Wednesday, January 9, 2008

LA CONFERENCE DE PAIX, SECURITE ET DEVELOPPEMENT AU KIVU, FINALEMENT DECOLE.

Finalement, on peut commencer a` croire qu'apres une longue durée des accrobaties relatives a` l'enregistrement dans la conférence dite de Paix et Sécurité au Kivu, cette conférence va finalement commencée.
Parmi les orateurs programés pour la premiere journée figure Mr. Kamerhe president de l'assemblé, et l'ancien vice president Azarias Ruberwa.

A part les discours, l'objectivité exige qu'on se demande vraiment l'éfficacité de cette conférence qui reunira plus de 1300 participants congolais. Oui, il faut souligner CONGOLAIS, car l'histoire du comportement politique de la majorité des acteurs socio-politiques congolais demontre clairement combien ils sont marqués par une irrésponsabilité politique les plus poussées. Si, on parlait d'une croisade envangelique ou un rassemblement populaire aux fins politiques la` on comprendra que des milliers des Congolais rassemblés pourraient arrivés a` quelque chose de tangibles comme chanter fort, dancer ou meme crier.
Mais, demander a` plus de 1000 congolais, a`plus forte raison pauvres Kivutiens hypocrites qu'ils sont de se rassembler en masse et arriver a` une concensus sur la paix et la sécurité ( pour ne pas dire développement car ce terme et quasiment étranger dans ce coin du monde) c'est vraiment rever.

D'abord, ou autre place au monde la` oui une conférence de telle envirgure n'a pas été plannifiée bien avant au point ou` on ne sait pas d'avancer qui va participer et sur quelle base, n'as pas une liste précise des participants jusqu'a` sa pléniere, ou` les gens se batent physiquement pour entrer et les participants sont choisis par n'importe qui et par sentiment ou par corruption? Pour certains, il faut tenir compte des tendances, des tribus, et pour autres il faut aller jusqu'au clan!
Alors on se demande si vraiment les gens sont allés chercher la paix et sécurité comme prentendu, ou pour chercher la ration qui provient de l'honorarium. Voila` d'ailleurs qu'un million de dollars américains vient d'etre deja` consomé avant meme la tenue de la dite conference. C'est pour quoi il faut etre naif pour penser que cette conférence accomplira vraiment plusque la provision du gateau pour les participants qui démontrent une grande anthousiasme et opportunisme extra-ordinaire d'y participer.

Si la représentation ethnique, tribale et politique était la bonne strategie d'arriver a` une paix et sécurité que tout le monde cherche, on allait tout simplement choisir pas plus de 5`a 10 délégués par tribus Kivutiens; choisis par leurs communautés pour plaider leurs causes et prendre des decisions en leur noms. Cela allait produire des bons résultats escomptés.

Parlons par example de la délégation, plutot des participants Banyamulenge. Ici il faut d'abord signaler que le choix des participants a` été problématique et tres subjectif pour n'en dire que ca. Mais, le pire est que un bon groupe parmi les auto-délégués ce sont des gens qui ne sont ni acceptés par la communauté, ni choisi par celle-ci; et surtout les gens connus pour leur indéfference et méfiance totalement de la communauté Banyamulenge dans son ensemble. Ici on veut dire clairement le groupe de PPRP. Ainsi, nulle n'a acune illusion que ces gens non seulement ils ne representent personne qu'eux-memes, mais aussi ils risquent de devenir une obstacle pour leurs freres issus de la communauté Banyamulenge.

On peut sans doute en déduire que cette logique s'applique dans presque chaque communauté Kivutienne.

Bien que comme a déclaré le President Kabila que « C’est la première fois dans l’histoire de notre pays que les frères et sœurs de ces deux provinces (du Nord-Kivu et du Sud-Kivu) se réunissent avec pour seul et unique objectif la recherche de la paix, de la sécurité et du développement » On est cependant sceptiques quand au résultat de cette conférence.

Signalons en passant que le president de la Republique Mr. Kabila n'a pas vu l'importance de venir a` cette conférence qu'il prétend a` mesure de ramener la paix, la sécurité et le développement au Kivu. Sans doute, ceci justifie l'absence a` la conférence du général Laurent Nkunda qui ne voit pas la volonté politique du regime Kabila de ramener la paix au Kivu.
Selon nos sources fiables, le général Nkunda a quand meme démontré sa bonne foi en envoyant une délégation d'aumoins 10 personnes. Pour sa part le colonel Bisogo n'a pas aussi manqué au rendez-vous. Ils ont aussi envoyés une délégation conduite par les civiles et militaires notamment Gasore, Sebintu et Willy.

Il faut néamoins beaucoup prier pour que l'esprit de la haine entre les Kivutiens et d'égocentrisme ne leurs empechent de se parler en vérité et arriver a` une résolution de la paix et la sécurité au Kivu. Car la population en a marre de la guerre, de la violence, des conflits tribales et inter-ethniques.

Prions tous pour la paix au Kivu et que Dieu puisse intervenir et inspirer les participants dans cette conférence et en particulier le gouvernement congolais pour qu'il puisse privileger la paix.

Muhoza

Friday, January 4, 2008

LES EXTREMISTES KIVUTIENS SABOTENT LA CONFERENCE DE PAIX, SECURITE ET DEVELOPPEMENT AU KIVU.

Encore quelque deux jours et ça sera le début de la conférence des Kivus. Mais, apres avoir lu les deux memorundum des communautés Bembe et Bavira/bafulero, et d'autres médias congolais, on se demande pour quoi est-ce que les Kivutiens deviennent de plus en plus cruels dans leurs discours et memorundum a` la veille de cette fameuse conférence Kivutienne de paix, sécurité et developpement? Pour quoi sabotagent-ils cette occasion de chercher la paix?
Ils semblent surtout s'amuser de n'avoir rien appris de l'histoire de leurs cruautés. Pour notre part, entant que Banyamulenge, conscients de comportement de nos compatriotes, les Banyamulenge sont arrivés au point ou`, ils n'accepteront plus à se laisser marché dessus.

Si réellement les Kivutiens veulent la paix et la sécurité pour quoi continuent-ils les mêmes bétises des haines et d'intoxications de leurs pauvres communautés par des fausses informations, par leur créations des fausses effets historiques dont ils savent bien qu'ils ne peuvent pas changer? Ils continuent betement a` nous appeler des "Rwandais" venus au Congo dans des années 1956-59; comme pour justifier leurs aggressions bien qu'ils sachent tres bien que non seulement combien ils ont tord, mais aussi que cette question est résolue une fois pour toute et finie, oublié par meme leurs extremistes gouvernants qui n'ont pas aucun choix que d'accepter les faits historiques de notre histoire au Congo.

Sinon, combien changeraient-ils la constitution du pays pour definir la question de nationalité dont ils sont tous devenus obsédés? D'une part, on croit qu'ils ont évolués, et qu'on puissent avoir confiance en eux et tenir un dialogue responsable et mature. Peut-etre qu'il y en a peu.
Mais ce n'est visiblement pas le cas pour ces extremistes insensés qui n'apprenent rien de l'histoire de leur haine, et qui malheureusement ont le pouvoir de manipuler les esprits de leurs compatriotes.

Les extremistes Kivutiens deguisés en "société civile" ont de tous temps cherché à conquérir les esprits des leurs freres Kivutiens par la haine contre les Tutsis, défendre leurs ambitions génocidaires par des fausses allégations et des créations des myths en regards des Tutsis tels que le "plan de conquerir le Kivu", "le plan de l'empire Hima", et d'autres bêtises parailles.
En lisant leurs mémorandums, on s'appercoit qu'ils cherchent encore comme ils ont toujours fait pendant des années a` réaffirmer, et réactualiser leur animosité et xénophobie envers les Tutsis et tout ceci à la recherche d'un pouvoir exclusive, discriminatoire et genocidaire. Ou plutot a` la recherche d'une autre guerre.

Curieuseument, comme ces politiciens vide d'aucune notion politique d'idéologie éclairé, et sans évidement aucune vision de projet pour la société, ils manipulent leurs compatriotes et les promettent de s'enfinir avec les Tutsis comme si cela resoudrait leurs miseres, pendant que ces mêmes soient disant politiciens s'enrichissent au moment ou` leurs sujets souffrent. Certains des Kivutiens volent et tuent lorsque d'autres pleurent et meurent. Les politiciens et extremistes Kivutiens tant au diaspora qu'au Congo ont toujours fonctionnés ainsi sans que personne n'est aucune part de responsabilité. Il est tout a` fait logique pour un Congolais resident au Canada ou ailleurs en occident de comprendre qu'il a droit a` la nationalité apres seulement 3 a` 5 ans, mais il est absolument impossible pour ces memes congolais de comprendre que les tutsis qui ont vécu au Congo avant sa création comme état nation aient droit a` la nationalité. Ceci est confirmé dans le mémo de Bembe de la diaspora, citant que "Vers 1956, dans leur générosité légendaire, les Bembe ont accueilli sur leur espace des pasteurs Rwandais fuyant la guerre et la misère dans leur pays leRwanda, se trouvant ainsi par la force des choses à larecherche d’une terre d’accueil et des pâturages pourleurs bétails afin de soulager tant soit peu leurmalheur. Ces sujets rwandais ont été accueillis parles autochtones dans les Hauts Plateaux d'Itombwe ettranshumaient dans les montagnes de Ngandja et deMutambala."

Ils tentent sans success biensur de manipuler les événements historiques de la présence des Tutsis au sol Congolais en les datant des années 1956, comme si plus de 50 ans dans leur pays ne suffisaient pas d'etre nationaux quand bien meme cette date allait etre vrai, (ce qui n'est pas biensur). Quelle banalité! Ils doivent toujours démontrer combien ils sont intellectuellement incompétant et vide de bon sens. Le malheur du Congo est que ce sont ces genres des personnes qui sont les leaders d'opinions et de masses populaires; aveugles conduire aveugle.
Alors, que vont ils faire et accomplir dans cette fameuse conférence? certainement, ce n'est pas a` nous de leur precher l'amour ni de l'autre ni de leur pays, de leurs apprendre a` s'aimer et a` se respecter et se comporter comme une société civilisée et moderne qui comprend et accepter les faits historiques malheureux soient-ils, pour faire la part des choses et agir pour le bien de chacun.

C'est eux, les Kivutiens extremistes, qui n'assuront pas leurs responsabilités, et franchement, ils ne semblent pas etre capable de le faire dans cette conférence. Une chose qu'ils ont tous de commun c'est la maitrise de leurs émotions et sentiments meurtriers et les soumetre a` la raison et la logique des choses. Comme s'ils ne savent pas l'essort de leurs actes, que les memes causes produisent toujours les memes effets, ils crient fort pour la paix et la sécurité au meme moment font appelle au message des violence, et d'intolerance! des discriminations et des abus aux droits des Tutsis Congolais. Quelle contradiction?

Malgré cette contradiction, c'est vrai qu'ils croient que leur bonheur entant que Kivutiens se trouvera au delà de notre existence. Ainsi explique leurs emotions. Mais une chose est claire: Vous n'allez pas exterminer tout un peuple mes chers compatriotes! Les Hutus rwandais dont vous etes sympatisants ont essayés, vous savez leur essort; les Allemands de Hitler a essayés d'exterminer les juifs, vous savez qu'ils sont plus puissant que jamais. Vous meme avez essayés a` maintes reprises, vous savez tres bien que ce ne sont pas les Banyamulenge seuls qui ont perdus la vie dans vos attaques génocidaires. En fait, ils en sont sortis plus fort que jamais malgré la perte de vies inombrable. Mais, ils sont toujours pret a` se defendre a` tous prix et n'importe quand.

Nous sommes tous condamnés a` vivre ensemble que vous le voulez ou pas. Voila` le message claire et simple de la communauté Banyamulenge. Aussitot que cette simple vérité sera réalisée et acceptée par les Kivutiens, tous les problemes seront résolus. Car, personne ne dira pas que tel ou tel peuple n'a pas droit d'avoir les avantages que les autres ont. Que nous on a droit au territoire mais eux n'en ont pas.
Dans le cas contraire, vous choisisez le passé douleureux étant donné le choix que vous continuez de faire de notre présent comme Kivutiens. Comme vous ne voulez pas en finir avec vos erreurs du passée, comme vous choisissez toujours des politiques et actes discriminatoires et extremistes qui victimisent nos femmes, nos enfants, et toute notre communauté, vous n'avez encore rien vu. Ce n'est pas des menaces qu'on vous tiens ici; c'est plutot une affirmation a` une réalité inévitable car les mêmes causes produisent absolument les mêmes effets.

Seulement le pire est que les guerres que vous continuez d'inviter detruiront les plus peu qui restaient des propriétés privés, des resources tant naturelles qu'humaine! Et la simple et irréfutable vérité est que tout le monde sortira perdant. On aura tous comme communautés Kivutiennes plus d' orphelins et veuves qu'avant, plus de la pauvreté qu'avant, plus de la misere qu'avant et on finira a` faire ce que on ne veut pas faire aujourd'hui: cohabiter pacifiquement ensemble pour batir et developper notre kivu comme des citoyens appartenant au meme patrie.

Mais à cause de votre arrogance, de votre haine plus féroce que jamais, et surtout de votre faible esprits et manque de sagesse, on n'a pas de choix que permetre l'histoire plus recente de guerres et carnages de se repéter, et gare aux faibles qui ne sauront pas comment y faire face.

En fin, pour repondre a` ma question posée au début de cette article, je crois que les extremistes Kivutiens répetent les memes discours des violences parce que c'est un cercle vicieux dont ils sont condamnés a` faire, du quel d'ailleurs certains d'eux profitent souvent: plus ils font mal, plus on se méfie de leurs responsabilités, plus on hésitera à faire ce qui est juste et droit, et plus ils jouiront de leur domination d'esprit faibles, et en effet c'est le pays qui souffre. C'est comme ça que ça marche , inévitablement.

Cependant, chers compatriotes, nous ne sommes pas obligés de repeter nos erreurs du passée, de choisir la guerre plutot que la paix, de choisir la violence a` la place de la sécurité. Nous pouvons juste renverser la tendance, accepter a` vivre ensemble meme en haine s'il le faut, mais en paix et sécurité! Alors faite en sorte que cette conférence soit une occasion propice de batir et de poser une bonne fondation d'une paix durable.

God bless Kivu

Mhz

Wednesday, January 2, 2008

Le feu Major Nkumbuyinka Elu personne de l'année 2007:

Minembwe Jan 03,2008


Comme annoncé par le Journal Minembwe, l’année 2007 devait finir avec une nouvelle tradition de nommer une personne ausein de la communauté Banyamulenge qui a été sujet de nombreuses discussions, conversations, et nouvelles dans les milieux socio-politiques de Banyamulenge partout ou ils sont. C’est dans ce cadre, qu’ il y a des individus qui ont été choisis par differentes personnes et pour differentes raisons pour etre “la personne de l’année 2007”. Pour certains, il s’agit d’une personne qui a été blâmée pour des nombreuses choses tristement douloureuses et inquiétantes qui se sont produites en 2007 dans notre communauté, tels que Masunzu. Il y a d'autres qui ont été choisis pour leur bon service, et dévouement au peuple.

Parmi les gens qui avaient été proposées comme personne de l’année, il s’agit de: General Kayoyo Mustapfa, feu Major Nkumbuyinka, V.P. Azarias Ruberwa, Mrs. Rose Ntirarukundo (Mapendo), general Masunzu, et Pasteur Mukiza.
Rose Mapendo était nommée pour avoir contribué a` faire connaitre l'injustice faite aux Banyamulenge pendant la guerre de 1998, son optimisme, et sa courage d'aider les autres malgrés les difficultés qu'elle a courrue; et le fait qu'elle a gagnée un prix tres important aux Etats-unis d'Amérique comme une héro.
Notons ici que la 2eme personne qui a eu plus des voix était le général Mustapha Kayoyo qui, grace a` son amour envers son peuple et sa neutralité dans les conflits internes des militaires Banyamulenge a reussi a` ramener une paix relative a` Minembwe. Alors que les sentiments envers son collegue le général Masunzu est totalement opposé a` celui du général Kayoyo.
Pour sa part, general Masunzu est connu en grande partie dans la communauté entant que la personne qui a infligée plus des douleurs, d'engasse, des malheureurs et des tragedies a` la communauté Banyamulenge. Raison pour la quelle il était nommé comme la personne ayant occupée plus du temps dans les médiats communautaires.

Le choix de la Personne de l’année à Mulenge, particulierement cette année est fait selon des critères comprenant sa contribution au sein de la communauté, le degré d’engagement de l’individu envers ses confreres et sa communauté, et son integrité.
En général, la personne choisie devait se comporter conformément aux trois valeurs principales préconisées par la culture Banyamulenge, c’est à dire l'integrité(ubupfura), l’esprit de sacrifice (ubwitange), et la braveté(Ubutwari).
C’est vrai que chaque de ces candidats/tes a contribué positivement ou négativement (car comme mentioné ci-haut, il y a bien attendu un candidat qui a été nommé uniquement pour avoir contribué a` la malheure de la communauté et était sujet de discussion pendant toute cette année passée).

Cependant, en considérant les critères decrits ci-haut, et surtout la voix de la majorité, le feu Major Nkumbuyinka a été choisi pour avoir fait un travail formidable jusqu'a` sa mort. Il s'est sacrifié pour une cause de la protection de son peuple dans la quelle il croyait jusqu'a` payer un prix ultime. Il a donc, sans doute démontré sa braveté, son integrité, et son esprit de sacrifice.
En plus d'avoir fait un sacrifice formidable toute sa courte vie de la jeunesse, ceux qui le connassait temoignent qu'il a fait "des efforts exemplaires pour promouvoir l'esprit de l'unité en tant que Munyamulenge au lieu de voir son clan comme certains de ses camarades le font", affirme l'un de ses camarades qui a préferré reste anonyme.

Major Nkumbuyinka avait pris une part active dans plusieurs bataillons entant que militaire, et il a joué un rôle clé dans la prise de la ville de Bukavu pendant la guerre de liberation du RCD. "Il a aussi contribué à l'encadrement des nouveaux jeunes recruits militaires Banyamulenge" affirme un autre de ses camarades.

En plus, il a prêté main forte au général Patrick Masunzu avant que celui-ci lui trahise et lui arracher la vie, signe d'une trahison inimaginable de la part du soit-disant général.
Un soldat devoué, un jeune integre, chretien et un martyre victime d'une trahison interne.

Ainsi, conformement au vote fait a` travers le sondage fait sur ce sujet, le Journal Minembwe a le plaisir d'annoncer le feu Major Nkumbuyinka la personne de l'année 2007 ausein de la communauté Banyamulenge.

Editor in Chief
Mhz

MINEMBWE EN DEUIL: La Mort Tragique du Chef de Collectivite Mr. Muhoza Kagurumoya

Minembwe, Janvier 01, 2007

C'est avec tristesse et engoisse que le Journal Minembwe annonce a` ses lecteurs la mort tragique du chef Muhoza Kagurumoya dans sa domicile a` Kabingo/ Minembwe juste a` la fin de l'année 2007. Quelle tragedie pour la famille Byinshi et Banyamulenge en générale pendant la periode supposée etre celle des fetes!

Le journal s'appuye sur des sources fiables. Connu comme " chef" Muhoza Kagurumoya (Osée ), aurait été mort ce Lundi passé a` Minembwe d'une cause naturelle. Une information que confirme plusieurs source est que Chef Kagurumoya soufrait d'une ulcere (Estomac) qui ne pouvait plus etre traité. "J'ai eu le plaisir de lui rencontrer dernierement quand il était a` Kigali. C'etait evident que l'homme qui naturellement était robuste et géant n'avait plus ni la force ni les poids. J'avais a` peine reconnu un frere que j'avais connu presque toute ma vie", affirme Akim qui lui connaissait personnellement.

Rappellons ici que le feu chef Osée/Oseya fils du chef Kagurumoya dont il tire son prénom et sa chefférie avait succédé Isaack Ruranga qui avait pris l'interim de la chefferie de Kagurumoya lors que son grand frere chef Buhoko avait émigré a` Vyura dans les années 80.
Comme la tradition de chef coutumier l'obligéait, Osée devait succedé son grand frere Buhoko afin de garder la dynastie coutumiere de leur chefferie. C'est ainsi qu'il a été désigné nouveau chef de la localité de Bibwe vers 1987, actuellement collectivité de Bibwe.

Chef Muhoza était connu de tous pour son charactere calme, amicale et pacifique bien que la nature de son poste politique de fois demandait de s'engager dans des affaires confluctueux ou polémiques. Ici on peut citer en passant l'un des problemes controversés dont il s'était engagé au moins temporairement dans le cadre de son poste était la revendication de la reconstitution de son groupement de Bibwe avec tous les viallages qui avaient été annexés a` d'autres groupements lors de la création du territoire de Minembwe par le RCD.

Sans doute Minembwe manquera Chef Muhoza Kagurumoya qui s'ajoute a` la liste des grands personalités de Minembwe qui continuent a` perdre leurs vie l'un apres l'autre.

Que Dieu repose et protege son ame

Le Journal Minembwe envoie son message de condoleance a` sa famille, a` toute la population de Minembwe.

Monday, December 31, 2007

LA COMMUNAUTE BANYAMULENGE SE PREPARE POUR LA CONFERENCE SUR LA PAIX, LA SECURITE ET LE DEVELOPPEMENT DES PRINVINCES DU SUD KIVU ET DU NORD KIVU

MEMORANDUM DE LA COMMUNAUTE BANYAMULENGE

Introduction

Ce mémorandum est produit par la société civile de la communauté Banyamulenge à l’occasion de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Sud Kivu et du Nord Kivu, organisée par l’Etat congolais (RDC).

Son objectif est d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les multiples violations des droits humains dont sont victimes les communautés Tutsi de la RDC et particulièrement les Banyamulenge.
Ce document partage l’expérience de la persécution dont les Banyamulenge ont été victimes depuis des décennies sur le territoire de leur propre pays. Il constitue en outre un véritable cri d’alarme lancé pour une population en danger, menacée d’extermination par les forces négatives et terroristes coalisées, en l’occurrence les Mai Mai congolaises, les EX-FAR/ Interahamwe rwandaises ainsi que les FN-Palipehutu burundaises avec la bénédiction et la complicité du gouvernement de Kinshasa.
Ce document est structuré en quatre points essentiels : une brève présentation des Banyamulenge, l’origine et le développement de la haine anti-tutsi/Banyamulenge en ex-Zaïre, les conséquences de cette situation ainsi que les propositions de solution à cette crise.

1. Brève présentation des Banyamulenge

Les Banyamulenge sont des Tutsi d’origine rwandaise basés sur les hauts plateaux du Sud Kivu à l’Est de la RDC. Selon des sources concordantes, l’établissement des Banyamulenge sur le territoire de l’actuel RDC s’est fait longtemps avant la colonisation de l’Afrique. Ils provenaient de la région de la rive Est de la rivière Ruzizi et du Lac Tanganyika.
D’après Depelchin, les Banyamulenge se trouvaient déjà établis dans la plaine de la Ruzizi entre 1797 et 1890 . Pour Kagame Alexis, les Banyamulenge auraient commencé à occuper l’actuel zone d’Uvira entre 1576 et 1609. Quant à Maquet JJ, l’établissement des Banyamulenge dans la zone d’Uvira se situe au début du 19e siècle.
Ces différents auteurs ont désigné ce peuple tantôt sous le terme ‘Tutsi d’Itombwe’, tantôt ‘Pasteurs d’Itombwe’ ou encore ‘Banyarwanda’.

Les sources orales consignées par l’administration coloniale rapportent qu’après leur traversée de la Ruzizi, les Banyamulenge s’installèrent à Kakamba dans la plaine de la Ruzizi. Ils n’y resteront pas très longtemps car le climat semi-aride de la plaine, la malaria ainsi que la trypanosomiase bovine les avaient obligés de quitter ce milieu hostile à la vie. Ils arrivèrent ainsi à Mulenge (1800 m d’altitude) où ils s’établiront et deviendront, plus tard, leur grand centre, d’où le toponyme Banyamulenge.

Comme on peut le voir à travers ce rappel, ce peuple s’est installé sur le territoire de l’actuelle RDC il y a de cela plus ou moins 2 siècles. C’est-à-dire bien avant la création de l’Etat Indépendant du Congo (1885-1908), le Congo belge (1908-1960) et le Congo indépendant avec ses différentes appellations : République Démocratique du Congo à l’indépendance, République du Zaïre sous le régime de Mobutu avant d’être rebaptisé Republique Démocratique du Congo sous Laurent Désiré Kabila.

En dépit de ces preuves irréfutables, l’acceptation des Banyamulenge comme des Congolais à part entière a fait couler beaucoup de salive, d’encre et même de sang comme en témoignent les exemples suivants :

• En 1969, par sa lettre n° 212-2220-054-A.I.C-69 du 16 juin 1969 adressée au Commissaire de district du Sud Kivu, le citoyen Gouverneur de province du Kivu, M. TAKIZALA, précise que « les Banyarwanda d’Itombwe (Banyamulenge) sont parmi les ethnies fondatrices de l’Etat Indépendant du Congo et qu’ils sont congolais d’origine ».

• Dix ans après, le Mwami Lenghe, Chef de collectivité Bavila, écrivait dans sa lettre n° 5072/132/1979/FO3MCD/79 du 06 juin 1979, adressée au commissaire de région du Kivu : « l’établissement des Banyamulenge dans ma collectivité date de la fin du XVIIe et le début du 19e siècles. Ces dates sont le résultat d’une enquête minutieuse menée par moi auprès des vieux sages Bavira ».
Malgré tous ces aveux des responsables politiques, pour ne citer que ceux-là ; il est triste, regrettable et fort déplorable de voir que chaque fois que le besoin se présente des ‘politiciens’ avides du pouvoir n’hésitent pas à falsifier l’histoire pour des intérêts purement et simplement égoïstes et despotiques car ils ne trouvent pas mieux à proposer aux populations congolaises que la division, la discrimination, l’exclusion, la haine, la négation des droits de l’autre jusqu’aux plus élémentaires, y compris le droit à la vie.

2. Naissance et développement de la haine anti-Tutsi/Banyamulenge
Origines de la haine anti-Tutsi en RDC


Pour bien comprendre les événements de notre temps, il est important si pas nécessaire de nous référer au passé. En effet, suite aux événements malheureux survenus au Rwanda en 1959 quand les premiers massacres collectifs et sélectifs contre les Tutsi furent organisés par les extrémistes hutu sous la houlette du pouvoir colonial ; un sentiment anti-tutsi s’est développé dans la région des Grands Lacs.

Le Tutsi fut alors défini et identifié comme ennemi des Hutu, avec comme argument que les Tutsi, ces ‘envahisseurs’ minoritaires ne devaient pas diriger les Hutu majoritaires.
L’avènement des régimes de la première et la deuxième république au Rwanda n’a pas du tout contribué à améliorer la situation au Rwanda. Bien au contraire, les divisions ont été cultivées et renforcés mais aussi extrapolées et exportées au delà des frontières nationales. Il s’agissait en réalité de créer une sorte de conscience collective ‘bantoue’ contre les Tutsi par tous les moyens y compris le génocide.
L’Est de l’ex-Zaïre, zone où se trouvent beaucoup de Rwandophones rendus Congolais par Berlin pour avoir délimité les frontières entre les Etats de manière arbitraire, fut la première destination de cette idéologie. Fondée sur la haine ethnique, celle-ci a fort malheureusement réussi a gagné du terrain et à conquérir des esprits naïfs envahissant ainsi les pays voisins du Rwanda si bien que la question ethnique (hutu-tutsi) a été internationalisée et est actuellement devenue le virus qui ronge la région des Grands Lacs. Ses victimes se comptent aujourd’hui en terme des millions : morts, réfugiés, déplacés, orphelins, veuves et un cortège de malheurs devenus presque le quotidien des habitants de cette région : famine, guerre, massacres, génocide, viols, etc.
Sans prétendre être exhaustif, voici la chronologie du développement de la haine anti-tutsi à travers ses faits marquants.


Sous le régime de Mobutu

A l’occasion de l’accession du pays à l’indépendance, des conflits entre les Banyamulenge et les autres communautés étaient déjà perceptibles. En 1964 éclate la rébellion muléliste. Partie de l’Ouest du pays, celle-ci atteindra la partie Est de la RDC la même année. En 1965, Mobutu prend le pouvoir. Jusqu’alors il n’y avait vraiement pas des conflits majeurs déclarés entre les Banyamulenge et leurs voisins Bafulero, Bavira, Babembe, etc.
Les Banyamulenge ralliés au pouvoir central s’attireront la haine des autres communautés qui étaient plutôt rangées du côté de la rébellion. Voilà ce qui explique que l’insurrection qui, au départ était dirigée contre le pouvoir de Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) s’est subitement transformée en véritable chasse aux Banyamulenge.
Comme ils combattaient aux côtés des forces loyalistes, les Banyamulenge se sont vus attaquer par leurs voisins. Beaucoup de gens furent tués et leurs biens spoliés. Il y eut les massacres sélectifs de Kirumba (19/02/19966), de Gahwera (juin 1966), de Gatongo (16/08/1966), etc. qui ont fait des centaines des victimes parmi les Banyamulenge.
Entre 1964 et 1984, l’Est de l’ex-Zaïre a été déchirée par cette rébellion qui a fait beaucoup de victimes et de dégâts matériels. Certaines de ses figures de proue ont fait leur réapparition tout récemment, lors de la guerre dite « première guerre de libération », en 1996. Il s’agit entre autres de Laurent Désiré Kabila, ancien chef rebelle dans le maquis de Hewa bora dans la zone de Fizi, de Dunia Aochi, de Ndalo Shabani et de Zabuloni et autres seigneurs de guerre qui aujourd’hui sont devenus des commandants supérieurs de l’armée de Joseph Kabila au sein de laquelle ils occupent des postes stratégiques.
L’année 1984 correspond à la fin de la rébellion muléliste. Mais en réaliste cette année ne marque pas la fin des conflits à caractère ethniques entre les Banyamulenge et leurs voisins.

Certains hommes politiques originaires du Sud Kivu dont Anzuluni Bembe (ancien président de l’Assemblée Nationale Zairoise) et Mwenemalungu (ancien député au parlement) soutenus par le régime de Kinshasa d’alors firent également de la haine contre les Banyamulenge leur cheval de bataille dans les campagnes électorales et chaque fois qu’ils voulaient déstabiliser le Sud Kivu pour se maintenir au pouvoir. Ils alors appelés à plusieurs reprises les populations locales à éliminer physiquement les Banyamulenge et à expulser les rescapés au Rwanda.
Si ce désir ardent n’avait pas été accompli alors, les Banyamulenge avaient été fréquemment victimes de divers supplices, des tortures psychologique, politique et physique (emprisonnements arbitraires et répétitifs, refus de droit d’élire et d’être élu, scènes d’humiliations publiques par l’armée et autres instances de sécurité, etc.).
Dans les années 1990, un slogan se développe dans le Sud Kivu, de Bukavu à Fizi en passant par Uvira, Baraka et d’autres centres côtiers du lac Tanganyika : RRRR (Recensement de Rendre les Rwandais au Rwanda). Ces Rwandais dont il est question ici ne sont autres que les Banyamulenge. Au même moment, un recensement des Banyamulenge est organisé par le pouvoir central sur instigation des hommes politiques originaires du Sud Kivu, afin de connaître le nombre des ces ‘étrangers’ avant de les expulser vers le Rwanda. Entre temps, les attaques mortelles sont régulièrement organisées contres les pâturages des Banyamulenge, les persécutions, les tortures par l’armée et les services secrets ainsi que les pillages systématiques.
L’idéologie génocidaire contre les Banyamulenge a atteint son paroxysme entre 1993 et 1995. L’arrivée des réfugiés Hutu Burundais et Rwandais du Président Melchior Ndadaye pour les premiers, la guerre et le génocide pour les seconds ont contribué à l’exacerbation de la haine contre les Tutsi congolais que les réfugiés assimilaient aux Tutsi de leurs pays respectifs et qui, en réalité, étaient des témoins gênants pour la création d’une base arrière en RDC en vue d’une éventuelle reconquête du pouvoir au Rwanda et au Burundi.
En 1996, la guerre qui a éclaté contre le régime de Mobutu à partir de l’Est de la RDC a servi de prétexte pour les autorités en vue d’exécuter leur plan génocidaire contre les Tutsi. Elles s’associent aux milices Interahamwe bien ‘expérimentés’ en matière de génocide après le forfait qu’il avait commis sur les Tutsi du Rwanda en 1994. Au nom de la famille bantoue, les populations locales (Bashi, Babembe, Bavira, Bafulero, etc.) sont vite mobilisées pour exterminer les Tutsi congolais dans le plus bref délai sous le même mobile ethnique.
Ainsi seront organisés les massacres de Bibogobogo, d’Uvira, de Bukavu, de Kamanyola au Sud Kivu et en beaucoup d’autres localités au Nord Kivu, etc. Les populations qui qui n’ont pas fui vers le Rwanda sont réduites au silence et sporadiquement attaquées par les Mai Mai (milice tribale progouvernementale et anti-tutsi). Il s’agit dans toutes ces situations des violations des droits de la personne institutionnalisées par l’Etat.

Sous Kabila I

L’arrivée de Laurent Désiré Kabila au pouvoir n’a fait qu’empirer la situation des Banyamulenge qui l’avaient pourtant accompagné dans sa longue et pénible marche vers le pouvoir jusqu’à Kinshasa. Après le divorce avec ses alliés Rwandais et Ugandais consommé en juillet 1998, une nouvelle guerre éclata encore à partir de l’Est du pays. Kabila organise la chasse à l’homme Tutsi dans toutes les villes de la RDC. Il commence par les militaires, ceux-là même qui ont combattu pour lui. Il développe une exceptionnelle méchanceté de la population à procéder à l’épuration ethnique des Tutsi et de tous ceux qui leur ressemblent.
Pour y parvenir, il s’entoure d’hommes extrêmement dangereux et extrémistes à l’instar d’un Yerodia Abdoulaye Ndombasi ancien ministre des affaires étrangères et plus tard Vice-président de la république sous Kabila II, récompensé justement pour sa haine prononcée contre les Tutsi. En plus d’un discours à l’accent fasciste, Yerodia est connu pour avoir orchestré les actes de barbarie commis à l’endroit des Tutsi tant civils que militaires dans la ville de Kinshasa. Ce sont ces crimes dont il a à rendre compte devant la Cour Pénale Internationale.
Comme dans tous les génocides, Yerodia, psychanalyste de formation, recourt à la chosification, à la diabolisation de la personne des Tutsi pour effacer les hésitations de la population à tuer, ce qu’il a réussi ! Dans cette logique, il qualifie les Tutsi, et dans les médias, ‘des vermines à écraser’.
Comme si cela ne suffisait pas, son Président et ami Laurent Désir é Kabila, faisait des appels pressants en vue d’exterminer les Tutsi. Nous en voulons pour preuve l’extrait de l’un de ses discours génocidaires : « Prenez les lances, flèches, armes…sinon on deviendra esclaves des Tutsi ».
L’une de nombreuses conséquences de cet appel médiatisé fut les massacres sélectifs de 300 sous officiers Tutsi congolais du camp de Kamina en 1998. Pour y parvenir, Kabila a dépêché l’ancien Chef d’Etat major à la présidence, le Colonnel Eddy Kapend avec le Médecin directeur de l’hôpital de la base de Kamina, le Major Vangu en vue d’exterminer les candidats officiers Tutsi. Ces Tutsi furent systématiquement tués par leurs compagnons d’armes à l’instigation de ces hauts responsables sous l’admiration et l’applaudissement de leurs instructeurs Tanzaniens, gagnés eux aussi par l’idéologie bantoue.
La haine ethnique contre les Tutsi, ainsi entretenue et attisé par les sommités de l’Etat ne pouvait que gagner une grande partie de la population. Au Sud Kivu, les relations entre les Banyamulenge et leurs voisins ont été plus envenimées par ces intoxications entraînant ainsi une série de tueries sélectives cycliques qui ont plongé la communauté Banyamulenge dans un deuil interminable qui dure maintenant plus d’une décennie.


Sous Kabila II

‘Tel père, tel fils’ dit la sagesse populaire. Joseph Kabila qui passait ironiquement pour sérieux et compréhensif aux yeux de beaucoup de gens n’a pas tardé à prouver qu’il est réellement fils de Kabila et ainsi dévoiler sa vraie face : celle qui le fait ressembler le plus à son père. Sa ruse est ornée d’une méchanceté énorme.
Peu après l’assassinat de son père en 2000, il affiche sa ferme volonté à poursuivre l’idéologie ethnique de feu son père. Pour preuve il nomme Yerodia, criminel de renom, Vice-Président de la république bien que ce dernier soit poursuivi pour crime de génocide perpétré à l’endroit des Tutsi. Ainsi Kabila va s’investir, corps et âme, dans la négation du génocide en protégeant les génocidaires venus d’autres cieux. Plus stratège que son père, il crée et/ou encourage les médias de la haine pour nourrir de son idéologie la plus grande partie de sa population. Le site internet « www. digitalcongo.net » tenu sa sœur, les journaux comme l’Avenir et demain le Congo ainsi que la Radio-Télévision Nationale du Congo (RTNC) constituent les principaux canaux d’endoctrinement à l’idéologie de la haine anti-tutsi.

A titre d’exemple, Demain le Congo affirmait gratuitement fin 2003, que les guerres qui ont secoué la RDC depuis 1996 ont fait 3. 500 000 victimes parmi lesquelles aucun Munyamulenge ! Ce n’est pas parce que ce journal n’était pas au courant que des milliers des Banyamulenge avaient été tué mais parce que sa volonté, son souhait est de las voir exterminer.
Ah, quelle méchanceté, quelle banalisation des événements malheureux qui ont endeuillé continuellement tout un peuple ! Par ailleurs, une des associations des droits humains basée à Kinshasa a eu le courage de dénoncer, mi 2003, le ton génocidaire qu’ont adopté beaucoup d’organes de presse en RDC.
Comme pour ‘décentraliser’ la campagne de haine ethnique contre le Banyamulenge, les médias ainsi que la société civile de Bukavu au sein de laquelle l’Eglise catholique de Bukavu joue un rôle de premier plan, ont multiplié l’effort d’intoxication ethnique. Il s’agit notamment de la Radio Maria, de la Radio Maendeleo et de la RTNC agence du Sud Kivu.

A plusieurs reprises, ces médias ont préconisé l’extermination des Banyamulenge ou tout au moins leur expulsion comme ‘solution finale’. Mais solution à quel problème ? En quoi la physionomie d’un peuple peut-elle être un problème ? Quelle est la forme morphologique qui convient pour se faire accepter au Sud Kivu ?
Suite à cette propagande haineuse par les médias, des populations innocentes Tutsi à Bukavu furent inhumainement tuées entre fin mai et mi juin 2004 par des éléments de la 10e région militaire sous le commandement du Général Mbudja Mabe. La volonté de Joseph Kabila de commettre le génocide contre les Banyamulenge se révèle également à travers la nomination des officiers à la tête de la 10e région militaire (Sud Kivu).
Après le Général Nyabyolwa qui avait reçu officiellement la mission de détruire l’ancienne armée du RCD, en utilisant tous les moyens y compris les tueries des civils innocents et les arrestations arbitraires des officiers à l’insu de son adjoint d’alors, le Colonnel Jules Mutebutsi ; c’était le tour de Général Mbudja Mabe, aussi méchant que son prédécesseur.
C’est lui qui a dirigé la réunion qui a préparé et exécuté le génocide des Banyamulenge réfugiés dans le camp de Gatumba, au Burundi. Si non comment expliquer que les auteurs du forfait de Gatumba soient venus du territoire congolais (Kiliba) où ils se sont repliés après le carnage sans être inquiétés, jusqu’à maintenant ?
Des sources dignes de foi précisent que Mbudja Mabe était entouré des Colonels Mai Mai Dunia, Kayamba et Nakabaka très connus dans la région pour leur extrémisme contre les Tutsi. Ce dernier, commandant de la brigade qui contrôlait alors Uvira n’hésitait pas personnellement à réfuter la nationalité des Banyamulenge arguant que si ceux-ci ne veulent pas ‘chez eux’ (sous entendu au Rwanda), il résoudra la question à sa manière. Chose promise chose due : il viole les frontières pour aller exterminer les Banyamulenge au Burundi où ils s’étaient réfugiés.

Chose criante, Kabila II a délibérément renforcé les liens avec toutes les forces négatives qui opèrent à l’Est de la RDC dont les Mai Mai, les FNL-PALIPEHUTU du Burundi, les ex-FAR/Interahamwe. Cette coalition génocidaires est responsable du génocide de Gatumba qui a coûté la vie à 166 personnes et rendus des dizaines d’autres vulnérables, incapables de se prendre en charge. Cette barbarie humaine survenue dans la nuit du 13/08/2004 a eu lieu au vu et au su de la communauté internationale, représentée au Burundi par l’ONUB dont le silence jusqu'à cette date laisse songeur.

Depuis ce forfait, le régime de Kinshasa n’a jamais posé un geste de nature à rendre justice : punir les coupables et réhabiliter les victimes. Par contre, il multiplie des actes de provocation et d’exclusion comme le refus de reconnaissance du territoire de Minembwe. Quant à la communauté internationale, elle choisi les manœuvres dilatoires au sujet des investigations au fin de soustraire les responsables de ce crime de la justice.

3. Conséquences

Il serait tout à fait hasardeux de tenter de parler des conséquences d’un génocide aussi long que planifié. Les risques de manque d’exhaustivité sont évidents. Eu égard à ce qui précède, nous nous contentons de mentionner quelques unes de ces conséquences dans les lignes qui suivent :

• La mort des milliers de paisibles Banyamulenge dont des femmes, des enfants et vieillards ;
• La multiplication des orphelins, veuves et autres groupes d’indigents ;
• La naissance et le développement d’une culture de violence au Sud Kivu qui risque de prolonger la région dans une instabilité continue ;
• L’insécurité quasi chronique ;
• L’exile dans les pays limitrophes où les conditions de vie dans les camps des réfugiés les exposent à tous les dangers essentiellement le VIH/SIDA, la famine, l’analphabétisme, etc.
• La perte de confiance des Banyamulenge dans les institutions étatiques de la RDC;
• La pauvreté liée essentiellement aux mouvements de fuites et des déplacements internes au moment des violences ;
• La naissance et le développement du sentiment de criminalité ;
• Le développement de la méfiance mutuelle entre les Banyamulenge et les communautés voisines du Sud Kivu rendant la coexistence pacifique difficile ;
• Les viols sexuels avec toutes les conséquences qu’ils comportent du point de vue sanitaire ;
• La consolidation de la culture d’impunité ;
• La destruction des infrastructures socioéconomiques et le durcissement de la pauvreté au sein de la population du Sud Kivu ;
• La destruction des valeurs humaines, garantes de harmonie sociale ;
• Etc.

4. Pistes de solution et recommandations

Au vu de ce qui précède, la société civile des Banyamulenge demande ce qui suit :

• Rapatrier tous les réfugiés Banyamulenge se trouvant en dehors des frontières nationales et les intégrer sans condition dans la gestion du pays ;

• Mettre en place la politique de bonne gouvernance (transparence dans la gestion de la chose publique, équité et égalité de tous devant la loi, participation de la population à la prise des décisions qui l’intéressent, devoir de rendre compte qui incombe aux dirigeants, sens de responsabilité, réforme institutionnelle, accessibilité et indépendance de la justice, etc.) ;

• Punir sévèrement tous les auteurs des crimes commis à l’endroit des Banyamulenge (à leur degré de responsabilité différent). Cette justice nous semble une voie obligée en vue de la réconciliation des communautés du Sud Kivu ;

• Réparer, dans la mesure du possible, le préjudice tant moral que matériel dont la communauté Banyamulenge a subi en vue de lui redonner sa dignité humaine ainsi que le goût de revivre ensemble avec les autres composantes de la population du Sud Kivu ;

• Mettre fin à la discrimination ethnique dont sont victimes les Banyamulenge à travers les médias de la haine et punir sévèrement les responsables politiques qui se sont rendus tristement célèbres dans la diabolisations des Tutsi congolais aussi bien au niveau national qu’au niveau provincial;

• Organiser une campagne publique de réhumanisation des Tutsi longtemps présentés comme la source des malheurs en RDC ;

• Reconnaître sans délai le territoire de Minembwe, base de développement pour cette communauté ;

• Mettre en place des programmes cohérents et efficaces de lutte contre la pauvreté ;

• Désenclaver les hauts plateaux de Minembwe par l’instauration des infrastructures de développement (routes, hôpitaux, écoles, …) ;

• Mettre hors d’état de nuire toutes les forces négatives opérant au Sud Kivu en vue de redonner à la population une certaine confiance et bâtir une paix durable ;

• Mettre en place une structure décentralisée de dialogue, de vérité et de réconciliation ;

• Libérer sans condition tous les officiers Banyamulenge qui sont injustement aux arrêts ;

• Procéder au mixage de l’armée sans prendre les militaires Banyamulenge en dehors de leur région sachant qu’ils sont menacés d’extermination comme le reste de leur communauté, du moins pour l’instant.


Fait à Bukavu, le 20 décembre 2007

La société civile des Banyamulenge

Sunday, December 30, 2007

NYIRARUKUNDO ROSE, a Munyamulenge woman Wins America's Hometown Hero Award and New Car



Murwego rwo kwishimira amakuru meza yavuzwe kubantu bacyu muruyumwaka, tunejejwe nokubagezaho inkuru nziza za mushikiwacyu Rose Nyirarukundo, uwobakunze kwita Mapendo, uherutse guhabwa igikombe cy'ubwitange citwa "Hero Awards". Rose akaba atuye muri Amerika, aho yajye ari inchika cyumu yitsembatsemba ryabanyamulenge ryakorewe iKasai,iLubumbashi nutundi turere twa Congo mumwaka wa 1998.
Rero twagiraga ngo tubasogongeze izonkuru zanditse mubinyamakuru byomuri America.
Rose warakoze kuba haricyiza cyatuvuzweho kuruyumwaka nkabantu ugereranije ibibi byatuvuzweho muruyu mwaka aho bamwe muritwe badukojeje isoni kubera ibikorwa bibi byubugome, ubusambo n'ubuhemu byabo byadutukiwe twese. Bigasa nakurya bavuga ngo "umutwa yaneye muruzi byitirirwa bose". Nibiza rero kumenya ko hagat'aho hari bamwe muri twe bavugwaga neza n'amahanga ndetse bakanabigororerwa.

Abazi icyongereza babisoma neza hepfo, ndetse mukaba mwanabikurikirana kuri video yatangajwe muri Youtube kuri: http://www.youtube.com/watch?v=bE95rDXxtD8

"Tortured Congolese Mom Wins America's Hometown Hero Award and New Car" by Geri.

In 1998, Rose Mapendo was sitting on the concrete floor of a Congolese prison cell summoning up every ounce of courage, strength and intellect to protect her children. Almost ten years later, she has used that same determination and drive to help protect and rescue countless thousands of fellow refugees of genocide, and this April was honored for her humanitarian outreach at the 5th Annual Volvo for life Awards ceremony in New York City. Volvo named Mapendo "America's Greatest Hometown Hero" and awarded her a $50,000 charitable contribution and a new Volvo every three years for the rest of her life...

Mapendo, a Tutsi, was imprisoned and tortured by Congolese soldiers in the wake of the Rwandan genocide. Following 16 months of daily confrontations with death, witnessing the torture and execution of her husband and giving birth to premature twins on the floor of her cell, Mapendo and her nine children ended up in a refugee camp in Cameroon, from where she resettled to Phoenix, Ariz. Once safely established in the U.S., Mapendo helped found Mapendo International with the man responsible for her rescue. Mapendo International works with the U.S. Department of State and the United Nations to identify and assist Africa's forgotten, those who are at risk of falling through the cracks of humanitarian aid efforts. The organization helps these people through its medical clinic in Kenya and through a rescue operations initiative, identifying at-risk individuals, families and groups of refugees and working to get them out of danger.

Held at the world famous 42nd St. Cipriani on April 5, the Volvo for life Awards ceremony was the climax of the largest-ever national search for and celebration of everyday heroes, with Volvo Cars of North America providing $1 million annually in awards and contributions. This year, in honor of the Awards' 5th Anniversary, Volvo selected the top five heroes from every state in America and asked the public to visit www.volvoforlifeawards.com and vote for their favorite unsung hometown hero. Volvo received hundreds of thousands of votes from across the country.

A panel of distinguished judges — including Hank Aaron, Sen. Bill Bradley, Caroline Kennedy, Maya Lin, Val Kilmer, Paul Newman, Dr. Sally Ride, Eunice Kennedy Shriver and previous Volvo for life Awards grand winners — selected the program's top three winners in the categories of Safety, Quality of Life and Environment. Mapendo was the Quality of Life category winner.

"The heroes selected as this year's honorees have incredibly moving and powerful stories that symbolize Volvo's core values of conscience, care and character and we are exceedingly proud to have the chance to honor them," said Anne Belec, president and chief executive officer for Volvo Cars of North America. "It's hard for anyone to imagine living through what Rose and her family had to endure, but to then go on to help other victims like herself is truly inspirational. She gives Africa's forgotten refugees a voice and we hope this recent recognition will help America listen."
Geri
Source: http://www.goodnewsnetwork.org/inspired/individuals/volvo-hero-2007.html

Friday, December 28, 2007

Amakuru Mpuzamahanga: Urupfu rwa Benazir Bhutto wa Pakistan



Amakuru akomejwe kuvugwa hiryo nohino naya nyakwigendera Benezir Bhutto, uwigeze kuba Minisitire w'Intebe muri Pakistan, ubu akaba yaragize amezi abiri agarutse mugihugu. Ayamakuru akurikira tuyagejejweho mumvugo yacyu na Justin Nsenga.
Nsenga ati: Benazir Bhutto yiciwe muri Pakistan. Uyu mutegarugori yari intwari yifuzaga ko Democratie yagaruka mu gihugu yigeze kubera minisitiri w'Intebe, mbere yuko ahunga. Rero, hari hashize amezi make atahutse, ndetse akaba yarimo yiyamamariza kuzayobora Pakistan. Uyu munsi yishwe ubwo yari muri campagne mu nkengero za Karachi umurwa mukuru. Tubibutseko ise wa Benazir Bhutto nawe wabaye ministre w'Intebe wa Pakistan yishwe azira ibitekerezo bye bya kidemokarasi.

Intwari ku isi yose ziracyahari, ikibazo nuko zitaramba. Si Kongo yonyine ibuze Democratie, aho intwari nka Bhutto zipfa zizira ibitekerezo n'akarengane. Gukunda igihugu kw'uyu mutegarugori kubere Abanyamulenge icyitegererezo.
Hari umunsi umwe Democratie n'amahoro bizaganza ku isi. Inzozi nziza.

Kubatakurikiye neza izo nkuru mumvugo yacyu, mumagambo make inkuru uga uko yapfuye nkuko yatanzwe nikinyamateka Reuters, iti:
« Benazir Bhutto, qui était âgée de 54 ans, est morte après son transfert dans un hôpital de Rawalpindi. Son tueur ne lui a laissé aucune chance: il a ouvert le feu sur elle, l'atteignant à la tête, avant d'actionner la charge explosive qu'il portait sur lui. Au moins quinze autres personnes ont péri dans l'attentat. »
La meme source indique que, « Quelques heures plus tôt, un rassemblement électoral d'un autre opposant, Nawaz Sharif, avait donné lieu à une fusillade dans laquelle trois personnes ont trouvé la mort » Reuters.

Justin Nsenga,

AMAKURU YO MUKARERE.

CONFERENCE SUR LA PAIX AU NORD ET SUD KIVU.

Ejo Jeudi Inama sur la PAIX au Nord comme au Sud Kivu yaratangiye ku mugaragaro i GOMA
Yatangijwe na VITAL KAMERE hari na ba Ministres, aba Depites; Senateurs imvugo zabo zose ziragaragaza ko hari ubushake bwo kurangiza intambara n'imyiryane byamunze za KIVU. Ese koko imvugo izajyana n'ingiro?
Barasaba abazakomeza inama nyirizina le 06.01.2008 kuzavugisha ukuri ku byarangiza ibyo bibazo
Nyamara inzizitizi ni nyinshi
-Abaturage baravuga ko ari Abayobozi bakomeje kwiganirira no gushikirana
-Banyamuke bakomeje kutaba reprezanter kubera ko bari moins répresentés mu inzego z'igihugu
-Igice cya General Laurent Nkunda ntikiritabira ibyo biganiro
-Ku bireba Communauté yacu bwite nasanze ari bake cyane bamaze kwemererwa kuzayibamo hari n'ibindi bice sensibles bya Communauté kuba bitajya bitekerezwa.

Kwongera kubyo Bukuru yavuze, reka tubibutse ko iyo nama ishobora cyangwe yakagombye kujyamo nibindi bihugu byose bifite inyungu/intérêts zitandukanye muri Congo byaba ibitwegereye nibya kure. Umuntu yavuga nka:
Burundi, RDC, Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Kenya; les pays voisins: RCA, Congo, Gabon (exception), Soudan, Zambie; les pays impliqués: Angola, Namibie, Zimbabwe; les pays ayant des intérêts: Afrique du Sud, Mozambique, Nigéria, Allemagne, Belgique, France, Suisse, Union Européenne, Royaume-Uni, Pays Nordiques, Canada, USA, Japon, Commission Economique pour l'Afrique, Banque Africaine pour le Développement, Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.


BUKURU NTWARI depuis GOMA RDC