Sunday, November 26, 2006

Les élections oui, mais la démocratie Non

MAINTENANT QU’ON A EU FINALEMENT DES ELECTIONS DEMOCRATIQUES EN RDC, AVONS-NOUS LA DEMOCRATIE?


Il est évident que le peuple Congolais aspire a` la democratie jusqu’a` appeler leur pays une republique democratique!. Mais en réalité c’était plus une aspiration si pas meme une fantaisie qu’une réalité. Mais, aujourd’hui on a finalement élu democratiquement nos leaders. La question est celle-ci: sommes nous alors democrats ou democratiques?
A mon avis, l'organisation d'élections importante soit-elle, n'est qu'un élément de la democratization. Notre grand defi est de bâtir des alternatives démocratiques aux conflits.
On ne peut pas parler de la démocratie a` l’absence de développement.
Car la démocratie et le développement sont liés de manière fondamentale. Dans le contexte du Congo comme d’ailleurs, les deux sont liés car la démocratie fournit la seule base à long terme pour gérer des intérêts ethniques, religieux et culturels en compétition de manière à minimiser le risque de conflits internes violents. Il faut souligner que la démocratie est attachée de manière inhérente à la question de la bonne gouvernance, qui a un impact sur tous les aspects des efforts de développement.
Il faut aussi dire que les deux termes ou réalités sont liés car la démocratie est un droit fundamental de l’individu comme du groupe des individus, dont le progrès est en lui-même une mesure importante du développement.
Je ne sais pas s’il ya quelqu’un qui croit qu’en RDC on aura une bonne gouvernance bientot. Il faut aussi ajouter le droit à l'auto-détermination comme le stipulent bien tous les documents des droits de la personne. Bien que l'auto-détermination ne signifie pas nécessairement la sécession ou l'instauration d'un état, mais il faut qu’il y ait des structures politiques pluralistes qui permettent à des groupes socialement ou culturellement distincts d'avoir une plus grande autonomie. C’est dans ce contexte qu’au moins chacun peuple distinct obtient l'auto-détermination. Nous vivons encore des réalités ou une personne ou un groupe socio-culturel est harcellé pour avoir leur identité distinct, non pas ce qu’il a fait. Voici ce qui appel un tel groupe soci0-culturel a` une revendication a` une auto-determination totale car c'est le seul alternative a` sa survie.
Ici l’essentiel est que tous les peuples aient le droit de s'éxprimer au plan culturel, politique, social et religieux.
A cet égard, je ne pense pas que la RDC est mieux équipée a`créer des institutions spécifique qui examineront la question d'auto-détermination dans le sens surtout de developpement selon des normes objectives et universellement acceptables. Les élections oui on l' a eu, mais la démocratie, on la reve encore. Pour quoi alors ne pas rever grand?

Mon point de Vu

Akim

3 comments:

Anonymous said...

En RDC, pourquoi veut-on de la démocratique ?

Les élections sont des moments privilégiés pour juger de l’état de santé d’une démocratie. On peut juger de la volonté des dirigeants des Etats à lui donner toutes les possibilités de s’épanouir aux dispositions prises pour assurer le bon déroulement des scrutins, en toute liberté et dans le respect de la diversité des opinions.

Les résultats des dernières élections en RDC sont, à cet égard la démonstration des manipulations qui existent pour éradiquer une partie des concurrents, de l’électorat et surtout prendre le pouvoir, cela de façon autoritaire, «sous le couvert de la légalité». Ces mauvais exemples semblent être, trop souvent, malheureusement acceptés…
La participation à la vie politique étant un baromètre de la confiance que les citoyens portent aux élus, aux institutions, ce sera à côté de la montée dangereuse des courants extrémistes, un nouveau discrédit qui sera jeté sur eux.
Vue la situation politique, sociale et culturelle des congolais l’on peut se poser les questions suivantes : Qu’est-ce que le peuple ? Qu’est-ce que le pouvoir ? Vivons-nous en démocratie ? À quoi reconnaît-on une démocratie ? Pourquoi la majorité aurait-elle raison ? Quel danger ? Que pouvons-nous faire ?
La démocratie, c'est une idée simple, claire, mais la définir d'une phrase serait vague ou restrictif. Ce qui est contraire à la démocratie.
Chacun peut construire une définition...
Je vous laisse lire l’article « la Démocratie malade » de Michel Majoros
La démocratie malade ?

Qu’est-ce qui permet de dire que nous avons affaire à une démocratie ?
Les critères retenus sont généralement :

- Le respect des droits de l’homme (égalité devant la loi, libertés constitutionnelles)
- La séparation des pouvoirs
- L’état de droit, le respect des minorités
- Des élections libres, pluralistes.

Tout cela paraît évident. Nous n’avons jamais connu d’autre régime. Ceux qui ont vécu sous l’occupation nazie sont aujourd’hui pensionnés et d’ici une trentaine d’années, personne n’aura souvenir de cette époque.
• Comme nous l’avons vu auparavant, ces acquis, ce patrimoine sont le résultat d’une lutte, d’espoirs, de souffrances, de révolutions.
Les idées, les forces qui étaient à la base de la démocratie existent-elles toujours, sont-elles encore vivantes ?
Le grand libéral Frère-Orban prophétisait vers 1880 les affres du suffrage universel : vous allez confier l’avenir du pays à des manouvriers et à des valets de ferme, et quelques litres de genièvre décideront de l’élection.
Le citoyen, acteur conscient, partenaire responsable de toute démocratie, corespond-il encore, a-t-il jamais correspondu avec l’ensemble des électeurs ?

Le XXème siècle, avec ses villes tentaculaires, ses rythmes de machines, ses communications de masse, ses médias omniprésents, ses clonages dignes du Meilleur des Mondes, ses Superman et ses Big Brother, n’est-il pas plutôt celui de la masse, de l’individu isolé, du numéro, du code-barre, du consommateur, du profil-cible, de la ressource humaine, de la foule bêlante ?
Quand la plupart des citoyens se manifestent-ils, sinon au moment des élections, et encore, avec des pieds de plomb, après une campagne-marketting sous-traitée à des publicitaires qui privilégie l’image et le slogan plutôt que la réflexion et la responsabilité ?
Et le reste du temps, sommes-nous des citoyens ou de simples exécutants-consommateurs, muets, impuissants, irresponsables sur les conditions de notre travail, de notre vie quotidienne ?
Que disons-nous, qu’avons-nous à dire quand une entreprise s’implante, pollue, casse le sommeil ou ferme ses portes devant chez nous ou au-desus de nos têtes ? Quels sont nos choix culturels , quels modèles nous impose-t-on ? Comment se fait-il qu’autour de nous nous ne rencontrons que des concurrents, des rivaux, des indifférents ? Les journaux sont pleins de crimes. Plus discrets dans leurs colonnes, les accidents de la route tuent dix fois davantage. La violence, les agressions, le vandalisme n’augmentent pas nécessairement ; ce qui est choquant, c’est la passivité, l’irresponsabilité des témoins, la résignation, le manque de solidarité avec les victimes, le sentiment d’impunité.

La liberté individuelle, d’expression, d’association, de presse et d’entreprise fait de nous des êtres libres et juridiquement égaux, mais où est la fraternité ?

La démocratie est-elle en phase avec les valeurs – ou le manque de valeurs éthiques de la société ?
Si la précarité nous déstabilise, pourquoi ne pas nous replier vers des valeurs plus sécurisantes, comme le travail, la famille, la patrie ? Si l’incertitude nous paralyse, si nous voulons des certitudes, pourquoi ne pas marcher derrière des slogans comme Croire, obéir, combattre, ou Notre honneur, c’est notre fidélité ?

Déjà l’Europe, l’espace Schengen, se comporte comme un bastion. N’y entre pas qui veut. Il risque le centre fermé, le charter et même la vie. Bien entendu, plus l’Europe, les USA, l’Australie ferment leurs frontières, plus le monde pauvre les imagine comme un Eldorado.
Pourquoi les pays riches deviennent-ils frileux au point de virer populistes ou fachos ?

- Soit ils seraient menacés par un complot extérieur, fasciste ou islamique,
- … ce qui n’exclut pas qu’ils fantasment, et alors c’est le produit de leur propre crise, d’un décalage entre l’ensemble de la société civile et les partis et institutions traditionnels, d’une perte du lien social.

La démocratie est-elle un édifice parfait, achevé, ou un cadre évolutif, permettant le conflit nécessaire des intérêts et des idées ?
N’a-t-elle pas besoin pour garder la santé, de progresser à travers des crises sociales et culturelles (1936, 1968 …) ? Le peuple de gauche, et tous les démocrates de ce 1er mai en France ne manifestaient pas seulement pour se défendre contre une catastrophe en vue, ils espèrent un monde meilleur, plus démocratique. Quand la politique, art des rapports humains en vue d’améliorer la vie de la cité, devient spectacle insignifiant, qui s’étonnera que les espoirs, les aspirations ne puissent s’exprimer, que la culture démocratique s’effrite, que le citoyen numéro, irresponsable, se retranche derrières ses barrières, son clan, sa secte, ses certitudes ?

Plus grave que le sentiment d'insécurité : l’impunité ou le sentiment d’impunité, de mépris des victimes, dans un monde où le respect semble proportionnel à la fonction, au portefeuille, à la carrure ou au port d’arme, bref où il faut se faire respecter, comme si le respect inné de toute personne n’était pas un impératif éthique. C’est un critère qui distingue la civilisation de la barbarie.

Un autre critère est le regard sur la culture, c’est-à-dire la communication, la diversité, la beauté gratuite. La barbarie, c’est le mépris pour la culture : traiter celle-ci comme une marchandise, un support publicitaire, une pâture pour un troupeau de cons. Ou comme Le Pen, le 1er mai, pourfendre les intellos et les théâtreux, ou Baldur von Schirah, chef nazi joignant le geste à la parole : Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver !

Abrégeons. La démocratie est une forme, en constante évolution, de la liberté. Pour qu’une démocratie vive réellement, des conditions supplémentaires sont exigibles :

- la liberté, c’est aussi le respect du cadre de vie, la civilité ;
- un enseignement de qualité, formant des citoyens responsables ;
- la diversité, le libre accès aux médias et au pouvoir (ni caste ni monopole) ;
- le droit à la vie privée, à l’intimité, mais aussi à la dissidence et au conflit ;
- l’éthique dans les rapports sociaux, le respect de la loi (donc l’interdiction du racisme et des partis racistes au même titre que toutes autres violences et grossièreté) ;
- un tissu social, politique et culturel accessible, des partis et associations qui font leur travail ;
- donc, un engagement, une vraie gauche, une droite qui s’assume …

Nous ne viendrons à bout des résurgences fascistes ni par un simple discours « contre », encore moins en copiant l’obsession démagogique de l’extrême-droite (tout-répressif, inversion de l’immigration). La critique, la dénonciation, la marginalisation de l’extrême-droite, sont nécessaires mais pas suffisantes. Si ceux qui votent pour elle sont déçus par la politique, au point de tirer ainsi sur la démocratie, la conclusion est simple : les différents partis démocratiques doivent mettre en avant leurs idées, leurs projets, plutôt que de se laisser aller à une campagne de marketting à la veille des élections. Bref, insister sur le fond plutôt que construire une image. C'est la meilleure manière de prouver qu'ils respectent les gens.

Pour faire vivre la démocratie, il ne faut pas la laisser rouiller, mais lui donner de l’exercice tous les jours. Par définition, la démocratie est chacun de nous et nous tous.
Michel Majoros
Je pense que les congolais rêvent encore de la démocratie qui ne sera effective qu’après un grand changement moral.
Tite G.M.

Anonymous said...

Definetely you are right,"Elections was done but no Democracy" look from our neighbouring countries and other Afican coutries, democracy is still a dream, we all still have to work hard and sacrifise to our countries,but lets keep this process in our DRC which look like democracy,later we shall achieve it.(en forgent nous devenos des forgeron).
Charles.

Anonymous said...

Dear brothers Banyamulenge, Talk about democracy You must have first peace, with out g far in what texts says about democracy, there is one question for mulenge area, which government govern there? kishassa government or some military Kings? How can understand this, no legislation, no hospital no respect of human being. my opnion is first talk about democracy we must build peace, each other.

yours Rick
west africa.