hommes habituellement combatifs et femmes souvent peureuses. Tous vous parlent avec la même énergie, le même zèle, même sentiment de bravoure. Le mental intact. À
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tel point que l'un d'eux m'a interpellé un jour ; monsieur, si on te donne notre salutation c'est parce que nous te connaissons. Comme pour vouloir me dire si tu nous combattais tu ne sortirais pas d'ici .
ET CEUX QUI LES COMBATTENT NE MANQUENT PAS
Nous levons notre voix pour dire à tout celui qui oserait d'aller torpiller la fragile tranquillité en cours à Minembwe de revenir sur sa décision. Sous peine des malédictions divines et des sanctions collectives . Nous le combattrons tous et ne nous vaincra pas tous . Minembwe est une zone sur militarisée. Outre le quartier général du 12ème brigade dans le centre Madegu, toutes les voies de sorties sont quadrillées par des unités d'élite commandos FARDC : À Kakenke, Kabingo, Kiziba, Ilundu c'est à dire tous les 4 points cardinaux sont bouchés .
On se pose naturellement la question de savoir pourquoi le même dispositif n'existe pas chez les babembe Mai-mai de Lulenge, à Milimba chez les Mai-mai fuliru Biloze bishambuke etc . La réponse est simple. Ils ne sont menacés par personne.
Qu'on ne cherche pas à nous aveugler les yeux par des discours haineux et partisans selon lesquels les Twirwaneho combattent les FARDC . Il ne l'a jamais fait et ne le fera jamais malgré leur appui avéré aux Mai-mai. Les banyamulenge restent confiants et fidèles au gouvernement de Son Excellence Félix TSHISEKEDI. Eux qui savent l'importance de l'adage selon lequel le roi tue ton père et épouse ta mère. Ils ne rêveront jamais un jour de combattre le pouvoir. Nous n'avons ni la volonté ni la force pour le faire . Nous sommes minoritaires et nous nous connaissons comme tels .
N'éventez donc pas des prétextes pour faire la guerre aux gens assoiffés de cultiver la terre pour leur survie . Le sage général Opio a su se maintenir où les autres ont échoué. Gardons le statu quo tel qu'il est présent à Minembwe.
Aujourd'hui on cultive chez soi grâce à Twirwaneho et la liberté que leur accorde le général . Demain on y retournera pour vivre . Voilà qui doit être fait , encouragé, soutenu par tous les banyamulenge et non banyamulenge.
Du moment que les opérations militaires contre le Red Tabara et ses alliés maimai vont bon train à Rurambo, gardons les efforts de paix à Minembwe c'est le cœur de notre siège sans lequel tout peut s'effondre à la minute.

Par .
Jean Jean scohier MUHAMIRIZA
Président du comité SHIKAMA/Bukavu



Friday, January 7, 2022

Cri d’alarme contre Claude MISARE, député genocidaire


Minembwe le 07, Janvier 2022

Aujourd'hui, une fois encore le Journal Minembwe  envoie un signal très fort à Kinshasa et à la communauté internationale  pour lancer encore un cri d'alarme pour faire cesser les atrocités contre les Banyamulenge en RDC" a commenté dans un communiqué l'éditeur en chef du journal Minembwe dénonçant haut et fort les actes des barbaries que subissent la population Banyamulenge à l'Est de la RDC par ordre de Déshonnorable députe Claude MISARE. 
Ce député criminel continue  les démarches criminelles à Uvira où il continue d'inciter la population à la haine et au genocide contre les Tutsis Congolais, en l'occurrence les Banyamulenge. 

Les députés Congolais dont le soit disant "honorable" Claude Misaro et Bitakwira ( ex-Ministre) continuent à intoxiquer la population du Sud Kivu en appelant les jeunes Bafulero à prendre des armes et chasser les Banyamulenge dans le Sud Kivu ce qui constitue un grand risque sérieux de génocide déjà en exécution depuis 2017 contre la minorité Banyamulenge en RDC, au moment où les violations des droits humains par les groupes armés Mai Mai sont de plus en plus dénoncées par toutes les organisations des droits humains.

Cet élu, qui figure parmi les extrémistes et tribalistes politiciens congolais est responsable de pérenniser les conflits ethniques à l'Est de la RDC. Il comptait initialement faire chasser les Tutsi Congolais  par tous les moyens nécessaires y compris le crime de génocide dont il se rend coupable à ses yeux. 

Selon certains observateurs, on se demande comment "dans un pays où il ya absence totale de l'état où ces anarchies peuvent être accepter. Comment on dépense l'argent pour combattre les groupes armés au moment le  député comme Misare à Kinshasa met le pays en feu il mobilise sa communauté les Bafulero à tuer les Banyamulenge". Nous appelons les dirigeants des grandes puissances et ONUSIENNES à appelé la RDC  à cesser les crimes contre l'humanité exécutés par son armée la FARDC et à respecter les droits humains et libertés fondamentales de la minorité Banyamulenge  dans la région du Kivu ainsi que les droits et libertés de circuler librement sur toute l'étendue de leur pays, la RDC.  

C'est connu de tous que la RDC est un pays faillite et que ses dirigeants ont échoué à leurs responsabilités de protéger la population à risque d'extermination. À moins que la communauté internationale veut à l'unanimité sacrifier cette population à risque d'extinction; sinon, l'ONU doit trouver une autre solution radicale pour la paix et sécurité durable pour la minorité Tutsis congolais. Le droit à l'autodétermination reste la seule alternative pour assurer l'avenir de ce peuple en danger. Moralité exige et le droit à la protection demande que cette alternative de derrière recours soit mis en accomplication si on ne veut pas assister à une unième genocide dans la region des grands lacs. 

Par Achim M

Pour le Journal Minembwe 

Friday, December 31, 2021

COMMUNIQUE DU GROUPE D’AUTODEFENSE CIVILE TWIRWANEHO


1. VERITE SUR LES ATTAQUES DE KAMOMBO

Depuis ce lundi, 27 décembre, les réseaux sociaux et le porte-parole de l'opération Sukola II Sud Sud-Kivu, parlent d'une prétendue attaque de Twirwaneho contre les positions des FARDC basées à Kambombo. En réalité, et comme d'habitude, Twirwaneho n'a pas attaqué et n'attaque jamais les positions des FARDC. C'est plutôt les attaques des Maïmaï appuyés par les FARDC contre les civiles Banyamulenge qui ont dégénéré.

En effet, selon les sources militaires et civiles, le Commandant du 121ème bataillon basé à Mikenge, le Col André Ekembe, a préparé avec les Maïmaï, des attaques simultanées sur différents axes contre les villages Banyamulenge. Ces attaques ont été menées par les Maïmaï Bishambuke et Yakutumba, à l'avant- plan, appuyés en armes et munitions par le bataillon du Col Ekembe. Des preuves matérielles, y compris des messages audios sur les préparatifs, tant tactiques que logistiques des attaques circulent sur les réseaux sociaux, témoignant de cette complicité.
En date du 26 Décembre, ces attaques ont effectivement eu lieu, l'une à Kivumu, dans les périphéries de Minembwe et l'autre à Nyamara dans Kamombo. Toutes ces attaques furent repoussées par l'autodéfense Twirwaneho. Celle de Nyamara dégénéra car les Maïmaï, après avoir tué un berger munyamulenge répondant au nom de MUTABERA GAHIRIMA et ravi une dizaine des vaches, se sont repliés dans les camps des FARDC. A la poursuite de leurs vaches et des Maïmaï, les membres de la force d'autodéfense Twirwaneho sont entrés en collision avec les FARDC mixés aux Maïmaï.

Tout en regrettant les pertes en vies humaines de tous les côtés, nous condamnons et dénonçons fermement la collaboration des FARDC avec les Maïmaï visant à détruire les villages, à piller les vaches et à chasser les banyamulenge de leur milieu.
Par ailleurs, nous tenons à dénoncer les calomnies en forme de manipulations médiatiques, mensongères et récupérations politiques concernant d'éventuelles mutilations par les forces d'autodéfense Twirwaneho de certaines personnes tombées sur le champ de bataille. Des acteurs impartiaux travaillant dans le secteur, tels que la Monusco qui a assuré le transport des corps, peuvent témoigner de la fausseté de ces allégations ! Cette manipulation qui n'est pas la première, vise à servir de prétexte pour poursuivre les meurtrières attaques contre les Banyamulenge. On se souviendra de l'attaque et destruction des villages des Banyamulenge en août 2021 sous prétexte que les Twirwaneho travaillent avec un groupe terroriste. Il n'est pourtant secret pour personne que c'est sont plutôt les FARDC de l'opération Sokola II qui hébergent les rebelles Burundais de Red-Tabara car, utilisés en renforts des Maïmaï pour déraciner les Banyamulenge.

Cette manœuvre de désinformation et manipulation de l'opinion est désormais une nouvelle arme de guerre dans l'arsenal des FARDC pour parfaire le projet d'extermination des Banyamulenge. On se souviendra qu'en août 2021, les FARDC avaient attaqué Kamombo sous prétexte que les Twirwaneho étaient en coalition avec un mouvement terroriste étranger. Pur mensonge cousu du fil blanc. Une autre raison à ce montage est le fait que les FARDC cherchent
 
à masquer leur faiblesse à protéger le major Joseph Kaminzobe dont le tragique assassinat a jeté un discrédit sur ces derniers. Rappelons que le regretté a été lynché, brûlé vif et sa chair mangée par les notables et la population de Lueba alors qu'il voyageait dans une ambulance en compagnie de ses camarades d'armes dont son chef hiérarchique. Aucun coup de feu n'a été tiré. Un opprobre que les FARDC cherchent à faire oublier.

2. UN ASSAUT SUR MINEMBWE SE PRÉPARE

Après ces attaques Maimai et FARDC contre les civils de Kamombo, les informations crédibles et recoupées des sources indépendantes en notre possession renseignent que le Col Ekembe vient d'appeler et de rassembler les Maïmaï de tous bords, pour un assaut final contre Minembwe et le camp de déplacés Banyamulenge de Mikenge.
Les sources renseignent que ces attaques seront dirigées par le général Maïmaï Yakutumba et vont impliquer les groupes Maimai Kakobanya, Zela Mbuma, Jimmy.
Le colonel Ekembe a livré 8 fusils mitrailleuses (PKM) et 94 boîtes des minutions pour cette opération.
Nous informons l'opinion nationale et internationale que le génocide de Banyamulenge longtemps décrié est à sa phase terminale. Les commanditaires et exécutants de ce plan macabre étant les généraux Muhima Dieudonné et Yav Philémon, ainsi que le Colonel Ekembe André, respectivement ancien commandant Brigade basée à Minembwe, commandant de la Zone de Défense Est et le commandant du 121ème bataillon des FARDC en coalition avec les Maïmaï.

Une fois encore, nous implorons notre gouvernement à mettre fin à cette meurtrière alliance FARDC- Maïmaï et qu'il protège toutes les populations des Hauts Plateaux.
Nous demandons à la communauté internationale d'intervenir avant que le pire n'arrive.

Fait à Kamombo, le 31/12/2021

Pour le groupe d'auto-défense civile Twirwaneho
KAMASA NDAKIZE WELCOME Coordinateur
 

Saturday, December 11, 2021

Les Extrémistes Congolais deviennent des Cannibales! Où va la RDC?

Incroyable, mais vrai: les tribalistes Kivutiens commence les pratiques de cannibalisme contre les Banyamulenge après avoir échoué leur plan genocidaire! 

La mort meurtrière du major Joseph Kaminzobe par les Bembe de Lueba en complicité avec ses collègues de la FARDC dont son chef direct s'ajoute à une sélection des catégories de population Banyamulenge à exterminer. Les bourreaux arrivent jusqu'au traitement des cadavres de leurs victimes dont non seulement ils brûlent, mais aussi mangent aisément comme l'on mange la viande normale. 

Le Major Joseph était un officier militaire dans l'armée congolaise dont sa grande responsabilité n'était que la protection des civiles et leurs bien. Mais, pour les tribalistes congolais dont la mission idéologique est devenue l'extermination et l'épuration ethnique des Banyamulenge, même les militaires Banyamulenge ne sont plus épargnés. 

Que peut-il y avoir d'ordinaire dans la politique génocidaire des autorités congolaises dont l'activité principale et quotidienne est tout entière tournée vers le meurtre à grande échelle de ses congénères ?

Au Congo, on a besoin des psychiatres et anthropologues qualifiés afin de nous donner une réponse explicative sans détour concernant un agenda militaire et politique de ceux qui dirigent la RDC et consentent à une violence extrême jusqu'au point où les gens tuent et mangent les victimes à cause de leur morphologie et appartenance ethnique et s'en font les exécuteurs directs. 

Rappelons clairement que la politique genocidaire des officiers pervers congolais et leurs monstres milices Mayi Mayi est simplement animés d'une haine à l'outrance contre les Banyamulenge jusqu'au sommet de l'état d'exécuter l'épuration ethnique contre les Banyamulenge dans leur pays. 

Pour les naïfs d'entre nous qui croient toujours en leur soit disant gouvernement, il faut comprendre que le soit disant gouvernement congolais n'est pas même intéressé de conduire une enquête minutieuse, rigoureuse, et impartiale sur l'assassinat ciblée de leurs officiers afin de mettre les criminels hors état de nuire, car c'est justement leur agenda politique contre les Banyamulenge. Quand c'est les Banyamulenge qui sont victimes, ça devient automatiquement silence radio. Mais il faut avouer que cette politique genocidaire contre les Banyamulenge arrive à l'apogée. 

Il faut aussi admettre que le pire danger épouvantable que le président Tshisekedi a instauré en RDC c'est de donner le pouvoir absolu aux extrémistes tribalistes Mayi Mayi en uniformes de l'armée nationale afin d'obtenir une popularité à l'Est du pays. 

Toute personne rationnelle et avertie sait que le gouvernement congolais a opté a priori la politique à caractère « inhumain » des meurtres de masse. 

Ici il faut souligner que malheureusement le président Tshisekedi a accepté d'apporter son concours aux régimes les plus dévastateurs de l'histoire récente de la république. Le pays continue d'être de plus en plus ingouvernable et sanglant. Mais les voisins et grandes puissances jouent le jeu des sourds-muets à cause des intérêts que leurs offrent le président touristique Mr. Tchilombo. 

En plus du danger politique, nous avons à faire à non seulement un genocide contre Banyamulenge en cours depuis début Avril 2017, mais aussi une crise morale et sociologique qui nécessite déployer une anthropologie générale capable de cerner au plus près les conditions sociales et politiques qui justifie comment un officier militaire peut organiser la meurtre même de son subalterne soldat de l'armée gouvernementale à cause simplement de leurs facieces et les brûler vifs au su et au vu de tout le monde! Tel était le cas avant hier à Lueba où un officier militaire ( Major) fût trahi par son supérieur et collègues et livré aux milices Mayi Mayi alors qu'il était tranquille dans un véhicule avec les autres. 

Le major Joseph Kaminzobe est un autre victime directe de la politique genocidaire hypocrite de Tshisekedi qui arme les extrémistes politiciens et , les milices extrémistes tribalistes alors qu'il chante la chanson de la paix. 

La discrimination et tracasseries des Banyamulenge reste continuellement monnaie courante et avec plus de force encore et il s'agit des violences les plus extrêmes comme le sont les exterminations de masse Banyamulenge de hauts plateaux est très documenté. 

Il sied de souligner aussi que les comportements, les symptômes et les silences des bourreaux tant politiciens que militaire congolais sur la politique genocidaire envers Banyamulenge est également très bien documenté. 

Thursday, November 18, 2021

ATTENTION À l 'intoxicateur Bitakwira

*Les Banyamulenge ne sont pas des criminels ni des Banyarwanda comme le prétend faussément l'intoxicateur Bitakwira.*
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Dans un long audio sur l''attaque de Mikenge, l'intoxicateur Bitakwira accuse les Banyamulenge être à l'origine de cette attaque sans même attendre qu'une enquête indépendante et impartiale ait déterminé les auteurs de cette attaque. 

Nous dénonçons fermement cette attaque ignoble tout en  compatissant avec les familles victimes.

Mais aussi, nous voudrions souligner que les discours de Bitakwira à l'égard des Banyamulenge sont bien connus, car il ne cesse de les accuser d'être les auteurs de tous les massacres qui se sont commis en RDC; des étrangers Banyarwanda qu'il a vu venir dans les années 1960 et qui auraient l'ambition de balkaniser la partie Est de la RDC.

Sans nous attarder sur toutes ces allégations futiles, nous voudrions signaler à nos lecteurs que les Banyamulenge en tant qu'une communauté minoritaire et pacifique, elle n'a jamais entrepris, depuis que la RDC existe,  une démarche visant à déstabiliser ni une seule communauté voisine ni même le pays. Et tout ce qui ce qui se dit à leur sujet ne sont que des machinations politiciennes destinées soit à utiliser leur identité à des fins égoïstes soit à les effacer sur le territoire de la RDC, comme c'est le cas actuellement.

Par rapport à leur situation des étrangers en RDC, Réné Loons, l'ancien Administrateur belge, Réné Loons, p.9 reconnaît que l'entrée des Banyamulenge sur le territoire actuel de la RDC s'est réalisée vers  *1746-1802* sous le règne du roi Kahindiro du Rwanda.

À cette époque, au niveau de la chefferie de Bafuliru, Kalemera, un hutu originaire du Rwanda était chef à Lemera, l'actuel chef-lieu de la chefferie de Bafuliru. Et c'est probablement de lui que ce lieu tire ce nom, et même le clan de Balemera, un des clans Bafuliru, serait issu de ce chef originaire du Rwanda (document P. Muzaliwa, Conseiller de la chefferie des Bafuliru en 1986).

Et selon Jacques-Marie François, pp. 65-66 l'établissement des ancêtres Banyamulenge à Mulenge jusque dans la partie supérieure de la rivière Sange s'est réalisée sous le règne de mwami de Bafuliru Lwame, probablement avant 1880.

Nous tirons cette hypothèse du fait que le premier Munyamulenge qui s'est installé à Galye en chefferie actuelle de Bavira en 1881 (Weis, p.118) est Ntegetsi, fils de Kaila Sagitwe (le 1er chef Munyamulenge), et demi-frère de Bigimba. Il venait problement de la chefferie de son père à Mulenge et non à Kakamba, qui est le premier site d'établissement des Banyamulenge sur le territoire actuel de la RDC vers 1746-1802.

Réné Loons, p. 9 confirme cette hypothèse de l'établissement des Banyamulenge à Mulenge à l'époque du chef Fuliru Lwamwe alias Mbakwe, et désigne même les entités qui étaient coutumièrement administrées par les chefs Banyamulenge sous l'autoritité des chefs Kaila Sagitwe et Kaila Bigimba. Il s'agit en effet des entités ci-après:

1) Sange-Kigoma: chef Rukalisa (fils de Kaila);
2) Muhanga: Nirimuhanga;
3) Katiaso: Kitimbwa;
4) Mulenge: Mutayega;
5) Kigushu (Lemera): Ngenganie;
6) Mutunda: Shebabukwa;
7) -Kwikabiro: Kasambi;
8) Kihande: Bushembe.

Cette chefferie coutumière des Kaila sera supprimée par le décret du 5 décembre 1933 conformément à la lettre circulaire du 8 novembre 1920 du Ministre L. Frank. Et c'est à cette époque qu'elle a été intégrée dans la chefferie de Bafuliru.

En d'autres termes, dès l'établissement des ancêtres Banyamulenge à Mulenge et dans toutes les contrées supra-citées autour des années 1800, Mulenge a été leur *quasi-capitale*(voir Koen Vlassenroot, p.20).

Par conséquent, le choix du nom de  Banyamulenge  par les membres de cette communauté n'est pas *arbitraire et ne constitue même pas une tricherie historique,* comme le laisserait penser l'intoxicateur Bitakwira. Au contraire, elle tire son origine de la présence historique prolongée de leurs ancêtres à Mulenge et même de l'autorité coutumière autonome qu'ils y ont exercée jusqu'à à la suppression de leur chefferie en 1933.

*Les Banyamulenge dans la partie de la chefferie actuelle de Bavira*
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Au niveau de la chefferie actuelle des Bavira, les ancêtres Banyamulenge y ont érigé autours des années 1881 à 1884 (Weis, p.118) les circonscriptions indigènes de: Galye, Munanira, Kishembwe et Kalonge-Kataka, qui constituaient le Groupement de Budulege qui fut supprimé en 1953. Au niveau de ce groupement, les Banyamulenge représentaient 86% de la population totale.  (Weis, p.117).

Un extrait du registre de Baptêmes de la Paroisse catholique d'Uvira confirme la présence des Banyamulenge au niveau de ces entités à cette époque. Car ce document révèle que le chef Koroli (Corolus) Mushishi est né à Ishenge (village du groupement de Budulege) en *1895.*

Dans le même ordre d'idées, Réné Loons, p. 9 renchérit en montrant les principales entités coutumières qui étaient admnistrées par les chefs Banyamulenge au niveau de l'actuelle chefferie de Bavira, notamment:
1) Mukavugwa: chef Ruhereka (Rwiyereka);
2) Kishembwe : chef Budulege;
3) Shanga (Kataka): chef Sebasamira;
4) Kutshito: Muyengeza;
5) Mwigalie: Nyakabobo;
6) Mukatimuka: Musoso;
7) Munanira: Bururu.

*Dans la partie du territoire de Fizi*
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Signalons d'abord que selon Moeller pp.46-47, le premier clan Babembe à atteindre le territoire de Fizi est celui de Basikalangwa. Et l'époque de son arrivée dans ce milieu est située en 1780. Donc presque à la même période que Banyamulenge dont l'arrivée sur le territoire actuel de la RDC est située à 1746-1802.

L'annexe de l'Arrêté no 15 du du 6 août 1937 portant création du secteur Tanganika nous montre trois circonscriptions indigènes qui étaient coutumièrement administrées par les chefs Banyamulenge, notamment:
1) Lulimba: chef Lutambwe;
2) Kungwe : chef Moasha;
3) Kabungu: chef Sebasasa.

En effet, la tradition orale crédible atteste que le nom de Fizi provient de la réponse que le chef Sebasasa a donnée à l'administreur belge qui voulait connaître le nom des animaux qu'ils avaient trouvés au niveau du site actuel du territoire de Fizi, en lui disant en Swahili que ces animaux étaient des *Fisi*, ou *hyène.* en Français.Et suite à cette réponse du chef Sebasasa, le nom de Fizi a été donné à cette l'entité administrative.

*Au niveau du territoire de Mwenga*
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Le procès-verbal d'expropriation des terres indigènes du secteur d'Itombwe de 1953, nous montre les noms des trois chefs Banyamulenge qui ont été sollicités pour la cession de leurs terres coutumières au profit des sociétés belges d'élevage bovin CFL et SAAK. 
En effet, ces chefs et leurs entités coutumières sont:
 
1) *Chef Muhiri*: entité de Tulambo qui regroupait les villages de Bijanda, Rwamakila, Kuhimbogo, Luhemba et Sekalenga;
2) *Chef Sebasasa*: entité d'Itara qui regroupait les villages de Mahelelo, Ruminiko, Kahango, Kahamba, Lukwiza et Mbakula;
3) *Chef Sebihunga*: entité d'Ilundu qui regroupant les villages de Bidegu et de Kalingi.

Ces trois chefs banyamulenge, avec le chef Mubembe Kilima de Tubangwa ont refusé les indemnités proposées par ces sociétés belges. Cela a valu à Semalinga, l'oncle paternel de chef Muhiri et à chef Kilima un emprisonnement de 6 mois au niveau du territoire de Mwenga. Malheureusement le chef Kilima y succombera de suite de maladie. Paix à son âme.

*Quant à l'occupation du territoire des hauts-plateaux par les Banyamulenge*
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Elle date des années 1880-1900. Et George Weis, p. 148, nous décrit cette situation en ces termes: "Peu avant 1900, quelques familles Tutsi, fuyant le Rwanda, traversèrent la Ruzizi, pénétrèrent au Congo et se fixèrent à Lemera, dans la chefferie des Bafulero; les descendants de ces émigrés gagnèrent la chefferie des Vira et y fondèrent les villages de Galye, Munanira, Kishembwe et Kalonge-Kataka, au-dessus des derniers villages Vira... _Dès leur arrivée, les Ruanda (Banyamulenge actuels) ont, en effet, orienté leur activité pastorale vers le plateau en dehors de champ d'intérêt de l'agricilture vira; ils y ont dispersé les gardiens et leur imense troupeau, 11.000 actuellement ( le livre est de 1959), et poussé quelques familles jusque dans la région de Luemba (Itombwe), soixante kilomètres au sud-ouest d'Uvira, largement au-delà de la limite de la chefferie,_ *mais toujours dans des zones auparavant inoccupées.*

Soulignons pour plus de précision que lorsque Weis parle des chefferies Vira ou Fulero, il se réfère à la situation de ces entités à l'époque de la rédaction de son ouvrage en 1959, lorsque ces entités étaient déjà créées par le colonisateur en 1928.

Mais, la période de l'occupation du plateau (hauts-plateaux) dont il est question, c'est celle de la fondation des villages de Galye, Munanira, Kishembwe, Kalonge-Kataka, Mukavugwa, Kutshito, etc. c-à-d vers la fin du 19ème. Et à cette époque, les subdivisions administratives actuelles en tant que telles n'existaient pas pour que les Bafuliru, Babembe, Banyindu et Bavira prétendent que les Banyamulenge se sont installés sur leurs terres ancestrales. Car, l'auteur a pris le soin de souligner trois vérités importantes à savoir:

1) l'activité pastorale en question a été orientée en dehors du champ d'intérêt d'agricuture Vira;
2) cette activité a été orientée largement au-delà de la limite de la chefferie vira;
3) elle était exercée toujours *dans des zones auparavant inoccupées.*

En d'autres termes, lorsque les  Banyamulenge ont commencé à occuper le territoire des hauts-plateaux:
1) il était vide ou inoccupé sur le plan humain;
2) il n'était pas administré par aucune tribu parmi celles qui se prétendent faussement autochtones de ce milieu;
3) Donc, ce territoire était sans maître (une terra nullius), *dont le premier occupant devient le maître incontesté.*

En effet, les pâturages permanents des  Banyamulenge au niveau du plateau ont été les sites d'établissement effectif de leurs familles dès qu'ils ont quitté les moyens plateaux à partir des années 1924 (Vlassnroot, p.20, 1938 (année d'arrivée de chef Muhire à Itombwe savane) et 1946-1947 (Weis, 120-121).

*Quant à la situation des Babembe à Itombwe*
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Moeller pp.46-47 parle de leur installation à Itombwe en 1770. Et Itombwe dont il est question c'est *Itombwe forêt* et non *savane.* Ceci s'explique par le fait que les Babembe étant principalement des chasseurs, leur mode de vie s'accomode plus à un milieu propice au gibier de chasse, dont la forêt constitue le milieu par excellence. Contrairement aux Banyamulenge qui préfèrent vivre dans des milieux savaneux à cause de leur activité pastorale.

Quant aux années d'arrivée des trois clans Babembe dominants à Itombwe savane, elles sont bien connues. 

En effet,

1) le premier clan Babembe à s' installer à Itombwe savane est celui de *Basikombo* sous la conduite de Sibwila, le père de feus Simon, Bichingini et Shandrack. Les membres de ce clan se sont installés à Kakuku en 1948 en provenance de *Bukungu,* et certains d'entre eux à *Kitopo* dans la forêt d'Itombwe;
2) le second est le clan de *Basimwenda* qui s'est installé à Tubangwa en 1949 en provenance de Luchweko et Kitibingi dans la forêt d'Itombwe. Il est dit que lors de leur arrivée à Itombwe, le véterinaire belge *Résimont* a falli les refouler vers la forêt, parce que craignait-il que leur installation dans ce milieu où étaient présents les éleveurs Banyamulenge allait provoquer des conflits suite à leurs activités conflictuelles d'élevage et d'agricuture; et 
3) le clan de Basimuniaka qui s'est installé à Kipombo en 1960 en provenance de d'Ibachilo et Ngomiyana dans la forêt d'Itombwe.

Quant aux chefs Banyamulenge Muhiri et Sebasasa et leurs sujets, ils s'y étaient déjà respectivement établis à partir de 1938 et 1939. Outre cet établissement effectif dans ce milieu au cours de ces années, les Banyamulenge l'exploitaient déjà dans le cadre de l'activité pastorale à partir les années 1920, lorsque leurs compatriotes Babembe vivaient paisiblement au niveau de la forêt d'Itombwe entrain de savourer les produits de chasse.

Ceci étant, la théorie de l'intoxicateur Bitakwira de la défense des terres ancestrales contre l'occupant étranger rwandais dit Munyamulenge ou celle de la balkanisation de ce milieu par ce dernier *est une théorie de diabolisation des Banyamulenge, afin de leur extermination.*

Car, en réalité ce sont les Banyamulenge qui sont les premiers occupants de ce milieu, avant les Babembe, les Bafuliru, les Banyindu et les Bavira qui revendiquent actuellement le territoire des hauts plateaux au prix du sang de leurs victimes.

C'est dans ce cadre que Jacques-Marie François Depelchin a écrit dans sa thèse de doctorat de 1974, p.32 que _"Les hauts-plateaux sont exclusivement habités par les Ruanda (Banyamulenge), des Tutsi pour la plupart._ Ci est là on peut trouver des petites communautés de Nyundu tels qu'à Mirambi et Bijombo.

Et c'est à juste titre que même le recensement de 1954 avait réalisé que les Banyamulenge étaient majoritaires plus que les Bafuliru, Babembe, Banyindu et Batwa au niveau des villages de Bijombo, Kianjovu, et Masango dans une proportion de 45% de la population totale de ce milieu (Weis, p.120).

En conclusion, les Banyamulenge ne sont pas des criminels ni des étrangers en RDC et même des  usurpateurs des prétendues terres ancestrales de soi-disant  autochtones au niveau des hauts-plateaux tel que le prétend faussément l'intoxicateur Bitakwira. Au contraire, _ils sont les véritables autochtones de tous les hauts-plateaux,_ du fait qu'ils s'y sont installés les premiers.

En outre, ils n'ont jamais songé à la balkanisation de leur milieu d'origine.   

Pour obtenir quoi davantage?

Enfin, tous les mensonges de Bitakwira à l'égard des Banyamulenge ne visent qu'une seule chose, *leur anéantissement total sur le territoire congolais.*

C'est pourquoi le Gouvernement congolais à *une obligation impérative de le poursuivre en justice,* s'il n'est pas complice de ses agissements contraires à la loi.

Fait à Nairobi, ce 19/11/2021.
Me Oscar Niyongabo Buzi
Défenseur des droits de l'homme et chercheur indépendant.

𝐋𝐀 𝐆𝐔𝐄𝐑𝐑𝐄 𝐃𝐀𝐍𝐒 𝐋𝐄𝐒 𝐇𝐀𝐔𝐓𝐒 𝐏𝐋𝐀𝐓𝐄𝐀𝐔𝐗 , 𝐔𝐍𝐄 𝐆𝐔𝐄𝐑𝐑𝐄 𝐂𝐋𝐈𝐌𝐀𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄 ?


𝐀𝐮-𝐝𝐞𝐥à 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐞𝐭𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬, 𝐝'𝐮𝐧 « 𝐠é𝐧𝐨𝐜𝐢𝐝𝐞 » 𝐞𝐭 𝐝'𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐝é𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐃𝐂 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐬𝐢𝐧𝐬, 𝐐𝐮'𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢è𝐫𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞𝐬 à 𝐥'𝐄𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐃𝐂 ?

Ces derniers jours, je me suis posé plusieurs questions, en voulant savoir qui profite de la guerre dans les hauts plateaux d'Uvira et de Fizi. Je ne suis pas un stratège militaire, je n'ai une quelconque expérience dans l'armée, mais d'après ce que nous lisons et apprenons des autres, dans une guerre, il y a des têtes pensantes et des exécutants. Les deux peuvent avoir un même objectif ou avoir des objectifs différents, mais sont complémentaires.
Nous avons tous entendu dire que ces guerres à l'Est ont été planifiées par L'ex-Président Joseph Kabila Kabange, afin de se maintenir au pouvoir. Nous avons tous pensés qu'avec l'accession au pouvoir d'un nouveau Président issu de l'opposition radicale, cela arrêterait ces guerres. Deux ans après, l'on se rend compte que la situation s'est aggravé, malgré la bonne volonté de l'actuel Président de la République 𝐅é𝐥𝐢𝐱 𝐀𝐧𝐭𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐓𝐬𝐡𝐢𝐬𝐞𝐤𝐞𝐝𝐢 𝐓𝐬𝐡𝐢𝐥𝐨𝐦𝐛𝐨

𝐉𝐞 𝐦𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐢𝐭, 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬, 𝐜𝐞𝐬 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 "𝐚𝐮-𝐝𝐞𝐥à 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐮 𝐏𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭". 𝐒𝐢 𝐭𝐞𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐬, à 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞𝐬 ? 𝐐𝐮𝐢 𝐞𝐧 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 ?

Plusieurs hypothèses souvent écrites dans des journaux, plusieurs analystes disent que les multinationales sont derrière ces guerres.. Au Nord Kivu et Ituri cette hypothèse serait justifiable. 

𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐪𝐮'𝐞𝐧 𝐞𝐬𝐭-𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐡𝐚𝐮𝐭𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 ? 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 œ𝐮𝐯𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐫é𝐠𝐢𝐨𝐧 ? 𝐇𝐲𝐩𝐨𝐭𝐡è𝐬𝐞 𝐧𝐨𝐧 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐟𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞.

Après maintes réflexions et recherches, je suis tombé sur 𝐮𝐧 𝐚𝐫𝐫ê𝐭é 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭é𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐧°𝟎𝟑𝟖/𝐂𝐀𝐁/𝐌𝐈𝐍/𝐄𝐂𝐍-𝐄𝐅/𝟐𝟎𝟎𝟔 𝐝𝐮 𝟏𝟏 𝐎𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟎𝟔, 𝐜𝐫é𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐫é𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝'𝐈𝐭𝐨𝐦𝐛𝐰𝐞.En faisant mes propres recherches, j'ai trouvé ça : "les chefs coutumiers d'Itombwe opposent une farouche résistance à toute tentative d'ériger la forêt d'Itombwe en réserve naturelle de type intégral, tant il est vrai que leur vie en dépend intégralement. [La déclaration des chefs traditionnels d'Itombwe est disponible (en français) sur : http://www.wrm.org.uy/countries/Africaspeaks/RDC_massif_forestier_dItombwe.pdf]." D'où la notion de guerre climatique m'est venue.

𝐃𝐞𝐮𝐱 𝐇𝐲𝐩𝐨𝐭𝐡è𝐬𝐞

𝟭. 𝗟𝗮 𝗹𝘂𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗿é𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗿𝗲𝗴𝗼𝗿𝗴𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝘀𝗽è𝗰𝗲𝘀 𝗿𝗮𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝘂𝗻𝗲 𝗲𝘁 𝗳𝗹𝗼𝗿𝗲.

La réserve est composée de la forêt d'Itombwe, qui est parmi les poumons du monde dans la production d'oxygène.
La détruire serait exposer le monde entier au danger climatiques. La protéger par tous les moyens (encadrer une guerre, destruction des villages pour éloigner les habitants voisinent) est une condition sine qua non.
Le 20 Juin 2016, signature de𝐥'𝐚𝐫𝐫ê𝐭é 𝐏𝐫𝐨𝐯𝐢𝐧𝐜𝐢𝐚𝐥 𝐧𝐨. 𝟏𝟔 /𝟎𝟐𝟔/𝐆𝐏/𝐒𝐊 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐯𝐢𝐬𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝'𝐚𝐜𝐭𝐮𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐢𝐬𝐬𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝é𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫é𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝'𝐈𝐭𝐨𝐦𝐛𝐰𝐞. 
Un an après en 2017, la guerre dans les HP, MP de Fizi,Uvira et Mwenga  commença jusqu' à nos jour. Une coïncidence ?

Le modus operandi laisse croire qu'une stratégie de chasser les populations était bien étudiée. Dans un laps de temps plusieurs villages ont été détruits. 90 % des villages autrement habités par toutes les communautés dans les HP, MP de Fizi,UVira et Mwenge sont inhabités . 
Pour une communauté brûler, d'autres déserter par peur de représailles.

𝟐. 𝐄𝐱𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐜𝐡𝐞𝐬.

Les communautés avoisinantes de la réserve sont des éleveurs de bovins, spécialement des vaches.
Un nombre très importants des vaches était identifié dans cette région (plus de neuf cent mille têtes  - 900.000).

𝙎𝙖𝙫𝙞𝙚𝙯-𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙖 𝙫𝙖𝙘𝙝𝙚 𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣 𝙥𝙤𝙡𝙡𝙪𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚 𝙡'𝙖𝙩𝙢𝙤𝙨𝙥𝙝è𝙧𝙚 ?

La vache émet de   la gaz méthane en ruminant. Ce gaz est parmi les distributeurs du couche ozone.
Le GIEC, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, estime qu'au niveau mondial 14% des gaz à effet de serre sont issus de l'agriculture. Et sur ce chiffre, la moitié viendrait directement du rot des vaches ! C'est-à-dire que 7% des gaz à effet de serre produits sur la Terre proviennent de nos troupeaux qui ruminent tranquillement au fond des champs.
"Le méthane est un composé à courte durée de vie, si on abaisse drastiquement ses émissions, on peut espérer une baisse rapide des concentrations atmosphériques, et donc des résultats plus immédiats qu'avec le CO2", détaille en conférence de presse Sophie Szopa, une des auteurs du rapport du GIEC. 
La lutte contre le méthane fait déjà partie des objectifs de l'accord de Paris.

𝘼𝙫𝙞𝙚𝙯-𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙖𝙩é 𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙚𝙨 «  𝙥𝙖𝙮𝙨 𝙨𝙤𝙪𝙨 𝙙é𝙫𝙚𝙡𝙤𝙥𝙥é », 𝙡'𝙤𝙣 𝙖𝙨𝙨𝙞𝙨𝙩𝙚 𝙙𝙚 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙚𝙣 𝙥𝙡𝙪𝙨 à 𝙪𝙣𝙚 𝙥𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚 𝙙é𝙛𝙖𝙫𝙤𝙧𝙞𝙨𝙚𝙧 𝙡'é𝙡𝙚𝙫𝙖𝙜𝙚 𝙩𝙧𝙖𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙖𝙪 𝙥𝙧𝙤𝙛𝙞𝙩 𝙙𝙚 𝙡'é𝙡𝙚𝙫𝙖𝙜𝙚 𝙢𝙤𝙙𝙚𝙧𝙣𝙚 ?

Tous cela pour réduire la production du gaz méthane qui contribue à l'effet de serre.
Toutes les vaches volées ne sont pas gardées dans la zone mais vendues pour finir dans une assiette quelque part à Kamituga,Bukavu,Maniema,Baraka,Uvira  et j'en passe.
Contrairement à d'autres guerres qu'a connue cette région, ou ceux qui volent les vaches, les gardent sous prétexte de récupérer leurs vaches volées par l'autre camps.

𝐐𝐮'𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭é 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 ?

Les deux hypothèses expliqueraient le silence de la Communauté Internationale.
Dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira est déployé un contingent important de la Monusco (Mission des Nations Unies) quatre camps (Bases de Minembwe, Bijombo, Mikenge et maintenant Kaholoholo). Ils reçoivent des rapports journaliers de leurs bases sur la situation réelle dans les hauts plateaux depuis le début de cette guerre. Desmond Tutu disait : "Si vous êtes neutres dans les situations d'injustice, vous avez choisi le côté de l'oppresseur."
Ne soyez pas étonnés de voir un grand déploiement de l'armée, des Brigades dans les hauts plateaux. Ça ne sera pas pour réinstaller les populations qui ont fui la guerre, mais plutôt protéger la réserve naturelle d'Itombwe.

𝐉𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝐌𝐩𝐨𝐫𝐞 𝐌𝐮𝐬𝐚𝐟𝐢𝐫𝐢
𝐂𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧, 𝐏𝐞𝐧𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞